‹ Des maladies héréditaires these présentée au concours pour l'agrégation (Section de médecine et de médecine légale) et soutenue à la Faculté de médecine de ParisChapitre 17 sur 34 · ISIS · texte numérisé non relu

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VIL — On trouve dajis les auteurs des cas dans lesquels i est dit que les convulsions, la catalepsie, le tétanos se seraien transmis d’une génération à l’autre (3). Ce sont là évidemmen des faits trop peu nombreux et ils prêtent par eux-mêmes troj de prise à la critique pour que nous en tenions un compte sérieux; c’est aux recherches des observateurs futurs qu’i appartiendra de fixer la science sur ce point.

VIII. ~ Quant à l’hypochondrie, les statistiques manquent ei grande partie sur ce point et nous ne pouvons mieux faire qu< de citer l’opinion des principaux auteurs. M. Dubois (d’Amiens)^) considère l’hypochondrie comme peu susceptible d» transmission héréditaire. M. Gintrac(p. 143) cite une observa lion de transmission héréditaire de cette perversion mentale, e conclut que l’hypochondrie peut aussi se développer sous fin fluence héréditaire.

cf

(1) Calmeil, Dict. en 30 vol., art. Idiot.

(2) Ginlrac, Mém. cité , p. 305.

(3) Prosper Lucas, t. 11, p. 735.

([[) Histoire philosophique de l’hypochondrie et de l’hystérie . p, 60.

L’insufiisance des matériaux nous oblige donc à suspendre

* 2 c® jiotre jugement, et à reconnaître que de même que nous avons ‘d’ièj ru certaines conceptions délirantes se transmettre de l’ascen- "ncei tant aux lignes descendantes avec des caractères homologues,

I. le meme ces variétés de conceptions spéciales qui constituent Hparifhypocbondrie pourraient obéir aux mêmes lois de transmismbreJi ion. Il serait d’ailleurs indispensable, pour arriver à traiter la

[uestion d’une manière satisfaisante, de songer à ces faits de [délire hypochondriaque que les médecins aliénistes ont signa* iréelij és dans ces derniers temps (1), comme préludes de la paraipportlysie générale, et qui, loin d’être des troubles fonctionnels ne Mallevant persister qu’à l’état de phénomènes morbides passagers , ne sont au contraire qu’un des premiers signes d’une êitfection organique jusqu’à ce jour incurable, quels

II, 11 IX.*— Les névralgies, si elles peuvent se transmettre par roie d’hérédité, ne se transmettent cependant pas d’une maliére assez positive pour avoir entraîné à ce sujet l’assentinent général : « On n’a en effet, dit Gintrac, constaté qu’un

jetit nombre de fois leur transmission dansles familles ( p . <3 1 ) . f. Frank ne mentionne même pas, à l’occasion delà névralgie aciale, la possibilité de cette transmission. Siebold qui a eu le ' j;oin de s’en enquérir n’a constaté que des résultats négatils. 1 Cependant Elsaesser a vu un père, son fils et deux filles atteints 1 de névralgies. Yalleix ne mentionne que fort peu de faits l’hérédité.

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On comprend, du reste, combien il serait difficile de se prononcer sur une pareille matière, quand on songe, combien la plupart du temps les névralgies simples sont sous linfluence des causes accidentelles; et combien dans certains cas il arrive de fois qu’elles sont symptomatiques, soit de lésions

(1) Communication de M. Baillarger à l’Académie des Sciences, 1860.

des centres nerveux, soit de dégénérescence des nerfs péri “L phériques.

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X. — Les névroses des appareils de la vie organique sont-elle: sujettes à se transmettre aussi par hérédité ? Il semble qu’à c< propos, les témoignages en faveur de la transmission hérédi taire soient plus abondants qu’au sujet de la transmission de névralgies externes. Ces névroses sont moins aptes à subir le influences des agents extérieurs, elles ont par substratum 1< système nerveux ganglionnaire lequel fait en quelque sorte par tf tie de la trame héréditaire des tissus vivants.

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1° Tout d’abord, nous trouvons une des plus importantes consistant dans une modalité morbide des nerfs pulmonaires, e décrite par les auteurs sous le nom d’asthme essentiel. Jusqu’; quel point cette névropathie peut-elle être envisagée comuu transmissible héréditairement?

XL Asthme. — L’asthme considéré comme affection nerveuse |n idiopathique, comme névrose des organes respiratoires, parai

obéir aux lois de la transmission héréditaire : M. Piorry(p. 101) d’après ses relevés, est disposé à le considérer comme tel Trente-deux cas ont été recueillis, dit-il, avec soin ; vingtdeux semblent avoir été transmis par les parents. Sur cet trente-deux observations il donne les détails de sept cas qui pa missent pleinement prouver cette manière de voir. Aliberl rapporte l’histoire remarquable d’une famille dans laquelle le^ frères furent atteints d’asthme vers l’âge de quarante ans. Nous trouvons encore dans la thèse de M. Lafont un fait con-

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fîrmatif (1) : sur six cas observés, dit-il, il n’en a trouvé qu’un seul héréditaire, et dans ce fait l’hérédité était dans la ligne

(1) Loc* cit.i p. 80.

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îasculine ; il s’agil d’un typographe dont le père, l’aïeul t le bisaïeul paternel furent atteints d’asthme: il a un frère t une sœur; le premier seul est asthmatique. Chez tous ces îalades, l’affection morbide s’est montrée à l’âge de quaante ans.

2° L’intervention si intime du système nerveux de la vie oranique dans la mise en action des fonctions circulatoires, ous amène pareillement à nous demander si les névropathies ont il peut devenir le siège ne seraient pas aussi transmissibles »ar héritage ?

Parmi les névroses cardiaques proprement dites, nous trouons les palpitations, les tendances à la syncope et l’angine le poitrine.

Les auteurs qui ont abordé ce sujet se sont tenus dans une âge réserve, croyons-nous ; car il est bien difficile de pouvoir e prononcer sur une transmission héréditaire, lorsque l’on { onstate l’existence de palpitations nerveuses chez une jeune ille, par exemple, et que l’on apprend que sa mère en a pré- ;enté d’analogues à une certaine époque de sa vie. Faut-il nir ici de l’hérédité? et ne peut-on pas s’empêcher de recon- P'lf" naître qu’il n’y a vraisemblablement qu’une transmission hérérofctjditaire d’un état névropathique particulier, qui, sous des invioJ iduences déterminantes variées, soit de tempérament, soit d’im- Sur cJjpressionnabilité spéciale, se localisera principalement vers tel qoipH ou tel département spécial du système nerveux. Et d’ailleurs AM ne sait-on pas maintenant que la plupart du temps certains lellefe 'troubles de l’innervation cardiaque ne sont souvent que les te t préludes d’une lésion organique à ses débuts, et comme il est it coB' prouvé qu’un certain nombre de fois les lésions cardiaques orî qu’m ganiques sont susceptibles de se transmettre par hérédité, a ligiii quoi donc d’étonnant qu’elles se révèlent dès leurs premiers moments d’apparition par des symptômes névropathiques va-

ries, revêtant tantôt l’appareil symptomatique des palpitations tantôt celui de l’angine de poitrine.

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3° La transmission héréditaire de certaines névroses bizarre occupant le tube digestif est encore une question soulevée pa les auteurs qui se sont préoccupés des modifications fonction nelles morbides du système nerveux de la vie organique. Dan le pharynx , l’œsophage , l’estomac et le tube intestinal l’innervation physiologique peut être primitivement troublée elle peut l’être encore sympathiquement, lorsque, par exemple la souffrance de quelque viscère éloigné vient à susciter s susceptibilité morbide.

M. Lucas signale des cas d’œsophagisme, de certaines foi mes de gastralgies et d’entéralgies (1), empruntés à MM. Gin trac et Gaussail, à Pujol, qui se seraient perpétuées parhéré dité. Ce sont évidemment là de ces faits qui rentrent dans JJ loi générale de la transmission des affections nerveuses héré ditaires, dont nous avons déjà cité maints exemples à propo de l’hérédité des espèces morbides ; il n’v a là, à proprement parler, qu’un héritage spécial d’un état névropathique, ave détermination spéciale vers tel ou tel viscère préalablemen prédisposé; et c’est à ce propos que les tempéraments, le sexes, les habitudes sociales doivent jouer un rôle prépondé rant.

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