‹ Des manuscrits de Buffon (volume 2)Chapitre 20 sur 39 · HISTOIRE · texte numérisé non relu

HISTOIRE

c'étaient les articles de Bcxon. Ici, c'est tout le con* traire. Je n'en trouve même que deux qui soient tout a fait de lui : le premier sur le granity le second sur les pierres composées.

Mais ce que nos manuscrits sur les minéraux ont de plus précieux, ce sont deux articles, l'un sur le soufre, lautre sur les sds, tous deux écrits par Buiïon. On ne peut voir sans en être ému, on ne peut lire qu'avec une vénération profonde, ces lignes tracées par une main déjà fatiguée par Tâge (Buffon avait alors soixante-seize ans), et cependant si pleine d'ardeur encore pour le travail.

Je lis dans le manuscrit (article du soufre) :

La nature, indépendamment de ses hautes puissances aux* quelles nous ne pouvons atteindre, et qui se déploient par des effets universels, a de plus les facultés de nos arts, qu^eHe

manifeste par des eflels parliciiliers : comme nous, elle sait fondre et sublimer les métaux, cristalliser les sels, tirer )e vitriol et le soufre des pyrites, etc. Son mouvement, plus que pei pctuel, aidé delà perpétuité du temps, produit, ei> traîne, amène tous les événements, tontes les conibi nui sons possibles; elle u'â besoin ni d'instruments, ni de creusets, ni d'une maîu dirigée parrinlelligence : tout s'opère, parce que tout se rencontre, et que, dans la libre étendue des espace.N cl dans la succession dn niouvcineiit, toute matière est remuée, toute forme donnée, toute tigurc imprniiée. Ainsi tout se ntpproche ou s'éloigne, tout s'unît ou se fîiit, tout se produit ou se déti*uit par des forces relatives ou opposées qui seiiÏMS sont constantes, et, se bulauçanl sans se

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