CHAPITRE IV
Anatomie pathologique.
Les données anatomo pathologiques sont, dans le sujet qui nous occupe, extrêmement restreintes. Cela tient d'abord à ce qu'une intervention chirurgicale qui aurait permis de se rendre compte des lésions possibles de l'articulation de la hanche au début de l'affection, n’a jamais été nécessaire.
Dans l'observation que nous rapportons, M. le professeur Frœlich a été amené à faire l’arthrotomie : la capsule articulaire incisée a laissé échapper des fongosités caractéristiques de la bacillose, mais nous sommes dans un cas très particulier, car la tuberculose osseuse a eu une évolution très rapide à la suite de la réduction de la luxation. Nous étions déjà loin de la période initiale de la maladie où la luxation s'est produite ; nous ne pouvons tirer, de ce fait, aucune conclusion.
En outre, aucune autopsie n'a été pratiquée, la
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coxalgie au début n'étant jamais mortelle, ce qui nous prive de renseignements sur les lésions macromicroscopiques.
L'examen radiographique eut pu nous fournir quelques indications, mais le seul cliché qu'il nous a été donné d'observer, était un peu tardif. Les lésions que nous y avons remarquées : agrandissement de la cavité cotyloïde en haut et en arrière, lésions ulcératives à la face interne du cotyle sont analogues à celles que nous rencontrons aux périodes déjà avancées de la coxalgie, et nous ne pouvons les prendre en considération.
En effet, M. Berger dit : « L'histoire même des « cinq malades de M. Kirmisson, semble indiquer « qu'il s’agit plutôt de coxalgies relativement béni- « gnes et dans lesquelles les lésions de la tubercu- « lose n’ont ni une grande profondeur ni une ten- « dance marquée à la diffusion. Un autre argument « en faveur de l'intégrité relative des extrémités « articulaires est tiré de ce fait que dans tous les « les cas la réduction a été facile et s'est toujours « bien maintenue; ceci démontre bien que l’adapta- « tion des surfaces articulaires ne pouvait se rétablir « et se maintenir que parce qu'elles étaient con- « gruentes et peu altérées; au contraire, tout le « monde sait combien les tentatives de réduction « dans les pseudo luxations où les extrémités articu- « laires sont en partie détruites, sont vaines et illu- « soires ; il nous paraît inutile d'insister sur ces deux « ordres de faits diamétralement opposés. »
Un point intéressant pour nous eût été de savoir,