VOICI
1870, fièvre paludéenne ; 1871, du 16 au 20 mars, otile; du 5 novembre au 14 décembre, ulcères (sirop de Boutigny); 1874, du 41 au 45 avril, fièvre paludéenne; 1875, de novembre à décembre, cachexie paludéenne (toniques, sulfate de quinine); 1879, en mai phlébite de la veine crurale et fièvre paludéenne; en juillet, conjonctivite ; en décembre, anémie ; 1881, en février, ulcère et anémie; en novembre, constipation; 1882, en février, conjonctivite purulente ; en juillet, diarrhée; en septembre de la même année, le total des entrées à l'hôpital s'élève donc à 12, dont 3 {pour la fièvre paludéenne, 1 pour cachexie paludéenne, 2 pour anémie et leurs complicatons (ulcère, phlébite); À pour constipation, À pour diarrhée; 2 pour conjonctivites; À pour otite; enfin À pour ulcère de nature douteuse.
En somme, le sujet est un vieillard, d’une grande misère physiologique surtout paludéen jusqu’à la cachexie et nullement saturnin.
Ces dans ces conditions qu'il entre à l’hôpital en septembre 1882.
Il accuse encore de temps en temps des accès paludéens légers, surtout des coliques atroces, une constipation opiniètre, conséquemment de l’insomnie, de l’innapétence.
La rate est volumineuse.
Pas de liseré de Burton; tous le purgalifs (sels, eau de vie allemande, soufre, séné), les lavements, sont employés successivement sans succès contre les coliques et la constipation.
On a recours alors au sulfate de quinine, à la dose de 1 gramme : dans la nuit qui suit l'administration de ce médicament, véritable débâcle intestinale, disparition des coliques.
Quelques jours après, même scène, même traitement, même résultat.
Le malade est soumis encore pendant quelques jours à l'influence du
sulfate de quinine et peu après sort guéri.
Ces cas sont des plus nets et peuvent se résumer ainsi :
1° Absence de saturnisme prouvée par l'absence de tout