‹ Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinièreChapitre 2 sur 59 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

DBB AFFECTIONS UIFLAnATOIRES DE l'eNCÉPHAJLE.

Le diagnostic des inflummatioas des organes encéphaliques a des diffliisaltés qui hii appartiennent particolièrenient. Dans les Inflammations des autres organes, on peut en général déterminer les symptômes propres à la maladie pendant toute sa durée, et même on peut faire la part des combinaiMHis acdd^iteDes qui peuvent les modifier^ mais toutes les maladies aignSs de Fencéfèale troublent si rapidement les fonctions sensoriales, que les malades deviennent en général, même à une périocte peu avancée du mal, incapables d'exprimer leurs souflGrances, et que les symptômes de la maladie se perdent dans cette suspension de toutes les facultés, que nous désignons sous le nom ^oppression cérébrale.

Lorsque cet état existe, il devient naturellement Vob^ spécial de l'attention du praticien, et comme il est ^puis long4emps, dans l'esprit des médecins, étroitement lié k ridée d'une compression du cerveau , on dirige en général les ledierches vers b cause de cette compression. Les ouvertures de cadavres avant fait reconnaître l'épancbement d'un fluide dans un grana nombre de cas de cette espèce, on a considéré les symptômes comme expliqués, et l'on s'en est probablement tenu là. Telle a été , en grande partie, la cause de l'obscurité qui a si longtemps mveloppé la pathologie des affiactions cérébrales, et particullèreoient l'histoire derhydro^

3 DIS E!fcC»iuns Bit dboDua.

oéphale algue. En étudiant d'une manière plus approfondie les phénomènes des maladies de Fenc^iwale, npus ayons appris combien ils sont trompeurs, et nous avons été conduit à établir des principes de la plus grande importance en pratique. Nous ayons reconnu que cet état cérébral qu'on désigne sous le nom de coma , ayec tous les phénomènes qui s'y apportent , n'est pathognomonique d'aucune maladie particulière de l'encéphale , puisqujil peut exister àyec des anections très-différentes , et même avec des états morbides opposés de leur nature.'Nous avons constaté que cet état ne prouve l'existence d'aucune compression cérébrale, et surtout qu'il n'a Eoint de connexion nécessaire avec un épandiement enc^haque ; il y a plus : Vest que des épani^ements considénuïles peuvent exister dans le cerveau sans déterminer aucim des symptômes qu'on leur attribue ordinairement^ et que ces symptômes peuvent se montrer tous dans une inflammation encéphalique simple. D'après ces observations, on trouve dans les phénomènes que détermine l'inflammation du cerveau et de ses membranes le sujet de considérations étendues qui conduisent à des résultats de la plus grande utilité dans la pratique. Cest particulièrement pour ce qui concerne la maladie désignée ondinaireraant sous le nom d^hydrocèphale aigué, que l'importance de ces distinctions se montre plus spécialement. Il ma semble, en effet, qu'on peut aujourdimi considérer conmie démontré que cette maladie si formidable a'est pas, à proprement parler, une hydropisie encéphalique, mais une maladie inflammatoire qui se termine par épanchement; que plusieurs des principaux symptômes^ cette affection ne se rapportent point à l'épanchement, mais à l'état inflammatoire qui le précède , et que cette maladie peut -devenir ûitale sans qu'il se fbrme d'épuichement , après avoir cq[»endant présenté tous les symptômes qu'on a l'habitude de considérer comme caractéristiques de l'hydrocéphale. . Les fèlegmasies encéphaliques présentent des caractères très-variables suivant différents cas. €es modifications peuvent se rsq^porter à ces trois circonstances : 1« le siège de l'inflammation ; 29 soDiiegré d'intensité , et 8* son mode de ter^ minaisiui.

1<^ L'inflammation peut avoir son siège dans la dure-mère, dans la piemère, dans l'artchnoldé, dana la substance du cer-

STBPrftnS Mg ERGÊFHàUTES. 5

veau, soit dans ises hémisphères, soit dans ses parties profondes et centrales.

SP. L'intensité de la maladie varie depuis le plus haut degré de la phlegmasie aiguë jusqu'à l'état d'inflammaticm chronique ou scrofuleuse, ayec l'intensité la plus modérée , et avec ks nombreuses modifications qui indiquent le passage insensible des unes aux autres des différentes formes de la maladie.

30 Les phlegmasies encéphaliques peuvent se terminer par un épanchement séreux» par la formation d'une fausse membrane, par la suppuration ou par le ramollissement de la pulpe cérébrale*

Tous les phénomènes qui se lient à ces diverses variétés seront pour nous l'objet de recherches très-étendues et d'une grande difficultés Mais avant de les aborder, il nous parait convenable de donner un tableau général des symptômes qui indiquent l'inflammation des organes encépbûiques.

SECTION PREMIÈRE

TABLEAU GÉNÉRAL DES SYMPTÔMES DES INTLAMMATIOIfS ENCÉPHALIQUES.

sur les maladies de l'encéphale ne sont pour qu'il soit possible de déterminer sont les symptômes de l'inflammation erveau considérée comme distincte de es ; cette distinction n'est d'ailleurs que sortance en pratique : nous nous borneï tableau général des phénomènes morl'existence d'une inflanunation dans ganes encéphaliques : ces symptômes se rentes formes qui dépendent probable- Qsité du mal, soit «hi si^e particulier » principides formes sous lesquelles ces entées à nous.

rme sous laquelle l'inflanmiation encéphalique'se montre, constitue peut-être la frénésie des nosologistes. Elle se caractérise par la fièvre, i'insonuiie, la

4 enatbwn *

céphaMgîe intenge, la difficulté da 8ttpiN)rl6r la lumière, rinjection des yeux et le délire maniaque. Cette afifëction n'est cependant que rarem^t idiopathique, excepté dans quelques cas, dans lesquels elle est produite par l'abUs des liqueurs fortes, et par Texposîtion à l'ardeur du soleil dans les climats chauds. On l'observe quelquefois comme affection symptomatique dans la fièrre ou la manie; et l'on voit aussi quelquefois un état presque semblable se manifester aprètf les lésions traumatiques de la tête.

Nous rapporterons des drconstances qui rendent trèsprobable que, dans cette forme de maladie, l'inflammation a Srimitivement son siège dans les méninges. Si la maladie evient funeste, c'est orifinairement en détruisant rapidement k» forces vitales par l'excessive stimulation qu'dle détermine.

} produire l>eàucoup de désordres dans les parties qui pasent avoir été le siège de Finflaimnation; car, dans ces , qui se terminent par la mort, les progrès de la maladie t généralement rapides, et les désordres trouvés à l'ouver-

raissent 4

cas, (

sont^

ture du cadavre n'expliquent souvent pas d'une manière satis-.

faisante , la terminaison funeste du mal.

On pourrait peut-être rapprocher de la forme morbide dont nous venons de parler. Une affection assez fréquente qui se caractérise par une aberration particulière de l'intem • gence, sans que les malades se plaignent d'aucune douleur. Cette affection se manifeste par une insomnie remarquable, une précipitation et une impatience dans les actions, une agitation sans repos. Les malades s'aban<k>nnent à un baba continuel et rapide; ils passent d'un objet à un autcp, sans beaucoup de connexion dans les idées, sans néanmoins, le plus ormnairement, donner aucun signe' d'égarement; Uê reconnflâssent en général ceux qui les entourent, et répondent distinctement aux questions qu'on leur a<kesse. Le pouls est accéléré dans ces cas; mais il n'y a du reste aucun autre symptôme de fièvre. Un observateur superficiel prendrait cette maladie pour une manie, et en méconnaîtrait, par con^ séquent, tout le dangw. Cette maladie esteqpendant des plus graves , et devient très-souvent rapidement funeste. Sa na* ture est obscure , et les ouvertures des corps ne feroliquent pas d'une manière satisfiiisante. Les désordres qu'eues font découvrir consistent surtout «n une inlection vasculaire très-

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imoaneée de la pie-mère , sans Irace d*aocun produit dinanmiation encéphalique *.

n. La deuxième forme de l'inflammation encéphalique s'annonce par une subite attaque de convubions. Aucune indisposition ne parait quelquefois avant cet accident, ou, s'il a été parfois précédé de quelques phénomènes morbides , ils ont été si légers, mi'ils n'ont que faiblement fixé l'attention. Noos avons tu , dans un cas qui sera décrit , l'invasion des convulsions précédée de vomissements , et dans un autre , d'une légère c^halalgie pendant plusieurs jours. Les convulsions sont ordinairement longues et violentes , quelqudbis eiifs sont immédiatement suivies du coma , qui ne précède qoe de quelques jours l'issue fatale de la mahdie : a'autres MHS les convulsions se renouvellent rapidement à de courts intervalles, pendant lesquels les malades conservent leur sennbiUté et se plaignent de céphalalgie; tous ces accidents se terminent en vingt ou vingt-quatre heures par le coma. Dans qudques cas, après que l'état comateux a duré un certain temps, comme vingt heures, il cesse complètement , et laisse le malade pendant plusieurs jours dans un état qui semble très-favorable, lorsque tout d'un coup, sans aucun prodrome, les convulsions se renouvellent et se terminent par un coma qui devient funeste. Cette forme de maladie est qudquefoû

* Cette forme de maladie c^râ>rale est une de celles que l'on a le plus souvent

[es ; on a même, souTcint, section du cadavre, d'an»

Uatement à la pUegmasie I mort est survenue trèse l'attention de l'observa' Tacilement ce qu'il peut y on porte sur la nature du mt l'effet du trouble des ment alors avec les signes une sui'infiamtiuHtOH gë« leur vive da la tête , dmeuz, alternatives de pâleur , pupilles convulsivement , Itourdisscments dont se ité de se tenir fixe dans la sution droite , etc. Ajoutes à ces symptômes beaucoup d'autres qui résultent du siège plus spécial de l'irritation encéphalique dans tdle on telle partie des méninges ou de la pulpe.

A. N. G.,fr«<l.

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modifiée d'une manière très-remarquahle : les C(mviilBioiig n^affectent qu'un côté du corps ou qu'un membre, et se ter* minent ordinairement par la paralysie de la partie où. elles avaient leur siège; quelquefois même la maladie commence par une attaque soudaine de paralysie, sans convulsions antécédentes. Sous cette forme , la maladie encéphalique a une ressemblance remarquable avec les attaques subites d'hémiplégie. Nous montrerons que , dans ces cas, l'inflammatioa est souvent limitée à une petite portion de la substance céré* brale; que l'attaque peut être si subite qu'elle re^emble tout à fait aux attaques de paralysie qui surviennent par d'autres causes, et qu'enfin la maladie encéphalique peut n'avoir pas dépassé l'état d'une inflammation simple, tandis que ses symptômes ont parcouru leur cours ordinaire, et se sont terminés en un coma fatal. Cependant on trouvera en général, dans ces cas, que la phlegmasie se sera terminée par suppuration, ou par le ramofiissemeni de la pulpe cérébrale, sorte de désorganisation du cerveau dont il sera question plus tard : d'un autre côté, on trouvera aussi, dans des cas de cette espèce, que l'inflammation sera restée entièrement limitée dans les membranes encéphaliques.

m. La troisième forme des inflammations cérébrales se montre plus communément chez les enfants, quoiqu'elle paraisse aussi quelquefois chez les adultes. Les prodromes de cette phlegmasie sont ordinairement, pendant un ou deux jours, un état de langueur et de mauvaise humeur ; un accès de fièvre se manifeste ensuite, annoncé quelquefois par un violent frisson. Le malade est accablé, il demande à n'être point dérangé; il se plaint d'ime douleur aiguë dans une partie de la tête; il ne peut supporter la lumière ; son visage est rouge. A cet état se joignent quelquefois de fréquents vomissements pendant un ou deux jours; d'autres fois cet accident manque complètement. La douleur a son siège dans des parties de la tête différentes; elle s'étend fréquemment au cou, et quelquefois il y a des douleurs dans les bras et dans les autres parties du corps. Les pupilles sont ordinairement contractées; les yeux ne peuvent supporter la lumière; quelquefois ils sont injectés ; la langue est blanche , mais humide; quelquefois elle est tout à fait nette. Le sommeil est troublé par des réveils en sursaut et des songes effirayants, et

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fréqnemment , pendant qu'ils dorment , les malades grincent des dents : le ventre est ordinairement resserré, mais souvent aussi il est comme dans l'état de santé, et j'ai yu la maladie accompagnée, pendant toute sa durée, d^une diarrhée spontanée. Au bout de quelques joiu^ , un léger délire survient ; fl est d'abord passager; il n'est même observé que pendant ia nuit, ou au moment du réveil : dans quelques cas le malade est dans un -état d'assoupissement, pendant lequel il tient des propos incohérents; mais on peut le faire sortir de cet état et il parle alors sensément. D'autres fois, au lieu de défire, on observe chez ces malades une perte de mémoire telle qu'ils usent d'un mot au lieu d'un autre, confondant les noms des personnes avec les noms des choses , se trompant sur le jour ou sur le temps du jour ; enfin , les malades montrent ainsi une confusion des facultés intellectuelles qui ne ressemble pas au délire fébrile : quelquefois le malade s'aperçoit de Pétat de ses facultés , et semble très-préoccupé du soin de rectifier les erreurs qu'il a commises. Après ces symptômes survient une tendance au sommeil , qui se convertit bientôt en coma. Pendant que ces symptômes se succèdent, le pouls, qui était d'abord fréquent , revient à son rhythme naturel, ou même tombe au-dessous ; la douleur devient moins violente, tes yeux perdent leur vive irritabilité, et deviennent sttnpfdes et excavés ; souvent il survient du strabisme et une vision double , et ces phénomènes sont suivis, dans un grand nombre de cas, de la dilatation des pupilles et de la cécité , même avant que le malade tombe dans le coma. Le pouls , après être resté sans fréquence un jour ou deux , quelquefois seulement pendant quelques heures, devient de nouveau fréquent , et le devient à un tel point , que l'on a quelquefois coraplé jusqu'à deux cents pulsations par minute. Pendant toute la durée de la maladie, le pouls est extrêmement varkd>le en fréquence ; on dirait qu'il change à chaque minute ou k dtoiqae fois que l'on compte ses pulsations. Cette inégalité remarquable du pouls ne s'observe pas dans d'autres maladies, racq>té par quelque cause passagère : elle est, dans toutes les maladies encéphaliques, un symptôme qui mérite beaucoup d'attention. A l'état comateux se joignent quelquefds la paralysie d'un ou de plusieurs membres, et , dans certains cas, des accidents convulsifs; la mort survient après qu^ques jours de cet état.

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La tlufée de cette maladie est extrémcttiast variable ; elle se prolonge quelquefois jusqu'à trois semaines; et d'autres fois, particulièrement chez les jeunes enfants, elle est fatale en cinq ou six jours. A une période de la maladie, il y a généralement une rémission remarquable des accidents, qui pourrait faire concevoir l'espérance, mais l'espérance téménâre de la guérison. Cette rémission arrive ordinairement lorsque le pouls perd de sa fréquence, ou lorsqu'il commence à s'accélérer de nouveau ; elle est généralement le prélude du coma. Le pouls ne se ralentit quelquefois pas ; il conserve alors , pendant tout le cours de la maladie, une fréquence presque uniforme. Chez les jeunes enfants qui ne peuvent rendre compte de ce qu'ils éprouvent , cette forme de maladie encéphahque est caractérisée par la fièvre, la rougeur de la face, l'insomnie et les cris aigus, souvent avec des vomissements. Au bout de quelques jours , ces symptômes sont suivis de la stupeur et du strabisme, avec abaissement de la fréquence du pouls aussitôt que la stupeur surviont. Cette chute du pouls, lorsque l'enfont reste dans un grand accablement voîsm du coma, est souvent le premier symptôme qui indique la nature alarmante de la maladie.

rv. C'est plus communément sur de jeunes sujets, de Fâge de la puberté et au-dessus, que j'ai observé la quatrième forme de l'inflammation encéphalique. Elle commence par un léger état fébrile qui , pendant longtemps , n'excite point d'alarmes ; il existe en même temps une céphalalgie légère, avec des inquiétudes dans les membres, de l'anorexie et un sommeil agité : la langue est saburrhale, le pouls a peu de fréquence, comme de quatre-vingt-seize à cent pulsations par minute. Au bout de quelques jours la malaoïe semUe diminuer; mais, à la visite suivante, on est désappointé en trouvant le malade plus souffrant que dans l'origine. On a alors recours à un traitement plus actif, et l'on obtient encore une apparence de diminution des accidents. Ainsi la langue se sera nettoyée ; il y aura un peu d'appétit , le sommeil sera plus calme ; mais il restera une c^halalgie qui varie en intensité d'un jour à l'autre : jamais elle n'est très-intense , mais jamais aussi elle ne cesse tout à fait ; le pouls conserve aussi de ]& fréquence. Dans ces alternatives de rémissiOBS et d'eiacerbations , huit à dix jours se passent avant que la maladie

va VICfiMAUTES. . 9

uha pHs iM oivaêtèi^ déddé. C^ ne sevt peut-être qa%u «iiième ou septîèiiie jour , que même un obsm ateur attentif commencera à remarquer que la céphalalgie , quoique peu intense , est cepoadanl plus forte et plus permanente qae ne le eoraportent les symptômes fébriles ; que pendant que la hi^^ se nettde, que le pouls se ralentit, et que l'appétit angmaite, la céphdalgie continue avec une propension au rqpos, et un degré d'accablement qui n'est pas justifié par Pintoisité de la fièvre. La maladie peut ainsi continuer sa mardie pendant plus longtemps encore, jusqu'à ce que, peut-être vers le aouzième ou le quatorzième jour, le {Mxuds tombe subitement à son rbythme naturel, et même au-desaous , t«idis que la céphalalgie est augmentée et se joint à une propension évid^te à la stupeur. C'est dors que l'on reconnaît une maladie de k tête des plus (kngereuses ; le malade reste pondant plusieurs jours dansj'état de stupeur , qudlquefo» avec des convulsions , et souveit avec strabisme et dcmble yision. Le pouls recommence à devenir fréquent, et, yers cette période de la maladie, il survient souvent un intervalle trompeur d'amendement apparent; quelquefois le stoibisme disparaît, et les yeux reprennent leur aspect naturel; la stupeur a cessé , et le malade parait débarrassé et jouit de ses focultés intellectuelles ; mais bientôt il retombe subitement dans un coma complet, et il périt en trois ou quatre jours. La ditt^ de cette maladie est incertaine) eUe

Smt se prolonger pendant cinq à six semaines, ou elle peut re faUue en deux ou trois.

Lorsque la forme de maladie encéphalique que nous éécHr vous se manifeste chez les enfisints , ils deviennent languissants et abattus ; ils n'ont pas d'appétit , et leur sommeil est agité. Le ventre est souvent dérangé , et l'on est porté à attribuer è l'état des viscères abdominaux les accidents que l'on observe. Aucun symptôme effrayant ne se manifeste ; aussi reste-t-on sans alarmes jusqu'au huitième ou dixième jour : le pouls tombe alors à soixante-dix , et même à soixante pulsations ; les pupilles se dilatent , les yeux deviennent fixes et excavés ; Tenfant est dans un état d'accablement qui tend à la stupeur : ces symptômes sont bientôt suivis du coma , et généralement du strabisme, et peu de jours après de la mort.

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