‹ Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinièreChapitre 1 sur 59 · Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinière · texte numérisé non relu

Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinière

U y a deux ans que j'ai publié pour la première fois cette traduction^ mite sur la deuxième édition de TouTrage du docteur Âbercrombie , intitulé : PathologiciU andpractical reseorches on diseuses of ike hrain and the spinal cord. Cet ouvrage a été reçu en France comme l'une des meilleures monographies imprimées de notre temps ; la première édition a été rapid^onent épuisée. Je n'ai de part dans ce succès^ que par la fidélité avec laquelle j'ai reproduit dans notre langue toutes les idées de l'auteur anglais.

M. Âberorombie a bien voulu m'adresser en manuscrit les additions qu'il se propose de faire à son ouvrage, lorsqu'il sera réimprimé en Angleterre; je les ai introduites dans cette nouvelle édition.

J'avais joint à cet ouvrage un assez grand nombre de notes, je les ai encore augmentées dans cette édition. Je me suis attaché à y insérer des observations intéressantessur les maladies de l'encéphale, recueillies dans ma pratique. Ces observations pourront être utiles à consulter au lit du malade.

Quand j'ai publié cette traduction , je l'ai sur* tout jugée utile , parce que nous >n'avions en France aucun ouvrage complet sur les maladies cérébrales. €e besoin de la science est toujours le

VJ ^ niÉPACE.

même, il est seulement encore plus vivement senti aujourd'hui y à cause des écrits publiés sur cette matière,, depuis la première édition de cette traduction. Dans la préface qui la précédait, j'avais tâché d'apprécier en peu de mots le principal méritede l'ouvrage de M. Abercrombie j je reproduis textuellement ce que j'en ai dit : mes opinions, loin de s'a&iblir à cet ^rd , se sont Fortifiées. « L'ouvragé de M. Abercrombie sur lès maladies oér^raïes, est remarquable par la réserve avec laquelle ce praticien s'est élevé des conséquences immédiates des faits aux principes généraux. La pathologie du cerveau est tellement incomplète, que sur bien des points elle n'a encore été- l'objet d'aucune recherche satisfaisante; ces points sont même plus nombreux que ceux qui ont fixé l'attention, et qui sont devenus la matière des travaux des observateurs, bien que toufr ces derniers ne soient qu'imparl^it^nent éclairés , et que plusieurs même ne soient qu'à peine ébauchés. A la lecture du plus grand nombre des ouvrages publiés récemment sur les maladies cérébrales, surtout en France, on serait porté'à adopter une opinion directement opposée; Ces ouvrages ne signalent- qu'à peine quelques lacunes, presque tous présentent des idées gén^ raies qui embrassent l'histoire complète des affections encéphaliques ^ mais ces idées, vérifiées au lit du malade, quelque ingénieuses, quelque bien coordonnées qu'elles paraissent, ne sont plus d'accord avec les faits, parce qu'elles ne reposent pas sur un nombre suffisant d'observations bien recueillies. Cette direction imprimée à Fétude àe

nfrACB. tQ

k pathologie enoëphaliqae nuit beaacoap aux progrèB de cette partie importante de la science ; elle égare la plupart des jeunes médecins formés à la lecture des auteurs ^ quand ils viennent faire Fai^lication clinique des doctrines qu'ils ont puisées dans les livres. L'ouvrage de M. Abercrombie, conçu dans un esprit sévère , est surtout propre à déterminer rigoureusement les limites des faits et de leurs conséc[uences; la persuasion où je suis qu'il est important de ramener les esprits à cette étude rigoureuse y m'a fait sentir l'utilité de répsmdre ce livre en France, et m'a déterminé à le ftiire passer dans notre langue. J'ai jugé nécessaire d'y joindre des notes destinées à compléter les obscnrvations de l'auteur sur des points que mes travaux cliniques m'ont mis dans le cas d'étudier plus directement. »

Je n'ai rien changé à l'ouvrage original; j'ai conservé l'ordre adopté par l'auteur dans l'exposition des objets dont il traite; je ne l'ai modifié qu'en plaçant immédiatement à la fin de la troisième partie un Appendice que l'auteur a rejeté à la fin du volume. Il m'a semblé qu'en rapprochant ainsi les faits de leurs conséquences, je donnerais plus de poids aux résultats de l'observation.

Je n'ai pas cru nécessaire de traduire en tète de cet ouvrage !a préface de quatre pages qui se trouve dans l'original; cette préface n'est qu'an exposé succinct de l'ordre des livres et des chapitres, et n'a aucune importance scientifique.

P&iis, oe l«r novembre 1834.

DBS MALADIES

ET

Page 1