‹ Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinièreChapitre 12 sur 59 · HYDROCÉPHALE · texte numérisé non relu

HYDROCÉPHALE

que Pépanchement est le résultat d'un folble degré dluftathmation du cerveau ; ce qui le prouve est ce fait que de semblables lésions se rencontrent quelquefois dans des cas où la maladie est le résultat de l'action d'une cause physique sur la tète , comme dans les observations suivantes.

Obs. LXIV. Un homme de quarante ans, d'une constitution scrofuleuse , était sur un char aux courses de Leith. Au départ du cheval, il perdit l'équilibre et tomba du char; sa' tète porta sur le sable. Il ne ressentit à l'instant aucun inconvénient , et il vaqua ses affaires pendant une semaine , tout en' se plaignant fréquemment de la tête. Il fût ensuite retenu chez lui par l'augmentation de la céphalalgie, qui s'accompagna de vomissements et de fièvre légère. Peu de jours après , il tomba dans l'abattement et ensuite dans le coma , et il mourut à la fin de la deuxième semaine.

Ouverture du cadavre, — Tous les ventricules du cerveau étaient distendus' par de la sérosité, sans aucune autre appa^ rence d'altération morbide.

Obs. LXV. Une jeune fille de treize ans tomba d'une escatfpolette ; sa tête heurta avec violence contre le sol. De ce moment, elle se plaignit de céphalalgie, mais elle ne fut pas arrêtée au lit ; sa santé d'ailleurs ne parut pas altérée jusqu'à six semaines après l'accklent , que la céphalalgie augmenta et s'accompagna de vomissements et de ft'équence dans le pouls. Les vomissements s'arrêtèrent bientôt, mais ils furent suivis d'un léger délire, auquel succéda ensuite l'état comateux. Elle resta cinq à six jours dans le coma, et elle périt deux mois après sa ciiute.

Ouverture du cadavre, — Tous les ventricules du cerveau étaient distendus par de la sérosité sans aucune autre apparence de lésion morbide.

RÈSOHÉ GÉNÉRAL DES FAITS SUR L'iIfFLAMBIATlOIf DES PARTIES CENTRALES DU CERVEAU ET SUR l'hTDROCÉPRALE AIGUB.

Le rapprochement des faits recueiltis sur l'important stget qui nous occupe donne des résultats d'une grande importance pour la médecine pratique sur la pathologie des maladies cérébrales, et surtout sur les maladies encéphaliques qui se terminent par un épandiement séreux.

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On a observé la présence <l\ine ^ande quantité de Uqm'dè dans lé cerveau, sans qu'il en soit résulté aucun symptôme aîarmant. Morgdgni a trouvé huit onces de sérosité drans le cerveau d'un homme qui mourut subitement de suffocation à une'période avancée d'une pneumonie , et Heberden en trouva la même quantité sur un homme q^ii périt subitement après avoir été affaibli par un accès de fièvre qui n'avait offerMu cun symptôme d'^Tection cérébrale. Ce n'est donc pas la présence d'une certaine quantité de sérosité épanchée dans Te cerveau qui détermine les symptômes de l'hydrocéphale. Nous avons d'ailleurs vu la maladie présenter successivement tous les symptômes de l'hydrocéphale, et se terminer d'une manière funeste sans qu'il y eût aucun épancfaement. La conséquence naturelle des faits parait être que les symptômes morbides, dans ces cas, ne sont pas le résultat de l'épanchement , mais bien celui de la maladie cérébrale dont l'épanment est une des terminaisons.

Les faits que nous avons recueillis ne permettent pas de douter que la maladie dont ils sont des exemples ne soit de nature inflammatoire. Si l'on admet cette conséquence de l'observation comme bien établie , il faudra en déduire que la pratique devra principalement tendre à arrêter l'inflammation dès son commencement , pour prévenir ainsi la formation de l'épanchement qui en est l'effet, et particulièrement pour prévenir le ramollissement qui constitue, comme nous l'avons montré, une terminaison fatale de la maladie, même lorsqu'il est peu étendu, et qu'il ne s'y joint aucim épanchément. Nous avons des raisons fondées pour considérer cette terminaison comme la plus à redouter dans ces inflamma^ lions cérébrales , surtout comparativement à la terminaison par simple épanchement. Les parties au milieu desquelles répanchement s'opère étant dans l'état saita , il semble que Ton n'a aucun motifplausiblé pour le considérer comme une affection qui ne laisse aucun espoir; nous n'avons d'ïHlléurs', je pense, pas de raison fbndéç de douter de la possibilité de raosorption d'un liquide séreux dans les ventricules céré'^ braux. L'analogie avec ce qiii se passe dans les autres cavités' , et ce qui arrive dans lé 'cerveau lui-même , nous autorise encore à l'admettre. On *est bien fondé à croire que dans leâ autres cavités séreuses il s'opère constaiùment une absOrp^

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S*" Il n'existe point de signe dont la présence indique l'eustience de l'épancheroent dans le cerveau. La lenteur du pouli^ iMiivie de son accélération ; le strabisme , la vision double , les pupilles dilatées , les symptômes de paralysie , et le coma comr plet existent ^ (;Qmme nous l'avons vu, sans aucuE épanche^ ment;

3" Tous ces symptômes peuvent exister avec un état ^ cerveau simplement inflammatoire et essentiellement sténique , tandis que l'on soumet le malade à un traitement actif ^ et quoique ce traitement, adopté sans indécision et à un^ période peu avancée, laisse l'espoir d'arrêter les progrès ()f la maladie dans un grand nombre de cas.

C'est p^l-être dans le d^é d'activité des symptômes qu'il fout çhercker les bases du pronostic dans les. cas particulier^ ; plu^ les signes se rapprochent de ceux d'une inflammation active, plus on est fondé à espérer d'enlever rapideinent la maladie. Cet espoir doit être d'autant moins grand que la maladie se rapproche dav^aptage de l'inflaDunaiion faille et scrofuleuse. Il suit d« U que la période où il faut recourir au traitement actif est courte ; le mal est probablement sans re«iè4e dè^ la fin de la premier période de |« maladie.

médiatement à la solution de la qUeslien suiv«t« : A-t-oB giiéri des hféfoo^^kêkëè^ Il n'y a pas de cbiite que des malades qui i^résentaient tous les symptômes de cette mniadM iMent éié gaéris. Nous en rapporterons plusieans exemples. Des éôrwains ont cité avec confiance de pareils cas comme des exemples de guérison de rhydrocépliale , tandis que d'ach très ne les ont considérés que comme des cas remarquables peur leur ressemblance avec cette mdadie. En admettant les prÎBoipes qUe nous atons exposés y nous croyons qu'onf n'a pas de règle certakie ponr prononcer sur là présence d^tm épandiement dans le cenreau ; mais que tous les symptôme» qui aceonqi&gnent ordinairement Tépancbement existent aussi arec u» état mAananatoire de l'enc^Me , qui , si on le laisse all^, c^erminera probaMement un épanefaement ; inis qui , au contraire, s'il est attaqué sans indécision dans st première période , peut être , dans un certain nombrr dq e», traité àree succès. U faut laisser encore dans le domaind des coi^ectures la question de savoir si te fluide épanché peil0 être résorbé, ou si la maladie peut être guérie après que Tépansement s'est formé. Les faits que nous avons rapportés BsuB domàMiit GepiBndmt des raison» de croire que, dans les eas ordinaiJres d'hydrocéphale, la dispantion du li(|uide épanché , lorsqu'il en existe , ne peut en aucune manière améliorer l'état du Butode^ puiscpi'il resterait encore k nialadie profonde des parties centrales du cerveau, qui accompagne les* épanchements dans un si grand nomlA-e de cas, et que nous avons vu cette maladie devenir funeste par elle-même, sans cncoB épanehement , et même avec tous les symptômes ordinaires de l'hydrocéphale.

SECTION Vtl.

5teS CAUSES DES mPtAHIitlONS CÉRÉBRALES.

Les causes des inflammations cérébrales échappent à l'ob-: serfation datis vtu très-grand nombif^ de cas. Les circonstances sôus Fempire desqueHes ces maladies surviennent le plusi fréquemment , sont surtout les suivantes :

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