‹ Des manuscrits de Buffon: avec des facsimile de Buffon et de ses collaborateurs (volume 2)Chapitre 42 sur 60 · CORRECTIONS PE BUFFON · texte numérisé non relu

CORRECTIONS PE BUFFON

'' de plaisirs, et celte union de volontés qui fait le lien de. .

* rattachement.

• générale : cette sup(?riorité d'instinct social dans les oiseaux

vioni <lo ce qu'ils ont pins de moyens

ir»i HANUSCKITS DE lUFFON

plus de moyens et de facilités de se rapprocher, de se rejoindre, de demeurer, de voyager ensemble^, paraissent connaitre le plus de ces grandes lois de société qui^ supposent dans Tespèceun plan dirigé et des vues réunies*, et produisent, entre les individus, la connaissance, Taffection^ et les douces habitudes.

En effet, si nous considérons '<* le peu de sociétés établies ♦niti-e les quadrupèdes, ou réunis à l'écart dans Tétat sauvage, ou rassemblés avec indifférence sous la verge de l'homme et attroupés en esclaves, nous ne pourrons les comparer aux i^Tandes sociétés des oiseaux, formées par goût, continuées par amour", établies sous les auspices de la haute'* liberté.

(bexom.)

Le plus vite des navires qui cinglent sur les mers* a donné son nom au plus rapide des oiseaux qui planent sur leurs flots*. La frégate est' de tous ces navigateurs ailés celui dont le vol est le plus fier, le plus puis.sant et le plus étendu : balancée sur des ailes d'une prodigieuse longueur, sans presque leur donner de mouvement sensible, elle* semble nager paisible-

(C0RHECTI0N.> DE BLFFOJI.j

" ensemble, ce qui les met à portée de connaître mieux les

grandes

"^ qui, dans toute espèce, supposent un plan

'^ concertées.

^ raffeclion, la confiance et les douces habitudes de l'union,

de la paix et de tous les biens qu'elles procurent.

*o En effet, si nous considérons les soci 'lés libres ou forcées de«! animaux quadrupèdes, loit qu'ils se réunissent furtivement et à l'écart dans l'état sauvage, soit qu'ils se trouvent rassemblés avec indifférence ou à regret sous la verge de l'homme, el attroupés en domestiques ou en esclaves.

** affection

'■^ . . . . pleine

HISTOIRE DES OISEAIX Ijj

qu'ils ont plus de moyens et de facilités de se rapprocher, de se rejoindre, de demeurer et voyager ensemble, ce qui les met à portée de s'entendre et de se communiquer assez d'intelligence pour connaître les premières lois de la société, qui, dans toute espèce d'êtres, ne peut s'établir que sur un plan dirigé par des vues concertées. C'est cette intelligence qui produit entre les indivi<lus raffection, la confiance et les douces habitudes de l'union, de la paix et de tous les biens qu'elle procure. En effet, si nous considérons les sociétés libres ou forcées des animaux quadrupèdes, soit qu'ils se réunissent furtivement et à l'écart dans l'état sauvage, soit qu'ils se trouvent rassemblés avec indifférence ou regret soils l'empire de l'homme, et attroupés en domestiques ou en esclaves, nous ne pourrons les comparer aux grandes sociétés des oiseaux, formées par pur instinct, entretenues par goût, par affection sous les auspices de la pleine liberté.

(buffon.)

Le meilleur voilier, le plus vite de nos vaisseaux, la frégate, a donné son norii à l'oiseau qui vole le plus rapidement elle plus constamment sur les mers; la frép^ale est, en effet, de tous ces navigateurs ailés, celui dont le vol est le plus fier, le plus puissant et le plus étendu : balancé sur des ailes d'une prodigieuse longueur, se soutenant sans mouvement sensible, cet oiseau semble nager paisiblement dans l'air tranquille pour attendre l'instant de fondre sur sa proie avec la rapidité d'un

(corrections de UIFFO.V.)

* Le meilleur voilier de nos vaisseaux, la frégate, a donné son

nom

* sur les mers.

'* L'oiseau frégate est en effet de tous ces navigateurs ailés

* se soutenant sans mouvement sensible, la frégate semble...

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