‹ Des maladies héréditaires these présentée au concours pour l'agrégation (Section de médecine et de médecine légale) et soutenue à la Faculté de médecine de ParisChapitre 7 sur 34 · ARTICLE II · texte numérisé non relu

ARTICLE II

Tubercules.

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Nous faudra-t-il insister longuement pour démontrer com bien grands sont les rapports qui existent, au point de vue d F hérédité, entre la scrofule et les tubercules, et pour justifie ainsi la place que nous donnons à ce chapitre? Nous ne 1

croyons pas.

Sydenham appelait scrofule des poumons la phthisie tuberculeuse pulmonaire; et il avait raison. A l’appui de cette manière de voir, Lugol établit, par de nombreux exemples les trois propositions suivantes, dont nous lui laissons toute h responsabilité, surtout quant à la dernière.

1° La scrofule a le plus souvent une origine tuberculeuse

2° Ces deux maladies coïncident ordinairement dans h même famille.

3° Tous les scrofuleux sont tuberculeux pulmonaires. L< même auteur ajoute, et ces faits sont dignes de toute notr< attention, 1° que l’existence de la phthisie tuberculeuse pulmo naire a été constatée sur plus de la moitié des parents ascen dants de 8/i scrofuleux couchés dans ses salles.

2° Que la mort naturelle des scrofuleux a lieu par la poi trine.

Si quelques auteurs distinguent très nettement la diathès scrofuleuse de la diathèse tuberculeuse, la plupart les réunis sent, comme Lugol et MM. Rilliet et Barthez, sous la dénom: nation collective de diathèse scrofulo-tuberculeuse.

C’est qu’en effet, comme il a été dit plus haut, des tubercu leux engendrent des scrofuleux et réciproquement. Et le plu souvent les strumeux succombent au développement d’un

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(1) Leçons sur la scrofule. Paris, 1861.

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affection tuberculeuse proprement dite, celle-ci ayant pour siège habituel le poumon.

Quoi qu’il en soit de ces considérations, comme dans le chapitre précédent c’est la scrofule que nous avons eue plus spécialement en vue, nous croyons utile de passer rapidement en revue ce qui a trait à la maladie tuberculeuse héréditaire.

Et d’abord, quelle est sa fréquence, relativement à celle qui est acquise? C’est là, est-il besoin de le dire, un point très difficile à élucider. Aussi, sans revenir sur les résultats indiqués plus haut et que nous avons empruntés à l’ouvrage de Lebert, que trouvons-nous dans les auteurs à ce sujet ?

Voyons d’abord ce que dit M. Louis dans son ouvrage sur la phthisie.

« Je n’ai rien observé de décisif, dit-il, relativement à l’hérédité de la phthisie, et pourtant la dixième partie de mes malades étaient nés de parents, père et mère, qui, suivant mute apparence, avaient succombé à la phthisie. »

M. Briquet, dont M. Louis critique la méthode, est un par- ;isan déclaré de l’hérédité. Il l’a constatée dans le ff des cas.

M. Piorry ne l’a observée qu’une fois sur quatre.

Ruvsch et Portai croyaient pouvoir affirmer l’hérédité, le premier dans les f des cas, le second dans les §.

M. Ancell, à l’hôpital de la Consomption de Londres, l’a "econnue 2 h 1/2 fois sur 100.

Le docteur Balmay, sur 1 h\ sujets atteints de glandes scrouleuses, trouve comme antécédents héréditaires :

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Ligne paternelle.

Ligne maternelle,

Pères morts de phthisie. .

9 fois.

11 fois.

Oncles ou tantes .

Grands parents .

Aïeuls .

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Dans 30 cas, on ne trouvait pas de phthisie chez les ascen-

111 iants.

A la suite de ces faits, nous croyons devoir ajouter les ré-

sultats statistiques suivants qui ont trait pareillement à phthisie chez les habitants de Londres :

Relevé de 162 cas observés à V hôpital des phthisiques de

Londres (1).

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