Des manifestations de la vie et de l'intelligence à l'aide de l'organisation;
Je touche aux plus hautes questions : elles se sont offertes à moi dans la contemplation habituelle de l'homme à l'état de santé et à l'état de maladie. J'ai dû leur donner toute l'attention dont je suis capable, et n'avancer aucune proposition fondamentale qui ne me parût démontrée.
Ce devoir m'a été sacré; mais en le remplissant, je n'ai pas abdiqué un seul instant mon indépendance et la liberté de ma pensée.
Aucune considération, aucun motif d'intérêt personnel n'a pu me porter à déguiser ce qui me paraît vrai.
J'obéis à la logique des faits. Pour ne point en interrompre le cours, j'ai supprimé les détails trop minutieux et l'appareil de l'érudition.
Je n'invoque dans cet écrit que le sens commun et l'expérience générale.
On me pardonnera des répétitions que j'ai crues nécessaires.
S'il se rencontre quelque inexactitude, et je n'en suis point à l'abri , elle ne peut être de grande conséquence, car le fond des doctrines repose sur des données incontestables.
Quoique je ne sois l'écho d'aucun philosophe, je ne vise point à l'originalité. Je sais que tout a été dit ou supposé. La nature fera toujours la même réponse à ceux qui la consulteront avec le même soin et les mêmes dispositions d'esprit.
Ma prétention est de démontrer ce qui peut avoir été émis dans l'antiquité à Tétat d'hypothèse et ce que l'on n'a point encore enseigné chez les modernes dune manière méthodique et rigoureuse.
En un mot, j'ai voulu donner aux doctrines dont ce livre est l'objet une existence scientifique. Leur utilité est d'éclairer la connaissance de l'homme.
Si elles renversent des préjugés accrédités dans le monde, elles contribueront aux progrès des sciences dont ces préjugés entravent perpétuellement la marche. C'est l'espérance qui m'a soutenu dans celte tentative laborieuse.