‹ Des maladies propres aux femmesChapitre 7 sur 58 · T)ES CONVULSIONS · texte numérisé non relu

T)ES CONVULSIONS

mine l’avortement ou l’accouchement , on favorise la dilatation du col de Tutériis , en introduisant un ou plusieurs doigts dans son orifice , et en faisant avec la main des frictions sur l’abdomen. Ces moyens suffisent pour l’ordinaire, et l’accouchement se termine naturellement.

Si l’enfant se présente dans une mauvaise position , il faut en faire la conversion, et le ramener par les pieds. Lorsque le tronc est sorti , pour peu qu’on éprouve de difficultés pour retirer la tête, il faut en faire l’extraction avec le forceps.

S’il se manifestait pendant le travail de l’accouchement une violente hémorrhagie , en même temps que des convulsions, il ne faudrait pas hésiter à terminer le plus promptement possible l’accouchement. On ferait l’extraction de la tête avec le forceps , si elle était déjà engagée dans l’excavation ; si elle n’était pas engagée , on dilaterait le col de l’utérus, on irait à la recherche de l’enfant, et on le ramènerait par les pieds.

11 arrive quelquefois que la femme succombe avant que l’accouchement soit achevé, ou avant même que la dilatation du col de l’utérus ait eu lieu. Il faut alors se hâter de terminer l’accouchement , soit par la voie naturelle , s’il y a possibilité , soit par l’opération césarienne.

Lorsque les convulsions arrivent à la suite de l’accouchement , on se hâte d’introduire la main dans l’utérus pour détacher le placenta et en

DE l’utérus.

faire l’extraction. Celles qui surviennent après la délivrance, n’exigent que l’usage des caïmans et ne tardent pas à céder.

Si les convulsions de l’utèrus étaient compliquées d’accidens nerveux , soit généraux , soit locaux , on les combattrait chacun en particulier (i).

Les convulsions ne peuvent guère se renouveler lorsqu’il s’est écoulé uu certain temps depuis la délivrance ; seulement la malade a plus de disposition à s’y trouver exposée dans une nouvelle grossesse. Cependant s’il se manifestait quelques accidens , ils appartiendraient au spasme de riUérus , et exigeraient l’emploi des moyens indiqués contre cette maladie (2).

( I j Voy. Vu Spasme de l’utérus.

(2) Ibid.

Page 1