‹ Des manuscrits de BuffonChapitre 54 sur 141 · IS · texte numérisé non relu

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liiil'lbii venait d’être nommé intendant du Jardin du Roi en 17o9. On a vu quel vaste plan il s’étail proposé : celui il embrasser et de peindre la natuia* entière.

Mais dès qu il voulut pénétrer la structure intérieure de l’homme cl des animaux, il sentit le besoin (I une science à laquelle il ne s’était point préparé, de l’anatomie.

» Butlon était 1 bonnne. du monde le moins propre à Taire un anatomiste; il avait la vue courte; mais c’était aussi l’homme du monde le plus habile à se faire aider. 11 se souvint d'un de ses jeunes compatriotes, qui s’était distingué par des études sérieuses, et précisément en anatomie. C’était Daubeidon. Il l’appela auprès de lui ( 1742), et le nomma (1745) gardedémonstrateur du Cabinet du Roi.

Bul’fon trouva eu Daubenton ce qui lui manquait ; une main et des yeux, et la main la plus adroite, les yeux les plus .sûrs. Tout ce qu’il y a d’anatomie, dans les quinze premiers volumes de RulTon, est de Daubenton; et dans ce travail si essentiel, mais si long, si fatigani, si minutieux, tout a été si bien vu, que presque tout ce qu’il avait vu a été retrouvé et trouvé exact par ses successeurs.

* liC mérite propre de Daubenton est d’avoir contribué, plus (pie tout autre avant Cuvier, à la rénovation de ranalomie comparée. Aristote avait jeté les

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