CONCLUSIONS
Les luxations ovalaires de la hanche sont le plus souvent complètes.
Les lésions anatomiques présentent une grande analogie dans. toutes les autopsies.
La lèvre antérieure de la déchirure capsulaire et l’appui solide que prend le grand trochanter sur le rebord cotyloïdien, limitent le déplacement de la tête en haut. Le ligament de Bertin est constamment conservé, et tendu au maximum. C’est sa tension qui détermine l'attitude si spéciale du membre. Le psoas également conservé et tendu, fait sangle à la face antérieure du col, et renforce dans une certaine mesure le ligament de Bertin ; mais son action, pour'être évidente, n'en est pas moins secondaire. Dans la production et le maintien de l’attitude du membre, le ligament de Bertin et accessoirement le psoas semblent bien être les véritables agents en cause.
Les opinions si contradictoires, émises par les auteurs relativement aux modifications de longueur du membre dans la luxation ovalaire, sont dues probablement en partie à ce que les mensurations n’ont pas toujours été pratiquées dans les mêmes conditions. Ces modifications sont d’ailleurs accessoires ; elles accusent tantôt un raccourcissement plus ou moins marqué, tantôt un léger allongement, suivant que le membre luxé est plus ou moins relevé en haut et en dehors.
Parmi toutes les variétés de luxations de la hanche, la
variété ovalaire est une de celles, qui comportent le pronostic le plus fâcheux, lorsqu'elles restent abandonnées à elles-mêmes. En raison de l'infirmité considérable qu'elles occasionnent, dans la majorité des cas, les luxations ovalaires irréductibles sont justiciables d'une intervention sanglante. e
Si la luxation, restée irréductible malgré l'emploi des procédés de douceur et de force, est récente, ou ne date que de quelques semaines, l’arthrotomie, pratiquée dans les conditions voulues pour lever les obstacles, pourra permettre d'obtenir la réduction. Si la luxation est plus ancienne, le procédé de choix sera la résection de la tête du fémur avec réintégration du col dans la cavité cotyloïde, préalablement libérée, ou reconstituée. Dans les cas relativement rares où, . par suite de lésions trop avancées, ce procédé serait inapplicable, il faudrait s’en tenir à la résection -de la tète. On pourra aussi, dans certains cas de luxations très anciennes, avoir recours aux différents procédés d'ostéotomie, d’ostéoclasie ou de résection de l'extrémité supérieure du fémur. Ces procédés opératoires donneront encore des résultats fort acceptables.
Vu : Bon à imprimer Le Président de la thèse, TILLAUX. Vu : Le Doyen, BROUARDEL.
Vu et permis d'imprimer, Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,