DE CERTAINES MALADIES DES OS DO CBAHE
L'observation suivante m'a conduit à faire quelques recherches sur les maladies des os du crâne.
Obs. XGII. Une femme de quarante-huit ans tomba data un escalier , environ un an avant sa mort , et se fit des con-
est fonde k prësumer qu'il exisl« dans le cerveau an« makdie organique d« la nature cte celle qui nous occupe. On est encore -plus en droit d'admettre cette lésion , si l'on voit la paralysie se circonscrire dans une pat*tie peu étendue , ce qui ne laisse pas de doute que la cause organique qui agit sur le cerveau ne soit ioimédiatenient limitée à une partie très-circonscrite du cerveau, commcle sont ordinairement ces tumeurs.
La formation des tubercules dans nos organes ne s'accompagne , comme nous L'avons démontré par beaucoup de faits dans notre Histoire anatomique de» Inflammations t d'aucun développement apparent d'inflammation dans le tissu environnant. On ne reconnaît cette absence d'aucune lésion pblegmasiqae autour des tubercules dans aucun organe mieux que dans le cerceau ; il n'est laéme quelquefois pas utile de faire des rechercl^s Inen étendues pour constater ce fait, car on trouve de ces tumeurs développées k la surface du cerveau, dans la pie- mère, dans des replis de circonvolutions ne tenant au tissu de la piemère que par quelques filaments cellulenx exempts de toute altération. Com« ment admettre f dans ce cas , TexUtence d'nce inflammation autour du prudvit morbide ?
Comme nous n'avons aucune donnée sur les causes immédiates du développement des tuburcules, soit dans le cerveau, soit dans tout autre organe, nous n'avons aucune donnée qui puisse fournir des indications curatives rationnelles. On ne peut donc employer .que des moyens empiriques , sur lesquels on doit dire aussi que l'observation a appris à peu compter. Les exutoires profonds , appliqués comme dérivatifs autour de la tête , sont souvent utilement appliqués ; Ils paraissent rallentlr, sinon le développement , au moins le ramollissement des tuburcules ; et l'on sait que c'est ce ramollissement qui bâte le plus souvent la terminaison funeste du mal. L'établissement de ces exutoires a aussi l'avantage d'être indiqué contre les phlegmasies chroniques des organes encéphaliques , qui ne peuvent que bien difficilement être distinguées des autres affections chroniques de l'encéphale. C'est dans ce cas , qu'il nous parait bien établi que les exutoires dérivatifs doivent être appliqués avec bardimse. Si l'on craint d'agir ■etÎTement , il ne faut compter sur aucun résulut avantageux de ce traitement dans les maladies chroniques, surtout lorsqu'elles occupent les organes profonds du crâne. Dans ces cas, nous appliquons de larges moxas, de profondes fontanelles aux tempes, derrière les oreilles, à la nuque, etc. Nous n'avons jamais remarqué aucun accident par l'effet de cette médication, et nous sommes fondé à penser que, dans Uen diW cas oji l'on n'obtient aucun effet utile de leur actitm, c'est parce qu'on a recours k leur emploi avec une trop grande timidité.
A. N. G., irai.