‹ Des maladies propres aux femmesChapitre 53 sur 58 · C)2 EXPÉRIENCES GALVANIQUES · texte numérisé non relu

C)2 EXPÉRIENCES GALVANIQUES

M. Flourcns , que les diverses parties du cerveau ont des fonctions différentes , sous le rapport de leur action sur les organes musculaires , et que ce viscère en a de distinctes d’avec le cervelet.

On a cru à la même époque pouvoir tirer de mes expériences des conséquences diverses relativement à la théorie de Gall : mais elles ne lui sont ni favorables, ni contraires, puisqu’elles n’ont aucun rapport avec notre intellect. Quelque ingénieuse au surplus que soit cette théorie , il me paraît loin d’y être démontré , que les diverses parties du cerveau soient le siège des facultés intellectuelles que Gall leur a assignées. D’un autre côté , ce serait à tort qu’on croirait anéantir le système de ce savant , au moyen de quelques observations pathologiques isolées , comme on a voulu le faire récemment (i). Ce n’est que le temps et une étude approfondie des fonctions du cerveau , qui nous apprendront ce que ce système offre de réel.

D’après diverses expériences sur le système nerveux , on a cru pouvoir hasarder , que le cerveau et le cervelet engendrent la pensée par eux-mêmes , par le fait seul de leur organisation , sans un principe existant en nous antérieurement à leur formation. Mais c’est une opinion insoutenable. De quelque manière qu’on envisage les corps matpriels , on s’aperçoit qu’ils éprouvent des changemens dans leur configuration , leurs parties constituantes , dans la nature intime de ces parties , et qu’il peuvent produire les phénomènes physiques et chimiques les plus variés, mais on ne peut jamais y trouver ce principe dont la nature est inconnue, et qui fait que nous avons des facultés Intellectuelles.

Ce principe date de la création , et il se transmet de génération en génération. S’il venait à s’éteindre , la nature entière ne pourrait le revivifier. C’est ce principe qui fait que nous

(i) Voy. Dict. deméd. cl de chirurgie praluiucs , t. II , ]>• 3i3. Paris , 1 S'jq.

EXPÉIUEISCES GALVAMIQEES. 7G5

jtcrcevons des sensations, que nous comparons , que nous jugeons. Le cerveau et le cervelet en sont indubitablement le siège ; mais ils n’en sont que les instrumens , de la même manière que l’œil est l’organe de la vue , et la langue celui de la parole. Avouons au surplus qu’il est des phénomènes qui surpassent notre intelligence ; mais gardons-nous de recevoir pour vraies des assertions évidemment erronées.

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