‹ Des maladies héréditairesChapitre 7 sur 25 · FAMILLES · texte numérisé non relu

FAMILLES

Familles

avec absence d'hérédité.

Scrofu leuses'.

Tulier- leusesel Tolal.

Individus

Scrofuleux 29

Serofuleux et tuberculeux. 12 Tuberculeux 46

3 4 lt!i

Il résulte de l'inspection de ce tableau, qu'en prenant les 132 familles en bloc, il y a absence d'hérédité 87 fois, c'est-àdire dans les § des cas.

Sur hh scrofuleux, 29, c'est-à-dire les §, montrent l'absence de toute hérédité.

Sur 30 scrofuleux et tuberculeux, 12 seulement offrent l'absence d'hérédité, 18, au contraire, c'est-à-dire § accusent des maladies semblables chez leurs parents.

Chez les tuberculeux, exempts de toute complication scrofuleuse, l'absence d'hérédité a été notée dans les | des cas.

En résumé, les maladies scrofuleuses pures ne paraissent héréditaires quedans| des cas, les tuberculeuses dans § des cas seulement. Les maladies scrofuleuses et tuberculeuses coexistant le sont dans les § des cas.

Ces résultats sont beaucoup trop restreints pour juger la question, comme le fait remarquer lui-même l'auteur. En opérant sur une vaste échelle, il se fût rapproché de Lugol.

A côté de la manière de voir de Lebert, nous devons signaler celle du docteur Philipps (1), qui a opéré sur une très large base.

(1) Scrofula, ils nature, Us causes, clc. London, 1846. — Ce travail est basé sur des documents relatifs à près de 9,000 enfants serofuleux. La plupart de ces documents ont été recueillis pour l'Angleterre, l'Ecosse et l'frlande, d'après les listes de recrutement , les relevés des prisons, les listes de mortalité et les rapports sur divers hôpitaux ou maisons de santé. M. Philipps s'est procuré en outre divers documents recueillis dans les pays suivants : Russie, Prusse, Bavière, France, Portugal, Belgique, Hollande, Suisse, Tyrol, Etats-Unis, une partie de la présidence de Bengale, de la Chine, de l'Egypte, de la Grèce, Madère.

L'hérédité a été étudiée dans 2,023 familles ayant de 3 à h enfants, placés dans des conditions à peu près semblables, et dans lesquelles le père et la mère, ou l'un d'eux, étaient scrofuleux.

Sur les 7,587 enfants appartenant à ces familles, 1,738 ou 23 pour 100 présentaient des signes de scrofule.

276 familles (père et mère scrofuleux) ont fourni 1,092 enfants, dont 271 ou 25 pour 100 étaient scrofuleux.

506 familles (père et mère non-scrofuleux) ont fourni 2,021 enfants dont A 21 (21 pour 100) présentaient des signes de scrofule.

MM. Rilliet et Barthez après avoir analysé, sur ce point d'étiologie, les opinions des auteurs les plus compétents et tout en faisant remarquer ce qu'il y a d'exagéré dans la manière de voir de Lugol, n'hésitent pas à accepter dans leur ensemble les vues de ce médecin.

M. Philipps conclut de ces relevés que la scrofule n'a une source héréditaire que quatre fois sur cent.

C'est là un résultat qui s'éloigne trop de ceux que nous avons déjà consignés, pour que nous le laissions passer sans commentaire. Sans parler des erreurs sans nombre que rend inévitables la diversité des sources auxquelles a puisé l'auteur, nous ferons remarquer que le médecin anglais n'a compris, dans son enquête, que les cas dans lesquels la scrofule était accusée par l'engorgement ou la suppuration des ganglions cervicaux, ou bien par les affections scrofuleuses du squelette.

C'est là une manière trop restreinte de comprendre la maladie que nous étudions. Et tout en confessant que Lugol faisait peut-être une trop large part à l'hérédité, dans l'étiologie de la scrofule, nous croyons que c'est de son côté que se trouve la vérité.

Dans un ouvrage récent et très remarquable (1), M. Bazin aussi des opinions à peu près analogues.

IHlK i e II. — Tubercules.

Nous faudra-t-il insister longuement pour démontrer combien grands sont les rapports qui existent, au point de vue de l'hérédité, entre la scrofule et les tubercules, et pour justifier ainsi la place que nous donnons à ce chapitre ? Nous ne le croyons pas.

Sydenham appelait scrofule des poumons la phthisie tuberculeuse pulmonaire; et il avait raison. A l'appui de cette manière de voir, Lugol établit, par de nombreux exemples, les trois propositions suivantes, dont nous lui laissons toute la responsabilité, surtout quant à la dernière.

lu La scrofule a le plus souvent une origine tuberculeuse.

2" Ces deux maladies coïncident ordinairement dans la même famille.

3" Tous les scrofuleux sont tuberculeux pulmonaires. Le même auteur ajoute, et ces faits sont dignes de toute notre attention, 1° que l'existence de la phthisie tuberculeuse pulmonaire a été constatée sur plus de la moitié des parents ascendants de 8Zi scrofuleux couchés dans ses salles.

"2" Que la mort naturelle des scrofuleux a lieu par la poitrine.

Si quelques auteurs distinguent très nettement la diathèse scrofuleuse de la diathèse tuberculeuse, la plupart les réunissent, comme Lugol et MM. Rilliet et Barthez, sous la dénomination collective de diathèse scrofulo-tuberculeuse.

C'est qu'en effet, comme il a été dit plus haut, des tuberculeux engendrent des scrofuleux et réciproquement. Et le plus souvent les strumeux succombent au développement d'une

(1) Leçons sur la scrofule, Paris, 1861.

affection tuberculeuse proprement dite, celle-ci ayant pour siège habituel le poumon.

Quoi qu'il en soit de ces considérations, comme dans le chapitre précédent c'est la scrofule que nous avons eue plus spécialement en vue, nous croyons utile de passer rapidement en revue ce qui a trait à la maladie tuberculeuse héréditaire.

Et d'abord, quelle est sa fréquence, relativement à celle qui est acquise? C'est là, est-il besoin de le dire, un point très difficile à élucider. Aussi, sans revenir sur les résultats indiqués plus haut et que nous avons empruntés à l'ouvrage de Lebert, que trouvons-nous dans les auteurs à ce sujet ?

Voyons d'abord ce que dit M. Louis dans son ouvrage sur la phthisie.

« Je n'ai rien observé de décisif, dit-il, relativement à l'hérédité de la phthisie, et pourtant la dixième partie de mes malades étaient nés de parents, père et mère, qui, suivant toute apparence, avaient succombé à la phthisie. »

M. Briquet, dont M. Louis critique la méthode, est un partisan déclaré de l'hérédité. Il l'a constatée dans le §£ des cas.

M. Piorry ne l'a observée qu'une fois sur quatre.

Ruysch et Portai croyaient pouvoir affirmer l'hérédité, le premier dans les f des cas, le second dans les §.

M. Ancell, à l'hôpital de la Consomption de Londres, l'a reconnue 1k 1/2 fois sur 100.

Le docteur Balmay, sur llii sujets atteints de glandes scrofuleuses, trouve comme antécédents héréditaires :

Ligne paternelle.

Ligne maternelle.

Pères morts de phthisie. .

Oncles ou tantes

Grands parents

Aïeuls

9 fois.

11 fois.

Dans 30 cas, on ne trouvait pas de phthisie chez les ascendants.

A la suite de ces faits, nous croyons devoir ajouter les ré-

sultals statistiques suivants qui ont Irait pareillement à a phthisie chez les habitants de Londres :

Relevé de 162 cas observés à l'hôpital des phthisiquès de Londres (1).

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