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enlevé tous les muscles, en ne conservant que la capsule, il lui était impossible d'obtenir la réduction avec une forte traction. Il insista sur ce fait que l'obstacle principal à la réduction était constitué par l'épaisse bande fibreuse, tendue de l'épine iliaque antéro-inférieure aux trochanters, et il montra qu'il suffisait d'en détacher une portion à son insertion fémorale, pour obtenir de suite le dégagement de la tête. Sans refuser à la contracture musculaire qui nécessite l'emploi du chloroforme une part manifeste dans les difficultés de la réduction, on doit considérer la capsule et l'appareil ligamenteux comme les véritables obstacles. Bigelow a insisté tout particulièrement sur l'importance du rôle que joue, dans la réduction des luxations de la hanche, le ligament de Bertin, dont l’état de tension ou de relâchement doit toujours être présent à l'esprit du chirurgien, au cours de la manœuvre.
Des données de l'anatomie pathologique il résulte, que la première indication, dans la manœuvre de réduction, est de dégager la tête luxée, afin de pouvoir ensuite la réintégrer dans la cavité cotyloïde. Cette indication sera remplie par la flexion de la cuisse sur le bassin tout en maintenant le membre dans l’abduction. Par suite de ce mouvement, le ligament de Bertin se relâché et la tête descend ; en général il suffit de fléchir jusqu'à angle droit. Lorsque la tête est ainsi libérée, la seconde indication est de la réintégrer dans le cotyle. Pour cela, il suffit de porter le membre brusquement en haut et un peu en dedans, en joignant l'élévation à l’adduction. En résumé, flexion, traction en haut et en dehors, adduction, tels sont les différents temps de la manœuvre. La réduction peut s’opérer plus simplement en exécutant un mouvement de rotation interne, c’est-à-dire en sens inverse de celui qui a produit la lésion, dès que la flexion de la cuisse atteint l'angle droit.
Au cours de la manœuvre, il arrive assez fréquemment que la tête, au lieu de rentrer dans la cavité cotyloïde, glisse dans la gouttière sous-cotyloïdienne et se dirige vers la tubérosité de