OBSERVATION 183 DU TRAITÉ DE M. PARCHAPPE
Homme, quarante-neuf ans, marié, maréchal.
Perte de la vue, il. y a quatre mois. Chagrin profond. Soupirs, larmes quand il est seul. Ce malade répète souvent les mêmes paroles. Pas d'autre trouble dans sa raison. Six jours avant son entrée à l'asile, délire, paroles sans suite. Il croit qu'on veut l'assassiner, il cherche à se sauver et s'emporte contre ceux qui le retiennent.
A l'entrée, le malade parle seul, il se croit empoisonné et demande du lait pour lui servir de contrepoison. Agitation, cris : le malade brise et déchire tout ce qu'il trouve sous sa main. La parole est embarrassée.
Le déhre avec agitation continue. Les nuits sont sans sommeil. Le jour, il y a moins d'agitation. La parole s'embarrasse de plus en plus.
La progression est difficile, le malade chancelle, ses jambes fléchissent sous lui. Diarrhée.
Trois jours avant la mort, le bras droit est sans mouvement et sans sentiment. Évacuations involontaires. Délire à voix basse. Le malade ne peut montrer
sa langue. La respiration s'embarrasse. Coma. Mort.
Autopsie. — Lésions ordinaires de la paralysie générale. De plus, les nerfs optiques des deux côtés et leur commissure ont un volume d'un tiers moins considérable que dans l'état normal, une couleur plus jaune, une consistance plus grande. Les tubercules quadrijumeaux paraissent plus petits, surtout les postérieurs. Les vaisseaux et les membranes, dans les parties correspondantes, ont une grande ténacité,