ACCOUCHÉES
MORTES
1860-1864. Ville de Londres
1 décès sur
1860-1864. Les quatre Maternités. . .
1858-1864. Saint-Thomas (à domicile).
1854-1863. Guy’s ;à domicile)
1860-1864. R. Maternity Charity.. . .
L’argumentation de M. Barnes, tout en diminuant la valeur des résultats obtenus par l'institution qu'il dirige, vient encore confirmer notre démonstration ; car les résultats, pour la ville de Londres, sont encore plus favorables que ne les donne la statistique officielle ; Guy’s et Saint- Thomas ont une mortalité très-minime de 0,2 pour 100 malgré les cas difficiles qui se montrent dans leur clientèle; augmentée autant que possible, la mortalité de Royal Maternity Charity n’arrive qu’à 0,3 pour 100, tandis que celle des hôpitaux et Maternités où les femmes vont faire leurs couches a été de 3 pour 100.
Je ne cacherai pas toutefois que j’ai lu avec quelques regrets le travail de M. Barnes et les articles qui se publient depuis quelque temps en Angleterre sur le même sujet. De ce que l’association qui cherche à organiser le Female Medical College a tort de représenter les femmes en couches comme plus en sûreté avec une sage-femme qu’avec un accoucheur; si elle semble oublier sur ce point non-seulement la vérité des faits, mais encore la justice qui est due au savoir, à l’habileté et aussi à l’honorabilité indiscutable du corps médical ; il n’en est pas moins vrai, qu’elle rend un service réel en contribuant à créer des sages-femmes instruites dans leur art spécial. D'un autre côté il serait regrettable de voir le corps médical de Londres se laisser entraîner à une opposition systématique qui pourrait être soupçonnée de prendre sa source moins dans un amour désintéressé de la science et de la sécurité des malades que dans un intérêt plus particulièrement professionnel.
DES MATEE 51 TÉS.
D i liesse il-' • ne, . : - -
La loi oblige à prendre 1 observation de chaque malade et la feuille sur laquelle Lhisloire de sa maladie est écrite en latin est accrochée au chevet de son lit. J'ai pu vériBer mainte fois moimême avec quelle exactitude cette prescription est observée.
En Allemagne, l'habitude excellente de prendre l'observation de chaque malade est aussi une garantie contre l'erreur. Dan> la
chement en ville, doit remettre le lendemain au médecin en chef une première observation de sa malade avec le nom de la sagefemme et celui des élèves présents à l'accouchement.
A Halle, comme à Leipzig, comme à Berlin, les élèves doivent remplir un tableau dont je crois utile de donner le spécimen (tableau n* 1).
L'observation est continuée dans les jours qui >uivenl l’accouchement et les faits constatés ]<ar Félève pratiquant sont consignés gués à celle dont j’emprunte le modèl clinique de Berlin tableau n* 2 .
Cependant nous ne devons pas nous dissimuler que. malgré toutes ces précautions et cette rigueur d'observation que n«*us avons lieu d'envier pour notre pays et que nous ferions bien d'imiter, des erreurs doivent nécessairement être commises. Telle malade accouchée en ville et entrant à l'hôpital pour y mourir, peut être oubliée dans la statistique des pertes subies par la polyclinique; telle autre, atteinte d'une arthrite puerpérale, d'une affection intercurrente quelconque, peut mourir à son domicile, après quelques semaines seulement: mais il a pu se faire que la malade soit passée de la polyclinique obstétricale dans la polyclinique médicale et que son décès soit reporté à la statistique de la seconde division, diminuant ainsi la mortalité qui appartient à la division d?accouchement.
POLYCLINIQUE (Halle)
Semestre 186 N” du Journal
ACCOUCHEMENT FAIT PAR l’ÉLÈVE
Ce rapport auquel en cas de marche insolite on joindra une observation détaillée des faits qui se sont montrés pendant l’accouchement, doit être présenté le lendemain de l’accouchement au médecin assistant et lui être remis après le rétablissement de l’accouchée. |