DE LA GROSSESSE
dans les facultés intellectuelles , des toux rebelles sans expectoration, des difficultés de respirer, des palpitations accompagnées de petitesse et de serrement dans le pouls , un défaut d’appétit , un dégoût absolu pour toutes sortes d’alimens ou une faim extraordinaire, des vomisseinens souvent opiniâtres , des borborygmes , et d’autres symptômes dcpendans d’une excitation sympathique des systèmes cérébral et nerveux.
D’autres fois, ce sont des douleurs de tête plus particulièrement fixées au front, des étourdissemens , des éblouissemens. La malade ne peut se baisser sans que tout semble tourner autour d’elle ; il survient des pesanteurs à la tête , des saignemens de nez, des crachemens , des vomissemens de sang , un état de constipation ou de diarrhée, un gonflement dans les seins, et d’autres accidens annonçant une irritation sympathique, un état pléthorique des organes qui en sont le siège.
Ces accidens cessent ordinairement vers le troisième mois de la grossesse ; quelquefois ils persistent jusqu’au quatrième mois. Il s’eu développe alors de nouveaux , tels que les difficultés de respirer , les crampes , les syncopes, la rétention ou l’incontinence d’urine , l’œdème des pieds , des membres inférieurs et des organes génitaux.
Ces derniers ne sont plus sympathiques ; ils tiennent au développement de l’utérus , à la pression qu’il exerce médiatement ou d’une manière
DES ACCIDENS
immédiate sur les troncs des nerfs , des vaisseaux sanguins et lymphatiques, sur les poumons, l’estomac, le conduit intestinal, la vessie, et sur les autres viscères.
Les accidens des premiers mois, tant locaux que syiTÎpathiques , cèdent, en général, avec le temps. 11 en est cependant qui résistent aux meilleurs traitemens : ceux qui ne se manifestent que dans les derniers mois ne cessent guère qu’après raccoucliement.
Les variations dans la menstruation , dans les flueurs blanches, et les autres accidens locaux qui se manifestent vers l’organe utérin dans les premiers mois de la grossesse, n’exigent, pour l’ordinaire , aucun traitement spécial.
Il n’en est pas de même des accidens sympathiques et secondaires.
On remédie aux symptômes nerveux par les caïmans et les antispasmodiques doux.
Les douleurs de tête de ce genre cèdent pour l’ordinaire au repos. On voit des personnes qui n’en guérissent qu’en restant couchées. Chez d’autres, la promenade , lorsqu’elles peuvent la prendre , l’air de la campagne, la distraction, les font cesser*
On retire de bons effets de l’application des corps froids sur la tête ; mais elle produit parfois des rhumes, des enchifrènemens qui ne permettent pas d’en continuer l’usage ; tantôt les portions calmantes opiacées soulagent les douleurs, tantôt elles les augmentent. Les bains de pieds synapisés