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437 cas.
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Dans un travail demeuré classique (3) , M. Moreau (de Tours), le grand partisan de la doctrine de l’hérédité dans les névroses, est arrivé à des résultats bien plus concluants, dans le sens de la transmission de l’épilepsie.
L’analyse de deux cent quarante observations de M. Galmeil, consignées sur les registres de la Salpétrière (1822 et 1823), ui a permis de constater que sur 185 épileptiques, sur la parenté desquels on a pu se procurer des renseignements, 05 comptent dans leur famille, des membres dont l’état de santé
(!) Arch. générales de médecine , 2° série, t. XL
(2) Du pronostic et du traitement de l'épilepsie , p. 325.
(3) De l'étiologie de l’épilepsie, in Mém. de V Acad, de méd., t, XVIIL
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a dû être pour eux la source du mal héréditaire : c’est une pro portion de 35 pour 100.
Les recherches personnelles de M. Moreau lui ont donn* les résultats suivants:
Sur hk enfants épileptiques, 8 cas d’épilepsie chez les pa rents, et 100 cas d’affections nerveuses diverses, répartis su 83 parents.
Sur 51 épileptiques adultes (hommes), 1 h cas d’épilepsichez les parents, et 113 cas d’affections nerveuses, répartis su 115 parents.
Sur 29 épileptiques (femmes), 12 cas d’épilepsie chez le parents, et 71 états pathologiques répartis sur 57 parents.
En résumé, sur 12/i malades l’épilepsie s’est rencontré*
30 fois chez les parents (1/A).
La folie est dans la proportion d’un cinquième, l’hystérie d’un neuvième ; les paralysies et les apoplexies sont dans le \ mêmes proportions. L
De ces chiffres, M. Moreau déduit la conclusion que l’héré j dité, dans cette maladie, est bien plus fréquente qu’on ne lijL pense, et que si la plupart des auteurs ne l’ont pas constaté», 1D( dans une aussi forte proportion, cela tient à ce qu’ils n’ont pa assez soigneusement interrog é les antécédents de leurs malades
M. Delasiauve (1) ne partage pas les opinions qui viennen d’être citées, il s’est attaché à ne rechercher que les cas d» transmission de l’épilepsie proprement dite.
Les résultats obtenus, sur 300 cas, ont été les suivants :
Absence complète de renseignements . 167
Déclarations formelles de non-hérédité . 120
3 mères
Hérédité présumée . Il frère > épileptiques.
( 1 tante )
Affinités nerveuses . 2 oncles imbéciles.
— 1 frère idiot.
— 1 mère sujette aux convulsions.
— 1 frère sujet aux convulsions.
— 2 mères hystériques.
— 1 tante aliénée.
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(1) Traité de T épilepsie, p. 186.
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* | ' D apres ces résultats, M. Delasiauve se trouve d’accord avec ![- Beau> qu* tend à rétrécir la sphère de transmissibilité de la . jaaladie. Il rappelle, a cet egard, l’opinion de Leuret, qui n’a üu constater qu’une seule fois l’hérédité chez 67 épileptiques.
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IV. Hystérie. - La plupart des auteurs ont admis la transmissibilité héréditaire de l’hystérie. M. Landouzy(l) a classé •armi les causes prédisposantes de cette maladie, non-seulenent l’hérédité directe, c’est-à-dire l’affection hystérique de la nère, mais encore les autres névroses constatées chez les conanguins.
M. Briquet(2), d’après sesnombreuses observations, estarrivé kux conclusions suivantes :
1° Les hystériques ont 25 pour 100 de parents atteints défections nerveuses ou cérébrales.
2° Les sujets non hystériques n’en présentent que 2 1/8 jour 100.
3° Chez les sujets où l’hystérie a débuté d’emblée par une attaque convulsive, la prédisposition héréditaire existe dans une proportion de 28 pour 100.
h° Cette proportion est de 19 pour 100 quand la maladie a jdébuté lentement.
5° Elle est de 28 1/2 pour 100 chez les sujets où l’hystérie s’est, développée avant l’âge de la puberté.
6° Les sujets nés de parents hystériques sont douze fois plus & prédisposés que les autres à contracter cette maladie.
7° La moitié des mères hystériques engendre des hystériques.
8° Dans la majorité des cas, il n’y a dans une famille que l’une des filles qui soit hystérique. C’est exceptionnellement iqu’on en rencontre deux ou trois.
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(1) Landouzy, Traité de l’hystérie , p. 181,
(2) Briquet, Traité de l’hystérie, p. 79.
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V. Idiotie. — Il est possible, d’après M. Calmeil (1), qu< l’idiotisme se transmette par voie d’hérédité. Fodéré a cou staté que le crétinisme se propage du père au fils, et quel’idio fcci lie des enfants est d’autant plus prononcée que l’intelligence di père et de la mère présente un moindre développement.
L’idiotisme est fréquent dans les familles qui comptent parm leurs membres des épileptiques, des aliénés ou de nombreu exemples de paralysie.
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VI. Chorée. — 11 existe quelques observations de chorée hé réditaire ; mais leur nombre est très restreint, par rapport ; celui des observations que possède la science. L’hérédité, dan la chorée, est donc un fait exceptionnel (2).