I.«xviii INTRODUCTION
« ma cour; ils ont enlevé tous les suffrages et se sont « fait adorer partout où ils ont passé; n et il ajoute : « Faites bon nsaije de tout ceci auprès de « notre (jrande impératrice. »
« Jugez, mon sublime ami » écrit à son tour madame Decker, et transcrit scrupuleusement Buffon, « du plaisir que j’ai dû goûter en apprenant les mar- « ques d’admiration que le comte et la comtesse du « Nord vous avaient données à la séance de l’Académie « française ; la comtesse dit tout haut, avec chagrin ; « Puisque j’ai le malheur de ne pas voir ce grand « homme, j’irai du moins lui faire ma cour en visi- « tant le cabinet qu’il a formé. Elle m’a parlé long- « temps de ses regrets sur votre absence, dans une « course qu’elle a daigné faire à Saint-Ouen avec le « comte du Nord : les Époques de la nature ont été, « me dit-il, non-seulement le sujet de toutes les court versations, mais celui des disputes les plus vives et (( les plus continuelles. Vous voyez que, même dans « le Nord, l’on ne peut vous aimer modérément. »
Dans ce Nord existaient quelques savants; et Buffon, qui aimait les bons et faciles rapports, écrit à son jeune messager ' r
« Vous me ferez plaisir de dire des choses oldi- « géantes de ma part à M. de Domaschnef, président « de l’Académie, et à mes autres confrères dans cette
* Montbard, IS aoi'il 1782.
HF, nUFFON.