‹ Des Manuscrits de Buffon avec des facsimile de Buffon et de ses collaborateursChapitre 44 sur 46 · IM · texte numérisé non relu

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M.\:<rsr,iuTS de im keon

pour l'amour el pour la liberté, ceux qui ont le moins de paii à ces dons, les moins doués de cet instinct exquis donné aux volatiles, ceux enfin dont -le naturel paraît ie plus borné, I& sens le plus obtus, -sont tous ces. oiseaux qui vivent à l’entoui' (les marécages*, qui chercbent leiu- pâture sur la vase ou dans la terre fangeuse; comme si àttacluies au premier limon, /:es‘ espèces n'avaient pu prendre part au progrès plus heureux el plus développé qu'ont fait suca'ssivement toutes les autres parties * de la nature, développements étendus et embellis encore dans iTi nature (nillivée, él auxquels ces habitants des marais sont restés nécessairc'ment étrangers. - -

En effet, aucun d’eux n’a la gaieté ’ des oiseaux de nos champs; ils ne savent point, (omnie ccux-câ; s’égayer, se réjouir ensembb*, on ne voit point entre eux * de doux ébals .sur terre ni dans les airs; leur vdl n’est qu'une fuite, une ti‘aile rapide d’un froid marécage à un autre.

A L'IBlS. ^

. (llEXON.) ^ y *

Le culte des animaux me-sembl(î ‘J'jime. des'preuves les plus fi-appantes de l’élat de faiblesse Ou se trouvait l’espèce humaine dans les piemiers temps* du monde. Les espèces f animales.

(comiKCTlO.VS DK BUFFO.N.).

‘ . . . à ces dons; leurs sens sont-oblus, leur naturel esC reduil aux sensations les^pl us grossières, et leur instinct se tiorne à chercbei

à l’entour des marécages leur pâture

comme si ces espèces, altachées'au

0 productions de la nalure, dont les dcvdoppcmenls se sont

encore étendus et embellis par les soins de l’homme, landis'que ce» habitants des marais sont restés dans r(’lal imparfait de leur nature itrnte.

■ les grâces ni la gaieté de nos ciseaux des champ

s ni prendre de doux ébals entré eux sur la terre ou dau'

l'air. ■■ • ' •

HISTOIRK DES OISEVUX

fl y pi’oduiro du mouvement, les oiseaux de marais sont ceux qui ont eu le moins de part à ses dons; leurs sens sont oDtus, leur instinct est réduit aux sensations les plus t'russiêres, el leur naturel se borne à dierchcr à l’enlour des marécages leur pâture sur la vase ou dans la terre fangeuse; comme si ces espèces, attachées au premier limon, u'avaienl pu prendre part au progrès plus heureux el jtlus grand qu'ont fait suœessiveinent toutes les autres productions de la nature, dont les d«^ veloppernents se sont étendus et embellis par les soins de l'homme; tandis que ces habitants des marais sont restés dans l'étal imparfait de leur nature brute.

En effet, aucun d’eux n'a les grâces ni la gaieté de nos oi- ' seaux des champs ; ils ne .savent point, comme ceux-ci, s’anm-

.M^>r, se réjouir ensemble, ni prendre de. doux ébats entre eux

• sur la terre ou dans l’air; leur vol n’est qu'une fuite, iine traite

' l’apide d’un froid marécage à un autre.

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