‹ Des Manuscrits de Buffon avec des facsimile de Buffon et de ses collaborateursChapitre 10 sur 46 · I.XXXII INTROniT.TlON · texte numérisé non relu

I.XXXII INTROniT.TlON

« la renommée de sou iilustre père et de l'estinK* « trèsKlistinguée que je lui porte. » . .

Quelques mois auparavant, BuiTon écrivait à Montbeillard* : « Demain mon fils part pour son grand « voyage, avec M. de Lamarck, de l'Académie des « sciences ; j’ai été fort heureux de lui trouver un tel « compagnon. » Le jeune Buffou n’allait alors qu’en Hollande.

Après la lettre de l’impératrice, l’hésitation n’est plus possible : ce fils tant aimé part, et part seul pour la Russie.

« Voilà le buste avec mon üis, » écrit Buffon à sa grande impérulrice* -, « et peu s’en est fallu que je ne « sois parti avec M . Necker, qui a, comme moi, la plus « haute admiration et le plus profond respect pour la « personne de Votre Majesté Impériale. Mes, soixante « et quatorze ans et ses travaux, même dans son « loisir, ne le permettent pas, et ne nous laissent que « des regrets. Mon fds n’est encore qu’un enfant de « dix-huit ans : avec toute la candeur de son âge, il «en a la légèreté et le peu de tenue. J’ose supplier « ma généreuse Impératrice de le faire avertir, et « meme de le frapper de quelque disgrâce, s’il ne se « conduit pas bien. Sa bonté me pardonnera cette

• Jardin du Roi, il mai il80.

* 22 avril 1782.

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