‹ Des manuscrits de BuffonChapitre 2 sur 141 · FLOURENS · texte numérisé non relu

FLOURENS

6, RUE DES SiliNTb-I'ÈllEî, ET rALAlS-UOÏAL , 215

c^k. ie [rjo-/'‘f^]

t4^omu ■'(‘^^^‘-^;

^Oyhrkr^«^^ ' /.©^^:7£cx-- ^('aA.ce

^Oér^e-H^ ^e ^''CT^f'rSS 4'

t LiBMSy I

•«J I t io

Ce volume se compose de trois parties :

La première est une étude des Manuscrits de Buffon;

La seconde, la reproduction de quelques Iragments de ces Manuscrits;

La troisième indique au lecteur la part qui peut être assignée à chacun des trois principaux collaborateurs de Buffon ; Daubenton, Gueneau de Montbeillard et Bexon.

L’Introduction présente Buffon dans l’abandon de la vie privée.

J’ai publié, en 1844, une Histoire des Iracaux et des idées de Buffon. J’ai donné, de 1853 à 1855, une édition annotée de ses (Luvres. Ce volume-ci complète l’ensemble de mes études sur cet bomme d’un ordre si élevé.

^ 4jÊ, ■■ - «■■ ■'<fT^' ■ "^ -h

fci%. L- «s-,

,r>lifijsi»

• «- ;*i- ■ •■’ ^ir-^.->f' ■■^' ■ ,

j <i: i«hffi)i'-' ii Jul

^V ■" ♦ /l1*in 1» »«*

■ * iV-. --I- *! » .4É ■■"'"

^ **>ît É*W^

J ..XA h f M ..^UL 1 4 SKn.#kk^'wTlt-

- .>i.i* rf->Tî.^'N

->1» rr.>Tî /.oîfe«iwftf4^r

U •' ■ ^ ■> Y- :.. . Jk

..1 li» .JÎ4.

if^'*

fc*:' W ■ f ^

INTRODUCTION

Les manuscrits de l’Histoire naturelle ont été écrits, copiés et recopiés par des secrétaires, mais ils portent de nombreuses ratures, qui toutes sont de la main de l’auteur; les interlignes y sont chargés de mots modifiés ou changés; les phrases substituées à d’autres s’y multiplient; quelquefois une page entière d’une petite écriture saccadée dénote un entraînement de la pensée, une improvisation pour laquelle l’auteur n’a attendu personne. Buffon avait coutume, après un premier travail, déjà fort travaillé^ d’enfermer le manuscrit, de le laisser sans s en occuper, sans le revoir, pendant un temps assez long pour que son esprit parvint à se dégager entièrement de l’impression sous laquelle il l’avait composé.

INTRODUCTION

Lorsqu’il le reprenait, apportant à cet examen le calme le plus complet qu’il pût obtenir de Ini-incjne, il s’en faisait faire la lecture à haute voix par une personne qui ne connût en rien cette ébauche ; toute phrase dont le lecteur ne saisissait pas la contexture, qui ne s’écoulait point facile et harmonieuse, toute pensée qui ne se rattachait pas au sens général, qui faisait embarras ou confusion, étaient changées; il reprenait ce courageux travail autant de fois qu’un défaut découvert exigeait une modification nouvelle.

Cet art du mieux a fait le charme de la vie de Buffon : « Le plaisir de travailler est si grand, disait- « il, que je passais quatorze heures à l’étude, et « qu’il n’y 'a que le plaisir de l’étude qui m’ait « quelquefois distrait de la pensée de la gloire. »

L’ordre dans la pensée a été la qualité dominante de Buffon; et cette qualité, il l’appliquait à tout : dans ses ouvrages, c’est de l’ordre avec pompe, avec art ; dans son administration, c’est de l’ordre avec loyauté, avec bonhomie. Ses rapports avec l’État témoignent de la part large que Louis XV sut faire à de grands projets; ils excluent toute idée de contrôle, de petitesse.

La gestion habile et simple de sa fortune privée, très-clairement exposée dans des registres tout entiers écrits de sa main, explique le plaisir avec lequel il disait dans sa vieillesse : « Depuis trente ans

ûTÿa.-

. <y Ÿ^HtJ^&ytce^ , ^

'<f <cfc<57fe?e^

^'Cc^/ce,'

Z^i- UC y^ , ''

'cf

r»oiU'y^«^^e tèu^ttu (*!• prfitxt^rmi ^a^nta^i»4 ofTyi-niuiita * tyJ't ^^^<^(î70aj,f {t^

^ f>'cw<r

(Z^'iùiyayc^ ca^a^Cey

Trund / , , /

' tô u^(ft*,i

'^C' cJi4j~éfn tA^9 'â^iiT^C'

r}/^0eJ7l»^Ùer\-y-^Æy~ ' .

^‘y liîftéfc L»^ f ^ ^ ^ $rr^M€^

Page 1