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Il y a du gonfiement du cou-de-pied, des symptômes d’inflammation, assez souvent des fractures des malléoles.
Il peut aussi se produire des plaies, immédiates par déchirure des téguments, ou bien consécutives à la compression de la peau pas l’os déplacé et à son sphacèle : ces plaies, autrefois très dangereuses, donnaient souvent lieu à un phlegmon et à toutes ses complications générales ou locales.
Quand il s’agit d'une luxation ancienne, le gonfiement disparaît : c'est à peine s’il reste un peu d'æœdème dû à une certaine gène de la circulation. Les symptômes sont alors plus nets : c’est la perte des mouvements, la difficulté de la marche, l’élargissement du cou-de-pied et l'écartement des malléoles. Le doigt promené à la surface du pied peut reconnaître la tête, la poulie déplacée avec ses rebords et arriver à un diagnostic précis.
2° Symplômes particuliers à chaque variété :
a) Zuxations par rotation autour de l'axe antéropostérieur.
1° Luxation interne.
Dans cette forme, la poulie astragalienne regarde en dedans : la plante du pied est en rotation externe. La malléole externe est masquée par le calcanéum, qui s’est porté un peu en dehors d'elle.
Au-dessous de la malléole interne, saillante, on reconnaît la surface libre et polie de la partie astragalienne, à laquelle fait directement suite le col
Te
et la tête de l’os :enavant du tibia, entre les malléoles, on rencontre un rebord, et en arrière une surface, qu’on pourrait prendre pour celle de la poulie : c’est le rebord externe et la surface d’articulation avec le
péroné, reconnaissables à ce signe que le col et la tête ne leur font pas suite. |
2° Luxation externe.
La poulie regarde en dehors et la plante du pied en dedans. La tête de l’astragale repose sur le scaphoïde ou le cuboïde, elle se continue directement en arrière avec le coi et le corps de l'os; le rebord interne de la poulie est senti très près de la tête : enfin, on constate un vide sous la malléole interne.
3° Luxation sens dessus-dessous. 3
Elle est très difficile à reconnaître.
Delorme a cherché les moyens d’en faciliter le diagnostic et voici le résultat de ses observations : « Si dans la luxation sans rotation, dit-il, on recherche les deux rebords osseux de la poulie astragalienne, on commence à les sentir très près de la tête, à 1 centimètre, 1 centimètre 1/2. Dans les luxations par rotation au contraire, les saillies qui limitent la surface articulaire astragalienne inférieure et postérieure, saillies qu’on a prises pour les rebords de la poulie, sont à 3 centimètres 1/2, 4 centimètres en arrière de la tête, à 2 travers de doigt comme l'avait constaté Chassaignac, qui n’a pas su tirer parti de ce signe pour établir son diagnostic. »
De plus, l’intervalle qui sépare les deux rebords