ENCÉPHALIQUE
tlèremeiit pleine; p. est au»i jpiroliable que cette quantité ne peut être matéridyJement diminuée que par un moyen qui aurait pour i^uiUt 4e combler l'espace, qui ainsi deviendrait libre.
Nous n'avons pas à nous occuper ici de la question de sa voir si le cerveau est compressible , il nous suffit de pouvoir poser en fait qu'il n'est nuUement compressible par l'action que le coeur exerce sur lui par l'interm^aire des artères can>tides et vertébrales. Nous pouvons donc aussi considérer compië établi qu'il est très-probable que , dans l'état ordinaire des choses , aucun changement matériel ne peut s'opérer dans la quantité absolue du sang qui circule dans les vaisseaux du cerveau.
Le sang qui parcourt les vaisseaux encéphaliques se partage en certaine proportion entre les artères et les veines du cerveau ; il est probable que l'état de santé de cet organe dépend de l'équilibre normal de la circulation dans les deux ordres de vaisseaux. Si l'on supposait un cas dans lequel une quantité de sang plus grande que dans l'état normal se trouvât accumulée dans un ordre de vaisseaux , il en résulterait nécessairement une diminution correspondante dans
"que, puisque l'on adt le cerveau doit rester les qu'il pourrait s'opéde la circulation tels Doblables dans aucune 1 autre organe qui se fons donc bien r^rvés où il est si difficile d^éentons-nous de tâcher le les différentes voies ourront s'opérer les déorgane comme le cer-
léthore très-prononcé, itoire se trouve gorgé ne dans l'état sain. Les iperont à cet état géle augmentation d'imitité extraordinaire de
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sang dans les artères du cerveau. Quoique aucune augmaitation de la quantité totale du sang qui circide dans le cerveau ne puisse s*opérer, puisque les vaisseaux encéphaliqnes sont déjà pleins , Timpulsion constante n*en tendra pas moins à introduire une quantité additionnelle de sang , et par conséquent , k déranger l'équilibre normal entre le système artériel et le système veineux ; puisqu*aucune augmentation du sang dans un ordre de vaisseaux ne peut s'opérer sans qu'il s'ensuive une diminution correspondante dans l'autre ordre de vaisseaux. Si l'on estime par exemple à dix la totalité du sang qui circule dans le cerveau en supposant que cette quantité soit répartie également entre les artères et les veines , dans l'état pléthorique que nous aVons admis , on peut supposer un cas dans lequel, par l'augmentation de l'impulsion circulatoire, la quantité de sang que reçoivent les artères sera augmentée jusqu'à six ; dans toute autre partie du corps , les veines recevraient ime quantité de sang correspondante f et l'équilibre sera't rétabli rapidement ; mais dans le cerveau , l'effet qui se produira sera inverse ; car puisque la totalité du sang encéphalique doit rester comme dix, comme les artères sont distendues par une quantité comme six, le sang devra nécessairement diminuer à quatre dans les veines. La capacité d'un appareil vasculaire ne peut donc être augmentée dans le cerveau que par une diminution égale dans la capacité de l'autre appareil. Le résultat de cet état anormal serait le suivant : les veines encéphaliques contiendraient une quantité de sang comme quatre , tandis que les artères en contiendraient une comme six : la quantité de sang rapportée par les veines serait ainsi la mesure de la quantité que pourraient recevoir les artères par la circulation générale : cette quantité serait comme quatre. L'action de la circulation générale tendrait à introduire une quantité de sang comme six, en supposant qu'elle continuât avec la force insolite sous l'influence de laquelle la maladie aurait pris naissance; ou une quantité comme cinq si cette impulsion était réduite à ce qu'elle est dans l'état de santé. Dans l'un et l'autre cas, l'impulsion circulatoire tendrait à introduire une plus grande quantité de sang qu'il n'en poomit entrer; elle entretiendrait par conséquent l'état deaérangement de la. circulation ^icéphalique qui se serait établi. La
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deuxikne conséquence qui résulterait de cet état serait une augmentation de Pafflux du sang dans les vaisseaux extérieun^ de la tête , qui produirait probablement la rougeur et la turgescence de la face, et les autres symptômes d'une congestion sanguine extérieure. Je m'abstiens de pousser le raisonnement jusqu'à rechercher si , dans un certain état pléthorique général, secondé peut-être par un degré accidentel d'impulsion dans la circulation générale , un dérangement de la nature de celui que j'ai supposé peut s'établir dans les vaisseaux du cerveau, et si, lorsqu'il atteint un certain degré, il peut produire une attaque d'apoplexie.
II. Si le retojir du sang du cerveau par les veines encéphaliques est empêché à un certain degré , il en résulte un dérangement fort analogue à celui qui est produit par la cause précédente. La diminution de la quantité du sang incessamment rapportée par les veines doit être suivie d'une égale dinunution correspondante de la quantité qui peut pénétrer dans les artères. L'impulsion normale de la circulation serait alors suivie , par rapport à l'état anormal de la circulation encéphalique , des mêmes effets que produirait une impulsion anormale. Sans insister davantage sur ce
Eoint, le dérangement dans la circulation veineuse cérérale que je viens d'admettre, peut être le résultat de toutes les causes qui retardent le retour du sang encéphalique, tdles que des tumeurs du cou, et certaines affections du cœur et des poumons. Si ce dérangement s'opère, il peut déterminer des symptômes analogues à ceui de l'apoplexie
résentées peuvent itique.
>ns supposé s'était ire encéphalique , culatoire général cerveau une plus ent recevoir. Un augmentation de Ts de la tête, et quelque chose de I ; c'est ainsi que Bdts du visage, les
S64 PB LA CMODUTIO!!
battements des artères eitérieures, et d'autres phénotnè&es semblables ont été rapportés à une Yiye fluxion sanguine vers la tête. Plusieurs auteurs ont noté la quantité extiaor* dinaire du sang qui s'écoule à la section des téguments du crâne sur les personnes qui sont mortes d'apoplexie. Le docteur Gheyne a recueilli sur quelques sujets plus d'une livre de sang de cette manière , et le docteur Kellie a fait la même observation à la dissection des deux cadavres de suppb'dés dont il a déjà été question. M. Jean Bell rapporte qu'ayant injecté la tête d'une personne qui mourut d'une affection cérébrale , la face fut tellement altérée par l'injection , les lèvres devinrent tellement saillantes , et tous les vaisseaux superficiels furent tellement. gonflés, que la préparation ne put servir. La turgescence de la face et du cou , qui survient souvent d'une manière si remarquable dans les apoplexies, doit être connue de tous les médecins ; elle est surtout trèsprononcée lorsque la maladie est devenue subitement fatale sans qu'aucun moyen de traitement ait été employé. J'ai vU avec M. White une personne qui, après avoir éprouvé des prodromes apoplectiques , fut trouvée morte un matin dans son lit. Le corps était à peine froid; le cou et la face étaient d'une couleur pourpre foncée et dans un état de turgescence extraordinaire, mais il n'y avait aucune congestion dans les vaisseaux du cerveau.
2*> D'après nos remarques , on est fondé k croire que tes évacuations que nous faisons pratiquer ne diminuent pas au plus léger degré la quantité de sang que reçoit la tête. Biais si l'on admet les principes que nous présentons comme ayant quelque valeur, il doit aussi paraître probable que l'effet des évacuations que le médecin fait pratiquer sera de soustraire les vaisseaux cérébraux à l'impulsion excessive de l'effort circulatoire général , ou encore de réduire cette impulsion même au-dessous de ce qu'eUe serait dans l'état de santé. Les vaisseaux du cerveau reviennent ainsi à des conditions qui leur permettent de reprendre leur état physiologique.
III. On peut admettre aussi qu'un semblable dérangement survienne par des causes qui diminuent directement la capacité du système veineux du cerveau. La dépression d'une portion d'os qui produit une saillie considérable dans k cavité du crâne , la formation d'un caillot qui occupe un grand
espAee à là siir^Ke da cerveau , ces causes agiront spécialement et peut-être exclusivement sur le système veineux encéphalique. La quantité de sang incessamment introduite dans les artères de la tète restera la même dans ces circonstances ; mais la capacité des veines se trouvant diminuée, les ramwrts entre les deux ordres de vaisseaux sanguins seront dérangés dHme manière différente que dans les autres cas quanous avons déjà indiqués, mais cependant d'une manière semblable quant aux effets sur la circulation dans le cerveau. Qu'on enlève la portion d'os déprimée , et les deux appareils circulatoires reprennent leurs rapports physiologiques, et les -symptômes disparaissent.
Il est probable qu'une cause de cette naturo peut exister à un degré plus faible , dans lequel elle ne peut produire aucune interruption permanente dans la circulation du cerveau , mais qui peut cependant aller jusqu'à produire ce dérangement y pourvu qu'il survienne une augmentation occasionnelle de l'effort circulatoire. J'ai rapporté dans la première partie de cet ouvrage le fait remarquable d'une tumeur qui se forma , par dépôt de matière, entre les lames de la duremère, et qui occupait un espace considérable à la surface du cerveau. Le malacfe ne ressentait que peu d'inconvénients de cette tumeur lorsqu'il restait en repos , mais lorsqu'il prenait
* ies attaques de foimé dt en peu de minutes.
;ueillie sur un homme ) hémicrânie, lorsqu'il d'une douleur intense atement d'une attaque \, rapidement; mais il X attaques d'apoplexie ts se passèrent de cette îment dans une de ces frontal les membranes polype adhérait à cette surface du cerveau. Il e espèce, tant que la le, ou que lorsque la lée par des évacuations i se fait d'une manière
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régulière, mais que k moindre augmentatiaii dan la qHUi' titô du sang, ou quelque augmentation considérable daw Yimpetus circulatoire suffisent pour amener un dérangement. De semblables accidents sont probablement le résultat dei causes qui diminuent la capacité des sinus ou des principalei veines du cerveau. J'ai rapporté des cas remarquables dans lesquels de fréquentes attaques d'apoplexie ou de paralysie ont paru liées à une maladie étendue des artères du cerveau. On manque d'ol^ervatioiis sur cet important siyet, mais on a des observations sur des personnes qui ont eu en peu d'années quinze à vingt attaques d'apoplexie sans en avoir ressenti dans les intervalles aucun accident consécutif. «Des recherches faites avec une minutieuse attention sur ces cas donneraient probablement des résultats qui éclaireraient beaucoup la pathologie de l'apoplexie.
IV. Plusieurs faits intéressants portent k croire que la circulation dans le cerveau peut être dérangée d'une mamère fort différente que dans les cas précédents. Supposons que le volume général du sang dans le corps soit beaucoup diminué , l'effet de cette diminution sur chaque artère sera sa contraction et la diminution de son calibre ; elle agira ainsi -sur les veines avec lesquelles elle est en rapport avec une puissance diminuée. Les artères cérébrales partageront l'^t général du système circulatoire , en sorte que la quantité de sang transmise k la tête sera diminuée en même proportion. Pendant que ce changement s'opérera, une accumulation correspondante de sang se fera probablement dans les veines » puisque la quantité totale de sang dans la tête doit rester k même. Cette masse de sang augmentée sera soumise à l'action diminuée et disproportionnée des artères aussi diminuées de volume. C'est probablement ainsi que s'opère cette congestion apparente dans les veines superficielles du cerveau , qui se, trouve sur les animaux qui ont été tués par hémorrhagie. On observe en pratique des faits qui semblent devoir être rapportés à un dérangement de la circulation encépht* lique qui ne peut s'expliquer que de cette manière; je vais rapporter plusieurs de ces faits, sans m'abandonner à d'autres raisonnements.
Un homme d'environ quarante ans perdait depuis quelque temps des quantités considérables de sang artériel par une
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hémorrhagiepar le rectum. CoDsidénint cette affection comme héffioirhfl^ue, il n^ fit que peu d'attention jusqu'à ce que ceux qui Tentouraient fussent alarmés de l'altération quils remarquaient en lui. D'une constitution forte et pléthorique, il était devenu maigre, épuisé, pâle et comme hagard ; ses jambes étaient infiltrées, son pouls était fréquent et foible, et le moindre exercice l'excitait beaucoup. Dans cet état , il offrait une action vigoureuse et irrégulière du cœur, et se plaignait de vertiges, de tintements d'oreilles et de violents battements dans la tête, et fréquemment de céphalalgie avec battements encéphaliques. A l'examen du rectum , on trouva au-dessus du sphincter une tumeur fongueuse du sommet de laquelle une petite artère saignait par jet. Une ligature fut jmitiquée et il n'y eut pas de retour de l'hémorrhagie ; sous l'infhience d'un r^ime restaurant et de l'administration abondante de vin, tous les autres accidents disparurent. Il reiNrit si rapidement ses chairs et son état sanguin qu'on fut bientôt amené à craindre qu'il ne devint trop pléthorique, ce qui rendit nécessaire de réduire le régime. Dans ces cir-* ccmstances il n'y eut aucun retour d'accidents vers la tète.
Une dame de vingt-cinq ans avait été fréquemment saigna pour des accidents cérébraux qui avaient succédé à un coup a la tête. Chaque émission sanguine avait été suivie de soubgement considér(d)le , mais les symptômes se reproduisaient immédiatement , en sorte qu'on avait été obligé de revenir aux saignées à de courts intervalles. Cet état s'était ainsi prolongé pendant plusieurs mois ; lorsque je la vis , elle était étendue sur son lit , sa face était pâle comme celle d'un mort, ou plutôt elle ressemblait k une figure de plâtre. Son pouls était très-rapide et filiforme; la faiblesse générale était excessive ; la masse du sang paraissait réduite à la petite quantité strictement compatible avec la continuation de la vie ; la malade ne se plaignait pas moins encore de céphalalgie fréquente , de vioknts battements dans la tête, de confusion dans les idées et de vertiges. Il était évident qu'on ne pouvait porter plus loin les émissions sanguines : je proposai à titre d'essai, dans la consultation que j'eus avec le médecin éclairé qui lui donnait halntuellement des soins, <f adopter une méthode de traitement opposée, le régime tonique et analeptique; elle fut ramenée en quinze jours k un état de santé tolérable.
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J*ai pliiiieiin foji conmlté peur des cas de cette espèce. Un hoflame , accotutumé aux aisances de la vie , a une attaque * d'apoptexie pu pfésepte des prodromes apoplectiques; on le guérit par la saignée et d'autres évacuants, et on le tient pendant quelque temps à ^n régime très-sévère. Aussi longtemps qu'il reste chei lui en repos , il n'éprouve aucun acd- 4bnt ; mais dès qu'il commence à sortir, il devient sujet à des attaques de vertiges et à des défaillances , ordinairement accompagnées de palpiti(tions de coeur et de sensation pénible à la région précordiale : te poub est mou ou plutôt lent , et l'état général indique l'état opp<»é de la pléthore; ces accidents cessent par une am^ioration rationnelle dans te régime. J'ai eu des occasions répétées d'observer ce fait dans ces sortes de cas , et j'ai toujours pensé que ces observations étatent d'une grande valeur pour faire concevoir certains états pathologiques du cerveau.
Beaucoup de faits de cette nature se présentent au pratiçten qui s'occupe de cet objet intéressant ; dans la dernière période des maladies d'épuisement , les malades tombent souvent biçn avant la i^ort, dans un état qui ressemble au coma, et pendant lequel te pouls reste encore très-distinctement perceptible. J'ai vu bien des fois des enfants rester un jour ou deux dans cette espèce de stupeur, et se rétablir ensuite par l'administration du vin et des aliments. On a souvent de la peine à distinguar cet état de coma qui accompagne les maladies du cerveau ; il se manifeste ordinairement après la continuité de maladies coUiquatives , comme d'anptennes diarrhées négligées. Les malades tombent dans un état d'insendbilité , les pupilles sont dilatées, les yeux sont ouverts et insensi^es k U lumière; la face est pâle et le pouls faible. Ge( état peut continuer un jour ou deux, et se terminer favorablement ou devenir funeste. Cette affection correspond à l'apoplexte par inanition des anciens auteurs ; die diffère de la syncope en ce qu'elle se manifesta graduellement , et qu^elle continue pendant un temps considérable» comme un jour ou deux; elle n'est pas aussi , comme la svncoçe, déterminée par de» causes subites et instantanées, mais par des causes d'épuisement graduel qui agissent depuis longtemps. Cette affection diffère cqtendant de l^état d'épuisement proprement dit, en ce que, pendaqt que le senti-
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ment et le mouvemoit sont com|>létement abolis, le pouls peut être distinctement senti , et conserver même dans quelques cas une certaine force. J'ai observé sur les adultes la même affection , quoiqu'elle fût moins commune chez eux que chez les enfants. Un homme très-avancé en âge tomba , par suite d'une diarrhée négligée , dans un état tout à fait semblable au coma; sa face était pâle et ses traits affaissés , mais son pouls conservait encore de la force; j'ai vu aussi une vieille dame qui avait perdu par la même cause la mémoire , et était devenue sourde ; ces deux malades se rétabli-
i; on appliqua ihter rapporte les hémocrfaa- 1 parle surtout [)rès avoir subi Jq n'ajouterai t remarquable ms vint d'assez aladie obscure ivait réduit k X mesure que !nu considéra ans l'état suiestait assis ou lement la tête lit debout, s'il er une fluxion u'il se redresr [issi longtemps iussit6t qu'eUtt
1 eertain équisaire pour l'acorgane, et que interruption de la simple dimidans la syncope essif. Il y a une I ces conditions re chose qu'une
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ab(^ioo du sentiment et des mouvenirats ? eËe est piréeédée par des Tertiges, des tintements d'oreille, un dérangement dans la vision , la cécité avec dilatation des pupilles , insensibitité complète et assez souvent suivie de convulsions. La syncope diffère de Tapopleiie, principalement, peut-être même uniquement, par Fétat de la circulation générale : les symptômes de ces deux affections sont semblables , et leurs effets sur les fonctions sensoriales sont tout à fait les ùiêraes. On peut se faire plusieurs questions sur l'état de la circulation encéphalique : s'il existe un équilibre si exact dans la circulation cérébrale, comment cet ^ilibre n'est-il pas dérangé d'une manière grave par les changements nombreux qui s'opèrent constamment dans les circonstances si variables auxquelles le corps est soumis? Comment Fapoplexie n'est elle pas l'effet de toute augmentation dans la masse du sang, ou comment n'est-elle pas déterminée par chaque acte d'intempérance , par tout violent exercice ou par toute commotion mmns forte? Existe4-il quelque moyen par lequel les effets de ces causes singulières se trouvent détournés , quoique <kns certaines conditions de l'économie chacune d'elles puisse être suivie d'apoplexie complète? Il parait probable qu'il existe I^ieur&dispositions anatomiques dans la tête qui tendent à cette fin ; je me contenterai de les indiquer sans entrer dans tous les développements dont elles me fourniraient l'occasion . La première de ces dispositions consiste en ce que toutes les artères du cerveau entrent dans la tête par des canaux osseux; Cette circonstance paraît avoir une inffoence considérable pour arrêter toute impulsion subite du sang et le détourner vers les branches artérielles extérieures. C'est ainsi qu'on voit éKûB ce cas de l'injection de la face , la turgescence du visage , les battements des vaisseaux extérieurs , survenir sans qu'il se manifeste aucun dérangement cérébral. Une autre circonstance anatomique qui parait contribuer au même résultat est la structure particufière des sinus de la dure-mère. Ces canaux reçmvent une grande partie du sang veineux du cerveau, et il parait probable, d'après leur structure particulière, que leur diamètre ne peut être augmenté ou diminué à un dc^é considérable. Cette disposition anatomique remarquable contribue le pins à prévenir les dérangements de la ciitulaU^. dont nous avons p«ié, et qui, ém un organe
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ecmine le cenreaa , surviendraient pour les causes les plus lègues*.
* Une satre circonstance de struoture qui doit nécessairement influer aussi beanconp sur les fonctions du cerveau , et même avoir uns action dirrcte sur la circulation dans les vaisseaux encéphaliques, c'es^la présence d'un fluide dans les cavités cérébrales et dans toutes les anfractuosités du cerveau. I/existence de ce liquide a pour prefnier résultat que jamais le cerveau ne se trouve dans aucun point en contact trop immédiat avec aucune des parties dures qui l'environnent ; il résulte aussi de cette disposition anatomique , que toute compression qui n'est pas l'effet d'une modification de structure des parties annexes du cerveau dans un point très-circonscrit , se répartit par l'intermédiaire de ce fluide sur toute l'étendue des organes encéphalo-rachidicns.
Le fluide céphalo-rachidien contribue à remplir exactement toutes les lacunes qui peuvent exister dans la tète et le rachis , il rend surtout incontestable ce fait qu'if n'y a aucun vide dans ces cavités. On comprend donc comment la plus légère congestion peut modifier l'action des organes cérébraux par la compression qui en résulte, et que le fluide céphalo-rachidien lui-même transmet à toute l'étendue de ces organes. Cette compression , effet de la congestion vasculaire , se prouve par les expériences sur les animaux qui montrent que toutes les causes qui peuvent faire refluer le sang vers les vaisseaux encépharques comme les efforts, les mouvements de la respiration, etc., font immédiatement refluer «vec force le liquide céphalo-rachidien parles peUtcs ouvertures qu'on a pratiquées aux méninges pour l'observer.
La quantité du fluide encéphalique exerce aussi une influence sur les organes qu'il comprime, et probablement sur la circulation dans les vaisseaux de ces organes ; ce qui le démontre, ce sont les effets de la soustraction de ce liquide sur les animaux; aussitôt que cette soustraction est opérée , la sution devient Impossible , et les fonctions sensoriales sont suspendues jusqu'i ce que le liquide se soit reprwluit. L'influence delà circulation cérébrale sur la quantité et la facile repro- " duction de ce fluide est probable d'après ce que nous savons de toutes les exhalatioBs et les sécrétions internes ou externes, mais on n'a point encore d expériences directes qui déterminent son mode et ses limites.
Les résultats des expériences faites sur les minéraux, dans le but de reconnaître le mécanisme des fonctions et les rapports communs des organes, ne doivent être considérés que comme des moyens de recherches asse» infidèles. Cette obser- Tatîon générale s'applique spécialement aux expériences faites sur le fluide céphalo-rachidien, pour rechercher sa quantité, ses rapports avec les organes encéphaliques et son mode de reproduction, comme aux expériences sur les fonctions de différentes parties du cerveau que nous citerons ailleurs. Il faudrait twi.r compte, en effet, dans ces expériences, de l'influence de U douleur qu on fait éprouver aux animaux, des effets que provoque cette douleur ; enfin des pressions qu'on execce sur leur corps pour les maintenir. Il est incontestable que »• ^W" lation, et, par suite, les congestions et les exhalations profondes , sont directement modîïfées par ce» causes. Les vivîsecteur» ont trop souvent négligé ces eicments des KsnkaU des expériences ; U en résulte que le» médecins , PÏ-f P:?;^"* dément versés dans h. connaissance des lois de l'organisation, et qui ont l »'ab«tude d'observer U nature sur l'homme dans différents états de santé et de «"alad^ , rejettent toutes ces expériences comme absolument sans valeur. Il nous semble qu'il y a ici un juste^ilieu à tenir ;les expériences sur les aniçiaux vivants sont
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•ssarémaat très-sonvent stériles , parce qn'cUes sont très'souvent mal {«stituées. Cependant, si des hommes ont abusé de ces cxpëriences et les ont disrréditérs , en ne tenant aucun compte de la plupart des causes qui en modifient 1'^ résul< tats , il ne s'ensuit pas qu'on ne nvisse y recourir avec quelque utilité. Haller l'avait démontre : et si cette physiologie nouvelle qu'on a bâtie sur une multitude d'expériences qui ressemblrat, il faut bien le dire, plut6tà des tours d'escamotenrs qu'a des recherches scientifiques , n'est vraiment oa'nne déception, il n'en faut conclure qu'une chose , c'est qu'on ne peut établir la vérité dans la science , en s'en tenant i un seul mode d'investigation.
Cette note était indispensable pour pouvoir justifier M. Abcrcrombie des reprodies très-peu mérita qu'on lui a adressés , d'avoir it%ligé les observations récentes 4e cert^ns vivisecteujs. A. N. G., (ra4*