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DB LA. DEJIEirCE.
primées , atrophiées , presque détruites , et l'espace vide est rempli par de la sérosité.
La substance corticale est très rouge ou très colorée, elle est quelquefois jaunâtre, très dense à sa face crânienne et ramollie dans le reste de son épaisseur; elle adhère fréquemment à la pie-mère, et se déchire lorsqu'on veut en séparer cette membrane. Cela ne manque presque jamais, lorsqu'il y a eu complication de la paralysie avec la démence.
La substance blanche perd sa couleur, elle est d'un blanc plus mat, elle est plus dense, plus consistante, on retrouve dans son intérieur des traces d'anciennes affections, tantôt dans un seul hémisphère, tantôt dans ]es deux : ce sont des cicatrices , autour desquelles la substance blanche est durcie, ce sont des kystes contenant les débris fibreux jaunâtres, restes d'un épanchement sanguin ou arrondis et remplis de sérosité; j'ai vu deux fois le cerveau qui offrait l'aspect et presque la couleur et la densité du fromage de gruyère, chez des femmes mortes paralytiques et en démence. On trouve aussi des portions du cerveau ramollies et d'autres endurcies ; enfin les traces d'anciennes hémorrhagies.
Les adhérences de la membrane qui revêt les ventricules latéraux sont constantes; elles sont rares dans les autres ventricules, elles obhtèrent l'appendice connu sous le nom de cai^ité digitale. Presque toujours cet appendice est séparé du reste du ventricule par des adhérences qui laissent tantôt une issue, tantôt deux, pour cora'muniquer du ventricule à cette extrémité postérieure. Souvent cette membrane adhère avec la portion qui
recouvre le corps strié. Ces adhérences plus ou moins étendues font perdre aux ventricules de leur caractère. Elles s'observent au reste dans un grand nombre de sup jets qui ne sont point aliénés; elles confirment l'identité de cette membrane avec la séreuse des autres cavités splanchuiques. N'expliquent-elles pas les céphalalgies chroniques, comme les adhérences de la plèvre expliquent des douleurs thoraciques, prises pour des douleurs rhumatismales.
Les plexus choroïdes tantôt injectés, tantôt décolorés, offrent presque toujours des kystes séreux de nombre et de volume très variables. Une fois ces kystes contenaient une substance sébacée, et une autre fois une substance osseuse. Deux fois j'ai rencontré dans chaque ventricule une hydatide grosse comme un petit œuf de poule.
La glande pinéale, chez les insensés comme chez les autres aliénés et les individus atteints de toute autre maladie, offre presque toujours quelques points d'ossification (Scarpa). Une fois, je l'ai trouvée aussi petite que la tête d'une épingle, une autre fois elle m'a paru manquer entièrement.
L'ouverture des cadavres des individus morts dans la démence ofTre assez souvent des tubercules des poumons. L'hypertrophie des ventricules du cœur; les ossifications de faorle ne sont pas rares. Les lésions du cœur ont fixé l'attention de quelques auteurs allemands qui ont écrit tout récemment sur les maladies mentales. Ces altérations doivent être observées avec soin et être étudiées dans leur rapport avec la folie en général, et plus particulièrement avec la démence.