SERVICES GÉNÉRAUX
Chef de cuisine et quatre aides. 5
Boulanger et son aide 2 ,
Sommelier et son aide 2
Vacher, garçon d'écurie et fille de basse-cour. . 3
Charretier. 1
Jardiniers 7. Jardinières 4 11
Hommes de peine 5
Fille de service 1
Garçon de pharmacie. 1
Garçon rie bureau. 1
Frolteur 1
Infirmiers de salle A
Portiers et aides S. Portière 1 4
Garçon de parloir 1
Perruquiers 2
Total. U
HISTOIRE ET STATISTIQUE
Report 44
Tailleur 1
Ouvrières à la lingerie 12
Surnuméraires pour la 14ngerie 4 j
Surveillants , surveillantes 4 '
Employés à l'administration 23
Service médical 9
Total. 97
Le nombre total des personnes qui, à quelque titre que ce soit, concourent au service des aliénés de la maison de Charenton, est de 170 , c'est-àdire 287 malades pour un serviteur ou employé.
TiTUE XI. Il y a dans l'établissement un oratoire consacré au culte catholique, un aumônier est attaché à ce service (art. 161 du règlement). Les ministres des autres cultes sont admis dans l'établissement lorsqu'ils sont réclamés par les parents ou par les malades.
Les aliénés , les convalescents de l'un et de l'autre sexe sont admis aux exercices religieux, mais après la désignation du médecin.
L'aumônier réside dans la maison , il peut communiquer avec les malades qui le désirent , soit en se rendant auprès d'eux , soit en les recevant chez lui. Mais avant de voir un malade pour la première fois il doit prendre des renseignements auprès des médecins aQn de se tenir en garde contre ce qui pourrait entretenir ou exaspérer le délire des aliénés.
Les aliénés qui décédaient dans l'établissement , étaient inhumés par l'aumônier ; mais , d'après les dispositions prises par l'autorité ecclésiastique , d'accord avec l'administration, les morts sont enterrés, depuis 1819, par le curé de Saint -Maurice -Charenton , et dans le cimetière de la paroisse, à moins que les parents obtenant l'autorisation de l'autorité compétente, ne fassent transporter les morts , pour les ensevelir dans une autre sépulture.
Les dépenses du service religieux sont payées sur des états certifiés par l'aumônier et ordonnancés par le directeur.
Telle fut l'organisation donnée à la maison de Charenton par le règlement de 1814. Cette organisation est telle que tous les services sont bien précisés et sagement pourvus; qu'une action et une surveillance continues et régulières sont la garantie la plus rassurante et la plus complète que puissent désirer les familles des aliénés confiés à cet établissement. Cette organisation nouvelle, la sage administration de M. Dumaupas, le mérite et le savoir de M. Royer-Collard, concoururent à accroître la réputation, la population et la prospérité de l'établissement. Cette réputation attira des aliénés de tous les points de la France ; la population augmenta d'un tiers.
En septembre 1803 on comptait à Charenton 311 individus.
En 1810, la population de l'établissement n'était que de 326.
Depuis 1818, elle s'est élevée à 450, 470, i510. La moyenne depuis celte époque est de 480 à 490.
DE CHARENTON
La prospérité de la maison a été telle que les recettes depuis la même époque ont augmenté d'un quart jusqu'à l'année 1831 inclusivement.
Elles ont été en
1815 844,819 fr. 40 c.
1820 434,116 fr. 815 c.
1825 458,622 fr. 36 c.
1830. 449,778 fr. 02 c.
1831 449,650 fr. 87 c.
Ces recettes sont les produits des biens qui ont été rendus à l'établissement, des rentes qui lui ont été constituées, des pensions payées par les familles ou par les divers ministères , des fonds alloués au budget pour les pensions gratuites.
Quelle qu'ait été la prospérité de la maison royale de Charenton , quelque économie que M. Dumaupas ait apportée dans l'administration de cet établissement, ce sage administrateur fut sans cesse obligé à des dépenses considérables pour l'entretien des bâtiments, pour des améliorations urgentes, nécessitées par la salubrité et par l'accroissement successif de la population. M. Dumaupas dut perdre l'espeir de faire disparaître un jour de vieilles et mauvaises habitations, et de les remplacer par des constructions convenablement distribuées , plus saines et plus appropriées aux vrais besoins des aliénés, mieux étudiés et mieux connus. En construisant le nouveau quartier des dames, il a fait tout ce qu'il était possible.
J'aurais voulu donner une statistique complète du mouvement de la maison de Charenton, depuis 1815 jusqu'à 1825; elle eût exprimé les heureux effets d'une organisation si bien entendue. Avec beaucoup de travail et de temps, j'aurais pu obtenir des résultats assez positifs pour être concluants ; mais les éléments de ce travail ne m'appartiennent pas , ils sont étrangers au temps de mon service; je m'en tiendrai à la publication des admissions pendant dix années, de 1815 à 1825, et à celle du tableau des guérisons et des décès, publié pour trois ans dans le Moniteur du 17 février 1823, par mon prédécesseur W. Royer-CoUard.
HISTOIRE ET STATISTIQUE
TABLEAU
Des entréet qui ont eu liou à Charenton, de 1815 à 1825, relativement à Vûgo et au sexe des
malades.
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