‹ Des maladies mentales [electronic resource]Chapitre 31 sur 49 · RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

La maison de Charenton est dans une belle situatio sur les bords de la Marne, à l'aspect du midi, entour d'une végétation riche et variée. Elle est consacrée traitement des aliénés des deux sexes ; les bâtiraens la composent sont nombreux et les jardins vastes.

La section des hommes se compose de quatre ce

' De la paralysie considérée cita les aitétiés y Paris i8a6 , in-8.

DE CH.IREWTOIT. yOI

loat dfux sont plantées; de trois infirmeries, d'une ille pour les malades qui ont du penchant au suicide; l'un dorfoir, d'une galerie et de six corridors sur leslueis s'ouvrent les portes des chambres; d'une salle de lains; de six chauffoirs ou salles de réunion.

La section des dames a un jardin particulier, quatre lours plantées, deux infirmeries, une salle pour les fem- Des portées au suicide, deux salles de bains , sept dorbirs, six galeries et corridors sur lesquels s'ouvrent les «cries des chambres, cinq chauffoirs.

L'établissement, placé sous la direction immédiate lu ministre de l'intérieur, surveillé par une commision spéciale, est administré par un directeur assisté l'un économe, d'un caissier, d'un agent comptable , l'un secrétaire général et d'employés de bureau. Le aédecin est secondé par deux médecins et par deux ilèves en médecine. Le chirurgien en chef a un adjoint t un élève en chirurgie. Un pharmacien prépare et distribue les médicamens. Un aumônier fait les foncions du culte catholique, dans une chapelle intérieure.

Les infirmiers sont nombreux et surveillés par un aifirmier en chef. Les infirmières sont dirigées par une lurveillante et deux sous-surveillantes.

Les pensionnaires de première classe, tous les jours ■t les pensionnaires de deuxième classe, deux fois la semaines , dînent avec les employés , à la table commune , présidée par le directeur. Le médecin modifie le régime 'les pensionnaires de troisième classe^ et l'améliore lorsqu'il le juge utile.

Tous les pensionnaires suivant, que l'état de leur rai-

rjoi HISTOIRK ET STATISTIQUE | f

son le permet, se réunissent dans un salon où ils s livrent à divers jeux de société, à la musique, à la dansi mais entre eux et les employés de la maison. Ils ontu billai'd à leur usage ainsi qu'un très vaste jardin pou se promener. Les convalescens font des courses hors dei maison ; les individus, dont la raison est encore troublée obtiennent la même permission , mais alors ils sont a( compagnes par un domestique. Les femmes nesorlent jî mais seules. Plusieurs malades rendent quelques service dans l'intérieur de l'établissement. Un très petit nombr! cultive la terre. Dans l'année , 1 83 j , plus de trente d ■ i nos malades ont été exercés au maniement des armei;| J'espère que par la suite , ce mode de distraction mieux organisé, s'étendra à un plus grand nombre d'alie , nés. Les femmes, outre la promenade dans leurs jardin» particuliers, outre la distraction qu'elles trouvent dan; leurs cours plantées d'arbres et le grand salon de réunion sont toutes excitées à faire quelques ouvrages à l'aiguillei un grand nombre se livre à ce genre d'occupation.

Ainsi organisée, la maison de Charenton offre de conditions très favoi^ablcspour le traitement des aliénés: elle office des garanties les plus désirables aux familles: pour les soins qu'elles ont droit d'exiger à l'égard de: ' malades qu'elles envoient dans l'établissement.

Les avantages de la situation , la régularité et 1^ ' douceur de l'administration, le zèle des médecins, l'a- bondance des services domestiques , la tenue généraleJj le succès du traitement administré aux malades, l'im-f mense réputation de la maison de Charenton, font mieux ressortir les vices de quelques habitations et l'ur-

DE CHA.RENTON. 7OJ

j gence de nouvelles constructions, pai ticulièreraeutpoui" 1 les hommes.

EXPLTCxVTlON DE LA. PLANCHE XXVIL

Plan de la maison de Cliarenlon,

.1, Porte d'entrée. j a. Loge du portier.

3, 3. Cour d'enlrée.

3'. Passage de la cour d'enlrée à la cour 10. 4'. Parloir surmonté de magasins.

4. Bâtiment élevé de quatre étages. Au rez-de-chaussée, magasins: au pre--' mier, une grande salle , occupée par des femmes aliénées tranquilles ; au second , les appartemens du directeur et le salon pour les convalescens de l'un et de l'autre sexe : au troisième, les bureaux de l'économe et quelques logemeus pour les employés ; sur le toit, l'horloge de la maison.

5. Bâtiment élevé de quatre étages. Au rez-de-chaussée, des magasins: au premier étage, les cuisines : au second , les bureaux du directeur et ceux du trésorier, une chambre pour le médecin en chef: au troisième , le logement de l'économe qui se trouve au niveau du jardin : au quatrième étage , des logemens pour les employés.

6. Galerie qui règne sous les croisées du troisième étage et conduit de l'appartement du directeur dans la salle à manger.

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