‹ Des manuscrits de Buffon: avec des facsimile de Buffon et de ses collaborateurs (volume 2)Chapitre 40 sur 60 · E.*IBI · texte numérisé non relu

E.*IBI

Lo ciilh» des animaux nio si^nible* Tune des preuves les plus f nippantes de Télal de faiblesse où se trouvait Tespèce humaine «lans les premiers temps* du monde. Les espères ' animales.

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encore étendus et embellis par les soins de l'homme, tandis que ces habitants de« marais sont restés dans l'état imparfait de leur nature l^rute.

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IIISTOIRK DES OISRVLX 151

t4 y produffe du mouvement, les oiseaux de marais sont ceux qui ont eu le moins de part à ses dons ; leurs sens sont obtus, leur instinct est réduit aux sensations les plus grossières, et leur naturel se borne à chercher à Tentour des marécages leur pâture sur la vase ou dans la terre fangeuse ; comme si ces espèces, attachées au premier limon, n'avaient pu prendre part au progrès plus heureux et plus grand qu'ont fait successivement toutes les autres productions de la nature, dont les développements se sont étendus et embellis par les soins de rhomme ; tandis que ces habitants des marais sont restés dans l'état imparfait de leur nature brute.

En effet, aucun d'eux n'a les grâces ni la gaieté de nos oiseaux des champs ; ils ne savent point, comme ceux-ci, s'amuser, se réjouir ensemble, ni prendre de doux ébats entre eux sur la terre ou dans Tair ; leur vol n'est qu'une fuite, une traite rapide d'un froid marécage à un autre.

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