TROISIÈME PARTIE
VB» MALADIE ORQàNIQUES PV CERVEAU.
Noos entendons par maladies organiques du cerveau , soit des changements permanents dans le tissu cérébral, soit des tissus de formation nouvelle ayant leur siège dans la tête , et développés soit dans la substance du cerveau , soit à sa surface.
Les formes principales que présentent les affections organiques du cerveau, peuvent se rapporter à la division suivante:
I. Tumeurs formées par Tépaississement des membranes du cerveau ou par le dépôt entre leurs lames , d'une matière nouvelle. J'ai rapporté sur cette maladie ( Obs. YI ) un fait bien remarquable , dans lequel une tumeur de cinq pouces de longueur, de trois pouces de largeur, et d'un demi-pouce d'épaisseur, s'était formée successivement par le dépôt d'une matière nouvelle entre les lames de la dure-mère.
II. Dépôt d'une substance diaphane ou semi-diaphane, ayant les caractères de l'albumine. Cette substance peut être formée en masses non circonscrites sous les membranes du cerveau, et particulièrement sous l'arachnoïde, comme chez le sujet de l'observation XG , ou contenus dans des kystes développés en différentes parties du cerveau , comme chez les sujets des observations LXXXVIII et LXXXIX. La matière déposée dans ces cas se coagule en masse solide si on l'ex pose à la chaleur de l'eau bouillante ; on la trouve avec dif férents degrés de consistance, et l'on est porté à croire qu'il s'opère des changements dans sa densité, et qu'elle prend une plus grande fermeté à certaines périodes de sa forma-
finn
, d'une couleur blanchâtre ou t l'apparence et les propriétés de ibstance se trouve en tumeurs tement circonscrites, générale sre , et ne paraissant recouvertes ans l'observation LXXXV, une
574 ANATOUE PATHOLOGIQUE
tumeur de ce genre qui avait pris naissance sur la faux* Cette tumeur avait près de cinq pouces de circonférence ; elle était d'une assez grande consistance et d'un blanc uniforme; sa substance ne paraissait pas organisée, et à l'analyse elle offrit tous les caractères de l'albumine coagulée. La circonstance la plus remarquable dans ce cas, fut que la présence de cette tumeur ne donna lieu à aucun accident grave jusqu'à quelques semaines avant la mort. Les tumeurs de cette nature naissent souvent à la surface externe de la dure-mère. On sait que dans ces cas elles produisent fréquemment l'absorption du tissu osseux, et quelles viennent faire extérieurement saillie sous les téguments du crftne , où on les a prises pour des loupes. Les auteurs français ont rapporté des cas de cette espèce. Dans plusieurs de ces cas , la maladie paraissait avoir été originairement déterminée par des coups à la tête, et dans d'autres une contusion a paru accélérer la mam'festation de la tumeur au dehors, par le trajet qu'elle se fraie au travers du crâne. Lorsque Ton a imprudenunent incisé ces tumeurs, la mort du malade en a en général été la conséquence. On rencontre quelquefois de petites tumeurs adhérentes aux plexus choroïdes, et qui ressemblent à celles dont nous parlons. J'ai une fois rencontré dans chaque ventricule latéral une de ces tumeurs du vulume d'une petite noix sur le cadavre d'un homme qui mourut subitement après avoir eu , à de longs intervalles , des attaques répétées d'épilepsie, et après avoir présenté pendant quelque temps des accidents d'apoplexie imminente.
IV. Tumeurs ressemblant extérieurement aux précédentes, mais offrant à l'intérieur une organisation apparente; leur tissu est d'une couleur rougefttre , comme de couleur de chair , et ressemble à la substance du rein. Ces tumeurs se rencontrent en différents points, j'en décrirai une du volume d'un œuf qui se trouvait sur la tente du cervelet.
Les lésions qui sont l'objet de ce cédents, semblent caractériser les al peuvent être proprement appelées tui aussi décrit des stéatômes et des tun organe, mais ces tumeurs paraissent i
V. Les tubercules. On a déjà vu celle maladie, qui est très-fréquente.