‹ Des manuscrits de BuffonChapitre 26 sur 141 · DES MINÉRAUX · texte numérisé non relu

DES MINÉRAUX

détruire, aninienl l’uiiivers et eu font un tliéalre de scènes toujours nouvelles, d’objets sans cesse renaissants.

Je lis dans l’imprimé ;

La nature, indépendamment de ses hautes puissances auxquelles nous ne pouvons atteindre, et qui se déploient par des effets universels, a de plus les facultés de nos arts qu’elle manifeste par des effets particuliers ; comme nous, elle sait fondre et sublimer les métaux, cristalliser les sels, tirer le vitriol et le soufre des pyrites, etc.; son mouvement plus que perpétuel, aidé de V éternité du temps, produit, entraîne, amène toutes les révolutions, toutes les combinaisons possibles : pour obéir aux lois établies par le Souverain Être, elle n’a besoin ni d’instruments, ni d'adminicides, ni d’une main dirigée par l’intelligence humaine; tout s’opère, parce que à force de temps tout se rencontre, et que, dans la libre étendue des espaces et dans la succession continue du mouvement, toute matière est remuée, toute forme donnée, toute figm’e imprimée ; ainsi tout se rapproche ou s’éloigne, tout s’unit ou se fuit, tout se combine ou s'oppose, tout se produit ou se détruit par des forces l'elatives ou contraires, qui seules sont constantes, et, se balançant sans se nuire, animent l’univers et en font un théâtre de scènes toujours nouvelles et d’objets sans cesse renaissants.

J’ai souligné tous les mots changés ou ajoutés, et l’on voit ici plus d’un soin ; d’abord celui du style, comme toujours, et puis celui d’une certaine prudence, inspirée par le souvenir de la Sorbonne, que lluffon eut toujours présent, et dont nous verrons

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encore d’antres preuves, et sur des points bien plus importants.

Après un passage de VHisloire des minéraux, où Buffon se corrige lui-même, voyons un passage où il corrige Bexon. L’article du yranit est tout entier de Bexon.

Je lis dans le manuscrit, c’est-à-dire dans Bexon ;

Des quatre matières simples, la plus fusible est sans comparaison le feldspath ; il l’est à un degré de feu bien inférieur à celui que veut le quartz pour se fondre, puisque ce dernier, quand il est pur, résiste au plus grand feu de nos fourneaux, tandis que le feldspath s’y fond avec facilité, et entraîne même dans sa fonte la fusion du quartz. Le feldspath est même plus fusible que le mica; car il coule à un degré de chaleur moindre que celui où le mica se réduit en un verre spumeux. Or ces différents degrés de fusibilité respective dans les trois matières qui composent le granit, savoir le quartz, le mica et le feldspath, me semblent suffire pour rendre clairement raison et expliquer d’une manière palpable, et, si je l’ose dire, mécanique, la formation des granits.

Et je lis dans l’imprimé, c’est-à-dire dans Bexon corrigé par Buffon ;

De toutes les matières produites par le feu primitif, le granit est la moins simple et la pins variée : il est ordinairement composé de quartz, de feldspath et de scliorl, ou de quartz, de feldspath et de mica, ou enfin de quartz, de leldspath, de scliorl et de mica : de ces quatre substances

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