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A quelques jours de là, nouveaux regrets : les voyageurs ont visité le Jardin du Roi EnOn, ils vont
quitter la France. Âu moment de s’embarquer, ils trouvent à Brest le chevalier de BufTon. Celui-ci écrit à son frère : ,
« M. le comte et madame la comtesse du Nord sont « partis ce matin ; ils m’ont choisi pour leur ministre « plénipotentiaire auprès de vous, et m’ont chargé de « vous témoigner tous leurs regrets de ne vous avoir « point trouvé à Paris pendant le séjour qu’ils y ont « fait. Votre buste, qui les attend à Saint-Pétersbourg, « les dédommagera faiblement de n’avoir point vu le « modèle immortel auquel ils désiraient rendre hom- « mage. Voilà, mon cher frère, ce que m’a dit pour « vous le comte du Nord avec toute l’énergie de Pierre « le Grand, et madame la comtesse avec toute la grâce « de son sexe. J’ai répondu en ambassadeur ; c’est à
« vous à présent à répondre en monarque J’ai
« reçu cette mission en présence de cent cinquante
« officiers de la garnison Le suffrage a été gé>
« néral. J’ai eu un moment d’orgueil ; j’en conserve « encore en m’acquittant de ma mission ;.... elle est « remplie, et je redeviens modeste par un juste « retour sur moi-mème. »
« Vous voyez, mon cher fils, » continue Buffon', qui envoie à Saint-Pétersbourg toute cette narration, « combien je dois être désolé de n’avoir pu leur faire
' MontbarJ, l'2 juillet i18ï.