et phlegmasie» «e manifestent souvent dans le cours
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des autres indadiesfa>rile8,eoimiie te ièfre contiitae^k scaiiatiDe, la rougeole', etc. '
Les eas les plus grades et les plus fréquents des maladies cérébrales inflammatoires, survenues par ime cause de eelte espèce , sont ceux qui succèdent à la scarlatine. Un enfaiit convalescent de la scarlatine , qu'il peut avoir eue à un âiible degré , est pris, peut-être après s'être exposé au froid, de c^halalgie à laquelle succèdent rapidement les convulsions , suivies elles-mêmes de cécité et de coma. Les accidents cérébraux peuvent avoir été précédés de Panascffciue , qui survient fréquemment après la scarlatine. Cette circoii'stance porte à les attribuer à un épanchement subit dans le cerveau; cependant la maladie est entièrement inflammatoire, et le malade ne peut être sauvé que par le traitement le plus énergique , par les saignées , les purgatife , et autres moyens semblables. Par ces moyens de traitement on guérit
Plusieurs de ces nudades ; d'autres périssent et présentent les ^ions ordinaires des adBTections inflammatoires 4u cerveau. On voit des individus qui ont été guéris de cette maladie , rester sujets à des accès d'épilepsie.
, . La maladie cérébrale qui nous occupe peut se manifester pendant les fièvres continues , spécialement aux périodes les plus avancées de ces fièvres. * Lorsqu'elle se développe gra'-
* U fmôt rappnodier des mtitctàom -àtk cerveaa ^i M aumlfestcnt peadânt ka fièvres graves , une phlegroasWt «iguë âc l'encëpliale, dont on obserre qwkpMfba le dëreloppement pendant la durée de violentes inflammations gastro^intestinalet. C'est le plus ordinairement quand la maladie abdominale commence à dimina», que cette maladie encéphalique éoUrte. J'ai vu pAir ainsi des malades que je m'applandisiais de voir échapper à tous les dangers d'une prcnriàrc ■•bdle trvs'grave.
Un petit garçon de dix ans fut pris subitement, U soir, au m<rfs de mars 1829, de vomissements très-fréquents , qui devinrent tels qu'il ne pouvait conserver une cuillerée d'eau. Le lendemain matin le poultf était asses pldn et donnait cent vingt puliMtions ; l'épigastre et toute la région supériniie de l'abdomen jnsqu'i TombiHc étaient trrs-doaloureux au toucher. Malgré deux saignées générales, de» «aignéea locales, des cataplasmes émolDents et des batns , il me fût impossible de modérer les accidenu pendant six jours ; leur intensité était excessive; les vMniasements étaient presque continus, et s'accompagmdent de eranpes €t de coliqnes intenses. Une cqillerée d'eau pure provoquait le Mtonr des vumisaewets k^u'ils étaient suspendus. La fièvre était très'vive, la peau chaude et le pouls tr«s.ftible. Deux véslcatoires appliqués sur les hypocliondres semblèrent diminuer cet eut si grave , contre lequel j'avais inutilement ^nisé le traitement antf • phibgistiqiic et ensuite k trtitettfltdt sri^tif. L'«mélk>ratian qu'amtnèyent les
DBS BSCtaUlTU. 175
dmiltiiieotet'd'viieiQamèreiQgidieittei «fie est géoéndement au-dessus des ressources de Fart ; mais , si elle est d'une forkBeaiguë^onparrient fréquemment à guérir le malade parun traitemait actif. Dans les fièvres lentes probogées,
vésicatoires ne dura pas : le lendeuMin Ici TomiMemtnts continua, les cnmme» , l'exeiUtioB extrême, la fièvre intense, la sëchereste de la langue, la soif inexUngoible, étaient aussi intenses que deux jours auparavant. Un gros moxa fut brûlé sur r^gastre. Le soulagement fut immédiat , et ne se démentit plus ; deux joura après te mabde supportait du bonillon de poulet; la fièvre était dimioaé*, «t il existait un état de bien-être qui donnait de l'espérance. Le cinquième jom- de c«te amélioration , qui avait été consUnte, puisqu'il n'y avait plus de fièvre depuis vingtHjuatre heures , l'enfant , qui avait dormi profondément pendant la nuit , se réveilla avec une céjjhalalgie légère et le regard égaré j il se plaignit de voir sauter Its meubles de la chambre. Le pouls prit dans la journée de hi fréipMMe ; il y eut plusieurs syncopes. Un large vésicatoire fui appliqué k la nuque; des sinapismes furent promenés sur les extrémités inférieures. Le soir et la nuit suivante U y eut du délire : dix sangsues furent appliquées derrière les oreilles. Le lendemain l'enfant était dans le coma \ il périt le soir.
Je trourai, à l'ouverture du cadavre, un ramdiissement de la voûte à mis piliers , un épanchement de sérosité trouble dans les ventricules latéraux , et um destruction complète par ramollissement du septum-luddum. La muqueuse gastro-intestinale était plus épaisse que dans l'état sain, plus rugueuse; mais aie "était pâle , excepté quelques marbrures dans l'estomac et le dnodénum»
Je pourrais citer cinq faite semblables, que j'ai observés depuis trois ans, rt entre autres le cas d'une dame que j'ai vue au mois de novembre 1829, m con> solutipn avec M. le docteur Perraudin; elle avait une gastrite des plus violentes, qui parut céder k l'application de deux cautères sur l'épigastre. Depuis trois semaines que ces cautères avaient été appliqués après notre consultation, die reprenait lentement $es forces ; elle était amenée à supporter facilement le bouillon de veau à la glace, et on la levait depuis deux à trt^s jours , lorsque le soir elle adressa k son mari une question déraisonnable. Celui-ci ayant fixé son attention ,. û n'y eut plue de délire ce jour>là. Le lendemain matin à son révdl , pn^os dâirants qui se renouv^ent dans la journée, après plusieurs moments d« sommtÊi. Il survenait des défaillances, même en la remuant dans son lit. Le jour suivant je la vis en consultation pour la deuxième fois : elle ne me reconnut pas. Il y av^t strabisme, paralysie incomplète des mnsdes du cdté droit de la face , stupeur ; le pouls était extrêmement fréquent et irrégulier. Nous fîmes appliquer «Ut moous derrière les oreilles ; U n'y eut aucun souUgement; le délir« candnua, I^ malade tomba dans la stupeur et le coma , et périt trois jours après.
Je n'ai pu jusqu'à présent constater l'existence d'aucun prodrome qui pulyse Mre prévoir r invasion de la maladie cérébrale dans ces circonstances; l'état de biUes^e et cf épniseroent o& sont alors les malades ajouta encore an dans«r de cette maladie, déjà si grave par elle-même. U me parait difficile de se rendre raison de sa manifestation sur des sujets que l'on a soumis k toute l'activité d'an traitement antii^ogistique des plus énergiques. Dans tous les cas où je l'ai observée , elle a été funeste , malgré les moyens actifs que j'ai opposés k son dé- Tdoppement; il faut se garder d attribuer ainsi à une phlegmasie métastatiqua •nr le cerveau , des eérébrites, pendant la première période desqudlesles sympté-
174 cicâcs
il survient soayent une affection qui présente plusieurs des caractères des affections cérébrales les plus dangereuses; mais ces accidents disparaissent lorsque la fièvre cesse. Un enfant de quatre à cinq ans , que fai vu avec le docteur Begbie , avait tous les symptômes d'une fièvre lente; il tomba dans la stupeur, qui s'accompagna de dilatation des pupiHes, et de cécité avec un certam degré de strabisme. Il perdit la parole , et ne la reprit graduellement qu'après être resté corn- Slétejnent muet pendant près d'un mois. La cécité n'avait uré que six jours. Le retour de la parole fut précédé d'un écoulement abondant par les deux oreilles. Trois mois environ après il mourut à la campagne , d'une maladie cérébrale; x)n trouva des tubercules dans le cerveau, avec un épanchement séreux. J'ai vu une autre fois , chez un adulte un coma presque complet avec cette roideur spasmodiquede plusieurs membres que les auteurs français ont considérée comme caractéristique du ramollissement du cerveau. Cet état durait dc^puis plusieurs jours ; il se termina farorablement.
II. Ces maladiespeuvent être le résultat de vlolenoes{>bysiques, et c'est peut-être le plus souvent à cette cause qu'il faut le plus généralement les attribuer, spécidement cbez les enfants. Les coups à la tête sont souvent légers , et il y a ft*équemment un intervalle considérable entre le moment oè ils ont été reçus et la manifestation de symptômes alarmants. J'ai rapporté dans ce chapitre deux remarquables exemples d'afiectionscérébralesqui ont semblé produites par cette cause , dans les observations LXIV et LXV.
m. La suppression d'évacuations habituelles est aussi une etu^ de ces maladies. Les exemples les plus communs de (MtAe cause morbifique s'observent par la suppression des manstraes sur de jeunes femmes vdétudinaires , chez lesquelles cette suppression est souvent suivie de dangereuses affections cér^rôles. La céphalalgie^ ou tout autre symptôme encéphatifue survenant dans ces ciroonstances , doit
mes abctominani sont trilement prononce* c|u*on serait tent^ do les considérer comme des ^hinùainti idiopathiques; Vexplosion des phëDotn^nes de la cirébrite suppiircc, i^endralt bientôt, mais trop tard, rectifier l'errear du diagnostic* L'obs. Lxl (ter) de la note précédente , oft're un exemple de cette marche si remarquable de b maladie. A. N. G., truJ.
DES ANCÉraALITES. 176
toi^Mus être eonidérée comme exigeant la plus grande attention. L'observation LYII offre un exemple intéressant de maladie cérébrale surrenue de cette manière, et parcourant ses périodes ayee un ensemble remarquable de symptômes.
U semble qu'il faille amri rapprocher des maladies qui naissent par les causes dont nous traitons , l'épanchement cérébral qui peut sunrenir dans les maladies des voies urinaires , et surtout dans une des plus remarquables de ces affections, l'ischurie rénale. Dans cette maladie obscure, le svmptôme principal est une diminution subite de la sécrétion de l'urine allant presque jusqu'à une suj^ession complète de ce liquide. Ordinairement , dès le troisième jour de cette suppression, le malade tombe dans le coma, dans lequel il périt au bout de quelques jours : on trouve dans ces cas les ventricules cérébraux distendus par un liquide^ Sur le sujet de l'observation suivante , les accidents cérébraux ont succédé à une ischurie, suite d'obstruction des uretères.
Obs. LXYI. Un homme de soixante-dix ans se plaignit à moi, en février 1816, qu'il ne pouvait uriner. Il ne se plaignait d'ailleurs d'aucun autre accident : un cathéter fut introduit, et la vessie fut trouvée vide. U resta dans cet état Sendant six jours, gardant la chambre, ne se plaignant 'aucun accident. Une fois ou deux cependant, pressé de questions, il déclara ressentir un malaise dans le dos. Le septième jour, il eut une légère confusion dans les idées et de l'embarras dans la. parole. Le neuvième jour , il tomba dans le coma , et périt le treizième.
A l'ouverture du cadavre,, on trouva un épanchement étendu dans les ventricules du cerveau ; la vessie était vide ; les deux reins étaient distendus par une accumulation d'urine. Les deux uretères étaient complètement obstrués par de gros calculs, l'un à son extrémité supérieure, et l'autre trois pouces environ au-dessous des reins.
IV. L'inflammation des parties centrales du cerveau coïncide souvent avec une maladie chronique ou scrofuleuse existant dans d'autres parties du corps : l'affection si fréquente du cerveau dans la période la plus avancée de la phtbisle en est un exemple très-commun. J'ai rapporté plusieurs fiedts de cette espèce , et j'en ai vu en beaucoup plus grand nombre d'autres se présentant sous différentes formes.
i76 CADSEi
Bans ui^ cas les aéddentâ cérâyrain comoMBcèraÉl on i orant la mort par desattaques de imitité qui iNréatfaleiit qoè
Sadqùes minutes , et qui s'accdiiq>agnaient de kl sensatie» 'engourdissement et de Itormieation au côté éfùH de la feeei Quinze jours après la première manifestation de ces attaques, il sunrint de la céphalalgie et un délire léger ^ suW de stupeur, qui se termina par la mort dans k quinzaine suiyante. Chez un autre homme âgé de trente-deux ans, malade depuis cinq semaines , arec des accidents pulmonaires violents , le premier symptôme d'affection cérébrale fut un» vision double sans aucune céphalalgie. Le malade se plaignait de dysurie, et son pouls était irrégulier.
La maladie primitive ne doit point être proprement considérée dans ces cas comme la cause véritable éc TaffeetiM cérébrale. Elle n'indique qu'une disposition à une inflam* mation de nature chronique ou scroftdeuse , et dans les constitutions ainsi prédisposées, la maladie cérébral» peut être déterminée par des causes qui échappent à notre (wservation. C'est aussi de la sorte que la nûuadie inflammatoiyè du cerveau peut se dévelof^r d'une manière connexe avee me maladie d'un autre organe, spécialement cbez les enfants d'une mauvaise santé. On a souvent, dans ces cas, trouvé le foie mal»ie; et se fondant sur cette observation, ost a souTcnt considéré à tort les maladies du foie comme une des causes de l'hydrocéphale. Nous pourrions en dire autant pour la présence des vers dans les intestins, et de diverses autres affections du tube digestif, qui accompagnent souvent l'hydrocéphale chez les enfants valétudinaires, et que l'on a considérées comme ayant avec cette dendère affection un raj^port de causalité.
Plusieurs des affections intestinales les {dus aiguës semblent cependant mériter beaucoup d'attenticm , encore que leur connexion avec les maladies cérébrales soit très-obsciôre^ Dans quelques-unes de cesphlegmasies, la concession ne dépend peut-être d'antre chose que de l'état de stimdatioil f^rile générale de tout le système ; mais dans d'autres cas elle semble résulter d'un rapport spécial. On trouve les exemples les plus remarquables de cette dernière connexiofl dans Finflammation de ht membrane muqueuse intest^ude, qui survient chez les enfimts de Imit h douse raeis. Ge^ tf-
Êtâ BIGÉMlLffftf. 177
fteiioii i» Ifif mhie firé^ennneiil par le eom , H le eoma est swyeiit firéeédé ptr imk dkaîniitidD reniarqaaMe de k sé- Gvélion vgkuàn. l'aï déjà dst qa» je eotijeeCuniis que le np~ sort de eette malBdie îMes^tintte atec rinflanmurtidii eéréiaèe «firaît de fam^ogie avec celui <iae celle-ei présente afec FlMterie réBale; mais peut-être ce rapport e^-Û éga~ kiment ^Mcur pour Tune efpour l'autre espèce de malacae^
A reorrerture du corps des ei^kuts morts d'hydrocéphale, DOW arrons seii?^t ttouré une iiitu8-8useq>tioii des mtestins, qui estiste ordinairement en plusieurs points. «Pai plusieurs fois consti^ six eu sept de ces inyaginations ; une fois même fut ai rencoiktré quatorze. Ces inragination» semhJeot en général tout à fait récentes; car les parties qu'efiea' affectent ne sont ni enflammées m épaissies : ^ns les ca» qaà se sont offerts è> Hion observatioi», il n'existait point de ooBstipaUoiv extraordinaire. Il est très-pr(^ble que cette «ifection est récente et accidentelle, ou peut-être dépendre d'une i«f ersion ou d^im changement dans le mouvement péristaltiqoe des intestins^. L'affection cérébrale peut en être » cause, de la même manière que nous voyons des vomissements survettir sous son influence. Dans quel(piea cas , néanmoins; râEitu»-suBception paràft exister depms un temp plus iDBg , et avoir précédé Faffection cérébrale. Une petite iSBe es six SBM , dont a parlé le docteur GcMndet dans son Mi^ moir» sur H'hyànnc^haie j fut prise de douleurs violentes d«i8 FaMémen, avec vemisseraonts et constipation : de» symptôme» cérébraux se manifestèrent le cinqirième jour, et elle mourut le douzième. On trouva un épanchementr eonsidâtiMe dan» le cerveau^ et une intus-susception fort étendue de l'iléon. Six h sept pouces de l'intestin compris dan» cette invagination , étaient enflammés et tuméfiés.
V. H est encore différentes autres causes qui peuvent produire 1« inflammations cérébrales : teHes sont les affec-^ Hons morales, Tusagedes Bqueurs stimulantes, etc.; m(ri» je n'enti«e#ai dans aucun détail sur ces causes : je ne parlerai spédalement que d'une seule qui se présente fréquemment à l'obscarvation, et qui détermine des phénomènes particuliers : c'est de l'exposition à l'ardeur du soleil qu'il est question. Il semble que dans des cas de cette espèce les membranes sont particulièrement affectées, et que dans
178 CAMES BE8 ERciPiums.
d'autres circonstances c'est la substance du cerveau qui est le siège de la maladie. Cette cause produit quelquefois un état apoplectique qui devient fatal en peu d'heures ; mais elle détermine plus fréquemment une maladie de nature inflammatoire qui prend parfois le caractère de la manie : d'autres fois, des symptômes paralytiques siurviennent dès le début de la maladie , et sont suivis de la manifestation du coma. C'est ordinairement dans les climats chauds que cette maladie s'observe ; cependant elle se montre aussi ailleurs , comme cela est arrivé chez le sujet de l'observation suivante, que je dois à M. Clackson, chirurgien à Selkirk.
Obs. LXYII. Un jeune homme de quinze ans s'était baigné deux fois, le b juin 1818, dans la rivière de Tweed. Après le deuxième bain il se coubha sur le rivage , et s'y endormit sans chapeau , exposé à l'ardeur du soleil. U se réveilla S rivé de la parole; cependant il rentra chez lui , et sembla u reste jouir d'une bonne santé. Il fut saigné et purgé : le iendemain il recouvra la parole, qu'il perdit encore plusieurs fois par intervalles dans les trois ou quatre jours suivants. U était distrait et il avait l'air pesant et hébété : il ne se plaignait que peu; mais lorsqu'on le pressait de questions, il disait qu'il ressentait une douleur gravative à la partie postérieure de la tête. Quelques jours après il eut du strabisme et une double vision , avec une constipation considéraUe : son pouls donnait soixante pulsations. Après qu'il eut été saigné de nouveau, et qu'on eut employé des moyens analogues, son pouls s'éleva à quatre- vingt-^ix pulsations ; mais il tomba bientôt dans le coma, et il périt le 30 juin.
Ouverture du cadavre, — La substance cérébrale était en général très-injectée; elle était , dans une très-grande étendue, dans un état de ramollissement combiné avec de la suppuration. .Les ventricules étaient distendus par de la sérosité, et les membranes étaient fort éimissies en plusieurs points ; la surface interne du crâne était très-inégale à sa partie supérieure , et dans un point du diamètre d'un deroischelling, iW était transparent et aussi mince qu'une feuille de papier à écrire.
TRiirEMEirr des inrLÀlftATIONS ERC£paiLlQOES. ilià
SECTION VUI
DU niArrBmrr des oifumiatioii» BHGÉniALiQCES *.
Les moyens de traitement dés inflammations cérébrales sont peo nombreux et fort simples; mais tout d^nd dans leur emploi d'y avoir recours à la première pério<fe, et delà manière la plus énergique. Les moyens qui m'inspirent le plus de confiance sont les saignées générales et locales, les purgatifs actife et les applications froides sur la tète : on obtient aussi de Fayantage des antiraoniaux , et dans quel ouescas, de l'usage de la digitale. L'effet des vésicatoires dans les premières périodes de la maladie est équivoque. Lorsqu'on y a recours, on peut les appliquer sur la pekte post^eure de là tête ou du col. Appliqua en ces lieux, on en retire probablement plus d'avantage que lorsqu'on les applique sur la partie supérieure delà tète; ils ne sont point alors incompatibles avec l'emploi d'un remède plus puissant, Tapplication du froid. Lorsque la première activité du mal a été vaincue, des vésicatoires successivement appliqués sur les différentes parties de la tête et à la partie supérieure de r^ne, paraissent dans beaucoup de cas être extrêmement utiles.
On a beaucoup recommandé l'emploi du mercure dans cette classe de maladies cérébrales , qui se terminent par l'bydrocéphale : cependant sa réputation semble ne reposer que sur des observations bien douteuses. Dans plusieurs cas , ipédalement penduit la première et la plus active période de la maladie , l'emploi du mercure fait sans discernement peut être nuisible.
Pour aj^nwrier lés remèdes aux cas particuliers , il faut se régler sur l'Age et la constitution des malades , et particulièrement sur le caractère d'acuité de la maladie. Dans les cas les plus aigus et de l'espèce la plus active, il faut recourir à la saignée générale de la manière la plus décidée , tandis que,
* 11 faut remarquer que le traitement cofiseillé par Vauteor dans cette section s'applique également aux phlegmasics des méninges et à cdies de b pulpe cérébrâlc , soit du centre, soit de la surface des hémisplières.
A. N. G., tra,i.
180 TRinBlKlIT
dans ksaffecUoDs cérébrales qiâ preuent un earaet^ pkv» chronique , comme quelques-uns des cas ordinaires d'kydnK céphale , la- nigiiée a moû» d'action sur la mÊMkd, et ne peut être supportée au même degré. I>ans toutes les formes . de la maladie, les purgatifs act^ semblenf être le resiède dont OB retire les résultats les jdus satisfaisants. Quoiqu'M> ne finlte jamais négligà' <fe recourir À la saignéedâns les pre^ nikes périodes de k maladie, mon expérience m'a prouvé qu'un {MUS grand nombre de sueeès outété d)tc»ius(fatnsde» «DRectionft oârébrales de l'apparence la plus sdarmante , par l'usage des purgatifs très-yiolents, que par tout autre moyett de tiaitenient. Dans le plus grand nombre de ees cas , de» sa^nées ooineases et répétées ayaient été employées san» aucun avantage apparent pour arrêter les symptômes. Le pwrgatif le plus convenable dans ces cas est l'huâe de crot<tt- ^gtinsK
Ber An» les moyens externes de traitement , le plus puissant est l'application du trcid; die peut se fidre d'une manière continue , au moyen d'une vessie remplie de glace pilée mttée avec une petite quantité d'eau. Il est «mcore un moyen pbis efficace pom* appliquer le froid dans les cas d&malMlie t^rèS'-aigiië: : c'est de diriger sur la tête un courant d'eau froide d'une manière continue, pendant un temps considéndile^ jusqu'à ce qu'on en ait obtenu un effet puissant. Appyqué de cette dernière numière , le froid est un remède si puissaal mi'il n'y ftrut recourir qu'avec beaucoup de cireons|)tectioB< j'ai vu^ pav ce moyen unbomme très-fort amené en trèa-paa de mimâtes à nn état voisin de Fasphyxie, de k plus intette eicitatitwmamaque où il était auparavant, exeitatioii duH kquelle ses forces étaient tellement augmentées, qu'dles lurmontatent les efbrts de quatre ou cinq hommes chai|;és de le imàt. J'ai encore constaté les effets immédkts de l'ap^ plication du froid dans l'observation suivante , sur une antre forme de k maladie. Une jeune fiUe de cinq< ans , forte et plé^ thariqoe , après une fièvre d'un jour , était accablée et pnvée de sommeU, lorsqu'elle tomba presque subitement daios un état de coma complet : elle était dans cet état d^uis environ nne heure lorsque je k vis ; eUe était étendue sur le dos, sans mouvement et complètement insensible; k fooe ét^t enki^ minée et gonflée : on k mit sur son séant , et un bassin étant
DES afLhMMktWm mciPHALlQUES. ISl
placé sous mm ncntoB, un courant cTean trtAàe fuC dûigé nur la této. b |ieu dd miiititM , (» (dntdt en quekpMt aeeondBB, eUefht oomplétfnient ramenée à ion état naturel; le lendeBHdnc^joiiiMait de son état de santé ordinaire. J'M l'habitude d'afoir recours , avec les plus grands avantages , à Fea^i de ce noyen dans les convwslons des enfants. Il ma paraît beaucoup plias utile dans ces cas , que, le bain cbaud , dont FeDdi^ fait sans dkemement est souvent éridemmeni noisiUe.
D*après les obsenratiOBs précédentes , on me considérera peut-être comme ayant attaché tf>op |>eu de prix au DMrcmv dans le traitement de cette classe de maladies, et particulièremeot dans le traitement de Thydroc^hale : je n'ai cqpendaai fait que d'exposer le résultat d'une grande expérieiMe. Lorsqu'on a recours de prime abord an mercure comme remè^ de l'hydrocéphale, on le donne dans le but de déter^ miner l'absorption du fluide épanché, que Ton suppose constituer l'essence de la maladie. On le donne avesi pour corriger la sécrétion biMaire et les fonctions des organes digestifs, qui, suivant certaines doctrines modernes, sonl affectés d'une manière prédominante dans presque toutes les dasses de maladies. Dans les afifections cérébrales, comme dans toute autre maladie, il est important de favoriser ces sécréticsis; m»s ce ne peut être de ce résultat qu'on doit attendre la guérison de l'hydrocéphale. Je doi» dire, en ta mot , (|u'i] résulte de mes observations que lorsque l'admimstratKm du mercure est utile dans les maktdies cérébrales , c'est furtout en agissant comme purgatif.
J'ai TU guérir , sous l'influence du traitement que j'ai inciqué , pkusieurs malades qui avaient présenté tous les symp^ têmes ordinaires des plus dangereuses affections cérébrales» même k leur degré d'intensité le plus grand. Les cas qui M terminent ainsi heureusement ne forment , je dois en convenir, c[u'une petite proportion de ceux qui s'offrent aux.pra** tidens les plus occupés ; mais ils n'en doivent pas moinsservir d'encouragement à persévérer dans le traitement d'une daiae de maladies que l'on est trop disposé k considérer comme désespérées lorsqu'elles ont fait quelques progrèi< V<M un choix de faits qui mettent en évidence la terminai^ •on favorable de la maladie manife^ée sous différentes for •
ISS TBAinilUT
mes, et avec ki droonstancM les plitt im^wévMS. Qa^qaMunes de ces obsenrations présentent la maladie arrêtée à m première période ou la période aiguë, tandis que d'autres sont des exemples de terminaison favorable , malgré des symptômes que Ton a considérés comme caractéristiques de la période la plus avancée , dans laquelle on regarde généralement la maladie comme incurable. En comparant ces ûdts avec ceux qui ont été l'objet des observations recueiÛies sur des sujets qui ont succombé , et que nous avons rapportées , on verra , je pense , que je suis bien fondé à les consid^r comme des exemples de cette dangereuse affection du cerveau.
Oss. LXYIII. Une fille de onze ans avait une. vic^nte céphalalgie et des vomissements avec une constipation opiniâtre. A ces symptômes succéda la dilatation des pupilles jointe à un degré de stupeur qui approchait du coma complet; le pouls donnait cent trente pulsations. La maladie durait depuis cinq à six jours : des purgatifs , des vésicatoires et le mercure porté jusqu'à la salivation, avaient été employés sans avantages ; une saignée dii bras amena un changement inmiédiat chez la malade; la céphalalgie fut diminuée; le pouls perdit de sa fréquence; les vomissements cessèrent : on provoqua des évacuations par l'administration des médi caments qui avaient été auparavant inutilement employés; au bout de quelques jours, cette jeune fille fut tout à fait rétablie.
Oas. LXIX. Une jeune fille de onze ans , mince et délicate, avait eu la scarlatine à un léger degré dans le commencement d'avril 18â0. Le 16 , elle était si bien rétablie qu'on lui permit de sortir de la maison. Quelques jours après die fUt prise d'une anasarque, pour laquelle elle prit quelques médecines avec.de l'avantage. Vers le i6 avril, î'anasarque augmenta encore considérablement , particulièrement à la face , qui était très-gonflée. La nuit suivante , il y eut des vomissements. Le 27, elle se plaignit de céphalalgie, qui augmenta rapidement en violence ; environ quinze jours après, elle tomba dans le délire; le pouls devint très-fréquent, et s'éleva à environ cent-soixante pulsations. Aussi-tôt après, elle fut prise de convulsions violentes et générales, qui revinrent très-fréquemment pendant la première partie de la
DES INFtAHiATlOlVS EfICÊPHAUQllES. 185
nuit, et qai la laîssèreot dans un état de coma profond/Le tlraîtement consista en des saignées générales répétées, par lesquelles la malade perdit vingt-huit onces de sang; on pratiqua ensuite une saignée locale, et l'on donna des purgflttifset une solution antimoniale , etc. Vers minuit , les conviions cessèrent, et , quelque temps après, elle sortit gradadlement du coma. Le 28, au matin, il n'existait plus aucun symptôme alarmant ; le pouls donnait environ cent huit pulsations. Le soir, la malade fut prise de violents symptômes de pneumonie, pour lesquels on lui tira par la lancette environ trente onces de sang dans les vingt-quatre heures. On pratiqua en outre une saignée locale, et Ton eut recours à d'autres remèdes ordinaires : quelques jours après, die étflât en parfaite santé et complètement rétal^e.
Obs. LXX. Un jeune homme de seize ans fut pris , dans le commencement d'octobre 1823, de toux avec violente dyspnée. Il fut largement saigné du bras avec beaucoup davantage. Le dixième jour , au matin , il fut considéi^ eomme convalescent. Le soir , il eut de la céphalalgie et des vomissements. Vers le milieu de la nuit, s'étant levé pour aller à la selle, il tomba dans des convulsions générales violentes, qui revinrent six à sept fois pendant la nuit avec une ieUe intensité qu'une des attaques continua sans interruption pendant environ une heure. Le pouls , pendant cette suit , varie de soixante à cent vingt pulsations. On ne put d'abordsaigner le malade, à cause de la violence des con- Tolsions ; mais , vers les sept heures du matin , une large saignée fut pratiquée avec quelque difficulté : les convulsions cessèrent immédiatement après ; il n'y eut pendant la journée que quelques légères attaques , que l'on arrêta en versant 4e l'eau froide sur la tète. Le onzième jour , il fut abattu; il eot par instants des tremblements des membres avec (peignes vomissements , et une ou deux menaces de convulsions. Le pools était mou, et donnait encore quatre-vingts pulsations. Le malade prit des doses répétées de purgatifs actifs avec peu dWantage. Le douzième jour , au matin , il paraissait tendre h un état de coma complet ; le pouls donnait cinquante pulsations : de l'huile de croton fut administrée : elle produisit six à huit évacuations abondantes. Le malade passa une bonne nuit , et le 13 il était hors de tout accident.
^84 TlAlTElÇîrf
Cette importante ol^eryation a été racuallie dans la pcitique du docteur Huie. J'ai yu le malade avec lui -depui» le milieu de la journée du onzième jour.
Obs. LXXl. Un jeune homme de vingt-un ans fut pris de confusion dans les idées avec une perte considérable de la mémoire ; il se plaignit de la tête. Au bout d'un jour 9U deux , il eut une double vision ; les objets , qu'il voyait doi^ blés, lui semblaient placés l'un sur l'autre. U restait levé la plus grande partie de la journée; il ne prenait aucun repos, et ses idées étaient confuses et parfois incohérentes ; il fut ensuite retenih au lit : la céphalalgie était constante ; il y avait beaucoup d'incohérence et d'accablement ; la double vision <}pntinuait. Le pouls, d'abord fréquent, tomba graduejikment , et ne s'abaissa au-dessous de sonrhythme naturel Les symptômes qui se succédèrent ensuite furent exactement semblables à ceux qui ont été décrits éem les observations sur des cas terminés par la mort. A mesure que le pouls perdit de sa fréquence, le malade tomba dans un accablement de plus en plus grand jusqu'à ce qu'il arrivât à l'état de stupeur , duquel on pouvait à peine le tirer pour répondre à «ine question des plus simples. Cet état continua pendiHit huit ou dix jours, pendant lesquels il fut traité par des saignées générales et locales répétées , des applications froid» , des vésicatoires , etc. , sans le plus l^er avantage pour arrêter les progrès du mal. La constipation était très-opiniAtre, et de fortes doses des purgatifs les plus actifis furent données avec peu d'effet. U semblait réduit à l'état de coma conq>let , et ce cas était considéré comme ne laissant plus d'eq>oir , lorsqu'il commença à prendre l'huile de croton à fortes doses répétées toutes les deux heures. En peu d'heures , ilfutp^rgé très-activement neuf ou dix fois. Dès le soir , les symptômes les plus alarmants avaient disparu , et en peu de jonrs il fut complètement guéri.
. Obs. LXXII. Une petite fille de étsm ans et trois moiir très-forte et de bonne santé, venait d'avoir la rougeole lorsque, vers le 7 juillet 1821 , elle perdit subitemenl le moavement des extréqutés inférieures. EUe resta sans aucun so«^ 1ag$ment , mais sans autre symptôme plus grave jus^'M commencement d'août; elle fut prise alors de strabisme et d'assoupissement ; elle avait l'air stupide. Le 7 » die lUt prise
DES INFLillATlOm VKÉfBàLVfCB^, iS&
de fièvre intense, de yoniissements violents, et de convullions légères et cuvent renouYelées ; la face était eolorâe, ^ le pouls fort et fréquent. Le docteur Begbie la traita pair la saignée et les purgatifs , et le 8 , elle était considérablement soulagée. Cependant le 9 , les accidents reparurent ; elle tomba dans une stupeur qui approchait du coma. La respiration était gênée et les pupilles étaient dilatées. Le strabisme et la paralysie complète des extrémités inférieures continuaient. On revint à la saignée locale par les sangsues , et aux purgatiCs actifs suivis de l'application d'un vésicatoire à la nuque. Les symptômes les plus graves disparurent rapidemoit par ces moyens de traitement ; la paralysie des extrémités inférieures dimipua graduellement; elle fut entièrement rétablie au bout d'environ trois semaines.
Obs. LXXUL Une dame de quarante-cinq ans fiit prise, quatre mois après la cessation de ses menstrues, de céphalalgie avec sentiment de pesanteur à la tète, beaucoup d'accablement et double vision. Le pouls , qui était d'al>ord k soixante^ouze pulsations, s'^eva aussitôt àcent. Le premier jour, on lui tira vingt-huit onces de sang avec p|eu de soula-
fement. Le lendemain , on eut recours à une saignée locale , un vésicatoire et à un purgatif violent ; mais les symptA* ines persistèrent avecle même degré d'intensité. Le troisième jour , une saignée de vingt onces amena un changement en inen dans la marche delà maladie, qui se termina fovorablement , au bout de quelques jours, après un purgatif ac« tif et une diète sévère: le symptôme qui céda le dernier fui la double vision ; cet accid^t ne subsista qu'à un faible degré; les deux images que voyait la malade se raj^rochèrent graduellement l'une de l'autre. Ce dernier phénomène mor^ bide ne cessa entièrement qu'environ quinze jours après.
Obs. LXXIY . Une petite fille de sept ans fut atteinte d'une YÎdente céphalalgie, avec imposûbilité de supporter la lumière ; die avait de la fièvre et unlégerdâire. A ces pre* miers accidents suoeéda la stupeur, le strabisme et une constipation opiniâtre. La Ittigue , qui était d'i^ord saburrale, devint oette au bout d'nn jour ou deux. On eut recours aux saiipées locales, aux Tétieatoim et aux différents purKaUft ^çti6, ^ prodaisireBi peu cPtffiet. Les accidents persistèrent «ans dlminiier penoant une semaina, doiant laqueDa
186 IRMTEHETIT
la malade fut considérée comme atteinte d'une hydrocéphale qui ne laissait aucun espoir de guérison. A la fin de cette semaine, on obtint une violente purgation qui amena un rapide rétablissement, et en peu de jours la malade fut entièrement guérie.
Obs. LXXV. Une jeune fille de onze ans , appartenant à une famille dont plusieurs membres étaient morts' d'hydro' céphale , fut prise , le 21 septembre 1817 , de céphalalgie intense, avec étourdissement et vomissements abondants; le pouls était naturel. Le 22 , les accidents avaient diminuéaprés une saignée locale et l'administration d'un purgatif. Le 25 , la céphalalgie existait encore, et le pouls était descendu à soixante pulsations. Le 24, le pouls s'était abaissé à cinquante ; il y avait beaucoup de céphalalgie, avec un grand accablement qui approchait du coma, et de la dilatation dans les pupilles. Deux saignées du bras furent pratiquées avec beaucoup de soulagement; la deuxième produisit une syncope. Le 25, le pouls était de quatre-vingts à quatre-vingtsdix pulsations , et tous les accidents avaient diminué. La ma • ladie cessa enfin complètement par Tusage des purgatif et par l'application du froid. Au bout de cinq à six jours, cette jeune fille était dans l'état de santé ordinaire.
Obs. LXXYL tJne jeune fille de qm'nze ans avait , depuis plusieurs jours, une violente céphalalgie, avec difficulté à supporter la lumière et des accès passagers de délire. Ces accidents furent suivis de strabisme, de double vision et de stupeur voisine du coma; la constipation était opiniâtre, et il y avait par instants des vomissements.' Le pouls était trèsvariable : il était quelquefois extrêmement fréquent , et d'autres fois à peine au-dessus de sa fréquence naturelle. U survenait de violentes exacerbations pairoxistiques , des douleurs* qui déterminaient des cris , une vive agitation de tout le corps, et par instants des menaces de convulsions. Cette maladie très-intense fut traitée par. des saignées générales et locales répétées, par des vésicatoires , des purgatifs et du mercure administré de manière à provoquer la salivation. Ce traitement fut suivi d'heureux effets ; mais ce mieux cessa par un retour subit des accidents , qui se reproduisirent avec ta même violence qu'auparavant, et qui forent encore traités par les mêmes remèdes. Il y eut ainsi cinq à six rechutes; à
DES nrLÂUÂTlOllS BfGÉraALlQDES. 187
la fin cependant le rétablissement fut complet après phisleun semifoes de maladie.
Ois. LXXYII. Une demoiselle de vingt et un ans avait , tn juillet 1815 , les symptAmes d'une fièvre continue qui durait depuis trois semaines , lorsque le pouls tomba k quatre-vingt-quatre pulsations, et que la langue se nettoya; mais il survint une cépbalalgie violente et des accès passagers de d^re , avec une stupeur qui approchait du coma : le pouls reprit sa fréquence, et s'éleva a cent vingt pulsations. La noAlade resta dans cet état pendant quinze jours , avec toutes les aj^rences d'une affection cérébrale des plus graves, et sans éprouver aucun soulagement du traitement auquel on eut recours, qui consista particulièrement dans des saignées locales répétées, des vésicatoires et de larges doses de calomélas. Ce dernier remède n'eut aucune action sur la bouche, et peu d'effet sur le tube digestif. A la fin de la quinzaine , die fut prise subitement d'une évacuation copieuse de sang par les selles, qui continua trois jours , et qui la laissa eitrémement pftle et épuisée; mais elle n'avait plus de stupeur, et la céphalalgie était considérablement diminuée : au bout de cinq à six jours, le rétablissement était complet.
Obs. LXXVIII. Un jeune homme de dix-sept ans était atteint , le 1«^ février 1810, des symptômes d'une fièvre continue qui durait depuis une semaine. La' peau devint alors fraîche et la langue nette; mais il eut une céphalalgie violente avec une stupeur considérable ; le pouls donnait cent pulsations : on eut d'abord recours à la saignée générale , après laquelle on en Vint aux. purgatifs et aux frictions mer* curielles. Au bout de quelques jours , les accidents furent diminués; mais il y avait encore beaucoup de céphalalgie et d'aeoiblement, avec une lenteur remarquable dans la prononciation. Le 14 , la stupeur fit des progrès ; le pouls s'âeva à quatre-vingt-six pulsations ; la langue était nette et la peau fraîche. Le 16, il tenait des propos incohérents, et il était dans un délire violent , après lequel la stupeur augmenta de nouveau , le pouls restant à quatre-vingt-quatre pulsations. Le 19 , il y eut un soulagement incomplet après une forte purgation; mais le 20, la stupmir reparut au même degré, et le 22 elle fit des progrès jusqu'à devenir un coma complet ; le pouls donnait environ cent pulsations : le malade resta
188 i%kttïïÊÊKf
danâ le oonm complet pendant quatre jours , éaranc leB«pi^ on donna avec difficulté différents purgatife qui n'eurent que peu d'action sur le tube Intestinal. Le i7 , un purgatif détermina enfin quatorze évacuations dans la journée , et amenft un soulagement complet de tous les accidents. Le % , il y eut du dâire qui dura encore un deuxième jour. Ce jeune liomme continua pendant une semaine à ressentir de la cé^ pbalalgie et de la pesanteur k la tète ; mais le 10 mars il était antièrement guéri.
Nùte du itaduetew sur le traitement des inflammations encéphaliques,
WoMxtùti det mojm»A9 tndtcnicnt viis'eii otage contre les Inflàinmationa eacé' pkaliques, méritent d'être bien étudies daaa leur mode d'acticM, pour être ration** oeUeinent et ntilement employêa. De ces moyens, dattx méritent one grande attention , parce qu'ils sont tres-pntssants , et que leur administration présents «le grandes difficultés dans la pratique : c'est de l'application du (roid et de l'administration des évacnanta du tube digestif qa'il est question. Je me propose ^ après quelques remarques sur ces moyens , de parler dans cette note d'nn mo4* de traitement que l'on peut, sous bien des rapports, considérer encore comoi* nouveau : le traitement par l'administration du tartre stibié à haute dose; j'insiaterai ensuite sur l'utilité des dérivatifs actifs dans cette maladie. Je me propose enfin de montrer , par une obaerratloa , qu'il ne faA pas trop se biteV de porter, dans les pUegmasies cérébrales, on prognostic 4éfaT0rabl«, parce qu'il n'est pas rare de voir se terminer heureusement des cas dana lesquels tout espoir de gué» rison paraissait absolument perdu.
jj I. M. Aberrrombie ne recommande l'application du froid dans les alTertlons «érébrales, qne sur une seule paitle du coips« Ce moyen local est três'Souvent d'une grande utilité ; cependant on peut U rendre beaucoup pins actif, et, à certains égards , en obtenir des effeu différents , en <^pérant la soustracttoo du calo* riqne sur toute la surface du corps.
L'application du froid sur la tête n'est utila et ne peut ^fre sans danger qu'après que l'on a calmé , par des saignées , la vldeace des accidents inflammatoires ; car il est toujours à craindre qn« la réaetiou consémtiire ne sirft la cause d'une exarcerbation qui anuUe les avantages que l'on se promettidt de l'eflEet sédatif du médicament. Lorsque l'on a^it sur toute la peau , la soustraction générale du calorique est bien plus difficilement suivie de réaction nuisible que lu sédation locale , effet du froid appliqué k une feule partie; ce serait cepmdant commettre une faute grave, que de ne pas tempérer d'abord et préi&falanent !• système circulatoire par des déplédons sanguines. Quant à l'application générulu «In froid , le moyen die l'opérer consiste k faire passer sur toute la surface da corps de l'eau fraidie à une température d'autant phu basse «jue l'on veut sons* traire une ^ns grande quantité de calorique. On mesura sur les Ibrces du malade la température de l'eau et U durée de l'affusitm x en portant trop loin In aé> dation, on amènerait un clangerruz collapsus ; en n'allant pas asses loin, on a«rait une réaction trop forte qui ajouterait i la maladie. 11 vaut oricnz repenkunt
DES 1RFLA1UUTI0II6 BNCÈPHALIQIieS. 189
xamiK Uê riMpiÉ* «le «e dl«ntkr inconTénieat que d« s'tspo««r k ameaer ua fl<dlajptN» trop gmad et «lifficilement i éparaUe , en prolongeant trop , ou en portahl trop loin û soustraction du calorique. Les afifasiont^à 16 ou 18 degrés pendant cinq on six minutes n'exposent point k cet ioconTëniènt, et sont presque to«)o«ra anffisantes. L'eau à cette tempëratnre passant rapid^nent sur le coips, .4 la surface duquel on la fait roissmr en grande quantitë, sans op^er aucune percussion , suffit pour enlever une graiùde masse de calorique. 11 est cependant quelquefois utile , pour avoir un effet encore pins marque, de diminuer k température de l'eau ; mais il me parait inutile de descendre au-dessous de 10 à 12 degrés.
Oas. LXXVIII (bit). Un horloger âgé de vingtwjuatre ans, très-fort, tomlw naïade le 1 7 mai 1829 ; il éprouvait une céphalalgie très-intense, et une sensation ooatione de pesanteur et de chaleur k la tète ; la fièvre était du reste modérée. Le 18, la fièvre avait augmenté considéraUement ; la peau était chaude j la ]ang«e était rouge, le ventre un peu tendu et douloureux i la pression; Tantiété était tcOe que le malade ne pouvait rester en rq)os dans son lit. La soif était modérée, mais la céphalalgie était intolérable. Une saignée de seize onces donna un saef^ riche et conenneux. Lft nuit suivante il survint du dâire. Le 19, les yeux étaient Bxxs et la &ce enluminée; le délire ét^t continu tant qu'on ne fixait pas l'atten» tion du malade; le pouls donnait cent vingt pulsations, il était ^peu- résistant; l'anxiété extrême. Une saignée de neuf onces fut faite le matin sans aucun avaa« tage; le pouls sembla devenir plus fréquent et le délire plus intense^ Cet état continua toute la nuit suivante. Le 29, la faee portait l'empreinte de la stupeur} le pouls était à cent vingt-ckiq pidsations ; la peau était chaude et sèche; pan^ lireve, loquacité et délire qfiand on ne fixe pas l'attention du malade ; langue aèche , ventre légèrement tendu. Une afTuston générale A 16 degrés pendant cinq minutes amena une diminution immédiate de la fréquence du pouls, qui tomba à cent pnlsati(»is; le malade resta dans un éut^de coUapsus, avee fraîcheur de la peau, pendant une heure, après laquelle il y eut une vive réaction ; le délire et M céphalalgie, qui avaient disparu immédiatement après raffusion, reparurent et furent violents ; la peau devint chaude et sèche et la fisce enluminée. Une saignée de huit onces rat iaite dans k journée , et de la glace fut appliquée sur la $ète pendant une heure. La céphalalgie diminua ; cependant il restait de la pesanteor a la tète; le malade éprouvait un sentiment général de chaleur i la peau , et de malaise qui l'aupèchait de rester en place dans son lit ; il y avait une propen* •Son générale au sommeil et de la rêvasserie; le pouls, assez fiMdleroent dépresaXtiit , donnait le soir oeAt dix pulsations» Une aRusion à 12 degrés pendant cinq Minutes fut administfée. Le pouls tomba imaiédiatement k soixante-cinq pulsations; la peau devint raicfae; le malade reprit toutes ses fiicnkés ; il éprouvait un «entiasent de bien-être. Le pouls ne reprit de la fréquence que deus heures et demie après; il s'éleva lentement et en restant souple'jusqu'a quatre-vingt-huit pulsations ; la peau devint chaude et halitueuse; la tète n'était plus que le siège «ft'une pesanteur tdén^e. Des sinainames furetkt promenés sftr iW extrémités , il j eut dans la nuit du sommeil calme et une diapborèae bieniâisante. L« lendemain il n'esist«it ]^Us d'acddenu cérébraux ; la convalescence fiât courte et faeile.
Obs. LXXVIII (Mr). Le 2 août 1829 , je fus appelé par le docteur Léwèque- Lasource en ionsnhation pour voir une jeune fille de dix-s^ ans , malade depuis sbx jours. Cetu jeune fille éuit dans un état de stupeur voisin du coma ; la bce était pAle; les pommettes étaient très-rolorées et les yeux fines : la tète était renversée bas une contraction asse» fisibkdes muscles poeté^ieuN du cou ; la laAfue •tait sccfae; il n'y av«h pas de conoaissance. La malade ne t«nait q«e des propes
i90 TRAITEUIIT
d^utttf. Cette «fFeetion •▼•tt dëbnt^ par une céphalalgie intente, «ree une (oti^ agitation et des vomiisements répétés; un dâire asses violent s'était ensuite manifesté. Des saignées générales et locales avaient été pratiquées , on avait purgé ^ pendant trois jours asses vivement avec du ealomélas le premier jour, et de lliui)è ' de ricin les deux ^mrs suivants ; un vésicatoire avait été appliqué A h nuque; Tous ces moyens n'avaient pu arrêter les progrès dl mal. Le pouls était mou ; il donnait cent dix pulsations; la peau était tr«Mcliaude. Nous fines administrer une affusion i 12 degrés pendant trois minutes, qui fut réitérée deux fois dank la journée. Le soir le pouls éuit k quatre-vingt-dix-huit pulsations ; la peau moina chaude et moins aride; la t^e n'était plus renversée, et la malade paraissait rerono naître ceux qui l'entouraient; elle était attentive aux questions qu'on lui faisait , et cependant elle ne répondait pas. La connaissance revint entièrement dans lii nuit. Le lendemain , la peau était chaude et encore sèche ; la malade se plaignait de céphalalgie frontale. Une affnsion à 16 degrés, prolongée pendant huit minutes , nui fut réitirée au milieu de la journée, détermina la cessation complète des acclaents.
Les remarques qui ont précédé ces (isiu s'appliquent plus directement encortt à l'emploi continu des topiques froids sur la «He, dans les maladies encéphaliqaes. 11 est peu de moyens dont on ait plus abusé, surtout en France, depuis qudques années : tous 1rs malades affectés de céphalalgie de quelque intensité , et, à plus forte raison, ceux qui présentaient des symptômes non équivoques de pUegmasIe encéphalique , étaient soumis par un grand nombre de médecins à l'action continue de la glace sur la (ète. Je suis convaincu, partons les £Uts que j'ai pu observer , qu il n'est guère de moyen plus dangereux et j^ns di£6cile k mettre en usage avec utilité pour les malades.
L'action delà glace sur la tète produit Immédiatement un sentiment de froid , qui soulage d'abord les malades en (isisant cesser la chaleur ardente qu'ils ressentent à la teta; mais ce soulagement est ordinairement de peu de durée; il n* tarde pas à être suivi d'un sentiment d'engourdissement et de froid dans la tète, qui est quelquefois porté au p<^t que les malades demandent k grand cris que la glace leur soitdtée. Dès que ce sentiment d'engourdissement sur 1« tète commence à se faire sentir, lepoula diminue de fréquence et de force, et la tempé> . rature, non pas de la tète seulement, mais de toute la peau du corps , s'abaisse. Si l'on insiste sur l'application de la glace, le malade ne tarde pas k devenir insensible k la vive douleur qu'il ressentait k la tète; il tombe dans un véritable état de collapsus dans lequel le pouls est serré, petit et ordinairement très>fréquent; la respiration devient lente et anxieuse , les lèvres se décolorent, les mouvements des membres sont fsiUes et knta. Le médicament topique a alors produit un effet ordinairement fâcheux et souvent funeste. La réaction ne peut plus s'obtenir qu'avec un»très-grande difficulté et à force de frictions et de topiques stimolanta et excitants sur les extrémités.
Porter l'action des topiques frdds sur la tète k ce degré, est toujours une grande imprudence ; les nlédecins sages , quand ils ont recours k ce moyen , n'eo continuent l'action que pendant un temps asses court, déterminé par IVtat des forces , et surtout par la facilité et la rapidité de la réaction ; on est toujours à même de revenir au topique sédatif, lorsque la réaction tend k ramener vers la tèta un mouvement fluxionnaire intense qui peut avoir pour effet d'exaspérer Is maladie, ou même de lui rendre l'intensité que les effets immédiats des topiquri froids ont fait fléchi)-.
L'application de la glace sur la tète ne convient en général que dans les pre* •liêres périodes de l'inflammation , lorsque la maladie débute avec vivacité , et
DES IlfFLAMMATUmS ENCÉPHALIQUES. , 191
s'arconpagne d*un monvcment flaxioonaire intense Tera U tête. 11 est en général indique de faire prëeéder cette application par des ^miasions sangoines généraim et locales; mais ces émissions doivent «tre pratiquées avec une grande réserve, si VoD ne vent s'exposer k favoriser ce développement dn coUapsus, si fréquent après l'application du froid, par l'impossibilité d'une réaction suHÙante quand le sujet a été trop affaibli par des émissions sanguines antérieures.
L'application des topiques froids sur la tète doit donc être nécessairement peu
Îrolongée. H y a toujours de l'avantage k ne' la maintenir que peu de temps , et laisser ensuite la réaction s'opérer facilement et lentement , sauf k revenir à une nouvelle application lorsque les accidents cérébraux tendront à revenir à leur intensité première. 11 m'a toujours semblé que cette manière de procéder avait des avantages plus sûrs , plus immédiats, et surtout avait beaucoup moins d'inconvénient que le mode d application de ces topiques, qui consiste à les continuer jusqu'à ce point que la réaction ne soit plus possible que par l'api^catlon subsidiaire des irritants et des stimulants sur la peau des extrémités et du corps.
5. H. L'administration des évacuants du tube digestif dans les affections inflammatoires da l'encéphale, est indiquée dans deu:^ cas différents. M. Ahercrombie a suffisamment insisté sur la grande utilité de ce moyeu employé- comme dérivatif. C'est surtout dans le traitement des encéphalites des enfants qu'on en retire de grands avantages ; il faut y recpurir franchement , et ne pas craindre d'irriter vivement le tube digestif, dont l'irritabilité est d'ailleurs si faible dans ces ca4 , qu'il est très-difficile de la mettre vivement en jeu par des drastique» violents , quand la maladie est arrivée à une certaine intensité.
La deuxième circonstance dans laquelle les évacuants doivent être employés dans les encéphalites, et sur laquelle je dois insister, consiste dans la présence de l'état saburral ; l'on n'obtient dans ces ca» de soulagement direct et rapide de l'état morbide du cerveau , qu'en agissant sur les premières voie*.
Ob3 . LXXVl II (quater). Un domestique Agé de dUx-nenf ans, d' une asses forte covutitution , avait eu la fièvre tierce à la campagne , dans un pays où dles sont endémiques, en juillet et août 1827. I«e 15 septembre, il était à Paris depuis dix jours, et il était débarrassé de sa fièvre depuis dix-neuf. Il fut pris d une ▼iolente céphalalgie avec envies de vomir ; il eut du délire la nuit suivante. L« 16 septembre au âoir, je le trouvai avec une violente céphalalgie ; la face injectée; accablement allant presque jusqu'à la stupeur ; pouls mou , donnant cent six pulsations; langue jaune et saburrale; nausées; Iwuche très-amère; courbatura générale. Je pratiquai immédiatement une saignée de dix oncrs ^ malgré la mollesse du pouls ; le sang était peu riche en fibrine; il était cependant couennenx. Dans la nuit, augmentation des accidents , violente céphalalgie, délire, agitation extrême. Le 17, le délire continuait; la fièvre éuît tres-vive; la peau éuit fort chaude et sèche au toucher ; la langue était recouverte d'une couche épaisse de sabnrres. Je fis administrer trois grains d'émétique dans «ne chopine d'eau tiède donnée par tasses. La connaissance se rétablit, et le délire cessa pendant l'effet dn vomitif. Le soir, le mslsde conservait encore une céphalalgie intense ; la fièvre était modérée; il était survenu cinq vomissements. Il n'y eut poiiR de délire dans la nuit ; il se manifesta de la moiteur , et le malade put dormir pendant 3 heures. Le 18, langue encore saburrale; ventre souple; céphalalgie diminuée , mais encore intense ; pouls mou, à quatre-vingts pulsations ; courbature générale. Un éroéto-rathartiquë composé de tartre stibié , un grain , et sulfate de soude , urte demi-once, fut administré ; il n'y eut qu'un vomissement peu abondant, maisîl survint beaucoup de selles bilieuses ; la céphalalgie disparut immédiatement; la
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limtm» itnitai nttU; Q j cwl da aonmeil pendm» pittqiM tovta la nuit Mi^fmAm, L« If dfgla k Minée éuàt «n coaralflicCBcC. ,
. Lomqat l'état aalmrral catfmrC ywouoûei^ coonm il Viuàl chex ce malade , il ne faut pas boiter à adulnistrer les émétlqnet ; on n'obtiendrait pa« |Mr lea pttcgatifs on soulagenicnt amst rapide et anui assuré. L'obserrat^ suivante ' prouve cependant qne ces médiauDents peuvent aussi être utilement employa dansées cas.
Obs. LXXVlll (faMfSM*). Le 18 juillet 1829, je fus am>dé le soir en consultation par M» le deeienr Brousse auprès d'ttn bomme de 54 ans , d'une CaiUe ronetitntiosi et donnant des craintes- sur l'existence d'une pbthisie. Cet horom* «Tait été pris huit jours auparavMit d'accidents abdominaux , qui avaient été combattus arec peu d'aranuge par deux applications de sangsues sur l'abdomea. Depuis trois jours il était survenu une céphalalgie assez forte , avec délire. Lorsque je vb le malade, la ftice était pâle; le pouls mim , donttant quatre*vingtknit pulsations t le délire était tranquille , mais continn; le ventre souple; 1»' langue couverte d'une couche épaisse de saburres. Qmnce sangsues furent appli- ' qn^ derrière les oreillfs , et l'administration .de deux onces d'huile de ricin fiit recommandée noue lelraderoain. Le 20\ appelé de nouveau auprès du malade,, je le trouvai mins le même état; le délire avait, même augmenté ainsi que les aignes de l'état ssbnrral; cependant le pouls était plus faible et ne donnait que s<ilsante*dix pulsations; .il n'y avait eu qji'tone selle après l'idmlnistration del'hnile de ridn. Nous fîmes administrer une once de sulfate de soude : aucune évaeuMion n'en ayant été le résultat, M. Brousse fit donner le soir une demi>once de ce même sel, qui n'ent pas plus d'edifct. IjC 21 , l'état dn malade était toujours le même. Le délire ne cessait pas ; le pouls était trèa*mou , et ne donnait que aoixante*qvinxe à quatre-vingts pulsations. Je voulais prescrire l'émétique : la> finriUc du malade m'a dit qu'elle l'avaf t vu jeté daiis des accidents très-graves . par l'usage de ce médicament. On dut alors recourir à>11pécacuanha, dont on adoalnistra trente grains. Il ne survint qu'un léger vomissement, beaucoup de miasées et cinq A six selles liquides. Le lendemain le délire avait cessé ; la langue dtalt encore saburrale; le pcmls i s<rflante-qtiinze pulsations t il était mon. On . revint à une once et demie de sulfate de soude : il y eut cinqtou six évacuations» Lé 23 , la langue était nettoyée , et le malade se sentait trcs-bien ; I* convalescence ne dura qne quelques jcfurs.
S III, Le tartre stiblé à hante dose n'a pohit ettcoreété généralement ado|i|é dans le tnriteownt des Inlammatfons cérébrales. Les observaâons suivantes prOu> «enk eependaat qu'on peut recourir avec avantage i son admli^stration,. dont on tire tttit de parti pour combattre les pneumonies et les rhumatismes articulaires aigus.
Obs. LXXYIII (stsiet). Un enfant de sept ans avait conservé une toux- fré« ^enteavee amaigrissement, et chaleur k la peau le soir, depuis une rougeole bénigne dant H avait été affecté trois mois auparavant, lorsqu'il fut pris, la- Saavembra 1620, d'une fièvre vive, avec frissons, vomissements de matières verditres et céphalalgie fort intense. Le 4 novembre , je trouvai cet enfant avec lepeds moUi très-fréquent (ecnt trenté-cinq puissions); la peau sèche, la languebnnldet nais roage sur ses bords ; les yeux brillants , avec impossibilité de supporter la Innrfère; céphalalgielntttnse , vomissements réitérés de matières verdstrts; bouche anaère; toux par quintes asses fréquentes; la poitrine percutée avait de la matlté dans toute l'Âendue d<( la base du poumon gauche , où l'on entendait un râle crépitant , et de la btonchopbonie au sommet; point d'expectoration. Je fis afpliqaer huH sangsues derrière les oreilles, à cause de la vive ce-
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tihiMbii ijli firf«a3c potKMr de* erU aa nMiade. Le 5 , I* c^liablglè «tàh cRmlmaéi taaiê la fièrre avait la méiiM Intensité ; le pools avait encore perdu de va Cwve; U j triât en phnfears défaillances , et la tovx était tonjours fréquente. Un «é«icatoire volant fût mis entre les épaules. Le 6, même état, sauf que la cép)ia< lalgie s'est reproduite avee intensité; la toux n'a pas diminué. Le soir , vomissen^ts 5'«<|aents; délire qui rontinue une partie de la nnit, et oblige de fair« fixer l'enfant dans son lit. Un vésicatoire est appliqué le soir A la nuque. Le 7 ,
Kl fixes , face Uèrae et comme terreuse ; regard hébété , respiration fort gênée. aCant répond juste, mais lentemt-nt, aux questions qu'on lui adresse; il porte ■MU cesse la main A sa têie, et se plaint de céphalalgie à la région syncipiule. J« fiais «foater dix griins de kermès à trois onces de loork blanc , à prendre par cnillerées tontes les heures. Le soir, il n'y avait aucune amélioration ; il était survctaa un vomissement et dix selles liquides. Je fais ajouter à la potiob deux gralot de tartre stibié. Le 8 , il n'y a pas eu de délire dans la fluit ; la stupeur a cessé , ■Mis le ponls est toujours extrêmement fréquent ; la céphalalgie continue , et le Malade dit qu'il ne peut sovtenir sa tèie, tant «Ile est pesante; la tottx est aussi StiqtaMOê ; mais la respiration est plus libre. La dose de tartre stiUé est portée i contre grai^^ , avec une paitle égale de kermès. Le soir , toux moins pénible et Moins fréquente, céphalalgie jpresque nulle; pouls direlofjpé et tombé 1 cent pslcations. Stf grains de tartre stlblé, sans kermès , dans trots onces d'infusion «le fleun delillenl, avec addition d'une once de sirop de guimauve. Le 9, la tcte était tout k fMt débarrassée; la poitrine était devenue sonore ; cependiut on entcadait eocore du rêle crépitant dans toute la base du poumon gauche. Le tar» tri «tibié fut continué A la même dose , et je fis donner du bouillon au malade. Le mieux alla en croissant. Le 11, la fièvre avait cessé entièrement ; le tartre atSbié fat rédidt à deux grains ; et le 13 , la poitrine ayant repris son état physiologique , le malade entra en convalescence.
JQ serait dilficile de trouver un enfuit plus faible et présentant aussi peu d'énergie que ce petit malade,
0>s« LXXVIIl (septies). Un charretier, dans une maison de commerce, ha* Unie à porter des fardeaux , igé de cinquante-quatre ans , et adonné an vin , fut pria, le aoir du 20 janvier 1830, de violente céphalalgie avec fièvre intense, «{ai s'accompagna bientôt de délire violent. Le 21 , je le trouvai danâ cet état : le pools donnait quatre-vingt-quinze pulsations ; il était fort et résistant ; la Itnfae était sèffhe et ronge, la face colorée. Je pratiquai une saignée de dix-huit •■ces , «rai fut suivie d'an soulagement immédiat. Le 22 , il existait encore vné vive eéplialalgle; le pouls était assez résistant , et donnait quatre-vingt-huit polsalloBS ; <piand le malade se remuait dans son lit , il avait des défaillances. Le soir, la fièvre augmenta, le délire revint , et pendant toute la nuit, le malade était dans une sorte de typhomanle. Le ^ , je le trouvai dans Cet état : la laagueéttitVrnueet tremblante quand le malade la sortait; les yeux fixes et briUanta ; il ne connaissait pas ceux qui l'entouraient ; dents fuligineuses ; ventAaoo^ et indolent. L'affection cérébrale n'était pas douteuse; mais elle aé Hait évidemment i une fièvre ^rpboide. Je prescrivis quatre grains de tartre stihU dans l'eaa tiède pour provoquer le vomissement. Revenu dans le milieu deit jimmée, je trouvai le malade dans le même état ; il avait eu une selle, mais aucun volisseaient. Le pouls était plus large, et une dlsphorèse modérée st montrait. Je fis administrer quatre autres grains de tartre stibié : le soir , pouls large, donnant quatre-'vkkgt-quinze pulsations ; langue plus humide; le malade reconnaît ceux qal l'entourent, et se plaint de courbature très-forte ; il n*e8t survenu aucune «iracilatioa. Le 24 , le délire s'était reproduit dans la nuit ; le malade ne cessait
de canser avec it» {antAme*; les pa^ei ittimi HUUm et tei«ofaa«t , àéMk* lance» continaelles , pouU à quatre-vingt^iz pakatians, langoa sèche et bnnià> trc, fuliglnositéft abondantes sur les lèvres et les dents, ventre souple. Je ce»> •eiUai l'eau vineuse pour tisane et une pdtion préparée avec «Ix onces d'infindos d'arnica, une once de sirop d'éther et dix eralus de tartre stihiè. Le soir, plus de délire, aucune défaillance dans la journée, pouls plus résistant, langue fdns humide, mais céphalalgie continuant encore ; la nuit, retour d'un peu de rénmsérie. Le 25, même état que la veille au soir ; les mêmes mo^ns furent continués^ étourdissements dans la journée, tète pesanu, pools mou, » qnatrr>vin{*t«cinq pulsations , mais aucun délire. Le 26, même état que la v^le i bouillon, cana vineuse et suppression de la potion stibiée. Le soir , retour de la céphalalgie , du délire et des défaillances , pouls à cent pulsations : ces accidents continuent tout* la nuit. Le 27 , on revient a l'administration du Urtre stibié i huit grains , et de« le soir , les accidents cérébraux avaient disparu; il n'y eut dans la nuit suivante que de la rêvasserie. Le 28, l'émétique est porté à douxe grains, le pouls est desrendu à quatre-vlngt>cinq pulsations, la langue est nette et humide , Il reste de la pesanteur à la tète et des vertiges. Des hémorrhoides auxquelles le malade est sujct-fluent abondamment, les réponses sont très^lentes , ainsi quf les mottve> ments ; il /est manifesté des pétécnles sur la poitrine. La podon émétisée est continuée, et ses prises sont alternées toutes 1rs heures avec une cneiUérée de drop antiscorbutique; de ce moment, les forces da malade se relèvent , les acci* dents cérébraux ont cessé entièrement , et l'appétit se prononce ; l'eau vineuse est remplacée comme tisane par la décoction de quinquina ; la nourriture est progrès» sivement augmentée; la convalescence commen^ dans les premiers jours de février,
11 ne faut pas voir dans cette maladie une affection cérébrale simple; la lésion encéphalique n'a même été chex ce sujet que consécutive k la Bevre typhoids essentielle ; cependant il est remarquable que les accidents cérébraux ont dftpara aous l'influence de l'usage de l'émétique , et se sont reproduits aussitôt qu'on Vm suspendu , pour cesser encore après qu'on y est revenu •
Oas. LXXVIU (œtiet). Une petite fille de cina ans fut prise subitement, kuk jours après une rougeole qui avait été bénigne, d un assoupissement continu, qna ses parents prirent pour ae l'accablement. Le deuxième jour , cet assonplssemeat s'accompagna de fièvre et de vomisseniento. Le troisième jour, a^«é pour la première f(4s, je trouvai cet enfant assoupi , ne paraissant pas reconnaître ceux qui l'entouraient; il poussait de temps en temps des cris aigus ; les pupilles étaieM très*dilatées; le pouls donnait cent trente pulsations. Cette petite malade app«r> tenait à de pauvres ouvriers ; elle était blême, mal nourrie, et portant l'emprelntt d'une cadiexie profonde. Je fis appliquer un vésicatoire à la nuque. Le quatrième jour, eut encore plus (acheux; convulsions des muselles de la bce t strabiltias, coma imminent ; je fis donner par cuillerées à café tontes les demi-heurra mM potion de trois onces, contenant quatre grains de tartre stibié. Il ne survlmt qu'une évacuation alvine et quelques efforts pour vomir, mais sans résultat. La soir, mieux manifeste; l'enfant ouvre les yeux i la lumière, et parait fixer etmx qui l'entourent. La potion est continuée pendant la nuit , et le lendeaiialn cUa est portée à six grains; le soir , tous les accidents hydrocéphaliques «valent diapam; pouls à quatre- vingt'dix pulsations, langue nette, pupilles mobiles; l'enfant jouit de toutes ses facultés. Je fis rédnire li| dose de tartre stibié k quatre greint, et le lendemain k deux grains ; elle fut ensuite supprimée ; cependant il restait vm mouvement fébrile et de la chaleur à la peau le soir; deux jouis après , les aeeidents cérébraux se reproduisirent soutf 1» même forme que la première fois * je
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revins «m nètaes moyens , mais je n'en obtins pins les mêmes avantages ; la pe* tite malade snccomba le qnatrtème jonr «le cette rechute.
Le tartre stlbi^, dont j avais obtenu tant d'avantage dans la première affection cérébrale de cette malade, a ëcboaé complëtement dans la récidive. Ce fait n'en prouve pas moins <[ne l'en peut utilement recourir, dans les maladies cérébrales, an tartre stibié i haute dose. Ce remède n'empêchera s^ns doute pas que l'on ne perde beaucoup de malades de ces 'affections toujours si dangereuses ; je l'ai employé sur trois autres sujets, deux fois 'avec succès , mais associé, il est vrai, avec l'application de la glace sur la tète , et les affiisUins : aussi ne lui attribué- je paa exckisivement les honneurs de la guérison dans ces cas. Chez le troisième sujet , il a échoué complètement, quoique l'arachnoïdite fût compliquée de pneu» monie, et qne celte circonstance fût une indication de plus pour recourir à l'émé» tk|n« à hante dose.
Ces ^ts démontrent certainement qne le tartre stibié k hante dose a contribua puissammfBt i déterminer la résolution favorable de pbl^masies encéphaliques très-intenses. Tons les médecins savent maintenant qne ce n'est pas seulement àtias ces phlegmaaies qne ce remède est utilement administré de cette manière. D^Hils qne ces faits ont été recueillis , je n'ai pas eu recours i ce mode de traitemeat dians des phlegmasies encéphaliques, mais j'ai souvent administré le tartre stibié, i dosas variables , dans d'autres maladies, dans le but de bien apprécier rcfiScacitë de ce médicament. Les résultats de ces observations réitérées un grand nombre de fois , m'<mt amené à reconnaître , comme évident , un fait que je n'ai pas de raiaons aujourd'hui de rejeter pour les phl^masies cérébrales , lorsqu'il est démontré pour les pneumonfes et les rhumatismes articulaires, maladies qu'on a aussi combattues souvent avec grand avantage par le tartre stibié à haute dose. Ce fait consiste en ce que tons les résultats utiles de l'emploi de ce médicament , •ont f effet imanédiat de la purgation assez vive et des crachats ou des vomissevents qu'il produit dans les premières vingt-quatre heures de son emploi. Après cet effet obtenu , si l'adminiàtration du tartre stibié ne produit plus d'effet semblable, à quelque dose qu'on l'administre, c'est un métHcament absolument inutile, et complétemoit inerte. D'après ces remarques, je suis arrivé k préférer, dans les ras ok l'on donne, et ou je donnais moi-même le tartre stibié k haute dose, administrer l'émétique en lavage, aiguisé même avec les cathartiques pour •evienir son effet pendant plusieurs jours. Le traitenpnit des encéphalites par cette méthode que j'applique journellement k la pneumonie et au rhumathisme ^g« , reatrerait tout à fait ^'ns le traitement par les purgatifs cqpiseillé par H. Abcrcrombie, et dont j'ai moi-même souvent reconnu l'utilité.
S IV. L'application des dérivatiCi autour de la tête, et surtout cdle des vésicatoires, est emjdoyée par beaucoup de médecins dans les encéphalites, avec «ne trèl-grande tinrfdité. Quelques-uns même les proscrivent. L'expérience m'a cepndatit souvent démontré l'utilité de ces moyens , et je n'ai jamais vu qu'ils aient détenniné ^accidents sérieux ; il est vrai que je me suis toujours imp<Mé la \t& de n'y recourir qu'après la péri«>de de développement de la maladie , lorsqu'elle se prolongeait et tendait k se terminer par suppuration , le coma étant déjà imminent. J'ai fait connaître ailleurs * les avantages que j'ai retirés de ces moyens dans les affections cérébrales si graves et si rapidement mortelles , qui formaient une des terminaisons métastatiques du choléra épidémique de 1832.
- *• Monographie du Choléra Morbut épiélémiquê de Paris, rédigé spécialement «OT les observatioiis cliniques de l'autMr à l'Hdtel-Dicu de Paris; 1 vol. in-8<*. Paris, 1882.
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Je poimait rapporter ict pluieur$ liiits qnl prouvent l'utilIbB A* cette më^e»* tion dans les encëphalites sporadiques , je me contentertd de rapporter un ce«l cas dans lequel j'ai joint , i l'action dërivative du vësicatoire sur la tète, l'aettoii aussi énergique et souvent non moins utile du ptyatisme mercnriel , déterminé comme moyen de traitement de la phlegmasie encéphalique.
Obs. LXXVIH (noviet). Un ouvrier bijoutier, âgé de 19 ans, de l>onne co»« stitution, fut pris subitement, le 14 juillet 1832, d'une vive céphalalgie «vee lassitudes dans les membres et sentiment de courbature. U n'avait éprouvé aucun* prodromes , et ne s'était eicpose à aucune cause appréciable de maladie. Dana la nuit suivante, la céphalalgie devint excessive, et une fièvre intense se dédarn. Ces accidents persistèrent toute la journée du lendemain et la nuit sfdvattte; des nausées fréquentes s'y joignirent. Le 16 juillet , je trouvai ce roaUde dans l'état suivant : faciès abattu, portant Tempreinte d'une stupeur profonde; yeux ermnta dans leurs orbites, très*brillants ; le malade répond brièvement et avec une aorte d'impatience aux questions qu*on lui adresse. Il se plaint de douleurs et àm pesanteur excessive de la tète : la douleur a son siège tout autour de cette partie, au niveau delà base du crâne; la langue est nette; la soif asses vive; u. peaa très*cbaude, sèche , injectée, surtout au col et k la face ; le pouls est assea ptcfai, résistant; les excrétions alvines sont supprimées depuis deux jours. Une lâignée du bras , de dix onces, fut pratiquée et réitérée dans la soirée. Le malade fut màm i l'usage du prtit«lait tenant en suspension de la pulpe de tamurin* La dnit «ni* vante fut fort agitée; il y fut de la rêvasserie qni "o fut pas CQutinue. Le 16« on appliqua vingt-quatre sangsues aux tempes, et on fit des afEiarîons fraiduM de deux a trois minutes de durée sur la tète , réitérées toutes les deux hearea. Le 17 , l'état du malade persistait ; il n'y avait de symptôme nouveau qu'nne pe« sauteur de tète considérdUe , telle que le malade ne pouvait sa remuer sar saa oreiller; la chaleur de la peau était maintenant* peu élevée, mais lepoula ^tirft très-fréquent. La fièvre redoublait depuis deux jours , vers les quatre heures éa soir , par un frisson peu intense ( Prêt. : petit-lait émulsionné , avee addition de deux grains de tartre stibié par litre). Le 18, l'état du malade était notablenieM amélioré; la céphalalgie avait diminué ; le pouls était plus large et moins fréquent. Celte amélioration se soutint le 19 ; mais, dans 1« nuit suivante , le malade tomba dqns un assoupissement semi-comateux dont il surtait ttès'fpcileiBent; il Umtki la tète faiblement renversée, et cette partie était mue avee difficulté. Las lauaelaa du col semblaient d«ns un certain degré de rigidité ( Préè, ; application d'm vésicatoire sur la tète préalablement rasée ; administration de v)ngt-quatM grains de csJomélàs, divisés en trois prises ). Le 21 , le m»lada était nwins assoupi ;ls pouls était moins frÀjuent, plus développé ; la soif était intense ; l'administration du calomélas avait produit trois évacuations. Le vésicati^e avait déterminé k ^ulèvement de l'épiderme , par petites phlyctènes , sur toute la tète. Ls calo* aoâas fut administM i la même dose ce jour et le lendemain, ti« 28i la sallvatiiui était établie ; toute la muqueuse buccale éuit rouge, injectée, et présentait càat là de petites parcelles de plaques couenneuses. L'assoupisscaitnt n'existait ]^us{ la céphalalgie n'était plus continue , mais se renouvelait de temps en temps avec une asse» grande intensité. Le pouls donnait quatre-vingt-dix pul^tions psr ml> nnté; la peau était chaude et sèche. Le csJomélas n'svsit déterminé la vciB* aucune évacuation alvine (Prêt, : dix-huit grains de calopélas). Le 24, la sa» llvation continue \ elle s'accompagne de douleurs extrêmement vives dans la bouche; 1« sslive s'écoule par l|t commissure dcf \^m ; }e vésicatotra du cwtr dievelu est presque see. La céphalalgie ne se manifeste pins qu'i des i "* très-éloignés ; elle est gravative et de très-courte durée {Prêt» \
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radoiUrfstration du calemélas). Le 25, le pouls est rerenit à soa rhythme natund* Je malade a dormi pakiblement une grande partie de la nuit ; la cé|J)ala]fie ne se fait plus sentir. Dès ce jour, la convalescence a commencé « et s'est accompUe •ans obstacleSi Le ptyalisme a cessé progressivement.
Ltr^qu'on réfléchit à l'intensité de la phlogose, dont la muqueuse buccale et les glandes saliva ires sont le siège dans le ptyalisme mercuriel, on comprend aisément qu'une action organique aussi active puisse opérer sur le cerveau enflammé une dérivation salutaire. J'at eu souvent recours à cette roédicationpoissanté dans les maladies cérébrales, dans les ophtbalmies rebelles , dans des surdités anciennes dépendant de l'inflammation chronique de l'oreille moyenne et interne , etc. Ce moyen de ^alternent est douloureux, mais il ne détermine jamais d'accidents ; on est d'ailleurs le roaitrede le modérer avec beaucoup de facilité, en suspendant l'administration du calomélas, et en déterminant use légère purgation au moyen de pnrgati£s doux.
^ S. Il n'est guère "xîe maladies dans lesquelles il soit permis de conserver plus longtemps l'espoir de la guérison, dans l'état le plus désespéré en apparence, que dans les maladies cérébrales. J'en citerai en preuve le fait suivant, qui fbnrnira aussi un exemple des bons effets , dans les encéphalites , de l'apriicatifm des noyas, que M. Abercrombie a passés sous silence.
Osa. LXXVIll {deeies). Un jeune homme de dix-neuf ans , habitant le bourg des Batignolles, à une des barrières de Paris, était atteint, le 14 août 1828, d'une fièvre assez violente, qui durait depuis quatre jours, et s'accompagnait de quintes de toux très-pénibles ; il n'y avait point d'expectoration. A la percns- * '■''-'- - m arrière le stéthoscope rapportait un bruit de
d'une assez Oaible constitution, a été #ujet daiw leusea ; il conserve depob une année une surdité :s une éruption abondante de furoncles et nn ;s oreilles. Le docteur Regnanlt, qui lui donna dUminua beaucoup l'intensité par plusieurs vé4» (sivement autour du con. Deux saignées du bras, ?nt rapidement la diminution de la toux. Le 16i, épris du son, et il n'y a presque plus de toux; i se prolonge pendant toute la nuit, et qui oblige « 17, il a repris sa connaissanre, il dit qu'il n'a les sont agitées de mouvements oscillatoires con- }ns, ventre souple. Une saignée de dix onces îvtL t recouvert d'une couenne mince, égale en vo- ! totale du sang; il y eut encore dans la journée îminua noublement; on appliqua le soir vingtles. Le 18, le malade, abandonné i. lui-même, en lai adressait la parole; il persiste à dire qu'il : dix'hnit san|{soes derrière les oreilles. Binaire sur la tète pendant l'action des sinapisnes). it Li nuit; il a fallu fixer le malade dans son lit. Le matin il le malade jouit'de toutes ses facultés; il dit ressentir une pesanteur, une sorte d'embarras dans la tète; pouls à cent trente pidsations; la prescription ^ la veille est réitérée e: exécutée de nouveau. Le 20, il y a du délire pat instants, pouls i cent vingt-quatre pulsations , assez résistant, qudqu'on ait abondammettt tiré du sang ; sensation de pesanteur dans la tète , mais aucune céphalalgie; stupeur ( Prej, : raser la tète et appliquer vingt sangsues au cuir chevelu des ré> gions pariétales; affusions froides à huit d^rés sur la tète, glare sur la tète
cmaite; tiaapisncs aaz pieds, et toatei les Wam «aeeaillcrécà bornée A* mn loock dMW lopel je bit entrer nne once et acaie «rkaile de ridn et trab goaltr» d*kiri]ft de erattm-û^âmm). Qmq fyc«Mi— i «KiBes sarriarnit; rèrasscries to«te la soirée et soaaolraccUMte la noit. Le 21 , la soMDoleace rootiaoc: les papilles sost aMUles et noo dilatées; povls à ccat trente p«lsado»s; langue netia {Pr€t, : Tcsicafoires snr les régions pariétales, qoatre goattes dlHnle de craConfiglnni). Le 22, comm , ponis intrrarittent et irrégniicr; qndqnes sonbresants ^ tendons; sardité considérable. Qnand on 6xe fortement ^attention dn m»' lade, il sort de l'état rooMtenz et tient des propos incohérents. Dionnnâon générale de la sendbilité; ponlsà cent treme pulsations. 11 y • <■ la Tcille kait éra» cnationj, qni ont été rendues sans que le nnlade s'en soit aperçu {Près. : Tedca* toircs auK deux jambes^. Le 23, le cooa continue; le malade est co«plé:cmeat {■sensible; il Ciit sans cesse le MoarenMnt des lèrres que l'on tait en fumant (Près, : deux nouveaux vésicatoires sur la tête, un à la région coronale et l'autre^ n la région occipitale). Le 24 , diminution érldente du coma ; le malade a des* Intarralles pendant lesqncb il estércillé, et dans lesqnek il se ^aint d'aroir la -tête embarrassée n de ne povroir Ker ses idées ; un instant après, il retombe dans «n délire g^nquille, bientôt suiri de coma {Près. : bvement purgatif avec deux imces de mid mercuricl et autant dMniile de riria ; entretenir ks Térîcatoires de la télé). Le 26, le malade est dans le même état comateux; un large osoxa est •appliqué derrière Hapophjse^astoîde droite. Le 27, le coma para^ plus profond; cependant les pupilles conserrent de la moliilité, et le malade semble reconnaître ceux qui rapprochent. Un deuxième moxa est appliqué derrière l'apoph jse mas> toide gauche. Le 28, assoupissement éridemment dindnué. Le 30, interrallcs laddcs, l'assoupissement continue à décroître. (Près. : larement arec une once dliuile de ricin , trois demt-tasses de bouillon de poulet;, l*' septembre, assoupissement presque nul; on remarque qu'il entend phu fiîcilement; point de délire -dans les intervalles dn coma; il s'est manifesté da la toux sèche et fréquente {Près. : véslcatoire k la parde interne de diaqne bras).
Le 3 septembre , il n'y arait plus de traces d'aflEcctiAn cérébrale , et le malade •Tait l'ouie aiusi fine qn'arant sa surdité, qui datait d'une année; cependant le ponk restait i cent on cent dix pulsations ; la faibksse était excessive ( Près. : une demi-tasse de lait d'inesse le ouuin et le soir). Le8 septembre , le pouls reste fréquent, à cent quatre pulsations; la langue est nette et humide; la toux persiste; les Cscaltés intdlectudles sont dans toute leur intégrité ; les vésicatoircs des Was et les plaies des moxas donnent une suppuration excessirenient abondante. "{Preu. i trois tasses par jour d'une infnnon légère de quinquina et de polygala ; continuer le lait d'ânesse ; quatre bouillons par jour). Le 12 , la suppuration cxcessire des vésicatolres et des plaies des moxas continue; le pouls, biUe, donne cent six pulsations. 11 s'est fermé sans douleur uo abcès au mollet , dont tm ne t'est aperçu que lorsqu'il s'est ouvert, et qui a fourni une once de pus jaune, bien lié et de bonne nature ( Près. : joindre à l'Infusion de quinquina une cuillerée i café de sirop antiscorbntiqne par tasse; nourrir le malade avec de la gelée de volaille). Le 14, un nouvel abcès , dont la formation n'avait donné lieu & nncun symptôme , s'ouvre derrière le grand trokanter gauche, et donne un verre de pus de bonne nature; la fièvre continue et est toujours vive; langue nette, pile et humide (Près. : ajouter aux moyens employés, l'administration de «lenx gros de poudre de quinquina en substance , matin «t soir). L« 15 , denx "««▼eaux abcès se sont manifestés, l'un au-dessus de la malléole eatteme gauche, et Fautr* an-dcssus de la crête iliaque gauche. Le premier s'est ouvert sponUnénent; le second est rouge, donlonrenx et chaud ; les vésicatoires sont secs. Le IS,
DES WFIJIIUIATIONS E^ICÉPHALIQUES. 199
le nuilade t'est plaint le matin d'une «lonlrur à l'^ole gaacbc; Il y a im abc«s à la r^ion sus«épineuse au srapolum ; cet apoctème est mou , pàl« et sans rongeur à la peaa. L'ainrès qai était situé au-dessus de la rrète iliaque gauche a êt< ouTrrt le 17 , et a donné un verre de pus louable. Le marasme diminne; la pools perd de sa fréquence; il est i quatre- vingt>dix-buit ou cent pulsations ; trois selles liquides. Le 20, l'abrès sns*scapulaire est ouvert , et contient environ quatre onces de pus de bonne qualité. 1^ pouls est descendu à quatre- vingtqnatorxe pulsations. Le régime analeptique est continué. I.e 2« , le pouls est revonté à cent boit pulsations; le ventre est légèrement tendu et cbaud. 11 est •nrvenu un abcès au mollet de la jambe droite, qui a été ouvert et a donné deux cuillerées environ de pus {Pres.t cataplasmes sur le ventre, eau da gemme, soupes aux Técules pour aliment). Le 26, diarrbcr abondante, qui donne des selles liquides et comme purulentes ; douleurs sourdes dans l'abdnnen ; la r^ion illaque ganche est douloureuse an toucher : le pouls donne cent six pulsations ( Pr«s. : emplâtre stibié sur l'abdomen J. Le 28, pustules snr l'abdomen, diminution de la diarrhée ; langue humide , appétit (Près,: deux lavements , avec cinq gouttes de laudanum de Rousseau dans chaque). Le 4 octobre, la faiblesse est extrême ; la diarrhée persiste ; la suppuration , formée par les pustules du ventre , qui sont devenues autant de petits ulcères , est excessive ; le ponis donne quatie- vingt. seise pulsations ( Prêt. : toutes les heures une cuillerée de la potion suivante : décoction d'une demi-once de racine de Colombo dans dix onces d'eau , jusqu'à réduction & six onces ; ajouter extrait de quin» qoina , deux gros, et cinquante gouttes de -laudanum ; augmenter les bouillons , y ajouter des œufs, et donner du blanc de volaille rôtie). Le 8 octobre, la diairhée a cessé entièrement , mais il s'est formé sur les téguments de l'abdomen , à la région hy pogastrique , deux abcès qui se sont ouverts spontanément par les petits ulcères qu'a produits rapplicntion de IVméîique ; le pouls gagne en force; le marasme diminue. Le 10 octobre, les abcès de l'abJomen se ferment; la suppuration des petits ulcèies abdominaux cesse \ la diarrhée reprend t Hle cède de nouveau à l'usage de la potion avec la décoction de Colombo, à laquelle on revient ; les aliments sont progressivement augmentes. Les plaies des moxas ont suppuré jusqu'à la fin de novembre-, le malade était alors complète^ mttnt rétabli, et avait pcis de l'embonpoint; le pouls n'a repris son rhylhma naturel qu'an commencement de novembre.
En avril 1829, il y a eu chez ce jeune homme de la céphalalgie, avec légère aordité. Un cautère à la nuquo a été établi et conservé pendant un mois ; ces accidents ont complètement cessé. J'ai vu ce jeune homme aujourd'hui 10 avril 1830 ; il a de l'embonpoint et se porte très-bien ; il n'a aucun resta de céphalalgie ni de sut dite.
Cette oliservation n'est pas seulement digne d'intérêt par la gnérison remarcpiahle d'une affet-tion cérébrale, arrivée à la période la plus avancée, au moyen des dérivatifs énergiques placés derrière les oreilles ; elle l'est encore par ' l'abseacc de céphalalgie prononcée chez ce malade, et par les accidents géoé» raoz qui ont persisté après la guérison de la maladie cérébrale. Cette succession d'abcès, cette facilité avec laquelle des suppurations abondantes se sont établies che* ce jeune malade , sont les caractères d'un état général qui s'observe asaes firéqnemment , et que j'ai décrit dans mes Redureheg sur la nature et» Fièvre* et dans mon Histoire anatomique des Inflammations , sous le nom d« diathùrse pjrogéniquf. 11 est très-rare de voir cet état général porté aussi loin qu'il l'a été chez le sujet de cette observation. Comme l'état général , dans ce ras , safBt pour motiver les apostèmes qui se forment à l'extérieur, de même 11 doit suffire pour se rendre raison des pblegmasies profondes qui peuvent se maniCester pendant sa durée, pblegmasies qui, si elles viennent a éclater dans ces cas , M terminent presque immédiatement par snppvrationi A. N. G., trad.
APPENDICE