‹ Des maladies de l'utérus, ou de la matriceChapitre 8 sur 12 · DI · texte numérisé non relu

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est, au coiilraire , nuisible, lorsque la malade est amaigrie, et d’une constitution avec prédominance du système nerveux. Les caïmans , les opiacés, à petites doses , doivent alors être préférés.

Si l’hémorrhagie ne s’arrête pas , et met en danger la vie de la malade , on est obligé d’avoir recours au tampon : lorsqu’il ne suffit pas , on doit , sans retard , opérer l’accouchement.

Cette opération n’est pas toujours facile à pratiquer; quelquefois l’orifice de l’utérus est ouvert, et cependant le col conserve toute son épaisseur , et ne présente aucun développement. On pro- ï voque alors l’accouchement , en faisant des frictions sur le bas-ventre avec la main ou avec un linge chaud ; on agace l’utérus , en excitant de

légers tiraillemens sur le bord de son orifice , ei

l’onrevient ensuite à l’usage du tampon. Ce moyen || n’agissant pas directement sur les vaisseaux , n<|j peut pas arrêter l’hémorrhagie; mais il s’oppos|;)Bi à l’issue du sang au-dehors, il donne lieu à llfiS: formation d’un caillot , qui irrite l’utérus et eji

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sollicite les contractions. Il est surtout nécessain

lorsque le placenta est implanté sur l’orifice d:i ; col. I

Du moment où le col est dilaté , si l’hémorrha gie résiste, on ouvre la poche des eaux, ponirat que l’utérus se resserre sur l’enfant, et l’on cor^ijititj, tinue d’exciter les douleurs, jusqu’à ce que travail soit bien élabh. j

Les contractions violentes de l’utérus sur l’enfant suffisent ordinairement pour arrêter l’hémorrhagie ; mais, lorscpi’elle persiste, on se hâte de terminer l’accouchement , sans avoir égard au terme de la grossesse : ce moyen étant le seul nqui puisse sauver la femme. L’utérus revient sur lui-même après l’accouchement, et il est d’obserration que l’hémorrhagie cesse à l’instant. En bien pies cas , une heure de retard peut occasioner la [perte de la malade.

Quand l’hémorrhagie diminue à, mesure que les contractions augmentent , on abandonne l’expul- [oâon de l’enfant à la nature ; mais si elle ne cesse )Das d’être effrayante , et que l’on craigne pour la ^ de de la malade , on achève l’accouchement.

On dilate graduellement le col de l’utérus , en 7 introduisant les doigts successivement. Si la tête t;e présente la première , on la déplace pour re- (ourner l’enfant et l’amener par les pieds.

Si la tête était enfoncée dans le bassin , il fau- 1 Irait , lorsque la perte est violente , terminer l’accouchement avec le forceps ; et si , l’on n’avait ) )as cet insrument sous la main , on repousserait a tête pour aller chercher les pieds. Si l’enfant e présentait de quelqu’ autre manière , on suirait les manœuvres indiquées pour ces autres positions.

Dans l’hémorrhagie qui a lieu avant la délivrance , on, s’assure de la cause qui l’a détermi-

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née. Lorsque l’écoulement de sang paraît tenir k une surabondance de forces , à l’état pléthorique de la malade , on cherche h diminuer l’excitabilité de tout le système nerveux , et à empêcher le sang de se porter vers l’utérus. On découvre la malade, et on l’expose à un air frais ; on lui frotte les tempes avec de l’eau froide et du vinaigre ; on lui donne ,une boisson acidulé et froide y telle que la limonade , l’eau à la glace ; on lui fait garder la position horizontale ; on lui impose le silence le plus "absolu, et l’on évite tout ce qui pourrait lui occasioner la plus légère émotion. L’hémorrhagie qui est l’effet d’une contusion , ou d’une déchirure de l’utérus, ne demande presque aucun traitement , et ne tarde pas à s’arrêter.

Celle qui tient à une irritation spasmodique ou sympathique exige l’emploi des^moyensque nous avons Indiqués (i).

Enfin celle qui provient de l’inertie de l’utérus est la plus dangereuse , et exige les secours les plus prompts : on se comporte alors suivant le degré d’inertie.

Quand l’inertie est complète , il faut se hâter d’arrêter le sang, qui coule à flots, en faisant des frictions sur le. bas-ventre , pour rendre à l’utérus son énergie : et l’on emploie les moyens de

(i) Voy, du spasm. de rutéi'iis.

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)mpression que nous avons indiqués, en Iraimit de l’inertie de l’utérus (i).

Les praticiens ne sont pas d’accord sur la coni.aite à tenir dans l’hémorrhagie à la suite de .accouchement , lorsqu’elle est due à la formait I (on d’un caillot. Les uns veulent qu’on retire le aillot , en portant la main dans l’utérus , et qu’on Nxerce ensuite une compression sur cet organe : SS s’étayent d’observations dans lesquelles l’héiiiorrhagie n’a pu , selon eux , être arrêtée que Tiar ce procédé.

D’autres croient que l’extraction de ce caillot sst inutile , et qu’il suffit d’exercer la compres- I ion : le caillot , disent-ils , servira de point d’ap- »iui pour agir sur la cavité de l’utérus.

Quel que soit le procédé que l’on emploie , loourvu que la compression soit bien faite , il est i^are que l’hémorrhagie tarde à s’arrêter (2). J’ai eu (occasion de voir plusieurs de ces hémorrhagies , rvec perte totale d’irritabilité de l’utérus , qui se iront entièrement arrêtées en peu de temps, par usage de la compression de l’utérus , exercée aéthodiquement ; tandis que j’ai vu des perlffj|»onnes dans un très-grand danger, parce qu’on avait pas fait usage de cette compression.

(lei (i) Voy. de l’inertie defulérus.

(2) V. de la rétention du sang dans l’utérus et dans le /agin, page 206. ^

Je fus appelé, au mois d’octobre 1809, auprès 1 ^ d’une dame qui , après un accouchement peui » laborieux, éprouva, sans interruption ^ une pertei î j d’abord légère, et ensuite considérable. La ma-* j lade perdait ses forces et s’effrayait : elle était'tfl < d’une pâleur extrême , le pouls faible , petit , et») ( elle pouvait à peine se mouvoir. L’accoucheur .f i avait attribué cette perte à une simple faiblesse)^} i de l’utérus ^ et avait cru ne devoir ordonner quet| 1 des astringens.

Je le fis appeler, et nous prîmes connaissanca de l’état de l’utérus : le col n’était pas revenu j \ sur lui-même ; son orifice était béant , et présen- ; tait une ouverture d’environ un pouce de dia-

mètre. En introduisant le doigt dans cette ouver-

ture, on s’apercevait que le corps de l’utérus ne? i s’était contracté qu’imparfaitement. |

Nous plaçâmes sur le bas-ventre des compresses j trempées dans de l’eau et du vinaigre , et nous î les maintînmes en position par un bandage de || corps un peu serré. j|

Nous fîmes faire quelques injections de la même f liqueur dans le vagin , et la perte fut arrêtée eni:j ^ peu d’mstans.

Nous prescrivîmes des potions calmantes et|| ^ toniques , des. boissons toniques et acidulés , une j, nourriture légère et bien soignée : les forces re- si prirent en peu de temps, et la malade ne tarda ijj pas à recouvrer la santé.

Lorsqu’on ne donne pas à cette hémorrhagie toute l’attention qu’elle exige , elle peut occasioner la perte de la malade.

J’ai fait plusieurs fois l’ouverture de personnes qui ont succombé à la suite d’hémorrhagies de cette espèce. Le corps et le col de l’utérus ne forment qu’une seule cavité , cet organe conserve un volume trois fois plus considérable que dans l’état ordinaire , ainsi que son caractère musculeux (i).

Cet accident est heureusement rare ; on parvient presque toujours à arrêter l’hémorrhagie, et on cherche ensuite à rétablir les forces de la femme par l’usage des toniques.

Des lésions de la sensibilité et de la

CONTRACTILITÉ DE l’utÉRUS

Quoique les propriétés vitales de l’utérus soient intéressées dans la plupart de ses affections , la sensibilité et la contractilité sont susceptibles de lésions spéciales, plus intenses, qui constituent des maladies particulières.

Ces maladies sont le spasme , plus généralement connu sous le nom d’hystérie , les convulsions , l’atonie , qui donne fréquemment lieu à la chlorose,

(i) Voy. des changemens de futérris par l’effet de la grossesse.

cl rinertle , confondue mal à propos par quelques ailleurs avec Ta tonie.

Le spasme et l’atonie ont lieu durant l’état de vacuilé de l’utérus. Les convulsions et l’inertie ne se remarquent guère que durant la grossesse, pendant l’accouchement , ou peu de temps après la délivrance^ lorsque l’utérus conserve encore son caractère musculeux.

Les propriétés vitales sont généralement en excès dans le spasme et dans les convulsions. Elles sont toujours diminuées dans l’atonie et dans l’inertie.

Le principe de ces maladies est évident, lorsqu’elles tiennent à une affection propre de l’utérus , à l’existence d’un vice ou d’une maladie dont le siège est éloigné de cet organe. Mais le plus souvent ce principe est entièrement caché pour nous. Ainsi , lorsqu’à la suite d’une passion vive , d’une grande frayeur, il survient un spasme, il n’est pas possible de se rendre raison de la nature du changement qui s’est opéré dans l’utérus , dans l’organe cérébral, ou dans l’ensemble du système nerveux. Qu’il y ait trop d’action dans le système nerveux pendant l’accès, cela me paraît indubitable; mais quelle est la cause de cet accroissement d’action? En quoi consiste le mode d’altération qui occasione l’accès et qui en produit les retours ? C’est ce qu’on ne saurait déterminer.

Cette incertitude sur le principe de la maladie

se fait trop souvent remarquer clans le traitement. C’est une imperfection de l’art à laquelle on ne peut remédier. Contentons-nous de mettre en usage les moyens dont l’expérience a fait connaître l’utilité. Si l’on attendait tout de la nature , et principalement dans les accès spasmodiques violons, on s’exposerait h laisser périr la malade. Il . est d’observation qu’en faisant successivement l’essai de moyens clont l’action paraissait la plus opposée, on parvient souvent à obtenir des guérisons inespérées.

Du spasme de F utérus ou de V hystérie.

Il est peu de sujets en médecine qui aient donné lieu à autant de discussions et sur lesquels l’esprit de système ait autant prévalu que la maladie nerveuse, connue sous le nom d’hystérie. Quand on parcourt les auteurs qui s’en sont occupés , on trouve la plus grande indétermination sur les caractères , sur les causes et sur le traitement de cette maladie. Aussi quelques uns la confondentils avec les affections nerveuses générales , d’autres avec l’épilepsie ou l’hypocondrie, d’autres veulent lui ravir même jusqu’à son existence.

L’auteur qui me paraît avoir jeté le plus de lumière sur cette maladie , et dont peut-être les idées n’ont pas été assez appréciées, est Frédéric

Hoffmann ; c’est lui qui , le premier , a su la distinguer de ses accessoires , et qui en a reconnu la nature ; il l’a regardée comme un spasme de l’organe utérin (i), opinion adoptée ensuite par Pomme et par quelques autres auteurs.

Le spasme peut constituer une affection primitive et essentielle de l’utérus ou n’arriver que sympathiquement à la suite d’une affection dont ' le siège est éloigné de cet organe; il peut aussi être simple ou compliqué. Ses symptômes sont excessivement variés, tant sur diverses personnes que sur le même individu : on y remarque plusieurs degrés , en observant qu’on peut en être atteint subitement au plus haut dégré , sans avoir passé par les degrés intermédiaires. Quelquefois il se manifeste , sans aucun symptôme précurseur : plus souvent il s’annonce quelques jours auparavant, par une sensation désagréable et incommode dans l’organe utérin , par un malaise général, des inquiétudes , des douleurs au creux de l’estomac , des bâillemens , des vertiges , des pleurs involontaires , des ris immodérés , une excessive gaîté , une sombre tristesse , par la rougeur et la pâleur alternatives du visage , et par d’autres symptômes qui annoncent une lésion du système nerveux.

Bientôt la malade éprouve une tension subite ,

(i) Frédéric Holfoi. — Alfeclus spasmodlco-convulsivus, j ex iiieri vltio , slve malum Lyslerlcum , tom. 5 , p. 5o. ^

une douleur et une dureté dans l’abdomen , qui paraissent avoir leur siège dans l’organe utérin , et qui sont souvent suivis de récoulement par les parties sexuelles d’un peu de sang ou de matières muqueuses ; des tiraillemens dans les aines et à la partie interne des cuisses ; la sensation d’une boule qui monte de l’estomac à la poitrine et au cou. La tête se penche en arrière , les membres se roidissent et sont agités de mouvemens convulsifs.

L’accès continue l’espace de huit à dix minutes. Souvent il cesse un moment , pour se reproduire plusieurs fois dans la même heure. La malade revient à elle, et tout rentre dans le calme.

Quelquefois cet accès présente beaucoup plus d’intensité; aux symptômes du spasme de l’utérus et de la lésion générale du système nerveux se joignent ceux d’une lésion de ce système dans quelqu e autre organe , lesquels varient , selon que telou tel organe est affecté en même temps que Tutérus.

Quand cette irritation a lieu au front ou à la tête , la malade éprouve des migraines, des douleurs souvent atroces, qui, lorsqu’elles sont bornées à un seul point de la tête , portent le nom de clou hystérique.

Si c’est l’organe cérébral qui est lui-même affecté , il y a souvent perte de connaissance pendant l’accès, et l’affection constitue une hystérie épileptique. Les fonctions intellectuelles peuvent

encore être troublées; la malade tombe dans un état de délire , elle pousse des cris ou fond en larmes sans aucune cause apparente , et cet état peut finir par la manie.

Le trouble a souvent lieu dans les organes de la déglutition. Les femmes croient sentir dans Tarrière-bouche un corps qu’elles ne peuvent avaler. Elles éprouvent une chaleur incommode dans cette partie. On a vu le cou extrêmement gonflé pendant l’accès.

Quelquefois l’action même du cœur et celle des organes de la respiration sont altérées. Il en résulte une sufffocation, des défaillances momentanées, ou un état de syncope , qu’on a vu durer vingtquatre heures et même au-delà. Les phénomènes de la respiration , lesbattemens du cœur, ceux du pouls ne sont plus sensibles, la chaleur animale est éteinte. Cet état offre quelquefois les caractères d’une mort apparente, et a donné lieu à des inhumations prématurées. On s’exposerait à des méprises funestes, si l’on n’attendait pas que la putréfaction ou le défaut de contraction musculaire par les irritans , eussent fait connaître la cessation entière de la vie.

Le désordre se manifeste aussi, fréquemment, dans les organes de la digestion ; c’est ce qui constitue une complication de l’hystérie avec l’hypochondrie. La malade éprouve de fortes douleurs d’estomac , des vomisseraens , un hoquet

opiniâtre : elle est sujette à des rapports acides et nidoreiix^ aux grouillemens dans le ventre ^ à réruption des vents, tant par la bouche que par le rectum , aux coliques , â la diarrhée ou à une constipation habituelle ; quelquefois le sphincter de l’anus ne permet pas d’y introduire la plus petite canule et s’oppose à la sortie des vents.

Les organes des sens se ressentent aussi de ce désordre ; les malades éprouvent des bourdonnemens et des silïlemens dans les oreilles. La vue se trouble : tantôt on voit double , tantôt on croit apercevoir des objets qui n’existent pas. On perd momentanément l’ouïe , l’odorat , la vue , le goût et le sens du toucher.

L’urine est ordinairement aqueuse , très abondante , peu acide , souvent même alcaline. Elle est parfois très épaisse, d’une couleur blanchâtre, sans transparence et très acide. Le pouls est serré, petit, inégal, â peine perceptible; la malade éprouve un froid glacial dans toutes les parties du corps.

Dans ces cas de complication, l’accès peut durer plusieurs jours, et l’on voit des malades y succomber, ce qui est cependant rare.

Quelcpie fort qu’ait été l’accès , ordinairement les malades en restent peu incommodées; parfois au contraire elles conservent un état de malaise général , des lassitudes dans les membres ;

leurs digestions conlinuent d’élre troublées, et leur santé est altérée d’une manière sensible. Elles finissent cependant par se rétablir : il arrive encore cju’au bout de quelques mois l’accès se renouvelle et le retour a lieu de mois en mois, et à des intervalles plus rapprochés. Il est plus fréquenté l’époque de la menstruation, soit au commencement , soit à la fin , que dans tout autre temps. Plus les accès sontfréquens, plus les effets en sont durables.

Le spasme de l’utérus survient aux femmes d’une constitution délicate et douées d’une ^>^rande sen-

sibilité : cependant les femmes les plus robustes n'échappent pas à ses atteintes. Il est souvent occasioné par des affections vives , par un accès de colère , par une violente contrariété , par une terreur panique. J’ai vu plusieurs personnes auxquelles il était survenu par suite des frayeurs, que leur avaient causées dans ces derniers temps l’approche ou le séjour des troupes étrangères. La , maladie est ensuite entretenue par une sorte d’habitude ou par la passionqui l’a primitivement produite. L’impression d’un air froid , l’abus des odeurs agréables , surtout à l’époque de la menstruation et de l’écoulement des lochies , en sont aussi des causes ordinaires. Elle est encore occasionée, quoique rarement, par une maladie propre de l’utérus, telle qu’un déplacement, la présence d’un corps étranger , une

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solution de continuité , une inflammation et spécialement par la suppression du catarrhe utérin , une hémorragie abondante; la présence d’un vice,

; à raison de l’irritation permanente qui en résulte idans rutérus. La lésion des fonctions de cet lorganc; èt principalement la suppression des règles et celle des lochies , la produisent plus fréqueminient; quelquefois elle est occasionée sympathiquement par une maladie dont le siège est éloi- £:né de Tutérus , comme un embarras bilieux , la orésence des vers dans le conduit intestinal; la ^suppression d’une diarrhée ancienne ; ou même par une autre affection nerveuse dont le siège primitif est évidemment dans un différent organe, ttelle que l’épilepsie , la manie ; l’hypochondrie , ’utérus n’étant affecté qüe secondairement. Elle »eut aussi être héréditaire ou arriver spontanéinens ; sans qu’on puisse en assigner la cause.

Cette maladie est généralement peu dangeceuse , surtout lorsqu’elle tient à une cause qui 1 l’est pas permanente; mais elle est d’uneguéiison difficile. Les personnes qui y sont sujettes I éprouvent souvent ; à la suite des affections mo- ;ales les plus légères; quelquefois on est exposé la voir se reproduire même après un traitement [pproprié.

Dans le traitement du spasme de l’utérus ; U lut s’attacher à faire cesser l’accès et les acciden» u’il détermine ^ et à prévenir leurs retours.

Quand l’accès a peu d’intensité , on se contente de faire respirer la vapeur de l’eau de fleurs d’orangers ou de l’éther, afin de diminuer l’irritabilité du genre nerveux et de ranimer les sens de la malade : on la desserre et on la ■ débarrasse de toute ligature qui pourrait nuire h. la respiration ou gêner ses mouvemens. Pour opérer une dérivation du spasme, on administre des pédiluves irritans. On fait des frictions sur les jambes et sur les extrémités inférieures et l’on attend que le spasme cesse de lui-même.

Lorsque l’accès est plus violent , les moyens doivent varier suivant la nature et la diversité des accidens. Si la malade éprouve des élancemens , de vives douleurs dans l’organe utérin, on prescrit des bains de siège , des lavemens opiacés , des fomentations et des cataplasmes sur le bas-ventre, des injections dans les parties sexuelles, préparées avec des substances émollientes et calmantes. Les sangsues ou un vésicatoire à la partie interne des cuisses , des cataplasmes synapiques aux pieds, une saignée du pied et même celle du bras peuvent être utilement employés.

Quand la malade perd entièrement connais-j sance, indépendamment de l’éther et de[l’alcalii volatil, on donne k respirer la vapeur de j^apier ou déplumés brûlés, pour que l’odeui’ de l’am-'l

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