‹ Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinièreChapitre 34 sur 59 · PAR LÉSIONS CÉRÉBRALES · texte numérisé non relu

PAR LÉSIONS CÉRÉBRALES

il eit question dans le même ouvrage , fut pris de paralysie dans le bras droit , au moment où il était assis pour déjeuner , étant auparavant en tr^bonne santé; il n'éprouvait aucune douleur , mais son bras était pâle, et ne laissait sentir le pouls dans aucune de ses parties. Au bras gauche, les battements artériels étaient dans Tétat naturel. Quatre heures après il devint faible , sa respiration était fréquente et laboneuse : le pouls devint aussi fréquent. Deux heures après il était mort. Le cadavre ne fut pas examiné. Le docteur Wels a décrit, dans le même journal , la maladie d'un homme sujet à la toux et à la dyspnée, qui se réveilla un matin avec une vive douleur dans le bras gauche ; dans l'après-midi il devint engourdi et paralytique. La douleur cessa alors, et le bras fut trouvé sans pouls; il resta dans cet état pendant deux jours , sans aucun autre accident , et le troisième jour il mourut subitement au moment où il se levait pour aller à la garde-robe. Le bras paralysé fut la seule partie qu'on examina après la mort : on ne put y trouver aucune apparence de lésion morbide.

Cette singulière affection est probablement liée à une maladie étendue du système artériel. J'ai vu , il y a quelques années , une femme de soixante-treize ans , qui fut prise subitement d'une violente douleur dans tout le bras droit ; avec des palpitations de cœur , de la disposition au vomissement, et une douleur s'étendant au travers du thorax, du sternum au dos; le pouls, du côté affecté, était extrêmement faible ; de l'autre bras il était fort , et donnait cent vingt pulsations , mais il était irrégulier. Au bout d'un jour ou deux la douleur cessa. Le bras resta très-faible, mais non

Insensible. Dix jours

rent affectées de la

bras gauche s'affecta

i cuisse et la jambe

D lit , dans un état

cevoir de pulsation

»tides, et faiblement

carotides, les batte-

. its. L'artère radiale

semblait, au toucher, comme une corde solide, comme si

elle eût été distendue par le saiig d'une manière permanente.

S4â PARALYSIES

Cette femme ayait à la région ducorarune douleur^ qui devenait parfois intense , gênait la respiration , et Tempéchait de rester couchée sur le côté gauche. Elle resta une nuit dans cet état ; la dyspnée et les palpitations devenaient de plus en plus intenses. Elle s'épuisa graduellement , et périt deux mois après le début de la maladie. Quelques jours avant la mort , on put percevoir de légères pulsations dans les artères du bras gauche , et celles qu'on sentait au bras droit devinrent plus distinctes qu'elles n'étaient précédemment. On trouva à l'ouverture du cadavre beaucoup de liquide dans le péricarde et dans la cavité pleurale droite. Le cœur était flasque , et aucune de ses cavités ne contenait de sang ; le sinus veineux droit contenait deux tumeurs charnues ou polypeuses : l'une , du diamètre d'un œuf de pigeon, était attachée à la paroi du sinus par un pédicule grêle; l'autre était d'un moindre volume , et fixée sur une plus large base. Tout le système artériel était considérablement ossifié; dans quelques points , le diamètre était beaucoup diminué par l'ossification ; plusieurs des grandes artères étaient complètement obstruées par un caillot de sang ferme, qui occupait les points où elles étaient contractées. Ces altérations étaient surtout remarquables dans l'iliaque commune droite, dont le tronc était rempli, dans presque toute son étendue, par un caillot brunâtre, dense, élastique et sec. La sous-clavière gauche était aussi très-malade et considérablement contractée ; l'autre sous-clavière , près de sa bifurcation , était , sur deux pouces de longueur , presque entièrement ossifiée " .

D'autres faits singuliers semblent indiquer des modifica-

* Cette suspension âe la clrcalation dans des artères princiniles du corps, t'observe assez fr^uemment dans certaines maladies do cœar. C'est itort, seioa ■loi, que M. Aberetooibie la confond avec les paralyses limitées k mi OMmbre; il est vrai que dans ces affections une faiblesse extrême du membre qui reçoit les artères obstruées est ordinairement observée ; mais U me semble que cette (iai> MeHe ne pent être confondue avec la paralysie véritable, dans laquelle, soit par eux-mêmes, soit par abseilce de Tinnox cérâkral, les nerfs du monveaMot ont perdu U Cacultë de faire contracter les muscles, et les ner& des perceptions , la faculté de les recevoir et de les transmettre. Si l'affaiblissement résulte d'une oblitération artérielle dans les parties qui reçoivent des branches provenant de l'ar- 1ère ainsi oblitérée , il n'y a règlement là que défaut de l'élément stimulant et nutritif des organes ; l'ininx circulatoire cesae, et ce n« peut 4tre qne oanséen* tivement que le membre perd la Esculté de s« mouvoir et de sentir.

A. N. G., trad.

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tions dans la circulation en différentes parties du corfks , dues probablement aux rapports encore obscurs qui lient les systèmes sanguin et nerveux. Un estimable médecin de mes amis, lorsqu'il s'échauffait par de l'exercice , transpirait très-abondamment sur une moitié du corps, et nullement sur l'autre; la ligne médiane du corps limitait très-exactement la sépara^ tion. Lorsqu'il était très -échauffé, la transpiration s'établissait bien aussi de Fautre côté, mais cela n'arrivait que rarenjent, par de violents exercices. Cette transpiration , bornée à une moitié du corps, était l'objet de tes observations répétées de presque tous les jours. J'ai connu une autre personne qui présenta la même particularité après avoir eu des douleurs dans la tête qui l'avaient menacée d'une attaque de paralysie. M. Everard Home a rapporté l'histoire d'un homme qui eut une paralysie des extrémités inférieures, par suite d'une bles-

me abgndante transpiau siège de la blessure , lénomène arriva d'une \ maladie de la moelle it. Une jeune fille, dont nt pâle et maigre dans :;un affaiblissement de it sain : elle se rétablit

is comateuses qui ont moins des variétés de , ou même des modifî- -unes de ces conditions de l'attention. L'état lénomènes intéressants river sans se convertir lanière permanente les Dfiant et les suspendant ean Bell a parlé d'un î vie très-active. Il fut ar une fistule étendue e constitution replète, M dans une léthargie

* Mem. meti. Soc. of Lonâon , vol, xi.

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