DES OS DU CRANE
un fongns Aiûu , qai naissait de la surfiMe osseuse malade *. Morgagni a parlé d'une observation sur une carie de Impartie postéiieuie du crAne , avec un épaississement remarquable de la dure-mère , survenue à la suite d'un coup, et terminé par la mort au bout de six ans. Un jeune homme devint épileptfque après avoir éprouvé pendant longtemps une céphalalgie intense; Zacchias trouva la table interne de l'occipital cariée dans une petite étendue \ sans aucune altération de la table externe. Un bomme, que le docteur Clossy a observé, devint épileptique après un coup sur la tête; l'accès revint plusieurs fois chaque jour pendant trois ans : on reconnut , au lieu où le coup avait été reçu , une proéminence : on pratiqua une incision qui mit à même de découvrir un gonflement de l'os, surtout dans une partie du pariétal gauche. On appliqua le trépan , et l'on trouva l'os celluleux et spongieux , et infiltré de pus. Le malade périt dans le coma quelc[ues j(mrs après l'opération ; et , à l'ouverture du cada-
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.Vre » on troii?a uoe aspédté circulaîre , aiTîron du djamèUv d'un écu , à la surface interne de Fos , avec j^usieun petite abcès , ayant le volume de pois, dans la dure-mère * .
Les faits que noua venons de réunir peuvent être considérés comme des exemples d'une forme rare de maladie des oa du crâne , particulièrement bornée à la table interne. Le {dus ordinairement les maladies des os de la tète affectent la table externe ou toute l'épaisseur de ces os; ces affections déterminent des phénomènes pathologiques remarquables; elles sem« blent consister en une inflanunation très-lente, qui peut être le résultat d'une lésion physique, même très-l^ère, et qui survient quelquefois sans cause évidente. Les progr^ du md sont le plus souvent extrêmement lents ; mais il est impossible, aussitôt qu'il existe, de prévoir jusqu'où il peut s'étendre. Il peut se terminer par l'exfoliation d'une partie de la table externe, ou il peut envahir toute l'épaisseur de l'os, ou enfin il peut gagner la dure-mère et le cerveau , et devenir ainsi rapidement fatal. Un homme, dont le docteur O'Halloran a recueilli l'histoire , fut pris , sans cause connue, d'une douleur k la partie supiêrieure de l'os frontal ; cette douleur lit des progrès , et s'accompagna de palpitations , au point que le malade fut forcé d'interrompre ses occupations. Au bout d'environ quatre mois , un abcès se forma sur te
S oint malade, et s'ouvrit; on trouva alors l'os carié et percé 'une ouverture par laquelle on distinguait la <kre-mère couverte de pus. Il s'écoulait par cette ouverture environ une cuillerée de pus à chaque pansement. La portion d'os malade se détacha et tomba le dixième jour; une deuxième portion , également cariée , se sépara une semaine j^us tard; quinze jours après, la plate se cicatrisa *\ On peut eonsidérer ce cas comme un exemple de la forme idiopathique de la maladie des os du crâne. L'inflammation avait prcmblement commencé dans le péricrâne , et s'était ensuite étendue À l'os. Les coups k la tête sont te plus ordinairement la cMse de l'affection des os du crâne , qui marche souvent alors avec ane lenteur remarquabte. Un homme, observé égatement par te docteur CHalteran, reçut sur la tête un coup <te bâton qui
* CIoMy'a Observations o/somé o/tke tUseases of tk« humtm bodjr, p. 17S< ** O'Halloran, on Injuries ofihe head.f p. 58.
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I une certaine pemnteor et de la douleur k la tète. Il n'y eut aucun accident graye pendant plusieurs mois au bout desquels il se forma , au Heu où avait été reçu le coup , une tumeur qui acquit le vdume d'une pomme. Cette tumeur fut ouverte , on trouva sous elle une ouverture circulaire dans le crâne , du diamètre d'un demi-écu ; la dure-mère , couverte de pus, était à nu. Un fongus se forma au bout de quelque temps sur la surface de cette membrane ; il tut détruit par de l'alun ; la plaie de la tète guérit ensuite. M. T. Gullum a recueilli l'histoire d'un enfant de sept ans, qui tomba la tête dans le feu. On supposa que cet accident dépendait d'un accès d'épilepsie. Ce petit garçon fut profondément brûlé avant qu'on pût le retirer. Il résulta de cet accident une escbare étendue qui fut longtemps avant de se séparer; on vit alors l'os tout à Mi k nu. Au bout de plus de trois mois, l'os malade se détacha en une seule pièce, qui comprenait tout un 5 pariétal, et une portion de se formèrent à la surface de la L mois la perte de substance fut e portion du diamètre de l'oué. L'enfant était d'ailleurs dans q à six ans après il restait en- 1 dem'-écu , qui suppurait consseuse, très-mince, s'était forsubstance que le crâne avait
ite à signaler dans la maladie ipe , c'est qu'une fois cette mapas toujours confinée à la partie mais qu'elle peut envahir graiie du crâne.
, istoire à M. Norris , après avoir
torottvé une chute qui ne détermina d'abord aucun accident alarmant , fut prise d'une céphalalgie. La douleur était trèsintense sur l'os frontal, qui avait été le siège de la contusion ; il se forma en ce lieu une tumeur qui fut ouverte plus de trois mois après la chute éprouvée par la malade. L'os fut trouvé atteint de carie ; on appUcpia le trépan , dans la persuasion qu'un épanchement pourrait se trouver au-dessous; mais il n'en existait pas ; le mal était confiné à l'os , et la dure-mère
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était saine. Une tumeur semblable se forma aussitôt après à Focdput ; on trouva aussi que l'os adjacent était carié. L'ex< foliation se fit peu de temps après ; il se détacha un fragment d'os du diamètre d'une pièce de douze sous , et la plaie se cicatrisa, n se forma ainsi successivement plusieurs tumeurs sur différentes parties de la tête ; elles suivirent toutes la même marche. Une se détacha, pendant plusieurs mois, que des pièces de la table eiteme ; les pièces qui se détachèrent ensuite occupaient toute l'épaisseur cU l'os , en sorte qu'après chaque exfoliation , la dure-mère était mise à nu. Dès lors, les plaies du cuir chevelu cessèrent de se cicatriser. La malade périt neuf mois après le commencement de ces eifoliations successives. On reconnut à la dissection de son corps , que des portions de la calotte du crâne manquaient tout à fait. Ces parties détruites comprenaient , autant que nous en avons pu juger par la gravure , plus de la moitié de l'os occipital , plus d'un tiers des pariétaux , et une portion considérable des deux temporaux. On ne peut concevoir , dans ce cas , le plus léger soupçon sur l'existence d'un principe syphilitique *. Une femme qui fait le sujet d'une des observations rapportées par Sa viard , fut reçue à l'Hôtel-Dieu , après une chute sur la tête ; elle eut des exfoliations successives des deux tables du crâne , dans une si grande étendue, que les pièces rapprochées lés unes des autres , ressemblaient à ia calotte du crâne , qu'on aurait extraite par la scie , dans la dissection. Cette succession d'exfoliations dura deux ans^ au bout desquels cette femme fut renvoyée en bonne santé. La partie supérieure du cerveau n'était couverte que par les téguments **. Fabrice de Hilden rapporte l'histoire d'un homme, sur le crâne duquel il se forma de nombreuses tumeurs , desquelles se détachèrent des pièces
* Transactions oj the Médical Societj of London. vol. r.
** Ce fait est l'objet de la xc« des Observations chirurgicales d« SbtIhkI. La portion du crine qui se sépara cher cette femme, comprenait Ja partie «npArleiif» de l'os coronal, les deux pariëuux entiers et une grande portion de l'os occipital; la malade couvrait sa tête avec le fond d'une calebasse. On voyait à l'endroit d'où les os étalent sortis, les battements de la dure- mère, qui n'était couverte que d'une pellicule fort mince, sur laqudle il s'élevait de temps en tempf da petites vessies pleines d'une sérosité roussitre , qui donnaient lien à depetKa uk^ res d'une difficile guérison , de sorte que la cicatrice de cette plaie ne fut absolument fortifiée que plus de huit mois après l'exfoliation. Cette gnéiison fut rncora retardée par l'intempérance de la malade. A. N. G., trmi.
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(Mieuses qui mettaient chaque fois à nu la dure-mère. Les plaieB étaient guéries lorsque Fabrice écrivait ce fait, et cet homme était encore vivant y mais affecté de paraplégie. Portai a rapporté de semblables observations recueillies sur deux malades auxquels il donna des soins , et chez lesquels il n'avait aucun motif de suspecter l'existence d'un principe syphilitique ; la maladie fut arrêtée par le mercure et les antiscorbutiques. On obftrve encore , dans ces affections, que les os deviennent malades avec une extrême lenteur, et que le mal peut exister pendant un temps très-long , déterminant des accidents très-graves , et ne faisant cependant que très-peu de progrès. M. Maréchal a rapporté l'histœre d'une dame qui reçut un léger coup à la tête, qui laissa cependant , au point où il avait porté, une douleur constante, qui augmentait le traitement le pM actif ne eurs intenses, qui duraient une incision sur le point où ne petite portion d'os cariée, et la malade fut alors guérie, était probablement superfifen mettant simplement l'os son exfoliation, on aurait r l'opération grave à laquelle
ois d'abord à la table interne indément encore au cerveau le iinanièro funeste ; j'ai déjà ;e. D'autres fois, la maladie, andonne son premier siège, [. Howship a vu un petit garle règle sur la tête. Il survint i fournir du pus pendant six . La vue s'affaiblit aussitôt ique. On appliqua sans succès I où le coup avait été reçu ; L'os et la dure-mèro étaient BU correspondant , présentait iflammation chronique, et le aduration considérable, qui B moyen.
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Ob a dit, dans pltiûeurs ouvrages sur la chirurgie» que dans les cas où l'os deyient ainsi malade après les blessures et les coupa à la tète, c'est la séparation du péricrâne qui détermine sa nécrose. Mais il n'est pas de chiruigien livré k la pratique , qui n'ait vu bien des fois le péricrâne détaché du crâne , sans qu'il en résulte rien de fâcheux ; et d'autres fois des caries du crâne sam décollemrat de son périoste. Dans le fait que j'ai cité d'après Desault , d'un coup reçu k la tète, qui devint mortel au bout d'un mois, on trouva l'os sain extérieurement, et les parties molles qui le revêtent, exemptes de toute lésion, tandis que la table interne était noircie dans toute l'étendue d'un des pariétaux, quoique la dur«-mère y adhérât aussi solidement que dans l'état physio> logique. Il semble que ce soit l'action inflammatoire qui friqppe ainsi de mort les os du crâne , et cette action peut, comme nous l'avmis déjà dit , quitter le siège primitif du mal , et s'ét^^ire d'une partie k une autre , jusqu'à ce que ses progrès soient arrêtés par une résistance vitale , constitutionnelle, qui échappe à notre observation , et qui est bien difficile k ai^réder. Il résulte de ces remarques, qu'il ne faut pas compter , <kns ces cas, sur l'application du trépan. Si les syn^ûmes indiquent la présence d'un épanchement sous i'cf, ilftut l'évacuer; mais l'utUité de la perforation du crâne se borne à obtenir cet effet ; son utilité sur des parties enflammées est très-<fouteuse. H est certain que, dans plu- §kwan cas de cette espèce , qui s'étaient prolongés pendant un lemps considérable , sans déterminer de symptômes inquiétants , la mort a suivi immédiatem^t l'application du trépan, fitans im cas qui m'a été ramM>rté par un conf^rère habile, et
r' s'est t^miné aussi par U mort , on trouva , k l'ouverture cadavre, la table interne du crâne parMtement saine ; la maladie était limitée à la table externe, que l'on trouva complètement s^arée de Finteme dans une très-grande étenchie, et mdquement retenue par les téguments. La maladie avait été déterminée par une blessure légère, reçue par le malade lorsqu'il était déjà dans un mauvais état de santé ; la carie avait duré pendant un temps considérable* Le traitement alors indiqué consiste à incisa largemeirt les téguments , et à provoquer, par tous les moyens ordinaires , ^ séparation de la partie osseuse malade.
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Il est prolMible même, dans les cas oîdinaires , sihabilKiellement oosenrés dans la pratique chirurgicale, dantf lesqiœls il se forme un épanchement dans le crâne, par suite d'une cause externe, que l'on doit particulièrement porter son attention sur rinflammation qui s'est manifestée, plutôt que sur les changements mêmes qui vont survenir dans les os. La formation de l'épandiement doit être alors considérée , non oonune un effet de la maladie de l'os , mais comme un résultat de l'inflammation des parties qui détermine aussi ellemême l'altération de Fos. Morgagni et d'autres auteurs ont raf^orté des faits de ce genre , dans lesquels un épanchement s'est formé entre le crâne et le cerveau , sans to moindre apparence de maladie de l'os.
La communication de l'inflammation des os du crâne au cerveau et à ses membranes , s'est montrée d'une manière '»servations rapportées par de Haén , ['application du cautère actuel sur le toque où écrivait de Haên , on faisait I remède; dans différentes affections L la cautérisation après avoir détaché relu , en appliquant le cautère actud ns deux cas, recueillis par ce méde- ^arçoQ de douze ans, et l'autre sur igt, on eut recours à cette cautérisas; die fut suivie d'Inflammation éa T cas , le quatrième jour, et dans le ;. A la dissection, on trouva une in- ; membranes avec formation d'un Un de ces malades , la maladie avait ice du cerveau. Ces faits sont intéresommunication directe de Finflammaadjacentes , sans qu'une contusion ou
• Cette manière d'appliquer le cautère actuel sur la tète avait été adoptée par Leber , et répandue par Laudes , son élève ; l'ustion sans incision préalable des téguments, était rejetée commp pouvant occasionner des •jonvulsi'^ns. On craignait teUemeat de toucher les parties molles avec le feu , qu'après avoir détacM et renversé un lambrau de cuir chevelu.^ on rnginait le péricràne , et l'un portait ensuite le cautère incandescent sur l'os dénudé, au moyen d'une canule qui fmpèchait d'atteindre les parties moites qui environnaient la dénudation.
A. N. G., trad.
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aucime cause qui puisse directement produire la mort de l'os , ait ^é dirigée sur le crâne ; car on n'observait sur l'un et l'autre de ces individus , aucune carie ni destruction de l'os lui-même *.
Dans les lésions de l'os, qui ont été l'objet des observations précédentes , la pièce d'os qui a été le siège de la maladie, est, en général, érodée par la carie, dans toute son étendue. Cependant le professeur Russel a décrit une variété très-remarquable de cette affection, dans laqudle l'ulcération ou la carie de Tos est disposée suivant une ligne circulaire étroite , comme pour isoler une portion d'os d'une certaine étendue qu'elle entoure de toute part, et qui se détache ensuite. La partie de l'os , ainsi séparée , est , dans quelques cas , parfaitement saine ; d'autres fois , elle est plus dense que dans l'état de santé ; elle est polie et blanche comme une pièce d'ivoire , et dépourvue de diploé. La maladie survient quelquefois , dans ces cas, après des lésions externes , et d'autres fois sms cause apparente **,
Une variété fort singulière des maladies du crâne est celle où, après une contusion à la tète, une portion de l'os disparaît par absorption, sans aucune affection des téguments. H. Howship a recueilli l'fiistoire d'une petite fille de neuf mois, qui se fit , en tombant , une contusion sur l'os pariétal droit. li n'y avait aucune plaie ni aucun autre symptôme urgent ; mais au bout de plusieurs semaines on aperçut distinctement les pulsations du cerveau , au point où avait porté la contusion extérieure , et l'enfant devint paralytique
* La caatérîMtlon pratiquée dans cet cas à la surfarc de l'os ^talt toujours tns-superficielle. De Haën dit, en effet , positivement qu'à peine si elle avait détruit une petite portion rie l'os. Cranium adeo Icviterigne tactum Quitte utfaetd u$ti abrasione vis quid de osted periisse v^deretur tubttantid. On ne peut cependant admettre, avec M. Abercrombie , que ceue cause n'ëtalt point de nature à frapper de mort une portion de l'os; il faut, au contraire, admettre que dans tons les cas une partie de l'os devrait être roortifiëe par une semblable ustion directement dirif ëe sur lui. f)e Haën , en signalant que cette nation était fort superficielle , indique qne des auteurs ont prescrit de la porter jusqu'au dipW. .VtUo igitmr no* erat uutproftMdm amt etiam ad msquk diploên proêueta , quémad" moétoH authoret juèmmt s ted pis tmmgen* î adêoqum iiuuffidemt (Rmtio med, cap. VT . , $ 1 1). On peut se faire une idée , par les accidents qni ont été le résultat d'une ustion si légère, de ceux qu'on faisait courir aux malades par une cautéri* sation du crine étendue jusqu'iiu diploé. A. N. G., (ra<l.
TrantactioM» of ihc mtdt'co-chirurgieal Socùtjr of Edtnbur^, vol. i .
DES OS DU caaub. 2â9
du côté gauche. A TÂge de quatre ans , lorsque M. Howship écrivit son ouvrage, elle avait recouvré l'usage du côté gau • che , dont la paralysie avait diminué progressivement ; elle était d'ailleurs en bonne santé, cependant il y avait encore une absence d'os dans une étendue considérable au côté droit de la tête, au point, que lorsqu'elle criait ou toussait , cette partie se tendait et se gonjQait évidemment. Un petit garçon de quatorze ans , qui a été observé par M. Wilmar , qui a recueilli ce fait dans ses Observations de chirurgie, reçut à la tête un coup qui fut immédiatement suivi d'une tumeur molle d'environ deux pouces de diamètre à sa base. Cette tumeur étant restée stationnaire pendant deui mois, fut ouverte par une large incision qui ne donna issue qu'à du sang fluide ; On trouva que l'os manquait complètement dans une étendue qui corres^ndait exactement à la base de la
•isa.
montrent sous les tégu- )rption d'une portion de ible , avec M. Wishart , lidecine et de Chirurgie , p. 593). On en trouve 3t dans quelques-unes de ésentée avec des phénos. Une fille de dix neuf hservations de chirurgie, lent de la main gauche , , et s'accompagna de vote. Tout le côté gauche de deux mois ; un mois a sommet de la tête , une On pratiqua plusieurs le soulagement , l'ouverne petite quantité de li- 1 trouva sur l'os pariétal gauche , une petite ouverture d'environ un quart de pouce de diamètre , qui était fermée par une substance dure qui provenait des parties internes. Le trépan fut appliqué sur ce
S oint : il fit reconnaître un abcès qui fournit quatre onces e matière. Une petite excroissance semblable à une verrue , en fermant complètement l'ouverture de l'os , avait empêché
250 SALARIES BES OS PU CRARB.
cette matière de s'échapper. Il y eut beaucoup de soulagement après l'expulsion de cet abcès ; mais le cerveau fit hernie par Touverture , le malade s'affaiblit graduellement , et périt environ deux mois après , conservant ses facultés jusqu'aux deux derniers jours. Un épanchement considérable fut trouvé dans les ventricules; le cerveau était détruit par la suppuration , à deux pouces environ autour de l'ouverture du crâne. Il parait que, chez le sujet de cette observation, la petite excroissance verruqueuse de la dure-mère a produit l'absorption de l'os , et donné ainsi ime issue partielle à la matière épanchée. Il existe des fiiits dans lesquels , sans aucune cause de cette nature, un liquide déposé dans le crâne s'est ouvert lui-même une issue au travers de l'os. Aux faits de cette nature que j'ai déjà rapportés , j'en ajouterai encore un. Un homme , dont M. Turk a rapporté l'iustoire dans le cahier d'avril 1819 , du Médical and Physical Jownal, fut pris d'un grand dérangement des fonctions de l'estomac, avec une douleur k la partie postérieure de la tète, que les mouvements augmentaient beaucoup; il y eut en même temps un affaiblissement de la vue et de l'ouïe, spécialement pendant les plus violents accès de douleur, dans lesquels la vue était presque perdue. Cet état dura près d'une année ; il se forma alors une tumeur à la suture sagittale ; cette tiuneur fut ouverte, et fournit du liquide en abondance. A l'examen de la plaie , on reconnut qu'il y avait une ouverture à la suture , et que le liquide venait des parties contenues dans le crâne. Cependant la plaie se ferma graduellement en peu de semaines, et dès ce moment, le malade n'éprouva plus aucun accident.
SECTION III
DB QUELQUES AFFECTIOHS BU PÉRICRAIfE.
Des affections de la tête, accompagnées de symptômes très-graves , et d'une nature fort obscure , proviennent quelquefois de maladies du péricrâne, qui offrent, dans leur marche, des phénomènes très-singuliers. Éverard Home a
MALADIES DC PÉRICBANE. 331
rapporté des foits de ce genre *, Les symptômes généraux qvw ont présentés , ont été la céphalalgie avec dijférentes sensations pénibles dans la tête, une sensibilité douloureuse du péricrâne dans un point circonscrit , avec un certain degré de gonflement ou d'épaississement des téguments dans ce point. Dans un cas , la vue et Pouïe furent considérablement-diminuées , et il y eut chez plusieurs malades atteints de cette affection , des accès comme épileptiques. On traita ces malades en divisant largement les téguments et le péricrAne jusqu'à Tos , et en pansant la plaie avec de la charpie, de manière à la conduire lentement à la guérison par sup-
guration. On reconnut, en pratiquant cette incision, que i péricr&ne avait acquis une sensibilité morbide, et qu'il était considérablement épaissi ; quelquefois on Pa trouvé induré, offrant une structure presque cartilagineuse. Ce traitement a été, dans quelques cas , suivi d'un soulagement d'autres , les malades sont res- ;s , ou aux accidents cérébraux Iquefois les incisions ont guéri is à découvert. D'autres fois , se blanche , poreuse et multiitait infiltré dans son tissu, et lit enlevé. Dans un des faits la pièce d'os devenue poreuse , avoir été pansée pendant six i blessure guérit , et la guérire fois, après avoir attendu n , on toucha l'os à plusieurs , qui détermina son décollepermanente. Sur un individu )éricràn6 épaissi , formant une Il point correspondant à l'intérieur du crAne , il y avait un épaississement et une induration semblables de la dure-mère. Dans la plupart de ces cas, on a eu recours, sans succès, k l'emploi du mercure, qui, dans quelques-uns, a augmenté les accidents. La maladie dont il est ici question, semble être celle que
* TranuietiêMê of a Soeitty for the improvement ^ médical émd smrgieal knowieâge , voL m.