‹ Des manuscrits de BuffonChapitre 13 sur 141 · I.XXXI · texte numérisé non relu

I.XXXI

rieure à"tuus les (jrands hommes soigna assez sa réponse pour qu’il soit permis de croire que cette tête céleste el solide tenait à l’admiration qu’elle inspirait, et que, dans cette lutte de coquet enthousiasme, la Souveraine se plaisait autant que le philosophe.

« 3Ionsieur le comte de Buffon, dit-elle je viens de « recevoir la lettre quevous avez bien voulu m’écrire. . « Personne n'était plus en droit que vous d’être revêtu « des fourrures de la Sibérie. Vos Époques de la na- « tare ont donné à mes yeux un nouveau lustre à ces « provinces, dont les fastes ont été si longtemps plon- « gés dans l’oubli le plus profond ; il n’appartient « qu’au génie, orné d’aussi grandes connaissances, de « deviner pour ainsi dire le passé, d’appuyer ses court jectures de faits indisputables, de lire l’histoire des « pays et celle des arts dans le livre immense de la « nature. Les médailles, frappées du métal que four- « nissent ces contrées, pourront un jour servir à « constater si les ai ts ont dégénéré là où ils ont pris

« naissance Que les zibelines conservent votre

rt santé. Monsieur, jusqu’au temps où elles s’habi- « tueront aux climats modérés. Que votre buste « vienne dans ce Nord, où vous avez placé le berceau « de tout ce que la nature, dans sa première force, « a produit de plus grand et de plus remarquable ; « que M. votre fils l’accompagne : il sera témoin de

' l’élersbourg, 15 février 1782.

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