PROPOSITIONS BXTRAITBS DBS ÉPOQUES DE LA NATURE
VU
Page 568. c Le <iéluge de rArménie et dei*Égypte^ dont la tradition s'est conservée chez les Égyptiens et les Hébreux, quoique plus aucîerï ^'environ cinq siècles que celui d'Ogygès, est encore bien récent en comparaison des événements dont nous venons de parler (la séparation des confinents), puisqu'on ne compte qu'environ quatre mille cent années depuis ce premier déluge... On doit donc regarder ces troiç déluges, quelque mémorables qu'ils soient, comme des inondations passagères qui n*ont point changé la surface de la terre... »
TEXTE DE l/ÉGRITURE ET OBJECTIONS.
de la manière dont il a été détruit* par des incursions d'hommes féroces, dont les terres étaient trop refroidies^ etc.. Que de siècles n'a-t-il pas fallu pour produire toutes ces différentes révolutions, d'après les calculs les plus modérés, ceux que donne lui-même M. de Buffon, qui pour la seule période lunisolaire demande trois mille ans d'observations? Ce nombre de siècles est bien au-delà de la chronologie la plus longue de l'Écriture.
M. de Buffon, ne comptant que quatre mille cent ans depuis le déluge, recule la création beaucoup au-delà de l'époque consignée dans l'Écriture.
D'après le calcul des Septante, qui est le plus long, le déluge est arrivé l'an du monde 2142. Ainsi il y a eu tout au plus deux mille ans depuis la création jusqu'au déluge. Dans rhypotbèse de M. de BuflbiT, il faut y ajouter plusieurs milliers d'années : car, depuis le déluge en remontant à la création, il admet d'abord six mille ans jusqu'à la séparation des continents, auxquels il faudra encore ajouter le temps nécessaire pour former ce peuple puissant de l'Atlantide dont la submersion a opéré la séparation des continents.
2** Le déluge dont parle TÉcriture est restreint par M. de Buffon à l'Arménie et l'Egypte, tandis que l'Écriture nous le décrit universel. « Multiplicatae sunt aquae... vehementer « inundaverunt. . . omnia repluerunt in. superficie terrae... « aquse prevaluerunt nimis super terram... operti sunt K montes omnes exceisi sub universo cœlo... quindecim