‹ Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinièreChapitre 47 sur 59 · X. De certaw.e$ affections de^ os djû r|^ç · texte numérisé non relu

X. De certaw.e$ affections de^ os djû r|^ç

DE LA HÈllllfGITE SPIRUE. 421

SECTION PREMIÈRE

DE Lk HillIIIGITE BPlIfàLE.

Je vais d'abord rapporter deux exemples de méningite spniale. Je dois la deailème observation au docteur Ihucan ; qinnt à la première , je n'ai point vu l'individu qui en fait le wjet pendant sa vie , mais j'étais présent à l'ouverture de son cadavre. Je me contenterai de présenter les faits sans en tirer de conclusions générales sur les caractères de la maladie.

Ois. CXXXVII. Un jeune homme de vingt-six ans avait été sujet, pendant plusieurs années , à une suppuration de l'oreille gauche; cette suppuration ne donnait habituellement issue qu'à une petite quantité de matière, mais toutes les fois qu'il survenait de la douleur dans cette partie , il en résultait un écoulement plus abondant. La douleur s'étendait alors dans tout le c6té gauche de la tête, et continuait sou-

sité. Dans ne fût déqui occuait cepenpas d'ap- 'était que i semaine, ant , dans luque, et leur avait ['intensité trajet de na à desusqu'à ce la partie du corps le malade la partie ressentir ucoup de ièmejour es; il ne marchait

4â2 VE Lk MÉnraciTË spuiu^.

dans la maison dans un état d'a^tatiou extrême , saisissant avec ses deux mains la partie inférieure de son dos , et grinçant des dents par la violence des douleurs. U n'avait pas un instant de repos, et il devenait parfois délirant et intraitable. Lé seizième jour, il desc aide, et alla dans une rue chaud. A son rétour du bain douleur ne tarda pas à reveni s'accompagnait d'ime grande vive dysurie, de confusion d{ culte dans la prononciation, pulsations par minute , et h ment entret^ue par des laxa jour, les svmptômes persistai les traits du visage se tiraieni avait de la difficulté à avaler Jbisme, mais il ne fut pas p< cent vingt à cent trente pulst ttne saignée du bras , et il pu lit ; il ne tarda pas cependan resta jusqu'à trois heures du dans la maison, dans nn état heures , pendant qu'il était s tête avec une grande violenc dans un état de coma qui di deux heures après. Il n'y eul dans tout le cours de cette mi dans la parole ; mais on n'ot pirer, point de vomissemen n'est une distorsion légère de dix-septième jour. Le pouls cent trente pulsations , et a él On maintint aisément la libe dans le dos augmentait beauc tion. Deux jours avant sa mo son. Pendant la maladie, b s'écoula de l'oreille gauche, une tumeur inflammatoire.

Ouverture du cadavre. — L'examen le plus attentif de toute» les parties du cerveau fît reconnaître qu'elles étaient toutes

DE LA «ÉffnHUTE SPlNALfi. 4âS

dsiM Tétat de sasté le {dus parCaii. On trouva, en enlevant le cerveau, de la matière g^atineuse déposée soqb la moelle allongée , et une quantité considérable de pus s'écoula du canal rachidien. Après Pouvertore de ce canal, on trouva la moelle enveloppée d'une matière purulente déposée entre elle et ses membranes. Cette matière était surtout en grande quw>tité en trois places : à la partie supérieure près du grand trou occipital, au milieu de la région dorsale et au sommet du sacrum *. Cette matière n'en était pas moins répandue sur toutes les autres parties avec beaucoup d'uniformité. La substance de la moeitle était très-moUe et en plusieurs points comme disséquée en beaucoup de filaments. Tous les autres viscères étaient sains.

Obs. CXXXYIII. Une femme de vingt-deux ans était depuis trois semaines malade de douleurs rbumatismaks qui avaient parcouru toutes les parties du corps, lorsque le 11 avril i^éù , eUe entra à la clinique du docteur Duncan. Elle se plaignait alors de douleur dans la partie postérieure du cou , duis les loDibes et au sommet du scapiUum. Elle avait aussi à la région hypogastrique droite une douleur aiguë qui augmentait p»r la pression et dans les efforts d'inspiration. La tête était renversée ei ne. pouvait être portée en avant, l'épine était courbée en arrière , et les muscles du dos étaient roides et contractés. EUe avait des alternatives de frisson et de bouffées de chaleur et une grande agitation. Le pouls était pldn et battait cent quarante-huit fois par minute pour quarante-quatre respirations. Il j avait de la toux ; la langue était saburrale et la malade était constipée. Elle fut traitée w une large saignée, un purgatif et un bain chaud, etc. Le là, il n'y avait que peu de changement. Le 15, die avait de la difficulté k avaler et une grande agitation. Le rachis restait courir en arrière et la constipation résistait. Le pouls donnait cent quarante-quatre pulsations. Le 14 , après une purgation active, elle sembla dans un état plus satisfiusant ; elle put porter légèrement sa tête en avant , mais elle se

* Le siëgc de l'ëpanchetnent purulent , drpuis le trou occipital jusqu'au soin< nif-t du sacrum, ou ne se trouve plus la moelle ëpinière, mais bien les nerfs de In i]ueu« de cheval , et par conséquent où ne se trouve plus l'enveloppe immëékmte que fournit là pie-mère k la morlle , prouve «px la couche purulente ëtitil (Uposce à la surface externe de la pie-mère. A. N. G.^ tr'ad.

4i24 BE LA HÉNINGITB 8P1ITAU.

{Mgnaît de la conUimité de ses douleurs, qu'dle rapportaii alors particulièrement à Tépaule droite et à la partie supé^ rieure du traBC , d'où elles s'étendaient quelquefois à l'aisselle droite. Elle continuait aussi à souffrir de la partie inférieure du ventre , et Tabdomen était tendu et ballonné. Efle avalait Avec moins de diffictdté; elle avait de la propension au sommeil, pendant lequel elle avait beaucoup de soubresauts. Le pouls était petit, et dmmait cent quarante-buit pulsations. Le 15 , la tète était un peu moins rétractée , et la malade avait plus de facilité à la mouvoir. Les douleurs était calmées , excepté dans l'abdomen ; elle avait beaucoup de tremblementa et de soubresauts ; le pouls donnait cent quarante pubatiens , le ventre était libre , la langue saburraie ; la propension au sommeil était considérable , mais lorsqu'elle était éveilléeeUe jouissait de ses facultés intellectuelles. On la mit à k nuit dans un bain tiède, où elle eipira. Immédiatement après la mort , les muscles de la nuque se rdâcbèrent complètement.

A l'ouverture du, cadavre , on trouva de la sérosité dans les ventricules cérébraux; au bord postérieur du lobe droit du cervelet se trouvait une petite quantité de lympbe cos^lable. La portion cervicale de la moelle était saine ; les parties donales et lombaires du prolongement racbidien étaient tapissées par une couche uniforme de lymphe coagulable , d'une couleur jaune-verdàtre et d'une consistance molle. Cette coudie existait particulièrement à la partie postérieure du rachis, entre la moelle et ses membranes; ces dernières étaient remarquablement vasculaires.

Plusieurs faits d'inflammation des méninges racbidiennes, terminée par épanchement puriforme, ont été recueillis par MM. Parent-Duchfttelet et Martinet , mais la maladie était en général , dans ces cas , compliquée d'une semblable aÎTection des membranes du cerveau. Les symptômes dominants qui peuvent se rapporter à l'inflammation de la moeQe épimère, sont la douleur, s'étendant le long de l'aine, et la contraction tétanique des muscles delà partie postérieure du cou, qui dans queloues cas devient un complet opistotonos. Sur ^un des sujets des observations des auteurs que je vient de citer; il y avait rigidité des muscles du bras gauche avec des rétractions convulsives du pouce et des doigts des dein

DE L4 VÈVniGrrB SPIRALE. 425

mains , chez un autre malade , il y avait une lenteur remarquable de la respiration, qui ne se faisait pas plus de cinq rois par minute.

On trouve les mêmes caractères généraux , dans plusieurs cas intéressants, décrits par M. OlUvier, dans la seconde édition de son Traité de la moelle épinière et de ses maladies ; les symptômes dominants ont été, dans ces cas, une douleur rappiortée à quelque partie de l'épine et augmentée par le mouvement, au point même que les malades ne s'en plaignaient quelquefois que lorsqu'ils exécutaient des mouvements. Cette douleur s'étendait en général le long de quelques membres , et était accompagnée de roideur musculaire ou de spasmes tétaniques. Chez un des malades il y eut de la paralysie, mais elle parut dépendre d'un degré Vie ramollissement de la moelle. Un autre présenta ce phénomène remarquable, de la rémission des accidents dans ïa première période; il a?ait une douleur aiguë qu'il rapportait à la nuque , et qui se manifestait avec intensité à dix heures du soir , et cessait k trois heures du matin; cette douleur cessa au bout de dix-sept jours, et fut remplacée par une douleur lombaire qui s'étendit ensuite au dos et aux extrémités inférieures ; elles s'accompagna alors de rigidité musculaire et de spasmes tétaniques des jambes, du dos et de la nuque. Le malade mourut à la fin, dans le coma. La durée de cette maladie parut d'environ cinq semaines. Il y avait un dépôt étendu de pus et de fausses membranes , entre les membranes rachidiennes en différents points, spécialement dans matière s'était frayé une issue entre usé sous les muscles. Sur un autre Turent d'abord plus obscurs ; il ne on de souffrance avec une rétention ni dans la douleur , si ce n'est que i lorsqu'on remuait ses extrémftés paralysèrent sans perte de la sen-

, ^ 5 rigidité et paralysie partielle des

bras, roideur du tronc et renversement de la tète; la mort arriva en dix jours. On trouva entre les membranes de la modle spinale un dépôt étendu de fiiusses membranes et de matière floconneuse de quatre à cinq lignes d'épaisseur en quelques places. Cette matière était en plus grande quantité

416 w Là wàBfmom spihue.

à ksorfiwt poitériettfe de U moeHe , et iittmnr de sea «ilfé* ndté inférieure, oà k sabftanoe de cet oifane piéMitalt du ramoUissement.

VîBBmamAiaa des mend>taMi radiidiaiiies peot être aa«i déterminée par des viotooces eitemes, sans ancune affection des os de l'^jnne. M. Qiarles Bdl a rapporté le fiai dHm cbarretier qoi, assis sor le timon de sa charrette, ftA renversé par mi cahot , il tomba sur la waqae et les épaules; on le porta à l'hôintal de Middlesex, où il resta pendent nae semaine sans se plaindre d'autre diose que d'un en^^ourdksement à k partie poslMsureducou; il pomit mouvoir tous ses membres avec fadfité. Le bui^ème jour de son entrée, il ftit pris de convulsions générales et de trisams. QuelquM heures après, Û fut affscté d'une singidike convul^on de k mâdioire, qui resta pendant cinq nûnutcs contmueUeneot agitée par un violent mouvement , un délire maniaque succéda à ces accidents; le raakde tomba alon dansim élal qui ressemblait au typhus ; le quatrième jow, on trouva ks eitrémités inf^eures paralysées. < U vécut oocore une semaine, mais en déclinant continuellement ; sa makdie con^ savait beaucoup des ewactères du typhus. Le jour «h pmî- CéàÊL sa mort, il jouissait entimmart de son inlell^fence, et il avait recouvré la sensibilité de ses jambes. » On trouva dans le canal rachidien, à k disseclâon de son eorps, une grande quantité de matière purulente qui s'était accumulée à la partie inférieure de ce canal, dette matière senbkit s'être formée au-dessous de k dernière vertdwe vertieede et de k première dorsak. En ce point, keartikge intervertébral était détruit au point que k piu s'était échappé de ce Ueo entre les muscles. Sur un msSade, dont M. Bell r«ppo9ie aussi l'histoire , la den^re vertèbre dorsak avait été Iraeturée , et une minière purulente fut trouvée entre la modk ^tnière et ses membranes; dans ce cas il n'y eut pas <k paralysie. Les symptêmes prindpaux furrat de k fièvre, dte l'agitation , des vomissements et un vioknt délire. La mort arriva subitement \

C'est peut-être m le Heu de parler de l'état d'injection et de congèiticm vascukire'que l'on rencontre quelquefois dans

* Quart^rljr RtporU of Caus o/Sargirjr. INui. %

Dfi LA MtoiMillS IPINàLB. 427

la noeUe ^linièrc ou daosiea tteqibivMi, aui environs de rorigine des nerfs. Cet état morbide ceastkue k i^étbore spinale des écrivains du continent. On a attadié beaucoup d'inqiortanee àeette lésion mocbide, ^e Ton a considérée comme la cause de nudadies de plusieurs des principales î^nctions du corps. On a considéré qu'en excitant Tirritation à Forigine des différents nerfs de Véçinet cet état devenaii la soupce de ^tusieurs affections obscures du tborax et de Falkdomen, teb que les tremblements, les convulsions, des pa • raljsies , la chorée , Tépilepsie et le tétanos. On a aussi trouvé là U siège de plusieurs de ces affections douloureuses du dos et des lombes , qui se lient aux bémorrhoïdes , k la menstruar tîon, aux avortements et aux fièvres continues. Ces écrivaiiiB «ont tombés dans beaucoup de spéculations sur les cbangements qui s'i^eent dans les viscères du tborax et de Fabdomea, de mamère à porter le sang avec une impulsion •normide dans les vaisseaux de la moelle épinière ; on a supposé que cette fluxion du sang vers ces organes lurrivait par de vi<^tes coliques, la suppression de la menstruation, les maladies du foie et la fièvre cimtiniie * . Il faut avouer que h& apparences morbides , que l'on rapporte à la pléthore spi^ nale, sont extrêmement équivoques, et l'on est fondé à douter si elles ne sont pas en grande partie produites par la position du corps aprè^ la mort. Nous devons cependant , par égard pour les opinions d'auteurs d'une grande distinction, donner un exoaple des affections qu'ils rapportent à cette espèce de maladie.

V* Un borame qui mourut de pneumonie , avait été affecté , pendant le cours de sa maladie, d'engourdissement et de diminution de la sensibilité des extrémités inférieures; on trouva, à la dissection de uom corps , que les artères de cette partie de la moelle épiinère qui est renfermée dans les vertèbres dorsales, étaient gorgées de sang connue si eUes eussent été injectées à un haut degré ** . Portai rapporte nlusieun autres cas qu'il explique de la même manière , et dans lesquels des affections paralytiques et oonvulsives des extrér

* F'ajrei Frank , Oratio de vtrtehtaUi eolumnmin morhù âignitmttt Brera • Dtïla rach'algite, eC Lndwig, De dohre adspinam dorsi, ** Porta], Cours tTJiUitomiê médicale » t. lit, p. 219.

428 OfFLAnATIOll

mités s*^taieiil manUlBStées pendant le coun de dfrerses ma* ladies inflammatoires.

2« Un enfant fut attaqué» pendant k dentition, de eon* vulrions qui dégénérèrent en attaques d'épilepsie. A Page de cinq ans et demi , il avait quatre à dnq attaques pr jour, et il devint paralytique. Il mourut à six ans et oemi. Les membranes rachidiennes étaient comme si on les eût inieciées; la substance de la moelle étut ramollie et jaunâtre aux points correspontoits à la sixième et à la douzième vertèbre dorsde * .

30 Un j«me bommede vii^-un ans fut affecté de fièvre et de dâire Intense. Lorsque ce délire se calma, il eut des mouvements convulôft des extrémités supérieures , et bientôt après il mourut ÔÊsa le coma. On trouVa, à la dissection de son cadavre, les vaissetna de la {Me-mère rachidienne, à la partie supérieure et postérieure de la moelle de Tépine, distendus par du sang, comme s'ils avaient été très-bien injectés. Cette congestion vasculaire était spécialement remanpial^e à l'origine de quelques-uns des nerfii nnnaux; la pie-mère cérébrale présentait la même injection sMiffuine; il y avut aussi de la sérosité épwicbée à sa

SECTION II

DB L'ilfFLAHIATIOlf DE Li SUBSTAIfCB OB LA MOELLE ÉHNIËâB.

En rapportant à l'inflammation de la substance de la moeUe épinière les lésions morbides qui vont être décrites, je svÊê surtout guidé par leur analogie avec les affections cérébrales correspondantes. Cette remarque s'applique particulièrement au ramollissement qui semble être un <ks désordres les plus communs dans les affections aiguës de la moelle de l'épine, et qui, parmi les lésions cérébrales , a été distinctement oécrit comme un des résultats de l'influramation. Je suis prêt cependant encore à soumettre cette opinion au jugement du lecteur , et je ne la présente que comme un moyen de s'enten-

* Eaquirol, BmlUu'iu de U FaadU de MédectM, ** MoryagBi, Epùu ammt, med. s.

DE LA MOELLE ÉPlRliRE. 4S9

dre. Gerajet important n'a poiot encore ét^approfonéi avec toute l'attention qu'il mérite ; on est cependant fondô,à croire que rinflammation de la substance de la moelle épinière peut, comme celle du cerveau, se terminer d'une manière funeste de quatre manières :

1« Dans la période inflammatoire;

20 Par' ramollissement;

30 Par suppuration non circonscrite;

4** Par abcès.

§ I. Inflammation de la substance de la moelle épinière de-' venue fatale dans la période inflammatoire^ avec ramol" lissement commençant*

Ce point de la patbdogie de la moelle de l'épine est obscur , et la terminaison de la maladie dans sa période inflammatoire peut n'être pas admise comme bien évidente; je ne trouve que l'observation suivante qui puisse être considérée comme étant de cette espèce.

Une femme avait été longtemps sujette à des convulsions , qui survenaient immédiatement avant la manifestation de ses règles, dans l'extrémité inférieure gauche. Ces accidents revenaient constamment à chaque piériode, et lorsque l'hémorragie menstruelle s'établissait franchement, ils cessaient. A la suppression des règles , qui arriva à l'âge de quarante ans, les extrémités inférieures se paralysèrent. Quelque temps après, la malade eut des convulsions du bras gauche, immédiatement après lesquelles elle mourut dans le coma. On trouva à l'ouverture du cadavre une inflammation des membranes rachidiennes correspondantes aux dernières vertèbres dorsales; la moelle dle-méme était très-rouge et ramollie du côté droit : du côté gauche , elle était saine dans touteson étendue \ Lieutaud a emprunté à Laelius, à Fonte

* Lorsque j'ai traité des inflammations aiguës Ae la moelle ëpinière dans mon ' Histoire anatomi^e Jet Inflammations , je n'ai trouve dans les auteurs aucun fidt qui m'«it paru incontastaUt »m l'inflammation aiguë de la modle, encore bom^ MU léaiona inflammatoiret timples §mms désorganisation du tissu. Le fait recueilli par Portai , et que Tient de rapporter M. Aiicrcrombie , m'ëuit bien connu. Mais je ne trouve pas dans la description des lésions anatomique» des caractères asses bien déterminés pour fixer mon opinion. La drcomtaace d« k paraljsie rarrcDWit du eàté opposé à une lésion d'une moitié d« U nocUf épi*

490 nrLAOâfioii

un faH , dam leqoel h BorI trriva k qoêtonMoie jour d*UK Bèrre continue aprèi une paraplégie ei me suppresnon dVine. Les léfions anatomiqiies sont ainsi indiquées : « In contpeciitm vernit ren sinUUr^ infUiwmuihu tf 9ffëûmhuf iœsa •Ham §rat tmeduUa spinalis in eodem laiera^ •

^U, Du mmotUssemeni de la mtU$ èpimèn.

Les fiuts importante qui Yont être rai^wriés feront bien connaître cette remarqualtle affection. Dans le premier de ces faits la maladie était compliquée a?ec une inflammation étendue des ménÉoges; le second a présenté la maladie limitée à la modle; ce que le troisième ûiit« de plus remarouable , c^est surtout la ressemblance que la maladie a offerte par ses symptômes atec une anwiion cérébrale. La quatrième obserration oifre un enmple de la nudadie déterminée par une cause externe , ^ la cinquième montre la maladie sous la forme chronique.

Ois. GXXXIX. Un jeune homme de dii-huit ans, d^lne constitution malaifire , avait souffert depuis phwéurs années d*u]cères surrenus sur différentes parties du corps , et accompagnés d'exfoUation des os , spécialement à la jambe, à la cuisse et au sacrum ; plusieurs mois avant rinvasNyn de la maladie qui devint fatale , il avait eu un ulcère à la tête avec une carie des os adjacents, de Pétendue d*un s^^ng au moins. Il était dans un bon état général de santé , et ce»- Cinuait ses études k l'université d'Edimbourg , lorsqae, le 24 septembre i$25, il consulta mon ami le docteur fiunier, pour un mal de gorge, avec fièvre légère, qui disparut en deux jours. Les trois jours suivants il était revenu è son élafc de santé habituel. Le 50 , il fût de nouveau retenu à la dianF bre pour une douleur lombaire sans fièvre. Le 3 oetobre, cette douleur avait ai^enté ; die occupait paMicnUèranent les environs des dernières v^tèbres dorsales , elle s'étendait

wcrc, Mt yr clic ■«■§ ai «ttBM>JH«dr<, <i opfwrft • ca qw no— c— arftirtwi dbs lisions (le la medie, q«'«ll« rafllt powr me faire peMer qa'oo n'avra, àmaU ce ca« , dit qu'un examen inocMnplec 4es parties , car la paralyaie An e6U gaucke nccnpaat enceeiil^ianit la jambe et le kras , ne t'explique certainement pas par k malmkaaelsnmMi^dela moelle spinale dncM opposa

DE LA BMtXS ÉFUIlàRB. 431

îiiiârieimmeDt dans le trajet des uretères , et s'accompagnait de déshs fréquents d'excréter l'urine. Le 3 octobre, les symptômes qui ayaient leur siège dans les yoies urinaires avaient disparu ; la douleur avait dimhiué de violence , elle t'étttt aussi déplacée en s'étendant vers une partie moins élevée du corps ; c'était particulièrement au sacrum qu'eUe sefeisait sentir. L'état du malade resta le même le 4; il était alors tout k fait sans fièvre, la douleur du dos n'était pas intense ; mais comme elle persistait , elle motiva l'appUcation d'un yésicatmre. Le 5 octoin'e, la douleur dorsale avait dKparu , mais le malade souffrait dans le ventre , par* ticuUèrement aux environs du pubis ; il éprouvait de la dyrarie et un sentiment d'engourdissement à la partie interne des deux cuisses. A la nuit les urines étaient retenues, et il frilut recourir au cathéter. Le 6 , Pengourdissement des cuisses ayait augmenté , le malade y sentait par instants une douteur aigué Ismdnante , les urines étaient complètement retenues duis la vessie. Le 7 ,. les deux membres abdominaux étaient tout à fait paralysés sans perte de sensibilité, les urines étaient toujours retenues et l'excrétion des selles Âait involontaire. On avait eu recours, sans aucun résultat utile , au traitement le plus rationnel. Je vis ce jeune homme pour la première fois le 8 octobre, avec k docteur Hunter; la paraplégie était complète, l'excrétion des urines étdt en«tièrement supprimée, le p<Hils était mon, et donnait environ quatre-vi^gt-dix pulsations. Le malade ressentait une douleur qu'il rapportât à la partie inférieure de la région donale : je ne reoonmis aucun autre accident. On appliqua ées yentouses sur le dos, et ensuite un autre large vésica* toire. n n'y eut pas de diangement dans les symptômes les trois jours suivants , st ce n'est que le pouls devint légère* ment fréquent. Les facultés intellectuelles étaient entières. Le malade ressentait de k douleur dans le dos , mais cette doideur n'était pas yive et ne le H^sait pas beaucoup souffrir. La paralysie complète des membres inférieurs continuait, et l'engourdissement remontait progressivement sur te ventre. Le 12 , il avait gagné le thorax, il n'y avait plus qpe très-peu de douleurs dans le dos , mais les douleurs lancinantes aiguës s'étendaient dans les deux bras. On examfna l'ulcération de la tête , et on en agrandit l'ouverture ; l'os

453 IMFLAÏUIATIOR

fut trouTé carié , et il s'en écoula du pus par une très-petite ouverture, ce qui détermina à pratiquer en ce point une perforation par une très-petite couronne de trépan; mais on ne trouva point de maladie au-dessous de l'os ; le soir, le pouls étant devenu plus fréquent , on pratiqua une saignée avec avantage. Le 15 , aucun changement , les facultés inl^lectueUes étaient toujours entièits , le malade ne se plaignait d'aucune douleur; les selles étaient inyolontaires. Le 14, les urines sortaient sans cathéter en mettant le malade dans une position droite. Le pouls était fréquent et faible; les forces diminuaient; il mourut dans la nuit ; il conserva sa connaissance jusqu'à environ six heures avant sa mort. Il ne se manifesta pas le moindre mouvement dans les extrémités, mais la sensibilité resta entière.

Ouverture du cadavre, — ToUt était sain dans le cerveau , seulement la dure-mère était le siège d'un ancien épaâsissement dans le voisinage de l'os malade. L'os était carié et très-aminci dans l'étendue d'une pièce d'un écu de trois francs. Autour de cette partie l'os était au contraire épaissi , surtout d'un côté, où il avait une épaisseur double de l'épaisseur naturelle. Il n'y avait .point d'épanchement dans la tète , et aucune apparence morbide récente.

A l'ouverture Si canal rachidien , il s'écoula du pus par le trait de scie vers le milieu de la rj^on dorsale ; une des Tertèbres était dans ce pdnt considérablement cariée. Le canal étant ouvert , on trouva un dépôt très-considérable de matière floconneuse comme purulente à la surface externe des membranes rachidiennes. Cette matière était très-abon* dante quelques pouces autour de la partie inférieure de la région dorsale, et elle s'étendait supérieurement jusqu'à la quatrième vertèbre cervicale. La dure-mère rachidieiffie étant incisée , un liquide -sanieux sanguinolent s'échappa d'an^ dessous de cette membrane , la pie-mère était très-injectée. La substance de la moelle était désorganisée dans une très • grande étendue, sur presque toute la longueur de la régkm dorsale. Les colonnes antérieures du prolongement racfaâieo étaient complètement désorganisées et c(mverties en une pulpe diffluente; dans sa partie postérieure, la moelle était intacte. Lorsque la moelle fût détachée et enlevée, elle ne conservait sa continuité que par les colonnes postérieures de

DE LA KOBLLE ÉPIRliRE. 453

sa portion dorsale; toute la partie antérieure de Forgane 5*é • coula dans un état de pulpe diffluente. Les portions de la moelle situées au-dessus et au-dessous de la partie maliide, étaient fermes et complètement saines *.

Obs. GXL. Un homme de cinquante-six ans fut exposé au froid dans la fin de mars 1823 , en voyageant sur l'impériale d'une voiture. Il &ï résulta une douleur au bras et à la jambe droite. Cette douleur était très-intense autour de l'épaule; mais elle affectait tout le c6té du corps. Cet homme avait aussi une céphalalgie considérable. Le mouvement diminua presque aussitôt dans les membres affectés,» à commencer par la partie supérieure du bras et en s'étendant graduellement en bas , de manière qu'il pouvait encore écrire distinctement , qu'il ne pouvait déjà plus lever le hns et fléchir le coude. La jambe commença ensuite à s'affecter de même et par une semblable gradation. Dix ou douze jours après l'invaûon du mal, toute la jambe et le bras étaient complètement paralysés. La douleur continua à un certain degré dans les parties malades; elle devenait quelquefois violente, spécialement dans la jambe. C'est alors qu'il fut vu par le docteur Moncrieff , qui trouva le pouls vif À quatre-vingt-seize pidsations. Le malade conservait ses facultés intellectuelles, et se plaignait encore de céphalalgie et de douleur s'éten- . dant de l'épaule au bras et à la jambe affectés. Des saignées répétées, des vésicatoires, des purgatifs, etc., furent employés ; la céphalalgie cessa ; mais les autres accidents persistèrent , la jambe et le bras droits étaient complètement paralysés et quelquefois très-douloureux; le pouls donnait quatre-vingt-quatre pulsations , il était plutôt lent. Les facultés intdlectuelles étaient entières. Le malade resta dans le même état jusque vers le 26 avril , que le bras gauche de-

* Cette diMiratioB est d'un grand intërét sous le point de vue physiologique; elle montre, par les phënomèncs d'une maladie qui n'occupait qu'une moitié de la moelle rachidienne, ce que les expériences sur les animaux ont appris , savoir que les racines antérieures des nerfs rachidiens et les cordons qui leur donnent naissance, servent au mouvement, tandis que les cordons postérieurs et les racines des nrrfi^ qu'ils fournissent sont les organes de la sensibilité. Ches le sujet de cette observation, les racines nerveuses du mouvement et les rordons qui les fournissent étant détruits , le mouvement était supprimé ; les racinrs postérieures •du sentiment et les cordons qui les fournissent étant sains et conservés , le senti» nent a persisté jusqu'i la 60. A N. 0., trad.

434 iifFLuaufio!!

Tint prescfue subitemeiit paralysé. Le moiiveneiit àam ee membre ne fut cependant pas aussi complètement snspenda que àsm les membres du côté droit. La j«nd>egaMelie ne fut du reste nullement affectée. Le malade avait le pouls faible^ et semblait en général épuisé. C'est vers cette ^oque que je le vis pour la première fois ; il avait un léger délire qui ce<pendant ne contmua pas. U resta avec toute sa^connaissaoee , et même avec de la galté sans aucune douleur, eieepté qaàfquefois dans la jambe droite , jusqu'au 7 mai , que le él^a% revint de nouveau. Le pouls était alors fidble , et donnait cent vingt pulsations. Le 8 mai, il tomba dans un état de stupeur, murmurant des mots incobérents, mais répo&teit distinctement aux questions qu'on lui adrei^ait lorsqu'il était évdllé. U mourut le 9 mai au matin , ayant perdu la parde quelques beures auparavant. U s'était manifosté d^uis byit ou dix jours une large escbare grangréneuse au sacrum.

On trouva à la dissection du cadan'e toutes tes parties du eerveau dans l'état de santé le plus complet. Beaueoi^ de fluide sanguinolent s'était écoulé du canal rachidien dan» k cavité du crâne avant l'ouverture du racbis. La moelle é^«nière , mise à découvert , fut trouvée dans un état de rainollissement conqtlet de la deuiitee à la dernière vertèbre oer^ vicale. Les parties situées au-dessus et au-dessous étaient tout il fait saines.

L'observation suivttite nous moirtrara k maladie pareoutrant ses périodes avec une bemicocq» plus grwdeii|n(Uté«l avec des symptômes différents.

OBSé GXLL Un enfluit de sept ans avait été ind^oaé du 18 au 90 mai 1825, mais son indisposition n'avait pts fixé l'attention : il avait de k cépbidalgie avec mi léger AêI fébrile; un purgatif lui fut administré, et te 22 maiaa sia^ tin il semblait tout à fait bien. Vers les deux beures de l'après-midi de ce même jour, il fut pris de convulsions générales intenses. Je le vis aussitôt après , et je le trouvai dans un état demi-comateux avec de l'incohérence et de la confusion dans les idées. Le pouls était faible et donnait soixante pulsations ; k face était pâle; les selles étaient rares , et il avait rendu quelques vers. On eut recours aux moyens de traitement ordinaires avec peu d'avantage. Le 23 au matin , l'état demi-comateux persistait ; les yeux étaient fixes et m

&E LA mOELlE éPUUÈRE. 435

sensibles k Un lumière. Pendant la journée, le comt fut moins profond, mais l'incohérence des idées continua; il parla beaucoup et poussa des cris aigus ; il se plaignait de la tête et ne pouvait supporter la lumière. Le soir il y eut une légère appar^ooe de strabisme et dans la nuit des convulsions ; le poute était très-variable; tantôt rapide et tantôt lent. La constipation était très-opâniâtre ; mais elle céda à des doses répétées d'buile de croton. Le 24, le petit malade semblait beaucoup mieux. Le regard était naturel , la face pâle, le pouls k cent- vingt pulsations ; on soutenait les évacuations par l'huile de croton tiglium. Le malade jouissait de toutes ses facultés ; il disait qu'il éprouvait encore de la céphalalgie, mais il ne semblait pas souffrir. Il resta dans cet état éd mieux jusqu'au 25 au matin de très-bonne heure, que les e«^rulsions revinrent avec beaucoup d'intensité , U tomba ensuite dans un état d'affaissement extrême , et mourut de htmoe heure dans l'après-midi.

Ouverture du cadavre, — U n'y avait point d'épanchement ni d'apparence de maladie dans le cerveau. A l'enlèvement de cet organe, une quantité considérable de fluide s'écoula dn canal rachidira , et après l'ouvertuire du rachis on en trouva encore une assez grande quantité entre la moelle et ta raendirane externe. La moelle était saine dans la portion cervicale, mais à la partie supérieure de la région dorsale , eâe était remarquablement ramoUie et affaissée. Cette lésion s'étendait sur une longueur de plusieurs pouces, mais à des degrés variables. Dans un point , lorsqu'on voulut soulever la moelle, elle se divisa complètement; sa substance en ce Iku tomba en pulpe diffluente dans toute son épaisseur. A pffltir dn milieu de la région dorsale, la moelle rachidienae était ferme et tout à fait saine. La membrane interne de k moelle était brunâtre , (rès4njectée ; elle présentait des tfaees évidentes d'inflammation au point correspondant à la partie ramollie du cordon rachidien.

L'observation suivante, qui m'a été donnée par le doc^ ^eur Hunter, présente un exemple de cette affection rachidienne, survenant par l'action d'une cause externe, sans aucune lésion des os de l'épine.

Obs. GXLII. Un homme de trente-six ans fut renversé, 9& août 1827, du sommet d'une voiture d'une hauteur de

436 mpLAUiàTioii

dix pieds enviroo. Il tomba sur un monceau de petites pierres , de telle manière que le premier choc, résultant du contact du sommet du monceau de pierres , porta dans le doa entre les épaules. Il voulut immédiatement se relever, ma» il retomba ; car ses extrémités inférieures avai^t perdu te pouvoir de le soutenir : il eut aussitôt une excrétion involontaire d'urine et de matières fécales. On le porta chez lui dans cet état , où il parait qu'on ne lui fit rien pour le soulager, excepté une application de sinapismes. Un mois environ après cet accident , cet homme fut porté à Finfirmerie d'Edimbourg , confiée aux soins du docteur Hunter. Il était alors dans un état de maigreur considérable ; il y avait perte complète du mouvement des extrémités inférieures sans perte de sentiment ; tous les muscles des parties affectées étaient dans un état remarquable de flaccidité. La pression déterminait une douleur profonde dans la région des troisième , quatrième et cinquième vertèbres dorsales. Les sdles étaient liquides , et rendues involontairement. L'urine cou lait d'abord involontairement , et était mêlée avec beaucoup de mucus visqueux; le passage de ce fluide fut ensuite obstrué , apparemment par la viscosité du mucus qui fermait le passage ; on fut alors obligé de recourir au cathétérisme. La respiration était très ralentie ; il y avait environ neuf inspirations par minute pendant le sommeil, et treize lorsqu'il était éveillé. Le pouls et les autres fonctions étaient dans l'état naturel; l'appétit était modéré, la digestion se faisait bien , et les facultés intellectuelles étaient bien conservées. Trois jours après son admission à l'hôpital, il commença à se plaindre id douleur dans les muscles temporaux et masseters , avec impossibilité d'écarter les màciMMres. Cet accident augmenta rapidement , jusqu'à devenir un tdamm complet ; Temprostotonos avec les accidents ordinaires du tétanos se manifestèrent; les muscles abdominaux étaioit tendus et durs , et le corps renversé en arrière ; te jour suivant , un état spasmodique plus général s'établit ; il affecta les bras et la face , ainsi que les muscles du cou et de In gorge, avec une grande gène dans la déglutition ; les spasmes toniques prirent ensuite la forme d'opistotonos. U mourut dans la nuit, quarante-huit heures envinm après la première invasion du trismus. On avait eu recours, sans

DE hk ■OEIXB ÉPmiiRB. 437

«vamage , de ta manière ta plus active et ta plus judicieuse^ à tous les moyens de traitement ordinaires.

On ne put trouver, à la dissection du cadavre , aucune trace de lésions dans les os du rachis. La pie-mère spinale était injectée k un haut degré , particulièrement à la partie supérieure de la région dorsale. Il y avait là un ramollissement de la moelle très-étendu , et affectant particulièrement les colonnes antérieures. Ces colonnes étaient ramollies d'une manière très-remarquable sur presque toute ta longueur de ta moelle épinière. Ce ramollissement continuait jusqu'à la partie supérieure de ta moelle , et affectait les corps pyramidaux. Les cordons rachidiens postérieurs étaient aussi ramollis en plusieurs points , quoiqu'à un moindre degré que les cordons antérieurs ; ils n'étaient pas diffluents comme ces derniers , cependant ils ne pouvaient supporter, sans se désorganiser, ta plus légère pression.

Une modification remarquable de la maladie s'observe, lorsque le mal ayant son si^e à la partie supérieure de ta moelle, les symptômes sont limités aux extrémités supérieures et aux organes contigus sans aucune affection des parties inférieures du corps. Un jeune homme , dont la maladie a été rapportée par M. OUivier, était sujet à l'épilepsie : il se plaignit d'abord de gène à la gorge , avec difficulté d'avaler, accompagnée d'une douleur aiguë à la nuque et à la partie inférieure de l'occiput. Ces symptômes furent bientôt suivis de fièvre , de gène dans ta respiration et de vomissements ; il survint ensuite un engourdissement de k main gauche^ qnî s'étendit rapidement le long du bras ; la même afl^ion se manifesta presque immédiatement après du côté droit , et le lendemain les deux bras étaient paralysés. Il n'existait pas, du reste , la moindre affection des jambes , ni le moindre dérangement des fonctions de ta vessie et des gros intestins. La dyspnée augmenta, et ta difficulté de la déglutition devint excessive, on ne découvrit rien d'insolite dans ta gorge. La mort arriva le huitième jour. Le malade conserva ses facultés intellectuelles jusqu'à ta fin. U y avait un ramollissement considérable de la partie supérieure de la moelle , limité particulièrement à la substance grise, qui était d'une couleur rosée ; les membranes correspondantes étaient très-injectées ; il y avait un épanchement considérable dans le canal rachi-

41^ INFLAWlAnOR

dien ; ^ sang en petite qoniHIé étatt ei^nfasé dtBS te «iM cenulaire entre les yeHèbres et la diB*e4nèFe radiidienfie; tes poumons étaient denses et engorgés de sang ; te membrane moqueuse bronchique était injectée. Chez un autre matede y on trouva , avec un ramollissement étendu de te partie supérieure de te portion cervicale de te moefie , cme paralysie de tous les membres. La seute différence dans lea lésions pathotegiques, dans ces deux cas, parait avoir été que dans le premier le ramollissement occupait principalement la substance grise , tandis que dans le second il sondait à presque toute Tépaisseur de te moelle épinière. M.Oi- Hvier a aussi rassemblé plusieurs faits sur des maladies qui ont présenté des accidents sen^lables à ^eeux du sujet de l'obs. CXLI. La mort arriva vers le troii^ème jour de te maladie , avec de violentes convidsions , sans paralysie.

Les affections de la moelle épinière se manifestent qu#quefœssous une forme moins aiguë, et marchent pendant un temps considérable, souvent pendttot des années, sansM terminer d'une manière ^tate. Les maâades éprouvent en gèlerai dans ces cas quelque malaise dans te dos avec des sympt/knes de paralysie qui commencent à un léger degré (tens une partie d'un membre, et qui augmentent graduellement jusqu'à l'état de paralyste confirmée. Les eitrémitéa inférieures sont le plus communément affectées; dms qi^ques cas, les bras seulement; dans d'autres, tous les membres. Il y a quelquefois en même temps coitracture des membres affectés, et d'autre fois ces membres sont te dége de mouvements spasmodiques. La maladte persiste ainsi peib dant des années , elle devient à la fin fatale par le ramomssement de la moelle.

Le fait suivant , que j'ai observé avec le docteur Alfson , est un exemple de ec^te forme de maladie.

Obs. CXLin. Un homme de quarante-deux ans fut pris, en octobre 1827 , d'une douleur k la partie inférieure du dos, qui s'étendait autour de l'abdomen , et irradiait fréquemment dans les aines. Cet accident fiit suivi, au bout de quelque temps, de froid et d^engourdissement dans les pieds, qui à'étendit graduellement en haut , et s'accompagna d'une diminution dans les mouvements , jusqu'à ce qu'au bout de plusieurs semaines , il se terminât par une perte complète

DE L4 aûfiLUt ÉPDIliRE. 430

440 WtUMMkTHm

rentes parties de la tête, roéeialemait derrière For^le, et qudqaefois aa bout de roreille. Cette dooleiir parât céder par remploi de rarsenîc , mais die reparut bieetôt , et devint plus fixe et plus permanente; lapÂralysie des membres fit de nouTeaux progrès. Après une absence de deux m<Ma environ, le maMe revint a la ville au commencement de juillet. La céphalalgie était alors intense , et les mouvements de ses membres étaient si affaiblis qu'il était tout à ^t confiné au lit. Peu de jours après son retour, le bras droit devint paralytique; et la parole considérablement gênée. Au bout d'un jour ou deux, ces symptômes diminuèrent d'intensité, mais la nuit suivante il tomba dans le coma et mourut dans l'après-midi. La soisibilité ne fàt jamais complètement éteinte dans les membres affiectés, il y ressemit seulement parfois des douleurs en diff(^ents points , et il se plaignit d'une sensation générale d'engourdissement et de froid.

Oy»eriure du cadavre, — Quelques écailles osseuses adhéraient làdiement à la surface interne dé la dure-mère qpinale. Toute la moelle épinière était d'une tente rose ^e , et dans un état de ramollissement complet (kns toute son étendue; elle était partout entièrement diffluente. La moelle allongée était en assez l>on état ; elle n'était qat légèrement ramollie à sa partie antérieure. La protubé^ rance annulaire était aussi ramollie jusqu'à un certain point; ce ramollissement semblait comprendre l'origine de la cinquième paire de nerfs. Au-dessus de ce point , le ramollissement devenait encore plus prononcé, et s'étendait sur les pédoncules du cerveau et du cervelet ; il pénétnut à une profondeur considérable dans la substance du cerveau au point de jonction des pédoncules. Le cerveau était du reste sain, et il n'existait point d'épanchem^t é/ias les ventricules.

Il est difficile de déterminer la nature précise et les progrès de raffection de la moelle épinière, lorsque le nud s'étend graduellement comme dans ce cas , et se termine par une désorganisation si complète et si étendue. En traçant l'histoire d'une maladie analogue du cerveau, nous avons trouvé des raisons de penser que cette affection est originairement une affection inflammatdre lente et ehioiilqm,

DE LA mELLE ÉPIIIIÈRE. 441

44i DftLjUuunoii

senraient leur sensibilité. Il y «yaft ub ntmoOlMeiBeftt éUméû des cordons antérieurs de la moelle, et Ton constata 'eeCle eiroonstance très*remarquaMe , que e'était à la partie si^érieure de la moelle , aux pyramides et dans plusieures parâes du cerveau , que le ramollissement était le plus consiâ&vbia , et qu'il était moindre vers la portion lombaire. Les faciles intellectuelles avaient été presque complètement oblitérées, mais le mouvement des bras resta entier jusqu'à la fin. Getle discordance entre les symptômes et le siège des lésions morbides montre la difficulté et toute Tobseurité de ce sujet intéressant.

Les symptômes ont été différents dans un cas renaarquaMe décrit par M. RulUer * : un bomme de quarante-quatre ans , qui avait une légère courbure de l'aine à la partie supé^ fieure, fut pris d'une douleur dans cette partie déviée do racbis. Cette douleur, après plusieurs rémissions, augmenta rapidement, et fut suivie d'une paralysie subite et complète des deux bras. Ces membres devinrent roMes, contractés et tout h fait privés de mouvement. Les extrémités des doigts étaient appliquées avec force contre la paume des mains. La sensibilité de ces parties n'était nullement lâtérée. Les membres inférieurs n'étaient point affectés , car le malade pouvait marcher sans la moindre difficulté. Il vécut six ans dans cet état, et mourut d'une maladie de poitrine. Une portion de b ntoelie , de six pouces de longueur , ocetment les deux tiers de la région cervicale et une partie de k région dorsale, était entièrement diffluente , au point même qu'avant l'ou* yerture des membranes, on pouvait la faire couler de hmit en bas ou de bas en haut comme un fluide. Les racines pos^ térieures des nerfs de cette position conservaient leur matière nerveuse à leur jonction avec les memlmines ra^^ diennes; mais dans les racines antérieures, cette matière était détruite, et ces racines étaient réduites à un névrilèrae vide. Le recueil périodique dans lequel ce cas a été consigné, contient plusieurs autres faits, destinés à montrer l'origlns séparée des nerfs du mouvement et du sentiment de cUffé^ rentes parties de la moelle. Dans un de ces cas, il y eut paralysie générale de tout le corps, sans perte de la sensi-

* Journal de Pk/tiologiê, 1823.

DE LA mosuK ÉnniÈRE. 449

IMUté, el la maladie atait son dége à k pifrtie antérieare de la moeUe; dans un autre cas, il y eut paralysie com" plète des jambes et paralysie mcomplète du bras, avec une augmentation raori>ide considéraUe de la sensibilité dans ees parties. La substance médullaire rachidienne était considérablement atrophiée. La partie antérieure de la moitié supérieure de cet organe était d'une couleur rouge brun et comme macérée; les racines des nerfs qui s'y implantent étaient si complètement désorganisées, qu'elles pouyaient à peine être distinguées, tandis que les racines postérieures étaient d'un vdume plus considérable que dans l'état naturel.

Une (^iseryation recueillie par M. OUiyier parait établir la nature inflammatoire du ramollissement de la modle épinière, et montre en même temps tout le danger des coups sur le raclns. Un homme qui ayait reçu dans une chute une contusion sur la région de l'épine fut pris , dix mois après cet accident, de picotements dans l'extrémité inféneure gaudie, qui cessèrent au bout d'un mois, laissant le membre paralysé. L'extrémité inférieure droite s'affecta de la même manière; on observa alors, pour la première fois, une saillie des vertèbres au point malade du rachis. Des moi&vements oonvulsifs des membres se manifestèrent ensuite; le malade mourut un mois environ a|>rès la manifestatioa de la paralysie. On trouva à la dissection du cadayre une finisse membrane d'un pouce d'étendue , m^ée à de la mar tière purulente entre l'os et les membranes radûdiennes au point affecté.' La portion de la moelle renfermée dans la membrane malade, était complètement diffluente comme de la crème. Au-d^sus et au-dessous de ce pdnt, la moeUc épinière avait sa consistance naturelle, mais elle était trèsinjectée et d'un rouge foncé, spécialement au-dessous de la partie ramollie, où la rougeur ftait intense.

Je terminerai ce que j'ai à dire sur le ramollissement de la moelle épinière, en rapportant le fait suivant dont je suis redeyidïle au docteur MoHson ; je n'ai point yu le malade ^ en est le sujet, mais j'ai assisté à la dernière partie de l'ouverture de son cadavre , qui a été l'eiamen de l'état de la moelle teinière. Je vais me borner à rapporter le §mi^ sana y joimbe aucune des réflexionf intéiesBantes qu'il suggère naturellement.

Ou. CXLIY. Uoportefiûx, âgéde treate-iepaiis, s'étàft ^MxA fréqoemmeBt, depuis le mm de lérrier 1827, de aoulenra dans le dos et dans les deux côtés du thorax, atec difficulté de respirer lorsqa'O se Hyrait à un exercice fatigant. Un mois ayant sa mort la douleur du dos devint beaucoup plus intense, et il eut une grande diflBcalté k ayaler. Sa santé géaérde n'était néanmoins que peu dérangée. Le lundi i5 juin , il porta un fardeau k Newlia?en , à trois miUes d'Edimbourg, et il alla ensuite se baigner à la mer. Il raconta que, pendant qu'il était dans la mer, il se sentit trèsétourdi, et en roulant se retirer il tomba sur la grève. Lorsqu'on le releva, il saignait abondamment du nez et de la bouche , et après qu'il fut transporté dans une maison voisine, il vomit du sang en grande quantité. Pendant toute la nuit suivante , il fut agité et dans un état de demi-perte de connaissance , et il tint des propos incohérents. Il eut ^sleurs attaques que l'on considéra comme convulsives. Bans ces attaques, ses yeux devraient fixes , il avait des tremblements dans les jambes , mais sans aucun mouvement dans les bras , qui paraissaient avdr été frappés de paralysie dès le conunencement de l'attaque; le i6, il fut soumis k Fexamen du docteur Molison. Immédiatement avant la visite de ce médecin, il avait vomi une grande quantité de sang, qu'il rejetait à flots , et qui se coagulait aussitôt. H était dans la ttthargie jusqu'à un certain degré, mais il avait ses facultés ioteUectueUes régulières lorsqu'il se réveillait; Use plaignait alors de douleurs dans la tète , au thorax et aux intestins. Sa tète et ses jambes étaient agitées par des mouvements cod^ tinuels , maû ses bras étaient paralysa et entièrement privés de mouvement et de sensibilité. La respiration était facile , le pouls était fréquent et petit , sa face était pile et annonçait rnaxiété ; il avait des évacuations d'urineinvolontaires. Le soir , il vomit encwe du sang en quantité considérable. Le 17 , il y av^it peu dé changement , excepté qu'il avait repris l'empire de k volonté sur l'excrétion des urines, la paralysie complète du bras persistait , mais les jambes continuaient k être agitées de mouvements. Il n'y eut point , pendant k journée, de retour de vomissements (te sang. Il s'endormit k k nuit et reposa tranquillement pendant qudques heures, et se réveiik ensuke ayant toute son intelligence;

DE LA WffBSM ÉmiÈlUS. A^

i presque aunitôt i^rès il fat attdnt d'un yornissemeiit de 8aii^4»nddérable , et il mourut presque immédiatement. OuveriurB du cadavre. — Le cœur et les poumons étaient sains ; l'estomac contenait une masse considérable et trèsdense de sang coagulé , qui le remplissait entièrement et s'é • tendait dans le duodénum. Dans l'aorte descendante , vers la quatrième et la cinquième vertèbre dorsale, se trouvait un anévrysme du volume d'une orange , qui s'était ouvert dans l'oesophage par une large issue. Le corps des troisième , quatrième et cinquième vertèbres dorsales était largement carié. La substance osseuse était détruite à la profondeur d'un quart de pouce. On trouva, à l'ouverture du canal ^inal, une matière albumineuse sanguinolente entre l'os et la dure-mère rachidienne. Entre la dure-mère et la pie-mère qiinide, se trouvait une quantité con»dérable de matière sanguinolente sanieuse, t^MK», qui tapissait lasurfiicede la pie-mère, depuis la deuxième ou k troisième , jusqu'à la dernière vertèbre dorsale. La substance de la moelle était dle-méme , depuis la troisième jusqu'à la dernière vertèbre dorsale, d'une couleur jaunâtre et dans un état de ramollis-* sèment étendu , spécialement vers le centre de l'espace indiqué où le tissu médullaire était entièrement dimuent. A l'enlèvement de la moelle spinale, on trouva la partie antérieure du canal rachidien, vue par derrière, dénudée en plusieurs places de la membrane qui la revêt, et cariée. Cette altération était surtout remarquable vers les troisième, quatrième et cinquième vertèbres dorsales.

§ III. SuppurtMoH non eiroonserite de lamoelte épinière.

On pourrait peut-être douter si quelques cas qui vont être rapportés à la suppuration non circonscrite de la moelle ^inière ne devraient pas plutôt être rapportés au ramollissement. Ces deux modes cte lésions moii)ides n'ont pas été jusqu'à présent soigneusemeirt distingués. On est fondé à penser qu'ils sont entièrement distincts dans le cerveau : il est protole qu'il en est de même pour la moelle épinière.

i. Une femme de vingt-trois ans, qui avait beaucoup souffert de la svphilis, fut prise d'une vidente fièvre intermittente quotidienne qui devint très-lente, et résista à tous

445 iiiVLiniMiOR

h» DM^eiiD effrfiDaires. An beui ée quelque tenM , cet^ ièYve s'accompagna de douleur dans la régkm lemraire, de diarrhée , de colique» de tâMsme , de fidblesse et de mouyements couTukifs de rextrémitéinfêrieure gauche ressembliast à la chorée. Elle traînait la jambe en marchant , et si elle tentait par un grand effort d'imprimer au membre des mouvements plus étendus, elle provo<piait des mouyements oon^ vulsifs. Le bras gauche s'tdSiecta biaitôt après de fai même manière, et il se manifesta aussi des convulsions de la fiice et des yeux. Les douleiurs intestinales cessèrent, mais les autres symptômes augmentkent d'intensité, et Faffectioii des membres arriva aussitôt au degré de paralysie presque complète. La prononciation des mots devint difficile, et II mémoire s'affaiMit. Tous ces accidents se changèrent bientM en perte de la parde avec coma, et se terminèrent par H mort , qui fut précédée de convulsions générales et terrible», et qui arriva plus d'un mois après le commencement des Aiouvemiaits convulsifs de la jambe. On trouva à Touverture du cadavre un épandiement séreux dsms le thorax et dans les ventricules cérébraux. La moeUe épinière était ramollie et suppurée dans une grande étoidue. La membnlne qui la revêt était en plusieurs points t<^issée par un fluide purif orme , il existait aussi un ^anchement séreux dans le canal de l'épine *,

â. Un jeune soldat, récemment rétt^ d*nne fièvre pétédiiale, fut pris d'une douleur dans Us vertèbres dorsales, avec difficulté de mouvoir les extrémités inférieures, rétention d'urine, évacuation involontaire des matières fécales, débilité générale et émadatien. On eut recours sans avantage, pendant plusieurs mois, à différents traitem«Dts. La fa&»lesse des extrémités infériei^ es devint une véritdite paralysie, et bientôt après les extrémités supérieofes t'am^ tèrent de la même manière. Le malade perdit ensmttla parole ; après être resté cpiii^e jours dans cet état de pavar lysie générale complète avec aphonie, mais conservant aes facultés inteMeetueltes , il mourut suMtenent. On neftronw pas y à l'ouverture du cadavre, de trace et nMladie dans k

• Brrr», Del fa raehiaîgitt , eenni patologfci i dan» lei Actet d« TAcaJànTe italicniiedeMilan,t. z.

W LA HOBLU ÊPHIlàaB. 447

çffVMa, dans le tluwax et d«j»s rabdomen. Leennal rac^- 4ien était inondé par une grande quantité de liquide sanieux. La moeUe eUe-méme était en suppuration, dissoute, et désorganisée à la partie inférieure du dos. Au-dessus de ce point, elle conservait sa forme, mais elle était très-moUe. Les membranes qui revêtent le prolongement rachidien, et le périoste qui tapisse le canal vertébral, étaient détruits au point où la moelle était altérée à un si haut degré; mais les vertèbres et leurs ligaments étaient sains *,

5. Un homme de quarante ans fut reçu, dans le printemps de 1804, à Thûpital de Grema, n'ayant d'autre.maladie qu'un état de fiûblesse et d'adpamie auquel on ne pouvait assigner aucune cause. U restait constamment au lit, mais il ne se plaignait d'aucune douleur; son appétit était bon et il n'avait pas de fièvre : maigre et pâle , il prit de l'embonpoint et des couleurs , au point qu'on Je soupçonna de feindre la maladie. Mais à l'approche de l'hiver , il devint maigre et cachectique. En février i805, il tomba tout à fait en paralysie , tant des jambes que des bras , et il mourut subitement en mars. On trouva h la dissection de son corps tout à l'état sain dans la tête, dans le thorax, et dans l'abdomen. Un fiuide sanieux sanguinolent étsdt épanché en grande quantité dans le canal spinal. La moelle épinière présentait des traces d'inflammation et de suppuration, sa substance était remarquablement nmoUie, et tendait à la dissolution **,

§ IV. Âbeèê delà moêUê èpiniên.

Une feDMme de cinquante-six ans perdit subitement le mouvement des membres du c6té gauche , sans perte de la leDslbilité. Kentôt après, die fut complètement paralysée, M foix devint faible et sa parde embarrassée. Le pouls était naturel et la respiration accélérée. Le bras gauche devint ttdémateux. Quatre jours après, on ne pouvait plus distinguer ses paro^; le pouls était fiûble, la débilité faisait des progrès; la re^iration devint stertoreuse , et la mort arriva au bout d^une semaine.

• Brera, Loctit.

4|g DBft t^iXXSSMSSm

Om>êriurê (ftiemitm. — 1« oerma étiH «ôa, m^4i lie-mère était injectée. Dans le centre du cordon droit ê» ji moelle épinière, au milieu de la portion ccrncale, eœtait une cavité de trois pouces de long sur deux à troii lignes de diamètre. Cette cayité était remplie d'une minière molle comme du pus, qui devenait i^us consistante sur les parois de cette cavité. Cette matière paraissait être la substance grise de la moelle convertie en pus ; ses parois étaient denses et d'environ une ligne et demie d'épaisseur : elles étaient formées par de la matière blanche saine. Une sem> blable lésion morbide se trouvait dans le cordon gauche de la même portion de la moelle, mais elle était m<»ns étendue : elle avait environ un pouce de long sur une ligne de diamètre; la matière qu'elle contenait était moins purulente , et ressemblait plutôt à de la substance médullaire ramollie. Les membranes rachidlennes, en ce point, et dans une partie de la région dorsale, étaient indurées *,

SECTION ni.

DES ÉPAKCHEMBirrS SÉREUX DANS LE CàRAI. RàClODIC!!.

Je donne ici cette altération morbide pour ce qu'elle est, m'abstenant d'émettre une opinion hypothétique sur sa cause prochaine. J'ai déjà insisté sur tout ce que présenteM d'obscur les épanchements séreux , lorsqu'ils se rencontrent entre la dure-mère et la membrane interne de la moelk, eu égard à la libre communication qui existe entbe l'espaee qu'occupent ces épanchements et la cavité du crâne, ou au moins le tissu cellulaire de l'arachnoïde cérébrale.

Loisque Fépanchement est contenu dans la cavité formée entre la dure-mère et le canal vertébral , on ne peut éleyer de doute sur sa connexion avec une maladie du canal radndien. L'observation suivante a présenté l'exem^ le phis marqué de cette affection qui se s<»t présenté à moi.

Obs. CXLV. Une petite fille robuste, âgée de près de deux ans, fut prise de violentes convulsions après avoir eu de la fièvre et de l'oppression pendant deux jours. Ce pre<

• Velpeau , Reput miiitate . 1826 , t. n, p. 248.

ftiltt LB CAHAL AAClUMEll. 449

akr aeeèi ée emtiMons dura eniriroD mie heure , et laissa k mdade dans le coma avec distorsion des yeux; elle n*étai€

r encore sortie de cet état , lorsqu'elle eut une autre attaque convulsions, environ deux heures après la première. Pendttit ces attaques, et pendant quelques heures après, le eœur battait violemment et irrégulièrement, etlediapnragme 18 contractait spasmodiqueraent d'une manière toute spéciale. Le deuxième accès la laissa dans un état de coma duquel elle ne sortit plus. Elle avalait les médicaments ou les aliments , lorsqu'on les déposait dans sa bouche, mais elle ne manifestait aucune apparence de sensibilité. Les yeux étaient complètement insensibles , et le pouls était très-fréquent. La malade eut ensuite plusieurs légères attaques de convulsions , et enéa elle en eut une plus violente cpielque temps avant M mort, ^ arriva trente-trois heures après le premier accès.

Owerêure du omdaorê. — On ne trouva dans le cerveau ^ aucune trace de maladie, excepté une apparence d'injection vasculaire et un léger épanchement sous l'arachnoïde. Après l'enlèvement du cerveau et du cervelet, il s'écoula une grande <piantité de liquide sanguinolent du canal radiidien. Après Fouverture du canal spinal, on trouva un dépôt abondant de fluide hMolore, d'apparence gélatineuse, entre le canal vertâ»ral et la dure-mâre spinale. Ce fluide était très-abondant dans la région cervicale et à la partie supérieure de la région dorsale. Il était resté entreles membranes rachidiennes une petite quantité du liquide sanguinolent, dont la plus granae parties'était écoulée dans le crâne. La substance de la moeUe, à sa partie supérieure, paraissait plus molle <rae dans l'état naturel, et se déchirait très^aisément. Tous les viflek«s thoradques et abdominaux étaient parfoitement sains. Le trou ovale n'était point obUtéré, il ratait une pe-^ tîle ouverture.

L'épanchemrat à l'extérieur de la dure-mère rachidienne, trouvé wt le sujet de cette observation , doit être considéré canime une mcdadie distincte du canal spinal , mais l'épan- «^naent entre les membranes, quoique à un certain point moins évident, mérite cependant l'attention, d'autant que le fluide qui le formait était sanguinolent , tandis que l'épanehement sous l'arachiiolde du cerveau était incolore.

4M DBS ÉPANCHEWfTS itSBQX PANB LV C4"AI' RACHIDIBI.

. M. CNlinier a tfMi?é s«r un entol.de Mm à^piato iM,

qui mourut avec des symptômes d'c^istotonos , ayec de la diffîcultédela déglutition et du coma , un fluide reuge tiès* consistant , déposé dans le tissu cellulaire qui se trouve ^tre la dure-mère finale et le canal vertébral dans la région ési^ sale. Il y avait de la sérosité entre les membranes , et Famoth noide médullaire était tapissée de concrétions albumineuses sur une longueur de qdatre pouces.

Les faits suivants ont été donnés par les auteun comme des eiemples de maladies déterminées par un ^ancheoMat séreux dans le canal spinal.

1. Morgagni parle d'un homme de quarante ans, qui fat affecté d'une douleur aiguë et d'une pesanteur dans la région des vertèbres dorsales inférieures. Cette douleur s'étendait parfois en haut ou en bas jusqu'au sommet ou jusqu'à k base du rachis. Le onzième jour, il fut pris de paralysie de Textrémité droite inférieure, et trois jours après, de rétention d'urine. La douleur était si vive qu'elle le privait de repos; elle était presque immédiatement suivie de dyspnée, de vomissements et de convulsions toniques du tronc et des bras. Les accidents revenaient par intervalles ; ils ccntinuèrent pendant environ quinze minutes. L'extrémité inférieure gauche se paralysa, et le malade mourut subitement. Les facultés intellectuelles continuèrent à rester entières, excqpté pendant les paroxysmes de convulsieos. On trouva k l'ouverture du cadavre une grande quantité de liquide dans la cavité de l'épine, mais la moelle rachidéenne était saine. On trouva aussi un liquide à la smlMe du cerveau, mais il n'en existait pas de trace dans les ventricules*.

% Un enfant d'un an , sur lequel M. Chevalier a nppecté ime observation sucdnete, après avoir donné des aignes d'une vive doideur , perdit l'usage des extrémités inférieoMf , et mourut en trois jours. Le canal de l'épine fut ttomré rempli de sérosité sanguinolente **.

3. Bonet a rapporté l'histoire de la maladie d7aBe jeune femme qui tomba en paralysie, après avoir violemment souffert de coliques; la paralysie commença k la partit su-

- * Morgagni, de Ctuuis t mAYm morhorum, tte. Epbt. j , art. 13. ** MeJ. tkt'r, Tnms. yol. m.

iéiiBfP é» bitts , el s^endait gradoetteineiit «neitrémitég des doigts ; les jambes s'affectèrent ensuite. La malade mon* rat d'épuisement graduel un an après le commencement de la [mralysie. Il y avait sur toute la longueur de la moelle toinière , entre la dure-mère et la pie-mère , un espace rempli de sérosité; il y avait aussi de la sérodté sur le cerveau *. 4. Un homme , duquel Portai a parlé, fut pris d'un engourdissement des extrémités inférieures, sirivi de paralysie éd ces membres et d'un cedème considérable. Au bout de quelque temps les bras s'affectèrent de la même manière , et l'oedème s'étendit à tout le corps; il mourut dans le coma. On trouva à l'ouverture du cadiavre une grande quantité de li^de, tant dans le cerveau que dans le canal de l'épine; il existait au centre de la moelle épinière im canal dans lequel on aurait pu introduire une grosse plume. Ce canal était rempli de sérosité, et s'étendait jusqu'à la troisième vertèbre dorsale.

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