‹ Des Manuscrits de Buffon avec des facsimile de Buffon et de ses collaborateursChapitre 11 sur 46 · I.WMII · texte numérisé non relu

I.WMII

« inquiétude paternelle, causée par la crainte que ce « trop jeune envoyé ne fasse quelque faute. »

- Dans les lettres adressées à u trop jeune envoyé^ la tendre affection dn père et la vanité naïve d’une âme grandie par le labeur de la pensée apparaissent tour à tour. A renfant privé de mère, qu’il a réchauffé sur son cœur, il dit : « Vous me faites grand plaisir en « m’apprenant que vos couleurs reviennent. Ménagez- « vous sur le grand mouvement que vous aime/, à

« vous donner (larantissez-vous surtout du froid

« et des fluxions.... Ayez soin, je vous en- prie, de « vivre en paix avec vos gens et de les payer toutes

«les semaines D’abbé de Rivet* est obligé, »

dit-il ailleurs*, « de jdaider cordre l’évêque d’Autun : « son^premier moyen est de dire que le Roi ne lui « avait pas donné une abbaye pour le faire mourir de « faim. Vous devriez écrire à ce bon oncle; ce « serait une consolation pour lui. »

Le voyageur s’est arrêté à Postdam ; son père lui écrit ® :

« Vous avez très-bien répondu à Sa Majesté Prus- « sienne (le grand Frédéric), et vous ne pouviez guère « en dire plus au sujet de mes ouvrages. Mais, mon « cher ami, vous avez oublié une chose qui était es-

‘ Frère de BiiiTon. Voyez ri-deranl. page tiii.

* Montbard, 27 mai 1782.

^ Montbard, 10 juin 1782.

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