X. — Le début de l’affection est variable. Au point de
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vue clinique, on peut diviser les luxations congénitales de la rotule en permanentes et transitoires; ces dernières entraînent des troubles fonctionnels bien plus considérables que les autres qui ne constituent souvent qu’une infirmité insignifiante.
XI. — Ordinairement, le diagnostic s’impose. Il est souvent plus difficile de savoir si la luxation est congénitale ; l’étude approfondie des commémoratifs et des lésions anatomo-pathologiques nous fournira alors la solution du problème.
XII. — La luxation congénitale de la rotule n’a aucune tendance à l’amélioration spontanée. Le pronostic doit être réservé au point de vue fonctionnel. Il est plus sérieux dans les luxations transitoires que dans les luxations permanentes.
XII. — 1] faut abandonner à elles-mêmes les luxations qui ne s’accompagnent d’aucun trouble fonctionnel. XIV. — Le traitement orthopédique peut être considéré
comme palliatif et ne donne de succès que dans les luxations peu génantes.
XV. — S'il échoue, l'intervention est alors à conseiller et c'est dans l’étude des lésions qu’il faudra chercher les indications opératoires.
XVI. — Les procédés capsulaires, surtout celui de Le Dentu, sont à préconiser, quand les altérations de la capsule et des ligaments sont prédominantes; mais ils ne font rien contre les lésions osseuses, qui existent dans presque tous les cas.
XVII — Les procédés osseux ont donné de bons résultats à Ollier et à Lucas-Championnière.
XVIII. — Mais les procédés mixtes, les opérations rationnelles, combinaisons des précédentes doivent avoir la préférence. Les succès de Le Dentu, Roux et Bérard en sont des exemples.
XIX. == Par leur peu de gravité, les interventions partielles trouveront leur application dans certains cas où des procédés plus complexes n’aboutiraient très probablement pas.
XX. — Enfin le traitement post-opératoire, massage, électricité et gymnastique articulaire, constitueront des adjuvants précieux au rétablissement définitif de la fonction.
YU Nancy, le 4 novembre 1908.
Le PRÉSIDENT DE LA THÈSE :