ULA9IB8 DES NUM
iMtBt des symptùmes violeats, ont élé déMf» ptr d^ffôraito auteurs. Dans un cas resiarquable rapporté par Porta) , uw femme fut guérie d'une épilepsie par l'enlèvement d'une de ces tumeurs située au pouce. La plus légère pression sur cette tumeur déterminait une vive douleur, et jetait fréquemment la malade dans une attaque d'épilepsie. L'extirpation d'une tumeur de cette espèce , qui existait sur les nerfs axillaires , et qui fut opérée par Ëvorard Home , se t&r^ mina d'une manière funeste. Le mode de traitement le plus sûr de ces afifections parait être d'enlever entièrement la portion du nerf à laquelle la tumeur est fixée , lorsque ce nerf, par sa situation , rend l'opération possible. On aausn trouvé sur des nerfs iikérieurs de petites tumeurs ou des tubercules. H. Sédillot en a rencontré un dans le nerf optique dans un cas d'amaurose , et M. Bérard a décrit une tumeur noire aussi dure qu'un squirrhe, développée dans la substance du nerf uaptiragmatique. €et nomme avait été asthmatique, et avait eu aussi un léger emphysème des poiimons\
Ces tumeurs sont en général très-petites; mais il est uBe autre espèce de tumeurs qui acquièrent un volume considérable; telle était cette tumeur du volume d'un œuf de pigeon, dont M. Pring a parlé *% et qui fut extraite du bras en divisant le nerf au-dessus et au-dessous. En incisant cette tumeur, on reconnut qu'elle était formée par une eipansion de la substance du nerf, qui constituait un kyste imparftit, contenant une matière grasse et médullaire. Les fifaments nerveux se continuaient k la surface de cette tumeur ; le bns avait été le siège d'un grand engourdissement et de panlysiey qui disparurent gradu(^ement d'après l'opération ***,
yn. On a trouvé les nerfii tantôt fort augmentés de volume, tantôt très-diminués de diamètre ; quelquefois aussi , mais rarement , on a rencontré la substance nerveose dé-
* LVoiphysâme des poumons suffit pour «xpUqner l'asthme, dont il est h cause la plus ordinaire; on ne peut donc attribuer cette maladie à la tnmemr qui existait dans la substance du nerf diaphragmatiqae. A* H« 6.| tfmé,
•• Pring, oHthenêrvous $/*tem.
*** On peut consulter, pour une bonne description de ces tumeurs et d'autre* maladies des nerfs , un Mémoire de M. William Wood dans les TraHMCtioMi éc ta SodM mMieih€ki'rufgieat$ éTÉdimbotirg, vol. it.
MàLàMEê DES lŒBFS. Slf
truite, 1» nAvrilème formaiit en ee point un canal vide; mais on n'a {tas suffisamment étudié ces lésioBS.
On n'a encore eu que peu d'occasions de constater l'état des nerfs dans les cas intéressants de paralysies locales que les beaux travaux de M. Charles Bell, et de son ami tant regretté feu le docteur Shaw, ont si bien fait connaître. Il est probable qu'il existe alors une inflanunation , soitt du nerf lui-même, soit de ses tuniques, ou que le nerf se troùye affecté par un état de maladies des parties au travers desquelles il passe. Le seul cas dans lequel j'aie pu examiner les parties depuis que je connais les découvertes de M. Bell, a été sur une femme d'environ quarante ans qui mourut d'une maladie organique de l'estomac. Quinze jours environ avant sa fflort, cette femme fut prise d'une distorsion de la bouche et de paralysie du nerf orbiculaire de l'ceil gauche ; la parole cessa ensuite d'être distincte à un haut degré avant la mort , il y eut une inflammation de l'œil gauche, avec une tendimce évidente au ramdUssement de la cornée. Une petite tumeur fut trouvée sous Toreille, profondément située entre l'angle de la mâchoire et l'apophyse mastoïde. On ne put constater k la dissection aucune trace de maladie dans le cerveau ; la tumeur trouvée sous l'oreille était du volume d'une petite fève, trèsndure, de couleur cendrée; lorsqu'on l'incisa , il s'écoula des petites cellules creusées dans sa substance un fluide sanieux puriforme , ténu. Cette tumeur était située directement au-dessous de la branche faciale de la portion dure; on remarquait autour du nerf les traces d'une inflammation considérable du tissu cellulaire, mais je n'ai
lorbide dans le nerf luilué de volume à la place î crains de m'être trompé, •t, il y avait une suppurtie auditive de l'os temre était entièrement dépar Billard, il existait un rs de plusieurs branches destruction d'une partie tiservé par M. Serres avait l'œil droit, perte de senne droite, et de la moitié
droite de la Itngne : il raoorat d^e «ffioetto cArâmie. A la dissection, on trouva la cinquième pakredenerfii, àsoa origine , jaune , ramc^lie et réduite k un état presque § âatineux.
L'application pratique importante des déooufertes de M. Bell, est qu'il peut survenir une paraljsie des mùsdes d'un c6té de la face produisant une distorsion de la bouche avec impossibilité de mouvoir les paupières, sans maladie cérébrale et par conséquent sans danger. Cette affection dépend d'une maladie limitée à la portion dure de la s^ième paire ; elle peut être produite par l'inflammation de l'oreille ou de la glande parotide, ou par des tumeurs comprimant les nerfs sur quelque point de leur tnjet. L'exemple le plus ordinaire de cet accident semble le résultat d'une espèce d'inflammation rhumatismale produite par le froid, et spécialement par l'exposition à un courant d'air froid, comme lorsqu*une personne est restée longtemps assise ou à demiexposée à une croisée ouverte , ou s'est trouvée dans une voiture avec le côté de la tète soumis à l'action du vent froid. Cette maladie doit être particulièrement traitée par les remèdes locaux , comme les saignées locales, les vésicatoires, et l'application de l'eau chaude ou de la vapeur. Par ces moyens, la maladie cesse souvent avec rapidité, mais elle denent quelquefois lente, et ne cesse pas complètement de plusieurs mois. Cette maladie est parfois encore plus réfractaire ; elle persiste même dans quelques cas d'une manière permanente ; cela arrive lorsqu'elle dépend de causes permanentes, comme la compression du nerf par une tumeur, ou la destruction d'une partie de cet organe par des blessures ou des suppurations étendues. Une des formes les phis graves de cette maladie est celle qui dépend d'une maladie de l'os temporal.
Les caractères auxquels ces cas se distingent des paralysies qui dépendent de maladie du cerveau , consistent particulièrement dans la conservation de la sensibilité des parties. Le mouvement est aussi , dans ce cas, perdu dans les muscles de la face et des paupières , seulement la paralysie ne s'étend pas aux muscles de la mâchoire : . ces circonstance^ de la maladie se lient à ces faits remarquables découverts par MM. Bell, Shaw, Mayo et d'autres , savoir, que la portioo
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dore de te septième paire est an nerf du mouTemeni seulement , se rendant aux muscles de la face et au muscle orbicukire de Foeil, mais uni aux muscles de la mAchoire; et que la sensibilité de toutes ces parties et le mouvement des muscles de la mâchoire dépendent de la cinquième paire , qui, à cause de sa double origine , est à la fois un nerf du sentiment et du mouvement. Il est par conséquent important de distinguer entre les paralysies des paupières qui surviennent dans ces cas; l'impossibilité de fermer l'œil vient de l'affection de la portion dure de la septième paire , et la chute de la paupière supérieure , et l'impossibilité de la lever est une maladie entièrement différente; elle dépend d'une affection des nerfs de la troisième paire ; elle porte par conséquent à soupçonner plus spécialement une maladie dans la tête*.
* Non* avons pn sutTre, sur le sujet d'une observation que nous allons rap* porter, tous les progrès d'une maladie cérébrale, d'abord limitée à l'origine da nerf de la troisième paire du câté gauche, et qui s'est ensuite étendue i la plus grande partie des deux lobes moyens et des pédoncules du cerveau.
Obs. CLV (iù). Tellier (Jeanne), couturière, âgée de 40 ans, entra à l'hôplul Gocbin le 22 février 1834. Cette fille était d'un embonpoint excessif, et habituée k des excès de boisson et de libertinage. Depuis trois ou quatre semaines, die s'apercevait qu'elle ne pouvait relever la paupière de VcàÙ gauche. Elle ne se plaignait d'aucune douleur de tète , et n'éprouvait aucun autre état de maladie. Cette paralysie était survenue progressivement , sans cause connue , et sans que la malade éprouvât i la tète aucune douleur. IjS paupière de l'ceil gauche était continuellement abaissée ; la pupille de cet œil était fortement dilatée : elle ne se contractait que faiblement sous l'influence de la lumière ; cependant la vue était conservée de ce câté. Des vésicatoires volants furent appliquas autour de l'œil gauche , des drastiques furent administrés et fréquemment réitérés. Nous appU* quÂmes ensuite des moxas autour de l'œil et à la tempe, sans aucun résultat. La maladie fit des progrès ; la pupille était devenue immobile, et la vue était éteinte de ce côté, quand la malade sortit de l'hôpital , le 8 avril 1834.
Le 9 mai suivant, cette femme revint à l'hôpital. La maladie avait continué à faire des progrès : la paupière de l'œil droit ne se relevait plus qu'avec peine ; la pupille de re côté était dilatée auunt que celle du côté oppose , mais elle était encore légèrement mobile. La vue était tellement affaiblie , que la malade rccon« naissait avec peine les objets que l'on soumettait à sa vue ) lorsqu'on faisait cette expérience, elle inclinait la tcte en différents sens, jusqu'à ce qu'elle eût trouve le point oh elle pouvait percevoir sur la rétine l'impression des objets qu'on lui présentait. Les acuités intellectuelles semblaient s'obscurcir. Toutes les autres fonctions s'accomplissaient complètement , et la malade disait n'éprouver aucune apparence de douleur ni d'embarras dans la tcte.
Le 21 mai , la vue était tout à fait perdue-, les paupières , abaissées , ne pouraient plus être relevées pat 1« malade; les pupUles étaient très^dilatces*, et tout
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ÏAm^tn observé une paralysie sivec dfstorsion delà feee , avec perte de sentiment dans ses parties , on est fondé à soupçonner une nriadie dans la tète , à cause de l'affection simullanée de la cinquième paire et de la portion dure de la
k tth inmoliflei aux deux yeux. On rednt de nouveau k l'application de moxas •«s teaapes. G* ranarqtMi Iiient^t que cette femme, qtii se levait toute la jemiaée, m jooiaMit pla» cowplét— nt de aea Cactdcà intdiecttNikB; eâes a'affiriHirwéPiH de joar en jour.
Le 2 juin , noaa coromendimes k lai administrer tous les jours do calomélas m baute dose, dans llntention de provoquer la salivation. Elle devint agitée pendant la iMit, qu'elle paas^t à se promener dans la salle , allant sans cesse troubler aaéchammcM las autres mdades dans leur Ut. Elle rendait toujours bien compta de son état, déclarait ne souffrir de nulle part : elle n'éprouvait aucun oosiveroent fébrile. La salivation s'éuUit, et les selles devinrent très-rares. La malade manifestait un appétit excessif.
Le 12 juin , nous explorimes l'état de la sensibilité dans toutes les partias As corps : la peau avait partout sa sensibilité normale; la sensibilité de la muqueuse bucco-linguale était conservée. Elle distinguait, très-bien les saveurs, et die entcn> dalt distinctement et de loin les paroles qu'on lui adressait. Les yeux étaient tout k bât insendbles aux rayons lumineux; le contact d'un stylet sur la conjonctive na provoquait aucun mouvement dans l'oâl gauche, mais l'odl droit y était sensibîe, et tendait à s'y dérober par la rotation brusque en baut. Le globe de roatl gauche était tourné dans la rotation en dehors , et complètement immobile dans cette position ; le globe de Yaà\ droit pouvait exécuter tous ses mouvements. L'in* tdligence continuait k décroître. La malade répondait distinctement aux questions qu'on lui adressait, mais elle les répétait souvent, et elle accompagnait tofutcs ses paroles d'un rire comme sardonique, dans lequel les commissures des lèvres étaient fortement élevées. Les matières fécales n'étalent plus rendues que tons les cinq k six jours, à l'aide de purgatifs. Tons les mouvemenU du corps et des tncm» bres étaient parbltement libres ; il ne s'était jamais manifesté de céphalalgie. L'appétit était insatiable ; les facultés intellectuelles s'étaient successlveoticnt étantes. La malade, levée, restait toute la journée sans remuer, rendant ses urines sous elle , et ne répondant aux questions qu'on lui adressait que par un rire stupide on par des cris gutturaux inarticulés. L'excrétion des matières fécalea devenait de jour en jour plus difficile ; on ne la provoquait , tous les huit ou dix jours , que par l'administration du tartre stlbié. Dans les derniers jours d'aoât , les jambes ne pouvaient plus la soutenir, quoiqu'elles conservaient encore lenr sensibilité. Bientôt la déglutition devint difficile, et la malade ne put avaler qu'avec difficulté des liquides qui tombaient dans le pharynx comme dans un vase inorte, et provoqnident fréquemment des secousses de toux avec menace de suQbcatioa , qui indiquaient qu'il passait *>oc portion des liquides dans le larynx.
Le 4 septembre, cette femme était couchée en supination, paraissant étrangère & tout ce qui se passait autour d'elle, et poussant de temps en temps des cris, gutturaux très-percants et très -prolongés, ou versant abondamment des larmes. La sensibilité générale était conservée sur tout le corps; elle paraissait même aughnentée , surtout aux membres , k en juger par les cris et l'agitation que l'on provoquait en pinçant la malade. La peau de la face, celle dos paupières et le» conjonctives, étaient sensibles ou toucher avec un stylet aigu. Les deux paupières
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s^ème. Mais ionqaH y a paralysie sans dlmlaiAicm de jeatiment, la maladie dépend d'une afifection de la porUon dure seule , et peut être toujours sans danger. Il ne »ut pas cependant traiter légèrement ces maladies; il faut en re-
«opéricarec voilaient eomplétenent lei jenx ; les pupilles ëutent trÀ»4l1atëe8 et «otièrement Immobile*; la vue était tout k fait éteinte. Les humeurs des yeux •Taieat conservé tonte leur transparence et leur aspect normal. Les globes âm àems jeux étaient portés en dehors , vers la commissure externe des paupières. La bouche était cmutamoMnt entrouverte ; la langue et le palids étaient desséchés, et enduits d'une couche muqueuse jaunâtre; la d<%lutition était difficile. Lesivacnations alvfnes ne se faisaient plus depuis dix jours, quoiqu'on eut administré du tartre stibié et de ThuOe de croton-tiglinm. La malade ne pouvait avaler, avec beaucoup de peine, qu'une très'petite quantité d'aliments liquides. Lorsqu'on devait ses bras , elle les laissait pendant des heures étendus dans la position odi en les plaçait; elle les laissait ensuite retomber de leur propre poids, et souvent die les remettait encore dans la même position où on les avait placés. £Ue ne répondait k aucune des questions qu'on lui adressait , mi^ on voyait qu'elle entendait, parce qu'on provoquait ses pleurs ou ses cris en lui parlant. Le pouls , qui n'avait jamais été altéré dans cette maladie, s'affaiblissait; il était fréquent oepuis qudques jours ; la peau était aussi devenue plus chaude que dans l'état •ain. Le 24 septembre , la respiration devint accélérée et difficile , et le 25 la m*» lade périt.
Ouverture du eaJavre, pratiquée seize heures après b mort. — Le cadavra avait un embonpoint excessif. L'arachnoïde de la convexité du cerveau présentait une injection tra^prononcée de tous les vaisseaux artériels et veineux ; la pie-mére était aussi fort injectée. Les sillons des anfiractnosités cérébrales étaient indiqués sur l'arachnoïde par des l^nes blanchâtres laiteuses; l'arachnoïde, réfléchie sur la faux du cervean , présentait une vive injection vasculaire. — L'extrémité anté- Heure et inférieuie du lobe moyen gauche du cerveau (la tête du lobe moyen), revêtue de l'arachnoïde , était entièrement adhérente â tonte la surface de la fosse moyenne gauche de la base du crâne. Cette adhérence était formée par du tissu cdlulaire très-serré. L'arachnoïde du cerveau, en ce point, était blanche , tzèt» épidssie , et formait avec la pie-mère adjacente , aussi épaissie , une couche mem» braneuse très>épaisse et très-dense. Cette couche, fort injectée, adhérait et se Continuait avec le tissu de la surface inférieure du lobe moyen , qui présentait l'état suivant : une couche de tissu jaunâtre, de cinq â six lignes d'épaisaenr , très'dur, élastique, criant sOus le scalpd, s'éuit formée aux dépens et a la place de la substance corticale du sommet do lobe moyen gauche ; cette couche se continuait en arrière, sur l'origine du pédoncule cérébral gauche t die adhérait inférieurement à la couche membraneuse décrite , et supérieurement die se oontinuait avec le tissu cérébral de la couche optique et du lobe moyen injecté et ramolli. Au sommet du lobe moyen droit , au lieu correspondant , se trouvait la même altération , sauf q::e la tête du lobe moyen n'avait , de ce côté , contracté aucune adhérence avec la base du crâne , et que l'arachnoïde et la pie«mère n'avalent point partidpé à la maladie cérébrale. Les couches rtptiqnes vues dans les ventricules latéraux, ne semblaient pas malades ; mais , à une ligne de la sur« face des ventricules , leur tissu s'injectait , se ramollissait , et sembldt malaxé avec une multitude de points ronges ; il était parcouru par un nombre infini de
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cfaerdier «?eo fiotn les causes; car s'il ▼ a qudipie raison de soupçonner que la maladie d^nde d'une affiècUon de l'os temporal, on a à craindre que Finflammation ne se pn^age à rintérieur , à la dure>mère et au cerveau. Une autre forme
Mj^ll^rea ronges; on ii« reconnrimttt plu de dispotition fibrente daas ce tins malade. Cette ah^tion dv tissa cërëbral des deux covches optiques seproloogcait k l'orifiike des deux pëdoncvles eérihnnx « surtout & ganciie; Ytitmtàon conprenait la noidë de l'épaissear de la oomarfssvre des pédoncules cÀAraox; in£S> rienrement, ce tissa malade , dans lequel on ne distinguait pins d'une manière nette la structure fibreuse du cerreau , se confondait avec le nojau induré de la t^e des deux lobes mojens. Ce noyau induré recevait beaacoup de Talsseaux , et ne se séparait pas brusquement da tissu pulpeux malade. L'injection du tissu cérébral s étendait en s'atténuent très'k^ autour des parties malades; eUe se piolongeait surtout à gaucbe, dans les nerfs optiques jusqu'à leur cbiasma; cette Injection était très-prononcée, et même existait avec un certûn ramdiissemcnt du ntff optique gauche. Tout le tissu du cerveau et du cervelet était dense et sablé. La substance grise, principalement dans lès lobes moyens et antérieurs des hémisphères t était très-rosée; la substance blanche avait sa blandienr normale. Les ventricules, les plexus-choroïdes, les artères et les veines encéphaliques , ne présentent aucune trace de maladie Les nerfs de la troisième et de la quatrième paires , examinés dans les (n-bites depuis leur entrée jusqu'à leur terminaison , étaient sains.
Cette maladie a présenté cette première particularité , que l'adection cérébrale •'est développée progressivement , en huit à neuf mois , sans déterminer de douleurs de tète, ni de fièvre, ni de mouvements convulsifs , ni même, d'abord, de trouble dans les facultés intdlectudles.
Le premier symptdme a été la paralysie de la paupière supérlotre gauche , et plus tard , la paralvsie des mouvements de rceU gauche. Le nerf ocàjo-motenr commun gauche a été atteint par la maladie, à son migine ou dans son trajeC
L'iris a été paralysée à gauche avant que la vue fût perdue , comme le montraient sa dilatation et son immobilité. Il faut se rappeler que le nerf oculo-moteur iXMnmun envde un filet au ganglion <^htlialm{que , lequel envde les nerfs à Vlria. Serait-ce par l'intermédiaire de ce filet cérébral, que la pupille pourrait «e mouvoir ?
La maladie ayant affecté du cdté droit les parties congénères , les mêmes •cd* dents y sont arrivés de la même manière.
Les yeux ont fini par rester portés en dehors; les nerfs oculo-motenrs externes, qui naissent à l'origine du bulbe rachidien et de la protubérance, étaient exempts de lésion. Les muscles adducteurs n'étant point paralysés, n'avaient plus d'antagonistes.
La paralysie do nerf oculo-moteur commun gauche se comprendra par la lésion Inflammatoire qui avait déterminé l'adhérence de la tète du lobe moyen à la fosse sphénoïdale ; mais cette expticadon , qui peut être admise pour l'origine du mal à gauche, ne peut être admise à droite. Hle n'est pas nécMsaire quand on con» sidère que l'origine même de ces nerfs a été afTectée. On peut, en suivant les progrès du mal externe, déterminer la marche successive de la maladie : le nerf oculo-moteur commun gauche, à son origine et dans son trajet; ensuite le neaf optique gauche; tandis que, par la commissure des pédoncules cérébroux» U
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de maladie demande aussi une observation attentive ^ c'est lorsque la maladie s'accompagne de surdité; on est alors fondé à croire que les deux portions des nerfs de la septième paire sont affectées, et Ton peut par conséquent soupçonner l'existence d'une cause interne. Un cas bien intéressant de cette nature s'est présenté dernièrement à Finfirmerie d'Édimboui^ à Tobseryation du docteur Gregory. Le malade avait reçu deux ans avant sa mort un coup de pierre sur l'oreille droite, un écoulement de pus par le canal auditif en fut la suite et dura six mois , l'ouïe se perdit graduellement de ce côté, et vers le même temps le côté droit de la face devint paralytique sans aucune diminution dans la sensibilité. L'action des muscles masséter et temporal s'affaiblit considérablement. Le malade mourut phthisique en avril 1829, sans qu'il survint aucun changement daus sa maladie. La portion pierreuse de l'os temporal fut trouvée détruite dans une étendue considérable; on trouva au lieu qu'elle occupe une grande excavation qui contenait une matière fétide , et des portions d'os malade. On suivit la septième paire de sa naissance jusqu'au bord de cette excavation , où elle se terminait : la portion dure se trouvait en dehors aussi jusqu'au bord de la partie malade de l'os; la partie intermédiaire des nerfs était détruite , les portions du nerf qui restaient étaient entièrement saines , le cerveau et la duremère étaient sains. Quelque temps avant sa mort , ce malade avait beaucoup souffert de dispnée , pendant la violence de laquelle les ailes de la narine gauche étaient violemment et continuellement agitées , tandis que celles de la droite étaient dans un repos complet. Si cet homme n'avait pas succombé par la maladie des poumons , l'affection de l'os temporal se serait probablement terminée dans un temps peu éloigné, d'une manière funeste, par l'inflammation de la dure-mère.
Je dois au docteur Ghristison une observation très-impor-
maladio gagnait l'origine de l'oculaire commun droit ; par renvahissetnent «kg couches optiques , et enfin par l'extension de la phl^ra^sie dans le cerveau , on comprend les derniers accidents morbides.
Ce fait prouve que le siège circonscrit d'une lësion cérébrale peut qnelquerola r par des lësiona aussi circonscrites A certains nerfs.
A, N. Om trad»
£ltt «Al>âl»BI Mt «BM.
$ÊgAê, ramn eas mil t'est présenté à lot au conuneiicement , de Tamiée 1829, à Finfirmerie dlÉdimboiirg. Le malade, qoi était un homme de trente ans, avait été pris dans le commeneement de 1825, d'une douleur aigué, qu'il rapportât à un point circonscrit de la tempe gauche : une semaine après, il perdit la parole et tomba dans le coma; il en sortit ayant perdu la mémoire des personnes, mais fl la recouvra graduellement, et se rétablit en moins de denx mois. A k fin de 1827, 11 fut encore pris de douleur à la tempe avec surdité de l'oreille gauche et strabisme de l'œil du même cAté. La surdité persista , mais la douleur et le strabisme cessant après trois ou quatre mois, mais pour deui ou trois mois seulement : ces accidents revinrent alors, et s'accompagnèrent d'impossibilité de fermer lé paupières de l'eeil gauche et d'une grande instabilité dans la marche. IKentdt une douleur et une contraction survinrent dans les musdes du dos et de l'épaule droite, et ces accidents furent suivis de rétention d'urine et de paraplégie complète. Le Hialade avait alors toutes les parties qui reçoivent leurs nerfi de la portion dure de la septième paire du côté gauche , panâysées avec surdité de l'oreille gauche. L'œil gauche était déné en dedans vers le nez. La m&choire était agitée par de fréquents tiraillements spasmodiques, qui se dirigeaient du oôté droit. Cet homme mourut dans le coma en février 1829. On reconnut à la dissection, immédiatement derrière la fosse temporale gauche, un épaississement de la dare-mere avec adhérence à l'arachnoïde dans l'étendue d'une demicouronne. Une semblable adhérence avec un épaississement considérable de la dure-mère , existait entre le rocher et le c6té gauche de la tente , qui était très-épaissie, et nrésentait à sa surface inférieure plusieurs élévations tuberculeuses. Le lieu où Tépaississement delà dure-mère était le plus considérable, était le point où elle fournit passage à la septième paire , et le nerf de la sixième paire était aussi compris daitf la maladie. La portion molle de la septième paire était, a quelques lignes de son entrée dans le méat, d'une couleur grise-rougeàtre et d'une consistance presque gélatineuse. La portion dure paraissait pkis petite que dans l'état normal* Il existait, dans la substance de l'hémisphère droit, pr^^' à la surface du ventricule droit , un tubercule du voiuoi^
4*1016 ièfe de haricot, et il se trouyait ud petit kyste ôum le corps strié droit. Dans la corne postérieure du ventricule droit, on remarquait une trace comme d'oblitération par adhérence d'une portion de cette cairité; cette adhérence circonscriyait une très-petite cavité , du volume d'une semence de citron environ, laqueUe communiquait avec le ventricule par une très-petite ouverture , et présentait à chacune de ses extrémités une ligne jaunâtre ou un raphé, qui ressembhiit à une cicatrice* On ne reconnut aucune apparence de maladie dans les parties qui occupent le canal radudien.
Ce fait est d'un grand intérêt , eu égard au point de doctrine pour lequel nous l'avons rapporté. Considéré en luimême, c'est un exemple important d'inflammation chronique de la dure-mère, affectant trois portions distinctes de cette membrane, et réunissant trois ordres différents de symptômes. La douleur vive et longtemps prolongée de la tempe gauche, qui a été le phénomène dominant aux différentes périodes de la maladie, paraît avoir été liée à l'inflammation circonscrite de la membrane en ce point. Le dérangement remarquable des fonctions du nerf de la septième paire se rapporte distinctement à l'état de midadie de la même membrane, au lieu où elle livre passage à ce nert La déviation de rceÙ en dedans, par la paralysie du muscle abducteur s'explique par ce fait , que la sixième paire parti-
sdelapa-
cipait à la maladie. On n'a point reconnu la cause c raplégie , à moins qu'elle ne dépendit de l'affection de la tente; car on n'a reconnu à l'examen le plus attentif aucune lésion morbide dans la moelle épinière et ses membranes. J'ai déjà insisté sur tout ce qu'il y a encore d'incertain dans l'histoire de la paraplégie, et l'obscurité qui ^veloppe encore ces cas , dans lesquels on a attribué la paraplégie à une affection cérébrale , sans avoir examiné l'état de la moelle épinière. L'observation recueillie par le docteur GhristisoB est de la plus grande importance pour l'oljjet de nos re< cherches.
Les fonctions des nerfs de la cinquième paire paraissent être de donner la sensibilité à toutes Itô parties situées à la face , et le mouvement aux muscles de la mâchoire. De là les différences des phénomènes , qui résultent des affections de ce nerf ou de leun branches principales. Ainsi, les or-
gai leui
BiO lALAOIBI Ml imit.
IMS des sens perdent la lemiKilité conimniie, sans que iir sensibilité propre , qu'ils doivent à leurs propres nerÊ , soit altérée. Une jeune fille, citée par M. Bdl, perdit entièrement la sensibilité dans le globe de l'oâl, sans éprouva aucun aiEiiblissement de la yision. Dans plusieurs cas, la pituitaire est devenue insensible aux stimulants communs, tandis que Todorat n'était que faiblement diminué. Il arrive également qu'une partie limitée perd sa sensibilité par suite d'une maladie ou d'une blessure d'une branche particulière de la cinquième paire, comme cela est arrivé dans un cas remarquable, mentionné par M. Bell. Un monsieur, au moment où l'on venait de lui extraire, avec peu d'adresse, une dent molaire de la mAcAoire inférieure , portant un verre à ses lèvres pour se laver la bouche , s'écria : « Vous m'avee donné un verre cassé ! » Il avait entièrement perdu la sensibilité de la moitié de la lèvre , par la destruction de la branche de la cinquième paire , qui passe le long de la mâdioire inférieure : cette affection resta permanente. Le mouvement des parties, dépendant de la portion dure de la septième paire, ne fut pas altéré *.
Une circonstance remarquable s'observe dans les affections des nerù de la cinquième paire : c'est une tendance au ramollissement et à l'inflammation, dans les parties qui ont perdu leur sensibilité. Cela se remarque particidièremeni dans l'œQ : un fait très-intéressant de ce genre s'est montré à mon ami le docteur Alison. Le malade avait perdu la sensibilité commune du cdté gauche delà face, de la narine gauche, de la moitié gauche de la langue , avec insensibilité du globe de Tœil, et parfois écoulement sanguinolent de la narine gauche. Cet homme était sujet à des attaques de douleur, parfds accompagnées de fièvre ; il rapportait particulièrement cette douleur aux parties frappées d'insensibilité. L'œil gauche devenait fréquemment le siège d'une vive inflammation avec obscurcissement de la cornée. Les moyens antiphlogistiques ordinaires amenèrent la guérison de cette ophtbalmie. Au bout de deux mois une ligne se forma autour éehk base de la cornée, qui se ramollit enfin, les matières contenues dans l'œil s'évacukrat entièrement. Les muscles
* Leçons de M. Bdl, rapportées dans le tome l*' de la CttMeHt miiteaU»
SALAMES DES RBIin. 531
delà mâdioire du oôté gauche étalât paralysés; ils étaient tout à fait flasques ; lorsque le malade mâchait ou fermait la bouche , le mouvement des muscles de la joue n'était point lésé. Après la destruction de l'œil, les symptômes de paralysie restèrent stationnaires pendant au moins une année. Il survint alors un violent retour de céphalalgie avec fièvre, et la mort arriva dans le coma, au bout de quinze jours de maladie. On trouva à Fouverture du cadavre, un ramolh'ssement considérable d'une petite étendue des parties centrales du cerveau. Le cinquième nerf du côté gauche , suivi par derrière le ganglion, était près de cette partie, d'une teiture très-dense, mais au-dessus il était très-ramoUi , et à sa jonction avec la protubérance annulaire, il ne semblait conserver oue son névrflème. Sur le sujet d'une autre observation du docteur AUson , il y avait perte de sensibilité du côté gauche de la face , qui fut suivie d'inflammation et de ramollissement des globes de l'œil; la sensibilité des parties se rétablit ensuite. Le malade , avant la manifestation de ces symptômes, était sujet à une céphalalgie intense et à des accès d'épilepsie : ces acddents n'en continuèrent pas moins. La perte de la sensibilité dura environ six mois.
Dans un cas rapporté par M. Stanley *, les symptômes présentèrent une combinaison remarquable. Il y avait hénuplégie du côté gauche, sans perte de sensibilité dans le bras et dans la jambe. Mais dans^ le côté gauche de la face , la sensibilité et le mouvement étaient en même temps perdus d'une manière complète. Dans la moitié gauche de la langue, la sensibilité était perdue, mais le mouvement était conservé. La membrane muqueuse de la narine droite était d'une c(M]leur rot^e foncée, et il s'en écoulait souvent du sang. La conjonctive de Fœil gauche devint le siège d'une vive injection, qui fut suivie d'opacité et d'ulcération de la cornée , et enfin d'une désorganisaiion de l'œil. La surdité devint complète de l'oreille gauche. Il survenait de fréquentes attaques d'érysipèles, qui restaient entièrement confinées aux parties paralysées de la face. Le malade était depuis longtemps tourmenté par la céphalalgie; il périt ennn deux mois après l'invasion des accidents de paraly-
* Catette médicale, vol. i.
USA KàUBIBS DES IIBEfS.
aie. Oa trouva àam le o6té gaii<^ de la piolubéraiioe «a- Dukire une tumeur, par laquelle la cinquième et la septième paires de ner& étaient comprimée k leur origine contre la base du crâne. Cette tumeur ayait le voluine d'une noix; elle était d'une grande consistance , d'une couleur brune, et s'étendait dans le pédoncule gauche du cervelet.
On peut rapporter avec probabilité aux affections ner* yeuses, certains désordres violents et obscurs du système nerveux, survenant , les uns par une cause externe légère , et les autres sans aucune cause occasionnelle. Une jeune demoiselle , citée par M. Verpinet * , reçut une légère blessure avec la pointe d'une épée à la partie inférieure et externe de l'avant -bras ; la guérison fut très- rapide , mais une trèsviolente douleur persista dans l'avant-bras , le poignet et k main; eUe était accompagnée de mouvements convulsifs du bras, et de la perte du mouvement volontaire du poignet et des doigts. Cette affection résista pendant deux mois à tous les modes de traitement, et disparut très-rapidement par l'application du cautère actuel sur la cicatnce de la blessure. Une légère blessure de ce genre , sur une dame , citée par M. Svran ** , fut suivie d'engourdissement, de douleur, de mouvements convulsifs du bras et de spasmes, qui affectèrent quelquefois aussi l'autre bras, et même tout le corps. Ces accidents semblèrent s'user graduellement d'eux-mêmes; cependant la malade n'était pas entièrement quitte d'accidents au bout de sept ans. M. Wardrop a rapporté une observation sur une affection très-violente de cette espèce, qui fut guérie au bout de douze mois par l'amputation du doigt ***. Dans un cas semblable, qui se manifesta après une blessure, et que Larrey a rapporté, une portion du nerf fut enlevée sans succès complet, mais néanmoins avec une diminution considérable de l'intensité de la maladie. Sir Everard Home a recueilli le fait extraordinaire d'un mon^sieur qui se donna une violente entorse du pouce , sur letpéï porta tout le poids de son corps , m se retenant pour éviter
* Joum. de miâ. vol. x.
•* Swiin , on total affecUoHê of nerves,
*** JIftfd. dbir. frtfiM. Tol. viu.
■ALAMEg DES IfQtfg. 535
d^étre renvené pMr un mouTranenl sobit de son cteval. Il devint sujet à des paroxysmes , dans lesquels le pouce était d'abord ramené vers la paume de la main ; il se manifestait ensuite des spasmes dans les muscles du bras , puis le malade perdait connaissance pendant un quart-d'heure environ. Cet accès se renouvelait souvent dans le bras ; mais il fut reconnu que la pression , eiercée au moyen d*un tourniquet , prévenait la perte de connaissance. On divisa le nerf sans en retirer aucun avantage; le tourniquet cessa d'agir efficacement , le malade périt subitement au bout de trois mois ; on ne pratiqua pas l'ouverture de son cadavre.
M. Jeflfries a décrit, dans le Médical and Physical Journal, un cas remarquable d'une violente névralgie de la face, qui fut guérie par l'extraction d'un petit fragment de porcelaine, qui s'était logé dans l'épaisseur des parties depuis quatorze ans. M. Descot a parlé d'un fait, dans lequel une violente affection névralgique, qui durait depuis dix ans, disparut par l'extraction d'une dent cariée. Une jeune fille , citée par M. Pearson, fut prise, sans aucune cause, d'une douleur dans le pouce, accompagnée d'une sensibilité morbide de cette partie. Cette maladie s'étendit graduellement le long du bras , s'accompagna de la perte presque complète du pouvoir musculaire de l'extrémité, avec sensibilité morbidedestégumentset forte contracturedes doigts, au point que leur extrémité se trouvait serrée contre la paume de la main. Ces doigts n'étaient phis soumis à l'empire de la volonté, et tout effort pour les étendre s'accompagnait d'une douleur insupportable. L'articulation du coude était aussi dans l'état ae flexion forcée, et le mouvement volontaire était presque perdu dans toute l'extrémité; le membre avait beaucoup diminué de volume, tandis qu'il était le siège d'une inexprimable sensibilité. Au bout de quelque temps, l'autre bras s'affbcta , mais légèrement , de la même manike , et les deux extrémités inférieures étaient en même temps douloureuses et très-faibles. Il y avait environ une année que cette maladie persistait, lorsqu'elle commença à s'améliorer par l'usage d'un liniment , composé d'huile d'olives , d'essence de téMbenthine et d'acide sulfùrique. Ce liniment détermina une inflammation érysipélateuse des plus intenses , qui , après
5M lUÂBiis ott miri.
tTotr pris natssanoe tur le bras affscté, i^Meiidit ensidte ma tout le corps *•
On a encore bien peu foit sur ce sujet curieux et bitéressant ; mais il promet certainement les plus imporUmts résultats , lorsqu^il sera plus approfondi. On est fondé à penser que les nerfs eux-mêmes , et la membrane qui les revêt , sont suyets à des affections qui peuT^t être la source de plusieurs maladies obscures. U y a environ dix-huit ans, que j'ai vu une jeune fille, alors âgée de dix-huit mois, et qui avait joui jusqu'alors d'une santé excellente : on l'avait laissée pendant quelque temps assise sur l'herbe humide; elle fut immédiatement prise de fièvre, accompagnée tl'un tel accablement, qu'on craignit que le cerveau ne &ii affecté. Ces symptômes disparurent néanmoins en peu de jours; à peine avaient-ils cessé , que l'on remarqua qu'elle était entièrement paralysée de l'extrémité inférieure droite. Depuis ce temps , elle a joui d'une bonne santé qui ne s'est pas interrompue; elle est maintenant une jeune femme, grande et forte, mais qui conserve toujours l'extrémité inférieure droite tout à fait paralysée : ce membre est aussi beaucoup plus petit que celui du côté opposé, il est plus coual^ de plusieurs pouces. Toutes les articulations sont lâches d'une manière remarquable , et les muscles sont flasques. Cette femme n'a du reste aucune apparence d'autre maladie , ni de lésion spinale. Il y a quelque temps que j'ai été consulté par un jeune homme de quatorze ans , qui avait perdu la force musculaire de la partie inférieure des deux bras , avec une diminution très-remarquable de la substance des principaux muscles. Le deltoïde et le biceps étaient tellement atrophiés qu'ils ne semblaient plus être que des membranes. La même atrophie s'étendait aux muscles sus-scapulaires, mais à un moindre degré; quant aux muscles de l'avant-bras, ils avaient leur volume et une grande vigueur; on ne put trouver aucune trace de maladie vers le rachis; et, sous d'autres rapports , le malade était dans un état de santé parfoite. Cette maladie est survenue graduellement , et n'a pu être attribuée à aucune cause **,
* Mei. chirmrg^ tram, toL vtu.
** Ces pani^siet locales, qui ne peavent gucre s'expUcpier que p«r nue mdadle
aiUBlEi DBS REIM. £vâ5
' H me lemMe ImpoidUe d^eq^lhiaer de seodilaUes fidu autremenl que par une afTection locale des ner& , affections oui sont encore enveloppées d'une grande obscurité. Il est cufférrates imtres maladies qui ne peuvent se rapporter qu'à l'espèce de celles qui nous occupent. Ces maladies présentent des phénomènes très-singuliers , quoique les faits qu'on eo a recueillis n'aient pas encore été rapprochés les uns des autres. J'ai été consulté il y a peu de temps pour une maladie singidière de cette espèce; cette maladie survenait par r)xysmes et affectait de la même manière deux personnes la même famille , une jeune dame de vingt-cinq ans et un jeune homme de vingt-deux. La jeune dame décrivait son attaque de la manière suivante : elle était d'abord affectée éd cécité de l'oeil droit, qui se manifestait graduellement eomme si un nuage passait lentement devant son œil ; un quart-d'heure environ après , elle sentait un engourdissement du petit doigt de la main droite qui commençait à sa pointe
des ner& qtd se ^triboent «as muscles affectés , encon iocoonae dans sa na. tare, entraînent souvent en pratique dans des erreurs bien grossières, quand on n'examine pas les malades avec une grande attention. Il y a six ans environ qu'on me présenta un jeune homme de treize ans qui se trouvait dans un pensionnat & Paris; il portait à la région dorsale supérieure- droite,, au lieu correspondant au bord postérieur du srapulura , une tumeur considérable évidemment formée par le boni de cet os fortement porté en arrière. Cette tumeur s'était formée sans canse connue en qndques jourSé Le jeune malade avait été présenté par son père m deux laédecins : l'un avait pensé que la colonne dorsale était cariée à sa partie latérale, et qu'une tumeur, effet de cette carie, située sous l'omoplate , soulevait cet os et déterminait sa saillie. L'autre pensait que c'était à une courbure anor- ■ maie des cdtes , et probablement à un commencement de distorsion de l'épine ■ dbrsale , que la tumeur était due ; ce médecin agissant d'après cette idée , conseil* tet de reeonrir à l'usage d'un lit à- extensien. A l'examen de ce jeune homme , je ceconnns qu'en portant l'épaule en haut et en arrière, je ramenais le scapulum à sa place ;. que ta main portée sous l'os , autant que possible , ne faisait rencontrer aucune tumeur ni sailUe des câtes ; que la poitrine n'était nullement déformée en avant ; que la maladie était survenue rapidement ; que la colonne épinière , par» tout où die est accessible au toucher, n ofifrait aucune altération apprédable; je ne vis dans cette maladie qu'une paralysie du muscle grand dentelé , paralysie confirmée par l'impossibilité où était ce jeune homme d'exécuter les mouvements d'élévation et d'abduction du moignon de l'épaule, et par la facilité avec laquelle il faisait lui>méme disparaître la tumeur en portant les deux épaules en arrière pour rapproclier de la colonne épinière les bords postérieurs des omoplates. J'ai su depuis qu'un praticien habile, M. le docteur florvcz de Chcgoin , auquel ce malade fut présenté , avait partagé mon opinion. Cette paralysie disparut gradodlemcnt en six semaines , par l'application successive de vc|jicatoires volants autour de l'épaule et sur le^los. A. N. G., trad.
526 flàiiADns M8 mniB.
et8'é(eBé«HpardegT^àtoutelaiiuiiftetmlira§, dont b sensibilité se perdait complétenient sans q«e le ttooveraent fût ee aoeane maaière affaibli. La seBsaiieB d'engOHrdissemeiit s'étendait alors à tout le oôté droit de la tète , et semblait ensuite s'étendre en bas vers l'estomac. Lorsqae la maladie arrivait au côté de la tète , la malade tombait dans l'accablement, et ses facultés deyenaient confuses jusfa^ un certain point; et lorsque le mal arrivait à l'estomac, fl en résultait qudquefSois des vomissements. La sensation d'engourdissement commençait alors à se calmer , et lorsqu'eHe diminuait, la malade était prise d'une violente céplifiMgie qui durait pendant plusieurs heures, et qui la laissait faible et languissante pendant un jour ou deux. Les progrès de la sensation d'engourdissement depuis le petit doi^ jusqu'à l'estomac occupaient quelquefois plusieurs heures; la durée eommune de tout le paroxysme était d'environ vingtquatre heures. L'intervalle de ces atta^es variait de plusieurs jours à plusieurs mois. Cette jeune personne était sujette à ces accès depuis plusieurs années, mais dans leurs intervalles elle jouissait d'une parfaite santé. Son frère, qui avait vingt-deux ans, était imecté exactement delà même manière et aussi sujet à ces paroxysmes depuis ^usieurs années. Il est employé chez un banquier, et il jouit d'une très-bonne santé dans les intervalles de ces attaques. Lorsqu'fl ressent les premiers accidents de son paroxysme, il se hâte de terminer les choses dont il s'occupe, il donne des instructions exactes à un autre employé sur l'état dans lequel il laisse les affaires qui lui sont confiées; il rentre ensuite diez lui, se met au lit et perd aussitôt la sensibilité. Le lendemain , il se trouve dans son état de santé habituel et ne conserve qu'une langueur considérable.
Ces malades sont confiés aux soins du docteur Gibson de Montrose ; ce praticien a eu recours avec un avantage apparent aux purgatifs, suivis de l'administration du sulfate de quinine combiné avec de petites quantités de rlmbarbe. Un autre membre de cette famille, vigoureux jeune homme de vingt ans , a eu dernièrement plusieurs attaques d'ime semblable affection, quoiqu'à un plus Mble d^é. D'après de nouveaux renseignem^ts que m'a transmis le docteur Gibson , depids que cette deuxième édition est sous presse, je
suis iiformé que cette maladie a eontiimé, mais que tes attaques sont devenues moins fréquentes et moins violentes ; et que, plusieurs fois, fl lésa rendues moins intenses et moins longues par Tadministration des émétiques.
Les imectioas des nerfs internes sont un sujet d'une plus grasde difficulté encore ; les observations dont elles ont été Vchjct sont maintenant loin d'être satisfaisantes. M. Lobfitein p^ise * qu'il a constaté l'eiistence de Tinflammation du nerf grand sympathique; il rapporte à cette inflammation plusieurs maladies obscures , telles que les violentes affections faystériques, les affections sympathiques du coeur, la toux spasnM)dique, la colique des peintres, l'angine de poitrine , et plusieurs affections obscures de l'estomac et des intestins, il explique delà même manière les résultats funestes de coups reçus sur l'estomac , et les symptômes graves vers la tête et vers les systèmes généraux , qui dépendent souvent delà présence des vers et des autres dérangements du tube digestif. Chez une dame qui mourut de vomissements violents, avec douleur brûlante dans l'épine et vers l'hypochondre droit, il trouva le ganglion semi-lunaire dans un état d'inflanunation intense, et présentant sa partie inférieure livide. Sur un petit garçon qui périt avec une grande oppression de poitrine et une tension à Tépigastre, après la répercussion d'une éruption miliaire , il trouva une inflammation profonde d'une partie du tronc du nerf intercostal gauche et des neuvième et dixième ganglions thoraciques.
Il ne faut recevoir ces opinions qu'avec une grande précaution ; rien n'est plus incertain qu'une apparence morbide qui ne consiste qu'en un changement de couleur des parties , sans aucun des résultats immédiats ou des terminaisons de l'inflammation. Il faut mettre beaucoup de réserve pour admettre une opinion , lorsqu'on n'a pas des faits devant les yeux. Il parait néanmoins extrêmement probable qu'il y a des maladies des nerfs profonds, qui peuvent être l'origine de phénomènes morbides importants. M. Descot a mis à découvert le nerf vague sur le cou d'un chien , et l'a meurtri avec des pinces. La blessure guérit très-bien, mais l'animal fut affecté de tremblements généraux , de respiration difficile
* De nervi sjrmpatkelici usu et morbis.
SS» KUàMU MB HliM.
et laborieuse, de yomistemcnU » d'une grande déISlité et d'amaigrissement. Les iromissements cessèrent, les autres symptômes diminuèrent, mais il n'avait pas repris l'état naturel de sa respiration lorsqu'il fut tué, au bout de trois semaines. Tous les organes internes étaient sains. Le nerf du oÂté gauche , sur le<piel l'expérience avait été faite , semblail légèrement tuméfié, et était d'une couleur jaunâtre. La partie qui semblait le plus évidemment tuméfiée était fortement ii^tée, et adhérait aux parties voisines.
Note sur des affections des nerfs pneuj^ogastriques et glosso-pharjfu^ims , par le traimteur,
J*al constata vne fob l'cxlfteiice de pbéaomènes que je me cois cm «utorbé à rapporter & l'afTecUon du nerf de la baitiènae paire. Un jenne homme fut atteint d'nne parotide très-consid^ble, probablementdëtermiteêe par l'exposition subite du corps BU an fretd» étant en snanr. ITn foyerqni s'étendait dam tonU la région parotidienna, dans le rdté droH du cou jusqu'à la daricnle, fut le résultat de cette afiection; l'ouvertuce de cet apostème fat pratiquée par M. Dupaytren , et donna issue à une pinte de pus au moins. Le troisième et le quatrième jour , il sortit de ce fojer dû lambeaux pseudo-membraneux considérables « après l'issue desquels on Toyait dBstinctement l'artère carotide à nu sur toute la longueur de llncisioa qui avait un pouce et deod enTiron, et qui correspondait esaetfvient k l'artère;, de ce moment le malade fut pris d'une toux sèche, saccadée, qniatense, sans aucune trace de maladie appréciable des organes pulmonaires. La dénuda» tlon de l'artère carotide qui traTnrsait le foyer étant inséparable de la dénudation du nerf pneumo-gastrique, je crus qu'il faUait attribuer i l'inflamamâon de ce iMrf la toux q»e j'observais, et dont l'état tout à fait sain des poumonane rendmt ipk» raison. Ce qui m'a confirmé encore davantage dans cette opinion , c'est que cette toux a cessé dès que le travail de la cicatrisation a été assez avancé pour que l'artère carotl^ pût cesser d'être visible, et par conséquent pour que le nerf fmewnagastriqua ait cessé d'être eaposé au contact de l'air.
Lcaobservaiions sur des lésions morbides limitées k certains nerfs sont le mdlleur moyen de parvenir à déterminer les fonctions de ces nerfs, et d'établir un rapport rigoureux rntre certaines lésions des organes et certains états morbides des BcrCi. Bfalheurensemrat on ne possède encore que peu de Eslts propres à jeter quelques lumières sur ce point. Celui qui a été le sujet de l'observation suivante' dcmontce clairement quels sont lea rapports des nerb gloso>phary]^;ieii8 avec !« crgaooA de la parole.
■iLiBISS DES HBAFS. m9
Ùbiervatitftksur une atrophie des muscles de la langue y du j^ryna et du larynx du côté gauche , consécutive à V atrophie du nerf glosso-pharyngien , suite d'une compression exercée sur lui par un kyste hydatigue,
Om. CLV {$er), Girard , âgé de 36 ans , tluerand i fat amanë à l'H^tel-Dlea dana mon aervice, le 31 décembre 1831. Cet homme «e portait bien, lorsqu'à Tige de 33 ans.il tomba dans l'escalier de la care dans laquelle il trayaillait \ il tomba k la renverse, et la contusion porta sur la partie postérieure du cd* Cette cbute fut suivie de vives douleurs dans tout le coJ , et mçme à la partie postérieure, de la tête ; il garda le lit pendant quatre mois , et se soumit à plusieurs applications de sangsues, sous l'influence drsqnelles lei douleurs disparurent; il dit que pendant ces quatre mois il éprouvait de la difficulté à parler, et qu'il n'avait aucune gène dans les mouvements des membres. Les mouvements du col étaient seuls gênés et douloureux*
Après ces premiers accidents, il reprit son travail, et le continua pendant (SDviron une année. 11 remarquait qu'il éprouvait chaque jour quelques malaises, que le côté gauche du col était le siège d'une douleur lancinante, obscure, qui revenait par accès ; que cette douleur s'exaspérait par les mouvements de la tête. Presque tous les soirs il éprouvait aussi de la céphalalgie, les fonctions digestives s'accomplissaient bien. Cependant les douleurs qu'il avait au col augmentèrent , la vois devint rauque et plus ftible, les évacuations alvlnes éuient.de plus en plus rares et difficiles, il maigrissait ; les douleurs du col irradiaient souvent dans les membres, qui s'engourdissaient et devenaient le siège de fréquents fourmillements. Girard entra à î'Uètel-Dieu, dans le service de M. Dupuytren ; on remar- Îtua alors l'atrophie de la moitié gauche de la langue ; il parait quo des essais urent faits sur le sens du goût, sur les deux moitiés de cet oi^ane, et qu'on reconnut que ce sens était conservé du côté atrophié , des dérivatifs furent appliqués à la nuque , et cet homme sortit soulagé au bout de vingt-quatre jours.
Rentré i la fin de décembre, il fut placé dans mon service, où il resta jusqu'au 24 mars 1832. La langue éuit atrophiée dans sa moitié gauche, et léduite à l'épaisseur du repli de la membrane muqueuse. Le col était le siège d'une douleur ffravative, continue, qui occupait toutes les parties postérieures, et s'étendait à l'occipital , le malade ne pouvait soulevei la tâte de dessus l'oreiller qu'avec ses deux mains; du reste, les mouvements étalent libres dans tous les membres, la sensibilité générale était conservée, la moitié de la langue ntrophiée était sensible an toucher; quant à l'état du sens du goàt, les élèves de mon service firent des expériences, en appliquant diverses substances sur la langue , les résultats furent contiadictoires, je n'y attribuai pas assez d'importance pour les constater.
La douleur constante de la partie postérieure du col, la roideur de cette partie et l'impossibilité de soulever la tète, jointe à l'atrophie de la langue, et à cette Circonsunce que la maladie s'était manifestée k la suite d'une chute sur la partie postérieure du col, me conduisirent à penser qu'il exisuit probablement chez cet homme une carie de l'atlas, ou de l'axis ; dans cette vue j'ctablis et maintins une suppuration profonde derrière le col, et je fis construire un apparril pour soutenir la tète, et empêcher les mouvements du col ; cet appardl permit à cet homme de se tenir levé, il ne pouvait soutenir la tète lorsqu'il le quittait, et il éprott> vait de vives douleurs dans le col. Sorti de THdtcl-Dieu le 4 mars 1832, il put se livrer a quelques travaux de son état pendant plusieurs semaines , mais les
fOê màuaiaÊ ms nm.
■nHilt icyifi kvw «M mv^cHi taMMlfté, 11 wtaàn k VBMA Dka h 28aep«eadire 1833, j rouqwlqacs wrinfi , en sortit 4e novrcan , et seb ta£n transporter, Îb 20 Jéccâabre 1832 , dans le serrice dont je venais ^clre charfé à rMpital Gm^ln. Je le tfwivai alors dans r^tat savant :
La laee portait feipreinle de la ■■igrmr eacearivedn ■alade, bmIs ses traits ■*tei«nt point iMé»; la toc, bien qne le malade dédarât qa'dle arait diminoé, Arif .encore UJs-bonne; les pvpilks se contractaient r^alierement; le malade se flafgnsit d'ane doalemreoniinae, grarathre, à la r^ion occipiale; Fatro^ie de ta nnitiëgaadied* la langne, avait, s^ est posrible, encore augmente; cet organe, dans sa moitié gaacke, semUait ne plos consister qu'en un repli de sa ■Mmorane muqueuse, ii régulièrement pBssee et tirée, eomuie par des fibres musculairn adjacentes, vers Tos byoide. La moitié dnrfte de la laiœne conser- «ait son état normal; lorsque la hngne était tirée bon de la bou^ die était portée «t conttéeàgauAe.
Le col n'étidt le siège d'aucune tum^Ktion, nuds le malade j ressentait nne dorieur obtuse profende, s'exaspérant fréqnemmeat, et irradiant Tcrs les meoilires tboraciqnes, et plus rarement vers le tronc» Cette douleur était continne; de était calme et sonrde lorsque le malade s'abstenait de tout oionTenent, die devenait trcs-vive lorsqu'il remuait la tête sur la colonne cen^cak; aussi se tenait-il constamment condié sans mouvement sur ledos et sur un plan presque
La respiration n'était pas senAlement gênée , les insj^rations étaient larges «trégalittes, lavoiz était ranqne et presque étebite, il y avait un peu de toux, fezponsion védcnlaire se percerait à l'anscultatimi dans les deux poumons.
LasensttiBté générale était conservée, les mouvements des membres et du trône étalent faciles ; cependant la force musculaire était nx^ndre dans toute la mrflié gancbe du onps et dans les membres gandies. Le malade ne pouvait soutenir s» tête; pour se mettre sur son séant, il la soutenait avec ses mains. La constipation était o^niàtre depuis Irait jours; l'ezcréHMi niiadre ne se faisait que par r^orgement»
L'auM^grissement étdt conddérable; la pean étdt sêdie et sans dialenr anor-
e; le pouls étitft dur et três-fréqnent. «e malade m
Le malade remarquait qu'il avait perdu presque complètement la mémoire, & se iatignait très-facilement en répondant aux questions qu'on lui adressait.
Le 21 décembre, on constMa par des expériences la sensibilité de la langue, cC l'état du sens du goât.
La sensiUlité du tact de la langue était conservée dans tonte son étendue» la douleur produite par nne piqnre d'aiguille, était sentie sur tonte la surface de sa noldé atropbiée , comme sur celle de l'autre moitié. Le froid et le cband produl- Mlent aussi la même sensation sur chaque moitié de cet organe. Des substances sapides, de rhydrochlorate de sonde, del'adde acétique, de l'extrait de coloquinte, furent appliqués successivement sur chaque moidé de la langue; ils n'occasionnèrent sur la moitié atrophiée qu'une impression de saveur fort obscure, qui ne se manifesta que sept k huit minutes après leur application ; tandis que la sensation produite par l'application de ces corps se fit sentir vivement, au bout d'une minute k nne minute et demie sur la moitié non atrophiée.
On reconnaissait manifestement que tandis que la respiration intérieure s'accomplissait d'une manière normale, comme le démontrait le bruit d'expanrion pulmonaire dans les deux poumons , les mnsdes intercosunx restant inactib , le thorax éuit élevé d'une seule pièce pir ces mn^es élévateurs, et abaissé de Bilme dans rex]^ration.
«UADI» DES IIEUi. 1S51
l dëglatitlen était dUficae, le bol allmenulre t'arrêtait «lant Ifl pliarTnx, remonUU souvent vers les fosses nasales postërieures, où il s'engageidt qadqneCois ; Il tendait k s'engager dans le larynx , et déterminait une toux violente»
Le 25 , l'aphonie avait augmente ; le naïade s« plaignait d'une coarbature gé« nërale, il éprouvait une vive céphalalgie, les yeux étaient fatigués et appesantis; les pupillâ se mouvaient d'une manière normale; la sensibilité et la myotilité continuaient dans les membres, dans lesquels le malade éprouvait par inalanta des fourmillements ; les selles et les urines survenaient sans que le malade en eût conscience, la mémoire était tellement affaiblie que le malade ne se rappdak même pas ce qu'il avait fait le matin même. La langue était pâteuse, il y avak de la soif, la déglutition des liquides était toujoort difficile, et s'accoipagnait fréqurmment de toux*
Le malade était tombé, vers les deux hcues du soir, dana «n état d'aaaovpis' sèment profond, dans lequel il ne reconnaissait pas les personnes qui lai adveasaient la parole. Cet éut, dans lequel la respiration était haute et rallentie, a cessé le 26 vers 1 heure du matin.
Le 27 décembre , les lèvres étaient rouges , sèches et gercées; la langue était rouge à sa pointe, le ventre était rétracté , et la pression é|rfgastriq«e éuit douloureuse.
Le 28, toutes les membranes muqueuses buccales, les lèvres et les gencives, étaient gonflées, chaudes, rouges, parsemées d'apbtfaes très-nombreux et prèsque confluents.
Le 30 , les lèvres étaient encore gonflées , la bouche était moins chaude, moins rouge, les seBes et les urines étaient facilement excrétées sous l'inflaence de la volonté. La déglutition des liquides s'accompagnait toujours de toux prolongée, l'audition était facile, le malade se plaignait de ne voir les objets qu'i traveas un nuage. Le pouls était régulier, peu fréquent.
Du l«f au 10 janvier 1833 , l'état du malade resta stationnaire, les aphthes de la bouche disparurent, la déglutition devint de jour en jour pins difficile; l'aphonie était presque complète; on entendait pour la première fois, dans les deux poumons , un râle muqneux abondant, le malade avait aussi une expectoration muqueuse difficile; le pouls devenait très>fréquent» Vers le soir , il s« manifesu presque chaque jour des accès d'assoupissement comme léthargiques, dans lesquels le malade resta sans connaissance , le pouls ralenti était k peine perceptible, la rrsj^tion très •superficielle et rare. Ces accès durèrent de une à deux heures. La constipation s'était réublie.
11 janvier an soir, décubitus sur le dos, r&le mnqacax dans les grosses bronches, s'entendent à distance, pouls d'une excessive fréquence, p^, dépressibJe, pas de céphalalgie; pesanteur de tète excessive; la sensibilité et les mouvements persistaient, tant dans les membres supérieurs que dans les inférieurs; l'intelligence était conservée; les battements de cœur étaient profonds , sourds , très-précipités, i pdne perceptibles; la respiration était mêlée de râle mnqueux & grosses bulles; on percevait dans les deux poumons le bruit d'expansion vésiculaire. Mort le 12 janvier à 7 heures du matin.
Ottvtrture du cadavre , faite 26 heures après la mort. Amaigrissement du corps très-considérable. Le crâne fut tdé dreulairement ; il présenu beaucoup d'épaisseur. Les méninges n'offraient aucune trace de maladie.
Le cerveau ét^t i l'état sain, sa substanee n'était pas même s^ée. Les quatre ventricules étaient très-dilatés «t diiAendus par une fondante sérosité , incolore, diaphane sans aucun flocon. La iobstance du cervdet, cdle de la protubérance
533 màUIMBt DBS HttfS.
■wiJriiB «C d« ImllM Tmékiikm^ ne pr^ntaUpt Matne tttee d*altëration. Les plcxM*«boroidc» n'offraient ancnne lésion, pas même de petites yésicales hjda>
A la partie latérale gai^M et postérievre da cerrciet, «nr Torigtaeda bulbe rachidleaf se troordt un kyste faydatiqae ùmaé d'nne pocfae Manchiltre, oorerte et flottante. Onq i six hydatidcs étalent sorties de ce kyste, et se trouvaient libres dans la cavité de l'arachnoide. Ces bydatides entouraient le bulbe rachidien i sa aaissance , dks étaient du yolMne de mrfsettes pour les deux plus grosses, et ^u ToluaM de gros pois pour les antres ; la plus Tobunincnse de ces l^aUdéi s'en* gageait dans l'oiîfire dn ealamns scriptorios , qui se trouvait ainsi oblitéré dft dehors en dedans ; le Icyste ouvert contenait encore dnq à rix bydatides sembla- Ues, mais plus petites, hors une, qui avait le volume d'une châtaigne; ce kyste ne pénétrait point dans le rachis, quoiqu'il occnpit le côté gauche de la r^km basilaire et dn trou occipital; il s'étendait latéralement m avant, dans l'intervalle compris entra le bord antérienret latéral dn grand trou occipital et le sontnet dn rocher. Ce kyste s'étendait ensuite hors dn crine par deux ouvertures ; d'abord par le trou condilien gauche antérieur et par le trou déchiré postérieur ; la partie sortie par le trou condilien antérieur se contournait en arrière , et venait former une très-petite tnmenr sous-jacente aux muscles postérieurs de la tète et dn col ; cette petite tumeur fluctuante était couverte d'une membrane fibreuse dense; die étidt placée derrière le nerf grand hypoglosse à sa sortie dn crine. Ce nerf conservait son eut naturel, quoiqu'il fût sensiblement moins voluasineax que cdni du côté opposé , après la réunion de ses filets d'origine, qui se Cdsait k m sortie du trou condilien ; la portion du kyste sortie par le trou déchiré postérieur gauche , £risait saillie derrière l'apophyse mastoide , sons forme d'nne tumeur demi-dlipsoidiqne d'un ponce et demi dans son grand dlnmètre, sur un ponce dans son diamètre transversal. Sa direction était oblique d'arrière en avant et de haut en bas. Bile était recouverte par l'insertion dn spleoius, dn stemo-mastoïdien , et par tonte l'étendue dn ventre postérieur da digastrique dont elle suivait la direction. Cette tumeur éuit revêtue d'nne membrane dense, blanchitte, fibreuse, qui semblait être le prolongement dn périoste de l'apopbvse mastoide. Elle contenait l'extrémité antérienre du kyste Pbydatique, laquelle était libre d'adhérence , friable, blanchâtre, et contenant Insienrs bydatides libres d'adhérence. Cette tumeur était logée en partie dans épaisseur de l'apophyse mastoide ; die appuyait sur la rainure digastrique.
L'apophyse styloïde éuit placée en avant de cette tumeur, en sorte que le nerf Fadal n'éuit pas gêné dans son trajet.
Dans son trajet au travers du trou déchiré postérieur, le kyste fibreux contenait une grande quantité de débris bydatiqnes ; il avait repoussé en avant les nerfs qui sortent par cetu ouverture. Ces nerfi ne présentaient aucnne dépression notable.
Examinés dans tout leur trajet , et comparativement k ceux du côté opposé , les nerfs de cette région et ceux qui sortent par le trou condilien étaient dan» l'eut suivant.
Le nerf spinal était k Téut normal.
le trou du pneumo-gastrique et ses branches étaient grêles et fines, particulièremeot le rameau pharyngien et le rameau laryngé supérieur et ses divisions.
Le nerf glosso- pharyngien éuit extrêmement fin, grêle; il était de SMiitiè plus fin que celui dn côté opposé , qui l'éuit lui-même flu» que dans l'état ordinaire. Ce nerf gloMO-pharyn^en semblait réduit à nn cordon néviik'iatwit
■ALàOIES DES NERFS. 555
Le nerf masdllaire Inférieur était à l'état normal clana tontes «es divisions. Le nerf grand hypoglosse avait un volume moindre que celui du câtë oppose, mais la différence était peu considérable ; ce nerf avait sa structure normaie.
Les mnsdes genio^Iosse, hyoglosse, styloglosse, stylopharyngien , ptérigopalatinf glossostaphylin « ainsi que les cricooiyténoidiens postérieur et latéral , le tyro-aryténoiden et les constricuurs du pharynx du cdté gauche, étaient atrophiés, leur tissu était blanchâtre, comme composé de tissu celluleuz jaunâtre épaissi; leur volume était k peine le tiers du volume normal. Les artères qui se randent dans leur épaisseur étaient petites , dures , blanchâtres , comme oblitérées. Le lingual était peu atrophié du côté gauche ; la membrane muqueuse linguale et buccale était dans le même état des deux càtés.
Les nerfs pneumo-gastriques, tant dans leurs branches pulmonaires que dans celles qu'ils fournissent à l'estomac, étaient sains, cependant ils étalent d'un petit volume, de quelque côté qu'ils tirassent leur origine.
La membrane muqueuse bucco-pharyngienne était des deux côtés vioUtre et couverte de petits aphthes ulcérés.
L'œsophage était parfaitement sain , et vide de tout corps. Le pharynx était a l'état normal, sauf que les cavités ventriculaires étaient profondes, surtout à gauche. Une substance pultacée homogène, que l'on a reconnue être de la bouillie que le malade avait mangé quelques instants avant d'expirer, Upissait toute l'étendue du larynx, toute celle de la trachée<artère, et remplissait les grosses bronches. La membrane muqueuse était pâle et exempte d'altération dans le larynx, et dans la trachée>artère ; elle était rouge dans les grosses bronches.
Le cœur était i l'état normal, son ventricule gauche et l'aorte contenaient une concrétion fibrineuse jaune.
Les poumons contenaiôit de l'air ', à leur sommet se trouvaient qudques tubercules crus.
Le tube digestif ne présentait aucune altération ; seulement l'estomac et les intestins étaient revenus sur eux-mêmes, au point que le diamètre de teur cavité était de moins de la moitié de l'éut normal. La vessie contenait une grande quantité d'urine.
Un kyste hydatique du volume d'un oeuf de dinde, contenant deux grosses hydatides, existmit a la face inférieure du lobe moyen du foie.
n n'existait aucune trace de lésion dans la moeue épinière, dans ses annexes ni dans le canal osseux qui la contient.
Je n'ajouterai i cette observation aucune réflexion t il suffit de la lire avec attention pour en déduire les conséquences ; je dois dire que tous les détails ont été recueillis avec la plos grande exactitude par moi-même ou sous ma dictée. Je devais fiire cette remarque , parce que ce fait , observé dans mes salles , a été publié dans les jorniMaz de aiédecine avec des circonstances qui ne sont pas ««•êtes. A, N. Q,^trmi.