‹ Des Luxations Congénitales de la RotuleChapitre 67 sur 72 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

JL. — I] faut entendre, par luxations congénitales de la rotule non seulement celles qui sont constatées à la naissance, mais aussi toutes celles qui, par suite d’une prédisposition de l’articulation, apparaissent sous lPaction d’un traumatisme insuffisant à produire cette malformation chez un sujet normal, et en dehors de toute affection à manifestation articulaire.

Aussi, nombre de luxatious, considérées comme traumatiques, doivent-elles rentrer dans la catégorie des luxations congénitales.

II. — Bien que connues depuis longtemps, ce n’est guère que depuis 1857 qu’elles ont surtout attiré l’atten— tion. En France comme à l’étranger, elles furent depuis l'objet de nombreuses recherches.

IT. — Elles comprennent quatre variétés : la luxation en haut, en dedans, le déplacement cunéen et la Juxation en dehors, de beaucoup la plus fréquente.

IV. — Les luxations en dehors se divisent en incomplètes, intermittentes, complètes et permanentes, suivant la situation de la rotule par rapport au condyle externe.

V. — Les déformations des surfaces osseuses, en par— ticulier du condyle externe sont souvent considérables ; elles coïncident presque toujours avec des altérations ligamentaires et musculaires qui prédisposent au déplacement rotulien.

VI. — Bien que mieux connues depuis ces derniers temps, les luxations congénitales de la rotule sont encore relativement rares. Elles s’observent habituellement de ‘10 à 20 ans, avec une fréquence à peu près égale chez l’homme et chez la femme, L’hérédité, notée dans plusieurs de nos observations, ne saurait laisser de doute sur leur caractère congénital.

VIT. — Elles coexistent parfois avec d’autres malformations. Quant au genu valgum qui les accompagne dans presque tous les cas, il est bien plutôt secondaire que primitif.

VII. — La théorie mécanique de la luxation, qui invoquait des causes extérieures variées pouvant luxer la rotule, a perdu de plus en plus de terrain. Elle a fait place à la théorie de la malformation primitive, qui a rallié presque tous les auteurs. Les lésions anatomo-pathologiques que nous avons constatées viennent encore à Pappui de cette dernière théorie.

IX. — Les différents mécanismes se basant soit sur une lésion osseuse, soit sur une déviation de l'axe du membre, soit sur une altération des ligaments ou des muscles, répondent tous à des faits bien observés. Mais il est probable que tous ces facteurs unissent leur action pour produire la malformation.

Page 1