‹ Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinièreChapitre 18 sur 59 · SIS MALADIES · texte numérisé non relu

SIS MALADIES

tiisioM à différentes parties du corps, et spécialement k la tête ; elle resta au lit pendant quel<pie8 jours. Dès lors sa santé se. détériora; elle commença k se plaindre d'une douleur fixe à la tète, et les fonctions du tube digestif furent dérangées. Cette femme continua cependant ses occupations domestiques ordinaires jusqu'à trois semaines ayant sa mort, ou'elle fut prise de fièvre et et délire furieux, des accidents diipamreot après une saignée. Le lendemain, elle eut à la face un érysipèle , qui disparut en peu de jomrs. La makde put alors quitter le lit; mais elle continuait k ressentir une douleur fixe et profonde dans le côté droit de la tète, à peu de distance au-dessus de l'oreille, qui était le siège d'un écoulement. Elle resta dans cet état , se levant pendant la plus grande partie de chaque jour, jusqu'à trois jours avant sa mort , qu'elle tomba dans le coma , avec paralysie incomplète du c6té gauche, et mouvements convulsifs du bras droit : elle périt le huitième jour de l'invasion de ces accidents.

Owertur» du cadavre, — La tète fut aisément ouverte, car les os du crâne étaient d'une mollesse remarquable. La calotte du crâne enlevée , on reconnut sur toute la surOice interne de l'os , un singulier état de maladie ; la table interne semMait manquer dans toute son étendue, et l'on voyait k nu le tissu rugueux, irrégulier et ceUuleux , de la partie centrale des os du crâne. Entre cette surface et la dure -mère, était formée une fausse membrane de couleur jaunâtre , d'un douzième à un huitième de pouce d'épaisseur. A l'enlèvement du crâne, cette membrane resta, en quelques places, adhérente à la dure-mère, laissant k nu la surface celluleuse de l'os, et dans d'autres places , elle resta adhérente k l'os, laissant la dure-mère aux lieux correspondants avec son q>parence normale. Les parties ^i furent trouvée^ dans ce singulier état de maladie , étaient l'os frontal , au-dessus des lames orbitaires, les deux pariétaux dans leur totalité, la portion écailleuse des deux temporaux , et pkis de la moitié supérieure de l'occipital. L'érosion était la plus profonde sur les pariétaux, qui étaient minces et transparents dans plusieurs points , et tout à fait perforés dans quelques-uns. Le crâne , à sa surface externe, ne présentait rien d'insolite , si ce n'est dans les points où l'os était perforé, qu'il ottnii de

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