‹ Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinièreChapitre 33 sur 59 · IV. L'induration d'une portion de la substance cérébrale · texte numérisé non relu

IV. L'induration d'une portion de la substance cérébrale

y. L'épanchement de sang dans les yentricules, à la surface du cerveau, ou dans des cavités ou kystes formés dans la substance du cerveau.

YI. Des kystes vides , dans la cavité desquels l'épancbement a disparu par absorption.

VIL L'épancnement séreux à la surface du cerveau.

YIII. Un état de maladie étendu des artères du cerveau.

A cette énumération des causes de la paralysie , nous pouvons joindre les suivantes , qui ne dérivent pas d'une manière aussi directe des observations précédentes.

IX. La perte d'une portion considérable de la substance du cerveau. Un des exemples les plus remarquables de cette espèce est celui rapporté par M. O'Halloran, qui l'a observé sur un homme qui , à la suite d'un coup à la tête , perdit la plus grande partie de l'os frontal du c^té droit. L'os avait été complètement brisé ; plusieurs fragments furent immédiatement extraits , et les autres se détachèrent un ou deux . jours après. Il se forma ainsi une grande ouverture : une suppuration considérable s'établit , et il s'écoulait à chaque pansement une très-grande quantité de matière purulente, mêlée avec des parties considérables de la substance cérél>rale. Il en résulta une horrible caverne creusée dans la substance cérébrale. Le huitième jour , la main et le bras gauches se paralysèrent; la cuisse et la jambe du même c6té furent paralysées le dixième jour : cette homme vécut jusqu'au dix-septième jour, conservant ses facultés jusqu'à la fin : il eut tout son sens et son jugement pendant tout le cours 4e la maladie ; son pouls resta toujours aussi sans altération. Il n'est rendu aucun compte de l'ouverture du cadavre et de l'étendue de la perte de substance qu'avait éprouvée le cerveau ; mais ces termes mêmes du rapport , prouvent que cette prte de substance doit avoir été considérable. Le huitiràie jour, M. Ollalloran s'exprimait ainsi : « La plaie continue » à suppurer très-abondamment , au point que , en afiftrmant

PAR Lésions CÉRÉBRALES. 559

» qu'il ne sort pas moins de trois onces de la substance céré- » brale à chaque épanchement , en répandant une odeur » horriblement fétide, je suis certain que je fiie une trop » faible quantité » , Le treizième jour il disait : « La caverne > était horrible; je craignais que tous ce qui restait des lobes » de rhémisphère droit du cerveau ne sortit » . L'exposition de ce fait remarquable est terminée par l'assertion que cet homme conserva son intelligence jusqu'au dernier instant de ta vie *.

X. Le froid. Un homme dont a parlé le docteur Clerc, eut une paralysie complète des deui jambes, et incomplète des deux bras , pour avoir été transi de froid en voyageant sur l'impériale d'une voiture. Il éprouva de l'amélioration par l'usage du mercure et des bains chauds, et Ait presque entièrement rétabli en huit ou dix mois **. J'ai vu un cas de paraplégie qu'on rapporte à la même cause , qui continue depuis environ quatre ans , avec très-peu de soulagement. Le docteur Povel a rapporté trois faits de paralysie d'un côté de la face , avec distorsion considérable de la bouche , et chez un des malades, impossibilité d'écarter les paupières. Cette maladie se manifesta immédiatement après l'exposition au froid , par un vent froid dirigé sur un côté de la face , et elle ne fut jointe à aucun autre accident. Deux de ces malades furent guéris en huit à dix jours, mais le troisième , qui était nn enfant , n'était pas guéri au bout de trois mois. Ces malades semblèrent retirer de l'avantage des sudorifiques et de

alysies étaient probablela portion dure ***.

erfs. Je renvoie pour les eux, aux belles recherches us communs de paralysie , dépendent de l'affection plusieurs cas : dans quelition passagère , en appaiT de l'oreille externe, ou céda rapidement aux sai-

* O'Hallorui, on hjun'es o/the Head, p. 103. '* EJt'nhurgh médical journal , vol. iV, p. 266. ••• Transactions ofthe Collège o/ Ph/sicians j London , vol. v.

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gnées locales et au vésicatoire. D'autfes fois, cette maladie était liée à une maladie de l'os, et dev^iait absolument incurable. Tout le monde connaît la paralysie temporaire qui vient de la compression accidenteUe d'un nerf. U arrive quelquefois que les effets de la pression se prolongent. On m'a rapporté un fait dans lequel la paralysie persista pendant plusieurs mois , et un autre dans lequel elle fut permanente. Dans ce dernier cas, elle survint dans les avant-bras et dans les mains des deux côtés; elle fut déterminée par la pression qui résulta de la station prolongée de la personne appuyée sur des béquilles , où elle se soutenait pendant longtemps pour assister à un spectacle public. M. Brodie a décrit un cas de paralysie d'im côté de la face , qui succéda à un coup sur la joue, et qui guérit en trois mois.

XII. Il est une modification de la paralysie, qui semble liée à l'état de la circulation dans la partie affectée. Une dame , dont a parlé le docteur Storer * , se rétablissait d'une pneumonie, lorsqu'un matin, après une nuit agitée, elle fut prise subitement , dans l'épaule droite , d'une douleur aiguë , qui s'étendait au bras. Dans ce même temps , tout le c^té gauche devint paralytique. La jambe conservait à un faible degré le sentiment et le mouvement , mais la main ei le pied étaient insensibles à une piqûre d'aiguille. Ces parties étaient froides et toutes leurs artères ne donnaient point de pulsations sensibles. Quant au côté droit du corps , le pouls était assez fort et légèrement frécnient. Au bout de quelques heures , la douleur se transporta a la jambe et au pied , et il se manifesta aussi une douleur obscure sus-orbitaire, qu'une saignée et l'application des sangsues soulagèrent. La douleur de la jambe et du pied disparut douze heures après , et la malade n'eut alors d'autre accident morbide que la paralysie. Pendant plu»eurs jours, quoique le mouvement parût se rétablir dans les parties , elles n'en restèrent pas moins froides et sans pouls. Le cii^quième jour cette dame eut un sentiment pénible à l'épigastre avec une sensation de suffocation. Sa respiration devint courte et accélérée , et elle mourut dans la nuit. Le cadavre ne fut point examiné. Un homme, dont

* Tram, ofa Soeittrfor ihe Improvement of médical and surgiudKnomlaigf^

vol. III.

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