‹ Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinièreChapitre 46 sur 59 · QUATRIEME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIEME PARTIE

DC8 HiUUADiES J)k tA MOELLE ÉPINIÈRE ET DE SES KES^IUIIES.

l^a textare de la mo^ é^ère ft beaucoup d'analogie avec celle du cerveam, eH»pté cepcodaafc que k consiiiancc de 800 tissu est phis grande. On distingue ordinaurem««t trws memiiranes racfaidiemies, la dure^mère, raraduMttd» ^ la pie-mère. Mais comme la membrane de la moelle de l'épine qui a été nommée «rocinoide semble n'être quun tissu cellulaire lâche , méritant à peine un nom particuiier ,

• La rtfriarqae que fait Ici M. àberewmbîe est iiiitk>l«B|te po«f êé rendre compte àe céttahu phénomènes qui «*ob»ecTcnt dam les maladies des membraiM» cérébraka rachidieimes. La pie-mère, sur la snrface du cerveau et du cervel^, h^est qu'un r&eau cellulo-vasculaire à mailles asser. serrées, dans lequel ^trbxtkc infiltrée le fluide céphalo-rachidien; à l'orifice inférieur du ô»lamut-*€nptorna, ce rëseau c<âlidD<vascul<lrè se iebtidenMJ en une tunique solide, qui le COBtinnc d'une part en bas avec la membrane, qui envdoppe immédiatement la diodle épinière^ membrane qui constitue la pic-mèrc rachidienne v d'autre part ce resnu cellulo-vasculaire se continue avec la membrane iatërne des ventricules >l*qn^e est ansri continue à la pie-mère rachidienne à l'orifice Inférieur du qu^lHddM **btricnle. L'arachnoïde cérébrale soUde «t ferme sur la convexité des hémisphères cérébraux et cérébelleux devient très- ténue en pénétrant da^ le canal rachidiea. Elle est alors séparée de la pie-mère rachidienne par un réseau cellulaire, a mailles Uches, très-extensibles et asseï raréfiées. Il résulte de celte dispositloi» , que le fluide céphalo-rachidien infiltré dans ces mailles est tout i tait att-iIesSMs ae l'arachnoïde et en dehors de sa cavité , et qu'il s'étend librement en haét , dans la cavité des ventricules par le calanuwferiptonus , et dans toutes les cellules que forme le réseau celluleux qui occupe les intervalles des circonvoluHons que l'on a appelées pie-mère. SI la pie-mère cérébrale est enflammée, et qu^«e donne naissance à un produit, ce produit est infiltré dans les mailles tëlladfcntrs qui la constituent hors de la cavité de l'arachnoïde avec laquelle il n'a aueune communication. Si la pie-mère est enflammée , elle peut donner issue i un fluide

S»r sa surface externe; ce fluide est alors infiltré dans le réseau c^ulalre trescbc qui sépare l'oiachnoïde spinale de la pie-mère. Cette dernière membrane protège la moelle, qui alors n'est pas en contact avec le produit morbifique , comme se trouve l'être e« pareille circonsUnce la surface du cerveau. Il faut que l'inflammation occupe la surface interne de la pie-mère rachidienne ou la pulpe rachidienne dle-mème , pour que ses produiu soient en conUct avec la modic. Si l'inflammation de l'arachnoïde fait naître des proiluits dans la cavité de cette membrane, ces prtxluiu ne sont point en 4g»act avec le fluide céphalo-rachidien , ib en sont séparés par le feuillet libre dn^arachnoïdc dans le crâne comme dans le canal vertébral; mais il y a cette différence, que dans le crâne l'arachnoïde cérébrale solide est une enveloppe efficacement protectrice, tandis que dans le

DE LA SfROCniftE ÈËS ORGANiS RACiUntlf». 419

Il safflt, en pratique , de n'admettre que deux nwnibraiie» rachidiènnes.

I. La dure-mère de la moelle épinière ne diffère par sa structure de celle du cerreau , qu'en ce qu'elle varie beaucoup d'épaisseur dam ses différentes parties. Les circonstances principales de son organisation, qu'il est le plus important de se représenter dans la pratique, sont que cette membrane adhère très-fiiiblement au canal vertébral par un tissu c^ulaire très-làche , et qu^elle adhère très-étroitement aux bords du grand trou occipital. H résulte de cette dispoliste entre la dure-mère et le camal de qui peut être le siège d'un épanchele point avec la cavité du crftne , tandià re la dure-mère et la pie-mère, c'estnère et la tunique qui revêt imtiiédlalidienne, communique librement avec I sorte qu'un fluide peut passer librere cavité, selon la position du corps, la membrane propre du cordon rachidien est d'une texture lâche ou cellulaire ; elle semble être là continuation de la pie-mère cérébrale ; elle est étroitement adhérente au cordon rachidien , et elle fournit Un fourreau aux nërfâ qui en naissent.

III. La substance de la moelle est plus ferme que ceUedu cerveau, mais sous les autres rapports elle lui est très-analogne , et elle se distingue aussi en substance médullaire et en substance corticale. Le cordon rachidien se divise en quatre cordons ou eolonnes,. dont le^ deiix antérieurs naissent des pédoncules du cerveau , et les deux pcKStérieurs des pédoncules du cervelet. Les nerfs spinaux naissent par deux racines distinctes^, l'une partant du cordon antérieur, et Vautre sortant du cordon postérieui' de la moelle de l'épîne. Des recherches récentes rendent probable que cette double origine détermine des différences de fonctions , savoir : que les cordons postérieùi^ donneraient naissance aux nerfs du sentiment, et

canal radiidien crne membrane très t^n'ue et mal soutenue par le tissu celKilair«tris-raréfi^ qui la sépare de la pie-mère , ne pourrait être protectrice pour la moelle , si dlo n'était suppléée par la pic-mère devenue solide et trvs<densc , en s'allongeant sur la moelle vertébrale qu'elle revêt immudiatem4>iit.

A. N. G., trad.

490 DE %k snocrmui bbs okgahes RACBUMEifs.

les aaCérieon aux nerfs du mouvement. On a décrit dans la moelle épinière un canal que Ton a regardé comme le siège d'un épanchement séreux, et comme communiquant avec lé quatrième ventrioile. On ne peut douter, d'u^rès Fautorité de Portai , de Sénac, de Rachetti et d'autres , que ce canal n'ait réellement été observé, mais il semble très^iouteui qu'il existe dans l'étot sain. Dans le fait rapporté par Portai, ce canal s'étendait jusqu'à la quatrième vertèbre dorsale « et aurait pu recevoir une plume ordinaire. Il était rempli cTun liquide séreux par lequel les ventricules du cerveau étaient aussi distendus.

Les anciens attachaient beauc épinière dans les affections para leur opinion à cet égard parait conjecturale. La pathologie exa est d'une date très-récente , et être encore considérée comme tr d'en tracer un précis général, j les foits les plus authentiques qv divisions suivantes.

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