‹ Des maladies héréditaires these présentée au concours pour l'agrégation (Section de médecine et de médecine légale) et soutenue à la Faculté de médecine de ParisChapitre 23 sur 34 · CHAPITRE HT · texte numérisé non relu

CHAPITRE HT

A . — Les maladies héréditaires en passant des ascendants aux descendants y s'y perpétuent-elles avec leurs caractères propres ? — Si elles subissent des transformations y quelles sont-elles ? — Disons tout d’abord que dans une question aussi complexe, il est bon de distinguer, dès le principe, les faits qui sont vraiment incontestables d’avec ceux qui sont seulement discutables, car s’il est sage de ne rien poser d’une manière absolue dans une étude aussi générale, il est bon néanmoins, d’une

fini

siée

! ien bér !

air j evo k eue

ut

des

tou

fec

I de

\ aul

■ la:

des

avi

de

■ re:

éti

lia

fii

ra

le

i )n’i mû

lelle,

lélef.

plii'l

l SDOl

alûf! I

!Ufcl

ir sel

l'aok

ml

exe,

irai-

soi

)lae

part, de tenir compte des faits acquis par l’expérience des

siècles, et, d’autre part, des inconnues nombreuses qui abondent encore dans l’étude étiologique des maladies diathésiques héréditaires.

Ainsi il est parfaitement acquis que si les maladies héréditaires étaient aptes à se métamorphoser à mesure qu’elles évoluent à travers les générations, elles auraient dû déjà subir des modifications successives, par une série de combinaisons enchevêtrées qui en auraient voilé complètement la physionomie propre et rendu les caractères méconnaissables aux yeux des observateurs de notre époque.

Que voyons-nous au contraire? Est ce que l’observation de tous les jours ne nous fait pas voir que leur transmission s’effectue avec une constance remarquable ? Est-ce que la scrofule de notre époque n’est pas en tout semblable à celle dont les auteurs anciens nous ont transmis la description? Est-ce que la symptomatologie de la goutte, du rhumatisme, de la plupart des névroses héréditaires ne présente pas dans les tableaux que nous en ont légués les auteurs une similitude complète avec les faits qui se produisent journellement sous les yeux de la génération contemporaine? Des détails plus positifs, des renseignements plus précis, une connaissance plus approfondie des rapports qui existent entre les effets et les causes, une étude plus rigoureuse du mécanisme intime de certaines modifications morbides peuvent avoir élargi le champ de nos connaissances sur un grand nombre de questions pathologiques ; mais le fait capital qui persiste au milieu de toutes ces modifications apparentes, c’est la perpétuité des caractères généraux des espèces morbides et le lien intime qui les relie à leur généalogie primordiale. .

« Les espèces nosologiques des maladies sont invariables, dit » M. Monneret (1), et ne peuvent dans aucun cas se convertir

(t) Monneret, Pathologie générale, 1. 1, p. 232.

» en d’autres, pas plus que les tissus normaux ne peuvent se » transformer en tissus anormaux. Si les maladies paraissent » changer de forme, de nature, de degré, il faut s’en prendre » à ce que d’autres lésions sont venues se surajouter à la ma- » ladie principale, la défigurer et mettre ainsi à une rude » épreuve la sagacité et l’habileté du médecin. Répétons avec » Bordeu que l’espèce est immuable comme les divers pois- » sons et comme les plantes et leurs semences. »

S’il est incontestable que certaines modifications organiques se transmettent de génération en génération avec des caractères constants, le fait est-il applicable à la généralité des cas, et n’est-ce pas outre-passer les bornes d’une sage observation que d’admettre qu’il en soit toujours ainsi?

Prenons pour exemple la syphilis et la scrofule. Jusqu’à quel point, la syphilis héréditaire peut -elle manifester son action par des effets morbides autres que les symptômes caractéristiques de la vérole ?

Sur ce point les auteurs ont émis une série d’assertions variées. Doublet lui attribuait chez les enfants l’endurcissement du tissu cellulaire; Astruc le rachitisme, le carreau; Bertin certaines espèces de dartres; Campbell les convulsions; Mahon, Bertin n’hésitent pas à attribuer les scrofules de l’enfant aux suites de la syphilis des parents; Hufeland croit positivement à l’influence de la syphilis pour produire la scrofule chez les enfants; Kev et Rosen ont observé que des mêmes parents atteints de syphilis , il naît tantôt des enfants syphilitiques, tantôt des enfants scrofuleux ; M. Baumès dit que la syphilis héréditaire tend à imprimer à l’économie une tournure lymphatique propre au développement de la scrofule (1).

Enfin M. Ricord donne à cette manière de voir l’appui de

(1) Citations empruntées à l’ouvrage de Diday, Syphilis des nouveau-nés , 1854, p. 195.

son

' *!P | le lis] aé les ace 1 ne

SCI’

ace

• ace

pi

le!

'la

un

pai

!la:

: vie IfiVl

Page 1