‹ Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinièreChapitre 54 sur 59 · DE LA QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DE LA QUATRIÈME PARTIE

PRÉCIS GÉFTÉRAL SUR LES H4LiU>IES T/ES NERFS.

La pathologie des nerfs, sujet aussi d'un grand intérêt, est presque connexe à la pathologie de la moelle épinière. Cette partie de la médecine est encore tout à fait dans Fenfance ; cependant , les recherches dont elle a déjà été l'objet semblent promettre des résultats très-importants. D'après ce qu'on connaît jusqu'à ce jour, Von est fondé à penser que les nerfs sont susceptibles de présenter des maladies analogues à celles du cerveau et de la moelle de l'épine. Ces maladies affectent , soit la substance propre de ces nerfe, soit leurs membranes; elles sont probablement la source de plusieurs affections enveloppées encore de beaucoup d'obscurité.

D'après les investigations faites jusqu'à ce jour, les lésions suivantes peuvent être considérées comme présentant les principales maladies idiopathiques des nerfe, qui ont été observées.

I. Une teinte rouge-brune , de la substance nerveuse, occupant un espace déterminé , comme un pouce ou deux d'étendue. Cette lésion a été ol^ervée par M. Martinet * , dans le nerf médian, dans un cas où une violente douleur de l'avant-bras, suivie de paralysie, avait existé. Des vésicatoires répétés firent disparaître la paralysie, mais aussitôt que les vésicatoires furent guéris , la douleur reparut , et fut suivie du retour de la paralysie. Dans une semblable affection du nerf sciatique droit, avec paralysie du membre, le même auteur a trouvé la portion malacte du nerf enveloppée d'une grande quantité de tissu cellulaire gangrené ; sur un

• Revue médicale, juin 1824.

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tutre individu , il a rencontré le nerf crural malade , sur une longueur d'un pouce et demi , ayant acquis le double de son Tolume naturel. Cette portion était d'un rouge violet, parsemée de petites ecchymoses, chacune du diamètre d'une tête d'épingle.

II. L'infiltration séreuse ou sanguinolente, dans la gatne du nerf, pénétrant sa substance et séparant ses fibres. Cette lésion a été trouvée par M. Martinet , dans le nerf sciatique d'un homme qui périt de pneumonie ; cet homme avait été affecté d'une douleur violente k la partie postérieure de la cuisse, aggravée par le moindre mouvement, au point de faire pousser des cris au malade.

III. Du jpus infiltré de la même manière entre les fibrilles du nerf. Cette altération a été rencontrée dans le nerf sdatique par M. Martinet , sur un homme qui mourut d'une malacfie qui occupait à la fois la tète et l'abdomen; cet homme avait été affecté, pendant la dernière partie de sa maladie, d'une violente douleur dans le trajet du nerf sdatique. Le tissu cellulaire, autour de la portion malade da nerf, était aussi pénétré par du pus. La même lésion s'est offerte au même diservateur, chez un jeune homme qui mourut de consom^ition, et qui avait été affecté depuis deux mois d'une douleur lancinante et d'un sentiment douloureux d'engourdissement , qui s'étendait depuis le jarret jusqu'au sommet de la cuisse.

IV. Le ramollissement de la substance nerveuse : un homme, mentionné par M. Descot, mourut à rSLêtel-Dieu de Paris , après avoir perdu , depuis six mois , un œil ; le nerf optique fût trouvé, dans la moitié de son étendue, réduit en une matière liquide d'une couleur blanche *.

y. L'ulcération de la substance du nerf, liée à un ulcère fongueux de la jambe , a été observée par M. Swan. Il existait une douleur de toute la jambe et de la cuisse , si violente qu'elle avait rendu l'amputation nécessaire, les nerfs avaient beaucoup augmenté de volume dans plusieurs parties du membre **,

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